Alain Guionnet – Journal Revision

14 avril 2011

CHAMPION FAURISSON

Harras est convaincu que Reynouard veut prendre la place de Faurisson. Dans ce but il s’entraîne à être de mauvaise foi, mais le pape du « révisionnisme historique » Faurisson est là. Son nom restera gravé dans l’histoire comme maître ès mauvaise foi. Cet hiver il eut quelques moments d’égarement, par exemple quand il confondit Wilhelm Höttl et Rudolf Hess, mais c’était peut-être à dessein. Des avocats des ligues de vertu juive, il croit avoir appris que pour gagner il faut semer la confusion. Recette qui marche devant la youdestice du sultanat de France.

Malgré ses 82 balais, Faurisson continue de lancer des piques, émoussées contre ses ennemis, tranchantes contre ses souteneurs. Comme le juif, le pape attache énorme importance aux dates. C’est le premier avril qu’il a sorti « Les dix commandements », quelle blague ! Il en a profité pour dire un maximum de conneries. Il parle de Yahweh, par exemple, quelle horreur ! Dans le passé, un éditeur nazebroque (Jean-Do) publia ce germanisme, mais c’est Yahvé qu’écrit l’orientaliste. H indique a long, é signifie, dans l’esprit du linguiste, é long. En fait, on n’en sait rien, le vrai nom de Yahvé étant Innommable.

Hachette recense plusieurs écritures du nom de l’imposteur : Yahvé (version Collège de France), Yahveh (semi-germanisme), Jahvé (moyen françois), Jahveh (variante germanisée), Iavé ou Iaveh (variantes lues en français moderne, bien que la lettre i soit celle de l’ancien françois). Hachette ne signale par Jéhovah, transcription basique, pas seulement du témoin de Jéhovah mais aussi du catholique romain. Ces appréciations sont écrites à la va-vite, sans avoir vérifié précisément, mais ce raccourci est valable dans ses grandes lignes. Hachette ne mentionne pas Yahweh, germanisme de Fofo, qui commence à apprendre le boche ! (Idiome facile pour un Englofranc, mot inventé pour Sa Seigneurie.)

Point n’est besoin de lire le texte du faussaire pour relever ses impostures. Une extrait suffit. Le bougre dit : « Heureusement les juges de Nuremberg avaient fait en sorte que jamais la défense ne pût interroger Höttl et, pour finir, ils étaient allés jusqu’à prononcer dans leur jugement final que les Allemands avaient exterminé six millions de juifs ainsi que l’avait déclaré… Eichmann en personne ».

Tout est faux, sauf la première partie de la phrase, car c’est une déclaration sous serment de Höttl qui fut remise au TMI, sans que la défense pût l’interroger. Hormis ça, les juges de Nuremberg n’existent pas, ou bien il s’agit de fonctionnaires parmi d’autres ; Faurisson veut parler des juges du tribunal militaire international, dont l’appellation suffit à rendre suspect le jugement. Pis, les magistrats ne sont pas allés jusqu’à prononcer dans leur jugement final que les Allemands avaient exterminé six millions de juifs pour plusieurs raisons. Entre autres, ils n’évoquent pas les six millions, ils parlent d’un nombre « énorme » de victimes juives, notamment des chambres à gaz, comme démontré par des documents soviétiques. Les Allemands ne furent en outre ni accusés ni condamnés par le TMI, pas plus que les membres des Sections d’assaut, le prétendre est œuvre de faussaire.

Le malin Fofo parle du « jugement final », allusion à la solution finale. Il judace de façon jésuitique.

Il arrive parfois que lire deux ou trois lignes de Fofo suffise à donner envie de jeter ses élucubrations à la poubelle. Il y a cependant question sous-jacente : si on abandonne Fofo, avec ses excès, il n’y a personne en France. Pierre Guillaume, avec ses fantasmagories, est en partie de bonne foi, en tout cas plus que Fofo, mais ses délires très minces présentent peu d’intérêt. D’où le parti d’Aigle Noir en 1986, faire avec Faurisson, se le farcir pour le pire, dans l’espoir du meilleur. L’ordre eût dû surgir du chaos. Espérons que ce sera le cas en 2011.

Herr Professor récidive le 13 avril, il écrit à Sylvie Stolz. Son clan souligne la haute tenure (sic) de sa lettre. Il commente : « un texte à méditer et à conserver soigneusement ».

Fofo passe la brosse à reluire à la sorcière. Il entonne : « Une noble cause comme celle du révisionnisme historique a besoin d’une noble figure pour l’incarner : Sylvia Stolz, dont le nom en allemand signifie “fière”, est cette figure-là. » Phrase contenant faute de français ou putasserie, car le nom de Sylvie signifie fier, point barre, le féminin est déplacé. Voilà comment l’Englofranc maltraite le boche (et la bochine).

Puis Faurisson attaque son disciple Reynouard, qui a l’outrecuidance de convoiter sa place. Il écrit à propos des révisos : « La plupart estiment qu’un révisionniste qui est hors de prison est plus utile à la cause qu’un révisionniste en prison. Je ne suis pas loin de partager cette idée ; cependant, à la réflexion, il me faut, en bon révisionniste, voir ou revoir de plus près une telle idée. Sans aller jusqu’à prétendre qu’une révolution comme la révolution révisionniste a besoin de martyrs — préjugé au fond assez malsain — je suis obligé d’admettre que l’exemple du renoncement à sa propre liberté pour la liberté de ses frères humains est propre à inspirer chez les autres l’abnégation, le courage, l’ardeur au combat. »

Quelle hypocrisie ! Faurisson dit qu’il ne partage pas l’idée qu’un réviso en liberté soit moins utile qu’en taule, en faisant mine d’hésiter (il répond à un propos de Reynouard du 10 avril). Avant d’encourager Reynouard à retourner en taule, là où est sa place. Par obligation, soi-disant.

Maintenant que le disciple Reynouard est rival déclaré du maître, Fofo le juge « assez malsain », en chantant au passage un couplet sur la « révolution révisionniste », qui n’existe pas (sauf peut-être dans la tête noire).

Suit expression suspecte, « nous avons besoin de la lumière » (après « frères humains »). On se croirait au temple rue Cadet, à contempler dorures et colonnes pacsées. Puis vient apologie du réviso, qui, en pleine conscience, affronte danger et prison ! Avant cette pique destinée à Reynouard : « Il est des cas — rarissimes — où l’on peut se retrouver en prison par pure inconscience, par bêtise, par estime exagérée de sa personne ». Faurisson a raison, car Reynouard n’est pas seulement rarissime, mais unique. Son « inconscience » est réelle, sa bêtise moins, son narcissisme certain. Ne voulant pas reprendre le mot de Revision, Fofo parle de son estime exagérée de sa personne ! Comparez : le site dit en un mot ce que Faurisson raconte en cinq, comme s’il bégayait.

Le pape n’a pas du tout apprécié les salmigondis de Reynouard du 10 avril. Il a toujours plus respecté Guionnet, qu’il déteste, que son disciple, ce moins que rien.

Fofo revient ensuite sur « Jeanne d’Arc » Stolz, comme l’appelleraient des boches, avant de l’inviter à retourner en mate. « Il me reste un vœu à formuler, écrit le Machiavel au petit pied, c’est que cette jeune femme ait la force de rester le modèle d’humanité héroïque qu’elle incarne aujourd’hui pour tant d’entre nous. » Vas-y Sylvie ! Rettourne en mate pour la cause ! Faurisson te rajeunira et tu seras héroïque.

Niet, dit Revision. Sylvie, tu as assez donné pour les conneries de Fofo. Il t’appelle « jeune femme », ça marche à tous les coups. Mais ne joue pas à la Laurelei pour la gueule de Fofo, ça ne vaut pas la peine. Sache, en revanche, que des François poursuivent le boulot. Pour eux, c’est plus facile que pour toi. Songe un peu à l’œuvre de Gerbert d’Aurillac dit Sylvestre II. Là se trouve en partie la lumière. Et la couleur, car l’intérieur des églises était peint à l’époque, souvent de couleurs vives, y compris des statues.

Ah ! le ticoun ! s’exclame le collaborateur juif de Revision Jacques Halbronn, qui s’imagine soudain tout comprendre.

Trêve de plaisanterie, tout le monde sait de quoi il est question. L’alcôve à gaz d’Auschwitz, au lit ouvrable pour le touriste, fermable pour l’historien, est subterfuge. Hélas ! Fofo entretient le mythe en prétendant le dénoncer ; tout le monde ou presque, dans cette affaire, étant de mauvaise foi. Sauf peut-être les fans de Gerbert d’Aurillac, ces utopistes anachroniques…

D’une façon générale le dégoût l’emporte. D’aucuns se demandent pourquoi les gens compétents n’ont pas voix au chapitre, pourquoi les révisos connus dans les médias s’appellent Faurisson et Reynouard. Dévorés de narcissisme, guerroyant entre eux, ils conduisent leurs supporteurs à l’échec. En prison, comme souhaite Faurisson, garde-chiourme au sortir de la messe.

12 avril 2011

ÂME EUROPÉENNE ET KAZAN118

La guerre de l’été dernier à Stormfront commence à porter ses fruits. Sur le blog de Riri, Âme Européenne avoue que lui et Kazan118 ont vingt piges. Il s’agit de branleurs, dont il est à espérer qu’ils aient prépuce. Âme Européenne traite Guionnet d’enjuivé, ce que personne ne conteste, la question étant de savoir qui est le meilleur des antijuifs. Réponse : l’enjuivé, qui sait qui il combat.

Comme Kazan118, Âme Européenne reconnaît qu’il dit parfois des âneries. Dans ces conditions il devrait ravaler en partie son antichristianisme en songeant à ce que Guionnet, réputé matérialiste et athée, dit de Gerbert d’Aurillac, premier pape françois ayant régné sous le nom de Sylvestre II en l’an mil. Le savant Aurillac a coupé une partie de la branche reliant l’axe européen (France, Germanie, Hongrie) au judaïsme. Ce fut grande et belle chose, dont nous sommes héritiers.

Âme Européenne devrait être facile à persuader, car il parle du Germain. Cela dit, félicitations à Antidragon ! qui a compris les grandes lignes du scénario.

12 mai 2010

LALIN VA-T-EN GUERRE

Hui, non seulement Hervé Lalin, dit Hervé Ryssen, sort un nouveau livre, Histoire de l’antisémitisme, mais il révèle son nom connu du juif que Revision n’a jamais dévoilé. Lalin, dit L’Alain par le site, est antisémite. Il tient la relation d’Halbronn et Guionnet pour incestueuse. Il fait des efforts cependant, il parle maintenant d’histoire, pas seulement des bobards médiatiques, son fonds de commerce. Il s’aventure sur un terrain difficile et divers indices suggèrent qu’il maîtrise mal le sujet. Il oublie de parler, dans sa table des matières, de l’empereur Constantin. Il néglige les bénédictins, sans doute à cause de sa pounkitude, il ne parle apparemment pas de Gerbert d’Aurillac, illustre premier pape français connu sous le nom de Sylvestre II. Aux temps modernes, Lalin parle à plusieurs reprises de l’Autriche-Hongrie, étant entendu que seule Hongrie compte dans l’histoire du judaïsme. Il n’arrive pas à écrire correctement Béla Kun, pourtant le é de Béla se prononce comme en français, sauf qu’il est long. Bref, Lalin veut faire un coup de librairie en s’aventurant sur un terrain difficile. Nous lui souhaitons bonne chance, tout en lui rappelant que l’antisémitisme est bidon.

(Le commentaire de Guionnet sur le site de Ryssen vient d’être exterminé. C’est un casus belli. Plus con qu’un antisémite, deux antisémites ! Lalin, tu vas boire ta pounkitude jusqu’à la lie, ne joue pas au marchand du temple qui veut.)

17 avril 2010

COMPLOT GOY

Ça n’a pas traîné, la nouvelle de la condamnation de Dinoscopus à une contravention pour contestation de crime contre l’humanité se répand à une vitesse incroyable. Les langues vont se délier, tandis que les gens s’interrogent : assisterions-nous à la victoire du prétendu révisionnisme historique ? Niet, comme disent les Russes, familiers des vérités officielles changeant du jour au lendemain. Pourtant le jugement du tribunal de Ratisbonne risque de mettre le feu aux poudres ; la masse antisémitique présumée est en passe de se réveiller, la presse pipeau est déjà sur l’affaire. Mais attention, le juif est agent pathogène du corps humain, bien qu’il prospère, comme il dit lui-même, parce que le corps humain est malade, tandis que, du point de vue antijuif, il ne faut jamais sous-estimer le juif. Erreur d’appréciation maintes fois commise, notamment par Napoléon, aux conséquences funestes.

Au cours de la crise est apparue la décision d’une partie de l’establishment de dénigrer le métis juif Charkeuzi, sataniste d’un niveau intellectuel à peine supérieur à la moyenne. Et voilà que Dinoscopus se prend une contravention pour excès de vitesse, ou plutôt pour ralentissement indu, car son estimation de 200 000 à 300 000 juifs morts en camp de concentration, dont aucun en chambre à air, est sans doute inférieure à la réalité.

Pendant ce temps, des agents de l’État traduisent sans doute la littérature de Bradley Smith en français sur la toile. Smith est universitaire réviso amerloque ayant pris diverses initiatives. Il était précédemment inconnu du francophone, mais voici soudain un extrait de ses propos accessible en français ; Holocaust Fact reproduisant « Le vocabulaire irrationnel employé par la classe professorale américaine » par Smith, papier contenant sa déclamation à la conférence de Téhéran du 11 décembre 2006. Il s’agit de semi-banalités, mais Smith parle de « classe professorale », expression retenant l’attention du fonctionnaire, avec sa vision protocolaire.

Quelques propos suffisent pour identifier qui a traduit le texte. Il parle de Conférence de Téhéran, au lieu de conférence, conformément à l’usage BN (Bibliothèque nationale). Il écrit des mots en Cap’ : « Je ne me suis pas — NE ME SUIS PAS — », quelle horreur ! Le traducteur écrit tiret (-) au lieu de —, faute d’amateur. Il n’accentue pas les capitales, comme Olivier Mathieu et comme tout fonctionnaire. Il emploie des guillemets anglais au lieu des guillemets français, crime contre la langue françoise ! Il parle laborieusement du « 20ème siècle », quel idiot ! À moins qu’il ne parvienne pas à sortir le caractère exposant, comme Guionnet sur wordpress. On écrit 20e siècle en français BN, ou bien plutôt XXe siècle. Le choix d’adopter les chiffres indiens au lieu des chiffres romains viendrait du mage Gerbert d’Aurillac, plus connu sous le nom de Sylvestre II (à l’exception de 0). Cependant, dater les siècles en chiffres indiens plutôt que latins est usage peu répandu en France, en dehors de Revision.

Dans les systèmes de numération, comme dans l’écriture en général, se pose la question de la répartition entre signes rectilignes (réputés masculins) et curvilignes (réputés féminins), les signes des chiffres indiens étant alliance des deux. Ce n’était pas le cas des chiffres romains, rectilignes de 1 à 10. Il fallait atteindre des nombres supérieurs pour voir apparaître des courbes, comme dans D et C. Les chiffres indiens sont plus harmonieux, car 1, 4, 7 sont rectilignes, 0, 3, 6, 8 et 9 curvilignes, 2 et 5 mixtes. Le lien entre 3, 6 et 9 semble évident, aussi bien au niveau graphique qu’arithmétique, sans parler de leur signification subliminale. Puis il faudrait peut-être chercher un lien entre 0 et 8, la chaîne graphique se rompant après 7 (0 étant curviligne, 1 rectiligne, 2 mixte, 3 curviligne, 4 rectiligne, 5 mixte, 6 curviligne, 7 rectiligne). Mais c’est bien sûr ! comme disait l’inspecteur Bourrel, 0 et 8 dessinent trois 0. Aussi la numérotation décimale serait quatre fois ternaire. Il y aurait 1, 4, 7 d’un côté, 3, 6, 9 de l’autre, 0 et 8, auxquels s’ajoutent 2, 5, 10. Du coup on arrive à 12, système de numération dit parfois duodécimal. Il s’agit d’une interprétation magique qui, à notre connaissance, ne fut jamais exposée.

Poursuivons. Le texte diffusé sur la toile prétend que Smith parle du livre d’Arthur Butz « la Mystification du 20ème siècle », mais c’est faux ! Il s’agit du  Canular du vingtième siècle, avec The, aussi la version française aurait dû dire La mystification. Le texte français reprend la traduction erronée de Robert Faurisson, qu’il a soutenue à des fins polémiques, en connaissance de cause. Voilà pour la première page de cet article, qui en comporte une demi-douzaine. Peu de coquille sont décelées en première page, à l’exception de « chambres à gaz homicides », or c’est le gaz qui est homicide, pas les chambres ! Même faute, cette vois inversée, dans le Figaro du 16 avril, qui parle des « chambres à gaz nazis ». Mais il n’est pas question de gaz nazis dans cette expression ! Pareilles coquilles sont œuvres de faussaires maladroits.

Vu leur maladresse, les gens du renseignement français ou travaillant pour le journal juif le Figaro sont incapables de vaincre la coterie juive, en supposant que tel puisse jamais avoir été leur but. Aussi l’antisémite aurait tort de s’enthousiasmer à cause de la clémence dont vient de bénéficier Dinoscopus. Au fond, le jugement de Ratisbonne vise peut-être à satisfaire les doléances des ticounistes.