Alain Guionnet – Journal Revision

14 avril 2011

CHAMPION FAURISSON

Harras est convaincu que Reynouard veut prendre la place de Faurisson. Dans ce but il s’entraîne à être de mauvaise foi, mais le pape du « révisionnisme historique » Faurisson est là. Son nom restera gravé dans l’histoire comme maître ès mauvaise foi. Cet hiver il eut quelques moments d’égarement, par exemple quand il confondit Wilhelm Höttl et Rudolf Hess, mais c’était peut-être à dessein. Des avocats des ligues de vertu juive, il croit avoir appris que pour gagner il faut semer la confusion. Recette qui marche devant la youdestice du sultanat de France.

Malgré ses 82 balais, Faurisson continue de lancer des piques, émoussées contre ses ennemis, tranchantes contre ses souteneurs. Comme le juif, le pape attache énorme importance aux dates. C’est le premier avril qu’il a sorti « Les dix commandements », quelle blague ! Il en a profité pour dire un maximum de conneries. Il parle de Yahweh, par exemple, quelle horreur ! Dans le passé, un éditeur nazebroque (Jean-Do) publia ce germanisme, mais c’est Yahvé qu’écrit l’orientaliste. H indique a long, é signifie, dans l’esprit du linguiste, é long. En fait, on n’en sait rien, le vrai nom de Yahvé étant Innommable.

Hachette recense plusieurs écritures du nom de l’imposteur : Yahvé (version Collège de France), Yahveh (semi-germanisme), Jahvé (moyen françois), Jahveh (variante germanisée), Iavé ou Iaveh (variantes lues en français moderne, bien que la lettre i soit celle de l’ancien françois). Hachette ne signale par Jéhovah, transcription basique, pas seulement du témoin de Jéhovah mais aussi du catholique romain. Ces appréciations sont écrites à la va-vite, sans avoir vérifié précisément, mais ce raccourci est valable dans ses grandes lignes. Hachette ne mentionne pas Yahweh, germanisme de Fofo, qui commence à apprendre le boche ! (Idiome facile pour un Englofranc, mot inventé pour Sa Seigneurie.)

Point n’est besoin de lire le texte du faussaire pour relever ses impostures. Une extrait suffit. Le bougre dit : « Heureusement les juges de Nuremberg avaient fait en sorte que jamais la défense ne pût interroger Höttl et, pour finir, ils étaient allés jusqu’à prononcer dans leur jugement final que les Allemands avaient exterminé six millions de juifs ainsi que l’avait déclaré… Eichmann en personne ».

Tout est faux, sauf la première partie de la phrase, car c’est une déclaration sous serment de Höttl qui fut remise au TMI, sans que la défense pût l’interroger. Hormis ça, les juges de Nuremberg n’existent pas, ou bien il s’agit de fonctionnaires parmi d’autres ; Faurisson veut parler des juges du tribunal militaire international, dont l’appellation suffit à rendre suspect le jugement. Pis, les magistrats ne sont pas allés jusqu’à prononcer dans leur jugement final que les Allemands avaient exterminé six millions de juifs pour plusieurs raisons. Entre autres, ils n’évoquent pas les six millions, ils parlent d’un nombre « énorme » de victimes juives, notamment des chambres à gaz, comme démontré par des documents soviétiques. Les Allemands ne furent en outre ni accusés ni condamnés par le TMI, pas plus que les membres des Sections d’assaut, le prétendre est œuvre de faussaire.

Le malin Fofo parle du « jugement final », allusion à la solution finale. Il judace de façon jésuitique.

Il arrive parfois que lire deux ou trois lignes de Fofo suffise à donner envie de jeter ses élucubrations à la poubelle. Il y a cependant question sous-jacente : si on abandonne Fofo, avec ses excès, il n’y a personne en France. Pierre Guillaume, avec ses fantasmagories, est en partie de bonne foi, en tout cas plus que Fofo, mais ses délires très minces présentent peu d’intérêt. D’où le parti d’Aigle Noir en 1986, faire avec Faurisson, se le farcir pour le pire, dans l’espoir du meilleur. L’ordre eût dû surgir du chaos. Espérons que ce sera le cas en 2011.

Herr Professor récidive le 13 avril, il écrit à Sylvie Stolz. Son clan souligne la haute tenure (sic) de sa lettre. Il commente : « un texte à méditer et à conserver soigneusement ».

Fofo passe la brosse à reluire à la sorcière. Il entonne : « Une noble cause comme celle du révisionnisme historique a besoin d’une noble figure pour l’incarner : Sylvia Stolz, dont le nom en allemand signifie “fière”, est cette figure-là. » Phrase contenant faute de français ou putasserie, car le nom de Sylvie signifie fier, point barre, le féminin est déplacé. Voilà comment l’Englofranc maltraite le boche (et la bochine).

Puis Faurisson attaque son disciple Reynouard, qui a l’outrecuidance de convoiter sa place. Il écrit à propos des révisos : « La plupart estiment qu’un révisionniste qui est hors de prison est plus utile à la cause qu’un révisionniste en prison. Je ne suis pas loin de partager cette idée ; cependant, à la réflexion, il me faut, en bon révisionniste, voir ou revoir de plus près une telle idée. Sans aller jusqu’à prétendre qu’une révolution comme la révolution révisionniste a besoin de martyrs — préjugé au fond assez malsain — je suis obligé d’admettre que l’exemple du renoncement à sa propre liberté pour la liberté de ses frères humains est propre à inspirer chez les autres l’abnégation, le courage, l’ardeur au combat. »

Quelle hypocrisie ! Faurisson dit qu’il ne partage pas l’idée qu’un réviso en liberté soit moins utile qu’en taule, en faisant mine d’hésiter (il répond à un propos de Reynouard du 10 avril). Avant d’encourager Reynouard à retourner en taule, là où est sa place. Par obligation, soi-disant.

Maintenant que le disciple Reynouard est rival déclaré du maître, Fofo le juge « assez malsain », en chantant au passage un couplet sur la « révolution révisionniste », qui n’existe pas (sauf peut-être dans la tête noire).

Suit expression suspecte, « nous avons besoin de la lumière » (après « frères humains »). On se croirait au temple rue Cadet, à contempler dorures et colonnes pacsées. Puis vient apologie du réviso, qui, en pleine conscience, affronte danger et prison ! Avant cette pique destinée à Reynouard : « Il est des cas — rarissimes — où l’on peut se retrouver en prison par pure inconscience, par bêtise, par estime exagérée de sa personne ». Faurisson a raison, car Reynouard n’est pas seulement rarissime, mais unique. Son « inconscience » est réelle, sa bêtise moins, son narcissisme certain. Ne voulant pas reprendre le mot de Revision, Fofo parle de son estime exagérée de sa personne ! Comparez : le site dit en un mot ce que Faurisson raconte en cinq, comme s’il bégayait.

Le pape n’a pas du tout apprécié les salmigondis de Reynouard du 10 avril. Il a toujours plus respecté Guionnet, qu’il déteste, que son disciple, ce moins que rien.

Fofo revient ensuite sur « Jeanne d’Arc » Stolz, comme l’appelleraient des boches, avant de l’inviter à retourner en mate. « Il me reste un vœu à formuler, écrit le Machiavel au petit pied, c’est que cette jeune femme ait la force de rester le modèle d’humanité héroïque qu’elle incarne aujourd’hui pour tant d’entre nous. » Vas-y Sylvie ! Rettourne en mate pour la cause ! Faurisson te rajeunira et tu seras héroïque.

Niet, dit Revision. Sylvie, tu as assez donné pour les conneries de Fofo. Il t’appelle « jeune femme », ça marche à tous les coups. Mais ne joue pas à la Laurelei pour la gueule de Fofo, ça ne vaut pas la peine. Sache, en revanche, que des François poursuivent le boulot. Pour eux, c’est plus facile que pour toi. Songe un peu à l’œuvre de Gerbert d’Aurillac dit Sylvestre II. Là se trouve en partie la lumière. Et la couleur, car l’intérieur des églises était peint à l’époque, souvent de couleurs vives, y compris des statues.

Ah ! le ticoun ! s’exclame le collaborateur juif de Revision Jacques Halbronn, qui s’imagine soudain tout comprendre.

Trêve de plaisanterie, tout le monde sait de quoi il est question. L’alcôve à gaz d’Auschwitz, au lit ouvrable pour le touriste, fermable pour l’historien, est subterfuge. Hélas ! Fofo entretient le mythe en prétendant le dénoncer ; tout le monde ou presque, dans cette affaire, étant de mauvaise foi. Sauf peut-être les fans de Gerbert d’Aurillac, ces utopistes anachroniques…

D’une façon générale le dégoût l’emporte. D’aucuns se demandent pourquoi les gens compétents n’ont pas voix au chapitre, pourquoi les révisos connus dans les médias s’appellent Faurisson et Reynouard. Dévorés de narcissisme, guerroyant entre eux, ils conduisent leurs supporteurs à l’échec. En prison, comme souhaite Faurisson, garde-chiourme au sortir de la messe.

20 janvier 2011

BOUARD ET TOURNAY

Contrairement à ce qu’on croyait, Joël Bouard dit Bête Immonde n’est pas au trou, malgré ses insultes des juges de la cour de cassation du 15 décembre 2010 (voyez « Pauvre Bête Immonde ! » paru ce jour-là). Il continue de hanter le palais de justice de Paris. Il est passé à la dix-septième chambrette qui devait prononcer son jugement dans l’affaire Tournay le 18 janvier, Cédric Tournay étant le dirigeant de Dailymotion France accusé d’avoir diffusé des propos de Robert Faurisson (voyez « Terrorisme intellectuel symbolique » et « Dix-septième chambrette » du 17 novembre 2010). Or le jugement est reporté au 11 février, peut-être parce que les juges « ont réalisé qu’ils ont commis trop d’irrégularités » dit Bouard.

Ce retard exceptionnel est lié aux difficultés que pose le jugement au regard du droit français, secondairement du droit international, car le tribunal est invité à condamner le premier amendement de la constitution américaine qui garantit la liberté de presse. D’autant plus que la décision sera tôt ou tard reproduite par Legifrance au nom de la prétendue transparence dont se targue l’État. De toute façon, au moins des extraits du document seront reproduits et commentés par les parties. En clair, le tribunal est invité à condamner les propos prononcés par le professeur à un moment où ils n’étaient pas répréhensibles, avant le vote de la monstrueuse loi du 13 juillet 1990. Il parle certes de « légende des chambres à gaz », mais cette appellation ne saurait être sanctionnée au motif que toute légende contient part de vérité. À savoir la brève mention dans le jugement du tribunal militaire international de ces instruments de mise à mort dont l’existence fut prouvée par la délégation soviétique.

Le report de la décision est peut-être imputable à un supplément d’enquête. À l’audience Pierre Guillaume ne fut pas clair sur la date du tournage, qui peut tout changer. Eut-il lieu avant ou après le 13 juillet 1990 ? Il s’agit là d’une simple hypothèse, au demeurant bancale, car le tribunal ne saurait fonder sa décision que sur les pièces qui figuraient au dossier le 16 novembre 2010 et sur les déclarations faites au prétoire ce jour-là. Il ne peut donc pas ordonner un supplément d’enquête. Mais le problème reste entier, car la dix-septième chambrette ne saurait violer le principe de la non-rétroactivité des lois.

Bonne nouvelle que Bête Immonde continue son travail de sape de l’institution. En revanche il devrait évoquer son affaire du 15 décembre à la cour de cass’. Où en est-elle ? Prelorenzo disait ce jour-là : « Un enfant se brûle les doigts une fois, deux fois, mais pas trois ! » Cela nous parut présage, après les quatre mois de prison purgés par Bouard en 2008-2009 pour avoir prétendument menacé un magistrat. Que Bête Immonde fustige les robes noires ! c’est son rôle. Il pourra ainsi servir de leurre, il accréditera le mythe que la mafia judiciaire n’existe pas. Pas plus que la mafia juive, bien entendu.

12 janvier 2011

GUIONNET DÉFEND FAURISSON

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C’est le Point, hebdomadaire des cadres sup’ du 27 avril 1996, qui l’a dit : « Paul Rassinier, qui passe à juste tire comme le fondateur en France du révisionnisme, est un ancien député socialiste quand il publie, au lendemain de la guerre, Le mensonge d’Ulysse, premier ouvrage négationniste. L’analyse de Rassinier sera reprise par Robert Fausisson, qui à son tour sera défendu par Alain Guionnet, ancien animateur de la Guerre sociale puis fondateur de Revision, et l’éditeur Pierre Guillaume. »

À noter que Guillaume vient après Guionnet, ce qui est vrai et faux à la fois. Faux, car c’est Guillaume qui a ardemment soutenu Faurisson dès le début ; vrai, parce que Guillaume a soutenu Faurisson, pour ainsi dire aveuglément, alors que Guionnet l’a défendu sans être dupe de sa rhétorique et de ses aspirations. (Faurisson avait oublié que les trompettes de la renommée sont mal embouchées.) Guionnet a défendu les thèses de Faurisson en sa qualité d’héritier de l’œuvre de Rassinier, dont le père était coco alcoolo. C’est au combat de Rassinier qu’il songeait plus qu’à celui de Faurisson dans son action.

Rassinier était hâbleur, comme en ont témoigné plusieurs personnes ainsi que ses écrits. ll avait été formé à l’école normale d’instituteurs. Même héritage que Guionnet, dont les grands-parents appartenaient à l’aristocratie ouvrière (plombier et mécanicien), et dont le père s’est élevé socialement après ses études à l’École normale. Remettre en question la singularité de pareille formation est négationniste. Elle est éloignée de celle des agrégés des lettres, avec leur phraséologie en laquelle ils voient une science.

Avant d’écrire ce papier un journaliste du Point avait bavardé avec Guionnet. Il s’est dit, c’est un idéaliste, et ses quelques mots sont assez justes. Ils tranchent avec ce qui a été dit de-ci de-là. Maintenant la question est de savoir pourquoi cet article vient d’être mis en ligne. Peut-être parce qu’en cette période tendue il est temps de dire quelques bribes de vérité, phénomène observé dans le passé, dans les années qui précédèrent les première et deuxième guerres mondiales.

12 novembre 2010

ALLEZ ALAIN DE BENOIST !

L’extase de Pierre Guillaume devant Paul-Éric Blanrue est compréhensible, le clan des Vénitiens sortant quelques perles. Parmi lesquelles un extrait de Reductio ad hitlerum par Alain de Benoist, article de 1994. Oh ! surprise, Benoist sait de quoi il parle quand il vilipende la monstrueuse loi. À l’époque Guionnet voyait dans les membres du GRECE des graisseux, aussi bien quand il était en mate que dehors. Plus tard, il ne comprit pas l’attirance de certains Hongrois pour Nouvelle droite, qu’il jugeait timorée et alambiquée. En plus il a failli se faire tuer au sortir d’une réunion du GRECE, sur le périph’.

Il oubliait que Benoist a prénom bretok, Alain, comme Finkielkraut, Geismar, Krivine. Il savait que Benoist n’accentue pas les capitales et qu’il avait étudié au lycée juif parisien Montaigne, puis à Louis le Grand, appellation pompeuse selon le poète Claude Le Petit, brûlé en Grève en 1662 pour crime de la pensée. Il tenait Nouvelle droite pour arriérée.

Blanbec feint de remettre les pendules à l’heure, c’est bien, mais l’antijuif n’attend rien du graisseux. Les balivernes de Benoist tiennent cependant la route, leur lecture est conseillée. Même si Benoist publie date erronée de la loi Pleven de 1972, ou s’il ne parle pas de l’opération Carpentras. Lacune qui confirme qu’il est graisseux, comme Gros Plein de Soupe.

25 octobre 2010

PROCÈS DU 16 NOVEMBRE

Nouvelle date et première victoire judiciaire de Bête Immonde, signe que son association antimafia judiciaire commence à avoir du succès. Dans l’affaire opposant LICRA, UÉJF, J’accuse, SOS-racisme, etc. à Cédric Tournay, patron de Dailymotion depuis juillet 2009, pour avoir diffusé 6 films extraits d’une conférence de Robert Faurisson, Joël Bouard a obtenu une heure de plaidoirie à l’audience du 16 novembre, à 13h30, de la dix-septième chambre du TGI de Paris, composée de Nicolas Bonnal, Anne-Marie Sauteraud et Joël Boyer, la substitute n’étant autre qu’Anne Defontete.

Il est difficile de prévoir ce que la bête braillera pendant une heure, vu qu’elle débite ses quolibets à la vitesse d’une tronçonneuse, mais elle assure « HCCDA plaidera l’absolue véracité des propos de Faurisson diffusés pas Dailymotion ». C’est nouveau, mais la radicalité de Bête Immonde s’explique par son courroux lié au système de défense de Tournay, représenté par Marc Schuler, qui compte faire profil bas. D’ailleurs, les 6 films litigieux ont été supprimés par Dailymotion. Mieux, HCCDA va citer des « experts révisionnistes », parmi lesquels Vincent Reynouard qui devra être extrait de la prison de Valenciennes pour comparaître. Excellente initiative ! Bête Immonde invite un maximum de supporteurs à venir admirer sa belle ouvrage.

Il réclame aussi à des révisos de présenter leurs candidatures pour témoigner. Sans doute plusieurs le feront, dont Pierre Guillaume, qui adore s’écouter parler et qui se pâme devant les lambris de la dix-septième chambre de Paris. Alain Guionnet ne viendra sans doute pas en revanche, entre autres parce que le palais de justice est coupe-gorge pour réviso. Et puis, ses arguments n’iraient pas dans le sens de Bête Immonde. Il dirait : « Bien sûr que l’existence des chambres à gaz ubique à Auschwitz est prouvée par le Document URSS-008. Il y eut plus de 4 millions de morts dans cette usine de la mort, dont aucun juif. C’est par inadvertance que votre tribunal m’a relaxé au début des années 90 pour “Auschwitz : 125 000 morts”. »

Cette thèse déplaît à Fofo, mais peut-être pas à Bête Immonde, à qui nous proposons de joindre l’expertise soviétique d’Auschwiz de 1945. Pas dans sa première traduction française dans Revision, publication suspecte, mais dans celle du Livre noir — Textes et témoignages réunis par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman (Paris 1995). Elle se trouve aux pages 934 à 957 de l’ouvrage et n’est malheureusement pas signée. En voici le titre : « Les crimes innommables du gouvernement allemand à Auschwitz. Enquête sur les forfaits des envahisseurs germano-fascistes et de leurs complices. Rapport de la Commission extraordinaire d’État ».

Il est temps de revenir à la source, sans s’embarrasser de scientificité faurissonienne, qui conduit ses supporteurs en prison.

Comme prévu, Guillaume ira témoigner, ainsi que Maria Poumier, autrement dit deux vedettes d’extrême-gauche ou d’ultragauche, même si Guillaume n’est pas toujours clair sur la distinction qu’il fait entre gauchisme et ultragauchisme, certes pas évidente car variant suivant l’acception qu’on donne à ces mots. Pour les ultragauchistes il y eut complicité entre régimes américain et soviétique, même si les avis sont partagés sur sa date (7 novembre 1917 ou un peu plus tard ?). Poumier est née en 1950. D’origine bourgeoise, selon Wikipédia, elle fut amoureuse de Che Guevara et navrée à l’annonce de sa mort. Elle partit alors pour Cuba, où elle vécut dix ans. Proche de Garaudy et de Dieudonné, cette universitaire parle plusieurs langues, c’est elle qui traduit le juif renégat Israël Shamir en français. Elle soutient les ottomans de Palestine. C’est en 1995 qu’elle découvrit soudain le révisionnisme, en lisant le pamphlet de son sphinx Garaudy, « le plus généreux des communistes, le plus chrétien des staliniens » selon elle.

Il serait étonnant que des révisos des droites nationales acceptent d’être cités à comparaître. D’ailleurs les témoins de Bête Immonde le seront-ils ? Ce n’est pas sûr selon Manfred Stricker. Cela devrait entraîner nullité de la procédure, mais les juges de Strasbourg n’observent pas cette règle, car il se croient dotés d’un pouvoir régalien que cautionnerait la cour de cass’. Seulement, la dix-septième est composée de magistrats hors classe. Bonnal est loin d’être nul, même si Boyer est médiocre. Quant à la substitute, c’est une chipie. Toutefois elle devrait respecter les « stalino-gauchistes » Guillaume et Poumier, car le juif, maître du ministère public, ne peut pas toujours cracher dans la soupe qu’il a cuisinée.

Ni Guillaume ni Poumier ne comptent dire mot du Document URSS-008, qu’ils n’ont sans doute pas lu. Guillaume en a entendu parler, mais sa condition de propagandiste faurissonien lui interdit de l’évoquer. Cette expertise l’ennuie aussi, car elle fait apparaître à quel point le régime soviétique était soumis aux intrigues juives, y compris sous le règne de Staline, « père de tous les peuples », autrement dit dernier tsar de toutes les Russies. Quant à Poumier, elle ignore l’existence de cette expertise que Garaudy ne cite pas dans sa littérature de bazar, tous deux ayant été fascinés par l’empire soviétique avant de se rabattre, après son éclatement, sur le défunt empire Ottoman. Bref, Guillaume et Poumier sont fiers de leur marxisme goy. Ils ne veulent pas renier l’engagement de leur vie, d’inspiration catholique romaine et impérialiste, antiraciste par voie de conséquence.

Ce en quoi ils ont tort, car ils devraient se réjouir d’apprendre qu’aucun juif n’est mort à Auschwitz selon le Document URSS-008, charpente de l’édifice holocaustique. Quelle leçon de marxisme !

Il semble convenu avec Bête Immonde qu’il déposera le Document URSS-008 comme pièce jointe. L’idiot en ignorait l’existence. Éventuellement aussi un témoignage écrit de Guionnet sur le petit révisionnisme d’Auschwitz et sur l’industrie financière de l’Holocauste. Guionnet abandonnera la dénonciation du sionisme aux gauchistes et aux faurissoniens. Il est 100 % antijuif, modérément antisioniste.

Dans sa mégalomanie Bête Immonde compte citer une quinzaine d’experts révisos, c’est son caractère. S’il arrive à mettre en piste Reynouard, Guillaume et Poumier, il aura réussi son spectacle. L’histoire se répète en farce, dit-on, mais il se pourrait que cette audience soit laboratoire, car c’est le premier amendement de la constitution américaine que les ligues de vertu veulent entendre condamner pour faciliter les montages holocaustiques en préparation.

17 octobre 2010

TOPINAMBOUR

Vieille Taupe se métamorphose en tobinambour, avec ses tubercules. Occasion de voir qu’Aaargh demeure accessible en France en recourant à des ruses de Sioux. Vieille Taupe ne comprend rien à Aigle Noir, beaucoup de choses que raconte l’animal sont fausses mais c’est la loi du genre, c’est comme ça qu’on bâtit un mythe. Vieille Taupe est narcissique mais joue au modeste. Il s’imagine que son « nouveau scoop sur Pétain » du 4 octobre a impressionné Guionnet, mais c’est faux. Il en avait parlé avant et une huitaine de lignes lui ont paru suffire, car il s’agit d’un coup judéomédiatique.

Pierre Guillaume dit ensuite sa perception de Guionnet depuis plus de trente ans. Ne prenant pour ainsi dire jamais de notes et se fiant à sa mémoire, Guillaume hallucine. Heureusement qu’il prend la précaution de dire : « Je crois aussi me souvenir qu’il a fait partie de la petite équipe qui a diffusé le tract “Notre Royaume est une prison” (octobre 1990) », car c’est faux. Guionnet n’avait rien à foutre des vaticinations de Dominique Blanc, lecteur de la presse qui ne connaissait rien du dossier, qui tenait à donner son avis. Blanc, qui vivait avec une bochine, était pipelette.

Mais ne tombons pas dans le travers de Guillaume, qui parle de la vie privée des gens et reproduit leur courrier écrit à la va-vite, sans leur demander leur autorisation. Mais il est vrai que les mails ne sont plus privés, pas plus que les conversations téléphoniques. En 1980, Guionnet fut frappé par une audience du procès Faurisson où la défense voulait faire preuve de sa bonne foi, de façon pointilleuse. Jusqu’au moment où l’avocat Robert Badinter dit son réquisitoire. On n’entendit alors plus un crapaud croasser (pour ne pas dire une mouche voler, car il n’y avait pas de mouche dans la salle). Quel brio ! Non seulement Badinter connaît bien la loi, mais il a de la confiture ; il est lecteur de Grevisse ! Quand il martelait ses propos, tantôt en baissant le ton tantôt en l’élevant, on se croyait à l’opéra. Toujours audible, jamais il ne brailla comme un baveux licrasseux. Le combat était inégal. Fofo ne pouvait que perdre. Surtout que Badinter fit mine in fine de se montrer généreux avec sa proie, il réclama seulement une condamnation ferme et symbolique des propos de Herr Professor.

Aussi la cause était entendue. Guionnet était à l’époque très loin de Guillaume ; dans le despotisme oriental, dont le juif est issu. De là vient la supériorité du juif sur le goy occidental (moins forte sur l’armingo, l’assyro-chaldéen ou le chrétien d’Orient en général, qui connaît mieux le despotisme oriental que le goy d’Occident). Le juif utilise des armes en grande partie inconnues de son ennemi, or il s’agit de prendre les choses à la racine. De partir du despotisme oriental avant d’évoquer le juif, qui en est sous-produit. Hélas ! la démarche de Fofo est inverse, il part du temps présent avant de le remonter un peu, pour s’arrêter à 1945-1946. Voilà pourquoi il marche sur la tête.

Guillaume parle ensuite des mérites de Guionnet, qui « a indiscutablement fait partie du noyau incroyablement peu nombreux et très actif qui a permis au “révisionnisme historique” d’exister et de survivre. En particulier en laissant croire, par une infinité d’interventions, que nous étions beaucoup plus nombreux que nous ne l’étions vraiment. » Guillaume a raison d’écrire révisionnisme historique entre guillemets, car c’est semibarbarisme. Mais il a tort quand il parle d’une infinité d’interventions, il aurait dû dire dans plusieurs cas ou dans différentes situations, car Guionnet n’est pas opposé aux coups d’intox’, mais il a pris des risques considérés en espérant échapper au diable. Que Guionnet soye « courageux, actif, et capable d’initiatives », tout le monde le sait (même les CPE de Stormfront). « Guionnet était l’un des très rares à être capables de diffuser seul [des feuille volantes], en milieu totalement hostile » est vrai et faux. Ce fut le cas en plusieurs occasions mais pas d’une façon générale, car les gens des rues de France n’ont jamais été totalement hostiles aux initiatives de Guionnet, loin s’en faut.

Les confusions de Guillaume sont innombrables, même s’il remembre parfois l’essentiel. C’est lui qui fit cadeau à Guionnet de la littérature qu’il édita et du merveilleux livre d’Arthur Butz en engluche, en 1986, que Guionnet dévora. Il fut alors irrité que Fofo s’opposât à sa publication en françois. Le récit de l’incident survenu au domicile de Guillaume est cependant faux. Guionnet n’a pas dit « Mais je vais lui casser la gueule, moi ! », mais je vais lui casser la gueule ; pour voir la réaction de Guillaume et de Fofo, car ce propos fut prononcé suffisamment fort pour qu’il l’entendît dans la pièce voisine séparée par une porte en bois. Guillaume prétend : « J’ai réussi à lui [Guionnet] faire croire que la personne qui se reposait dans ma chambre n’était pas Faurisson, et à le persuader de partir rapidement. » Quel exploit ! quand on sait que Guionnet savait que c’était Faurisson qui gisait dans la piaule. Guillaume donne son impression : « j’ai encore des sueurs froides à la pensée des conséquences désastreuses qu’une prise de bec aurait eue entre Faurisson et Guionnet ce jour-là. Elle aurait probablement débouché sur une répudiation réciproque qui aurait abouti à la décomposition des maigres troupes que la VT était parvenue à faire collaborer. »

Guillaume remet les pieds sur terre : Guionnet n’aurait pas cassé la gueule de Fofo, il y aurait eu prise de bec. Quant à la répudiation réciproque, elle n’a été que retardée. Et encore ! car elle était en germe depuis 1980. Sauf que c’est Fofo qui a dénigré Guionnet le premier, quand le brave le soutenait en dépit de sa courte vue.

Puis Guillaume se replie sur sentiers battus. Guionnet aurait « langue de vipère ». Guillaume l’appelle Sa Suffisance. Nouveau sobriquet après que Bouteille l’eut appelé Le Démolisseur et qu’Intransigeants l’eut dessiné sous les traits d’une shadok. Pourquoi pas Son Sérénissime ? Guionnet ressemblant à Bérurier. En miniature, car il ne pèse que cent kilos. Guillaume ajoute que « chaque fois que nous nous sommes croisés [dans les années 90], Sa Suffisance ne manquait pas de faire valoir son infinie supériorité ». Forcément, Sa Suffisance méprisait les conneries de Garaudy et les histoires de Brigitte Bardot.

Guillaume, avec son historicisme réviso, parle du « bulletin Revision », mais il n’y est pas autorisé ! Les ventes du journal en kiosque atteignirent près de 3 000 exemplaires + plus environ 400 abonnés + une centaine d’exemplaires vendus en librairies parisiennes hors NMPP, en mai 1990, quand eut lieu l’opération Capentras. C’est un bulletin ça ? Non, un journal dans le sens engluche du mot : revue périodique.

Selon Guillaume, l’Aigle n’est pas gentil (serait-ce à dire qu’il n’est pas goy ?). Pourtant il est partisan de la genterie et du prolétariat françois. Pour lui, ce n’est pas la propriété privée qui est sacrée, mais le prépuce. Guillaume, comme Lefeuillu, imagine Guionnet fortiche en informatique, mais c’est faux. Il ne connaît que le traitement de texte. Puis Guillaume en vient au Protocole des sages de Sion. Il pérore : « Les Protocoles des Sages de Sion sont un faux. Au sens où ils ne sont pas la transcription de réunions de Sages quelconques, ayant réellement eu lieu. »

D’accord, mais cette découverte est celle de Revision, en 2008. Quant à écrire Les Protocoles des Sages de Sion, cela devrait entraîner exclusion immédiate de la Bibliothèque nationale ; où le propagandiste Guillaume n’a jamais mis les pieds, contrairement à Guionnet qui en connaît les recoins.

Enfin Guillaume croit se libérer. Il écrit : « La seule question que s’est posée la VT après avoir lu Henri Rollin et quelques autres est celle-ci : les “Prototos” sont-ils une arme de guerre (idéologique) conçue par le parti antijuif contre le parti juif, ou une arme de guerre (contenant un virus) conçue par le parti juif pour être mise dans les mains du parti antijuif ! En voilà une question, qu’elle est bonne ! »

Bravo Guillaume ! tu commences à comprendre la thèse de Guionnet, en dépit de tes lacunes. Tu as « survolé » le bouquin de Rollin et tu veux faire ton boulot de propagandiste. Tu laisses la recherche à d’autres, tu exploites ses résultats. Tu t’aperçois que Protocole est dernier Talmud, mais une évidence t’a échappé, car non signalée dans le mémoire : son texte est antigoy, nullement antijuif.

C’est de la base dont il faut partir quand on parle histoire, pas du sommet.

12 septembre 2010

RUE 89 ENTRE EN PISTE

Dimanche 12 septembre, Rue 89 entre en piste. Ce « grand » de la presse en ligne titre « Chomsky se risque encore dans le bourbier négationniste », par Pascal Riché. Pour rattraper son retard sur ses concurrents, Rue 89 prétend ouvrir un forum qui aurait eu lieu de toute façon. Riché souffle le chaud et froid en disant son opinion, qui n’en est pas une, eu égard à son prétendu devoir de réserve. Il aurait mieux fait de parler de bourbier révisionniste, car il s’étend sur l’affaire Chomsky-Faurisson d’il y a trente ans. Or tout le monde parlait de révisionnisme à l’époque, le mot négationnisme étant apparu beaucoup plus tard.

Il y avait d’un côté deux chefs de file, Robert Faurisson et Pierre Guillaume dit Vieille Taupe, son éditeur, de l’autre Robert Badinter, éminent judéocideur qui extermina deux fois Fofo, en 1980 et en 2007. Il y avait bien sûr sa suite, les ligues de vertu juive et maçonnique (Ligue des droits de l’homme), la rédaction du Démon, tandis que Pierre Vidal-Naquet se faisait les dents. Vidal-Naquet ne disait pas à ce moment-là qu’il voulait tuer Faurisson, ce n’est que plus tard qu’il le fit. Le combat était très inégal, surtout que Fofo n’avait pas lésiné dans la provocation avec sa phrase de soixante mots. C’est alors que Vieille Taupe, qui avait des relations dans le milieu juif branché, crut soutirer une lettre de soutien à Fofo par Noam Chomsky, célèbre universitaire juif qui parle d’une façon accessible au goy.

En réalité, c’est l’inverse qui s’est produit. Chomsky savait que son texte allait être exploité par Vieille Taupe, il joua coup ticounique en sa qualité de sage du cahal. Ses deux parents enseignaient l’hébreu, cet araméen dégénéré qui subit les altérations du ou des Bney Brith. On devrait pouvoir dire les deux en hébreu, mais ce n’est pas sûr. On peut le faire en français, où il est possible d’évoquer le Fils d’Union ou les Fils d’Union, l’écriture de Fils d’Union étant identique. Le ticouniste attache plus de prix à la cabale qu’à la loi, il est élohiste avant d’être yahviste, sa vision des choses étant sacerdotale plus que législative. Truc que le juif le plus borné est supposé admettre — qui échappe au bétail goy. De telle sorte que la hardiesse de Chomsky n’est pas feinte, il invite le goy à voir les petites lueurs du ticoun, il cherche à le rallier à la cause de Yisraêl.

Voilà le fond de la question, le reste n’est qu’habillage ou remplissage. L’idiot Riché commence par sortir un couplet sur les « idées blessantes, odieuses, nauséabondes » de Reynouard, mais il devrait se demander si l’humour juif n’est pas du même cru. Quand le juif dit « Hitler s’est suicidé le jour où il a reçu sa facture de gaz », n’est-il pas odieux ? Car il suppose Hitler radin, les dépenses du guide en gaz pour sa cuisine ayant toujours été modiques — même si elles étaient supérieures à celles du boche noir.

Le niveau du papier de Riché est supérieur aux bêtises de Momo sur Agoravox, mais quel délayage ! Sa vidéo juive amerloque sur « Chomsky et l’affaire Faurisson », bien connue, est un plus. On y voit que le juif est doué dans la semifalsification, on entr’aperçoit l’étendue de ses réseaux, on observe aussi la discipline qu’impose le cahal au juif noir. Il y a certes des braillards, notamment une juive, qui interrompent Chomsky, mais l’ordre du chaos est respecté. Chomsky parle calmement, en pesant ses mots, bravo !

Un jeune journaliste juif accuse Chomsky de mener « campagne contre Israël », mais le professeur s’attend à la question, il ne se démonte pas. Selon lui, le petit révisionnisme des chambres à gaz ne menace pas Israël, étant entendu que c’est l’intérêt de Yisraêl qu’il défend. Il ne le dit pas en ces termes devant le profane, mais c’est de ça qu’il s’agit.

La question demeure pourquoi un sage du cahal soutient la libre expression du réviso. Parce qu’elle est secondaire, parce que le messianisme juif ne s’arrête pas au point de détail réviso. Toujours cette prétention du juif à être homme, voire plus, qu’Aigle Noir ne lui reconnaît pas. Le ticouniste se prend pour un mec (ou élu), mais il y a des mecs goys face à lui, qui ne lâcheront pas.

Chomsky est aussi incriminé pour sa réticence à soutenir la thèse officielle sur les attentats du 11 septembre 2001. Il la défend certes, mais de façon si confuse et alambiquée qu’il entretient le doute. Pour la pure et simple raison que les partisans de cet autre petit révisionnisme ont gagné avec leur découverte de l’arme du crime : la nanothermite, explosif ayant provoqué la chute des trois tours de New-York. Cet élément, ajouté à d’autres, permet d’assurer que les attentats furent commandités par Israël, qui a bénéficié du concours du « gouvernement » américain. Mais de qui précisément ? Du chef de l’État, qui se trouve au sommet de la pyramide ? C’est lui donner rôle qui cadre mal avec sa bêtise. Il pourrait s’agir de comploteurs des hautes sphères de l’État, mais qui sont-ils ? Qui a dirigé l’opération ? Quand et comment ? L’emploi de nanothermite indique son origine : l’explosif vient des stocks de l’armée américaine. Voilà piste à suivre.

Pris isolément, il s’agit de petit révisionnisme car tuer 3 000 Américains ou plus dans l’intérêt de la raison des États juif et américain, en même temps que dans celui de la haute finance, est peu de chose, l’histoire étant pleine de sanglantes impostures. En revanche, cette politique ne fait pas l’unanimité au sein du parti intérieur, vu que la mission première d’un État républicain est d’assurer la sécurité de ses citoyens. Ce dont Chomsky a conscience. D’où son rôle d’ambassadeur d’Israël auprès des élites goyes : Chomsky critique Israël, au nom de Yisraêl, dans l’intérêt d’Israël.

Pour sa part, Riché ne dit rien. Il voit en Reynouard un « nazillon ». Ce n’est pas méchant un nazillon, il ressemble à un papillon. Riché est presque plus dur avec Jean Bricmont et Paul-Éric Blanrue, qu’il accuse d’arborer la couleur « rouge-verte-brune ». Curieux assortiment, où le vert représente l’islam. Mais l’historien opportuniste Blanrue n’est pas musulman. Il n’est même pas tellement antisioniste. Il peut certes se « radicaliser », mais cela dépend de la mode. Rouge-brun lui convient mieux, car il navigue entre les deux et parce que cette appellation est lancée contre tout opposant à la pensée unique, mais Blanrue l’est-il en réalité ? Bricmont et Blanrue cherchent plutôt à élargir le champ de la pensée unique, ils ne la contestent pas vraiment. À preuve, ils ne parlent pas du penser, mot plus fort et actif que pensée, plus faible et passif.

Le ton du papier de Rue 89 et des messages indique une légère élévation du niveau de polémique, qui ne vole toujours pas haut. Mais il va dans la bonne direction. L’historien réviso se demande quand on parlera enfin histoire. Le moment approche peut-être, car le moteur de recherche juif Google a indiqué « Rue 89 entre en piste » dans ses alertes beaucoup plus vite qu’il ne l’a fait pour « Chomsky se risque encore dans le bourbier négationniste ».

(L’article de Rue 89 a été diffusé par Yahoo! France dimanche 12 septembre.)

18 août 2010

GARAUDY, BLANRUE ET INDUSTRIE HOLOCAUSTIQUE

JSS reproduit la troisième partie de « Sarkozy, Israël et les Juifs : complots et plagiats », par Saïd Chomsky. Les première et deuxième parties sont également accessibles sur JSS, tandis que la quatrième est annoncée pour « demain ». C’est le 10 août que Chomsky communiqua au site le texte des trois premières parties de son pamphlet intitulé M. Blanrue, plagiaire et reproducteur servile. C’est page 13 de cette édition que débute la troisième partie, occasion de signaler que le site partage le point de vue de Pierre Vidal-Naquet sur Roger Garaudy.

Dans la version de Scribd, une faute d’impression a égaré notre attention. Page 14, il y a « surcharge », deux mots étant superposées dans une ligne mal justifiée. Or c’est d’un commentaire de Vidal-Naquet de 1996 dont Chomsky cite des extraits. C’est Vidal-Naquet qui soutient que Garaudy « a toujours travaillé de façon extraordinairement légère », que « son livre Les sources françaises du socialisme scientifique est un pillage d’autres travaux », qu’il « a toujours été ce qu’on appellera en termes modérés un emprunteur de textes », etc. Vidal-Naquet avait sans doute raison, car Les mythes fondateurs de la politique israélienne est travail de cochon, d’un apparatchik n’ayant eu qu’une connaissance superficielle du dossier holocaustique, ayant plagié d’autres auteurs, dont certains anglophones.

Pourtant Pierre Guillaume dit Vieille Taupe, son éditeur, était content de son coup. Il avait publié un ouvrage de piètre valeur, truffé en outre de coquilles, mais il était persuadé que son impact idéologique allait être grand. Guillaume avait en partie raison, mais seule une autre politique éditoriale aurait été souhaitable. Il est idiot, en effet, de promouvoir des galimatias révisos plutôt que le résultat de vraies recherches. On objectera que ces dernières sont supposées ne pas intéresser le public. C’est en partie vrai, mais l’ultragauche n’est-elle pas réputée se démarquer des procédés de la presse de l’argent ? Hélas ! Vieille Taupe n’avait plus l’acuité visuelle de sa jeunesse. Elle confondait gauchisme et ultragauchisme (un comble !), elle ne voyait plus ses coquilles depuis longtemps, mais elle avait de grandes aspirations. Elle se prenait pour la grande architecte de l’univers révisionniste.

Comme Garaudy, Blanc Bec a emprunté des textes dans son livre, notamment de Garaudy, tandis que sa politique est à certains égards comparable à celle de Vieille Taupe. Blanc Bec néglige les meilleures sources parce que trop longues à exposer, il cherche à simplifier les choses au risque de les caricaturer. Du livre de Shlomo Sand, il retient par exemple qu’il y a plus de descendants des antiques Hébreux de Judée parmi les Palestiniens que parmi les juifs israéliens. Sand a peut-être raison, mais cet argument est cerise sur le gâteau, sa place est dans la vitrine. Les recherches l’ayant amené à soutenir cette thèse sont autrement plus consistantes et intéressantes que cette formule.

Blanrue n’a pas tort de parler comme Éric Zemmour, car il tient à sa place dans la sphère médiatique. Idem quand il donne à entendre qu’il pourrait lui-même avoir du sang juif. C’est de bonne guerre depuis que le sang juif est un plus, depuis que le juif jouit de discrimination positive, dans la presse et dans le livre en particulier.

Dommage seulement que ledit Chomsky ne réponde pas, mais il a sans doute raison de garder son identité secrète pour l’instant. D’autre part, comme Blanrue, comme feu Vidal-Naquet, Chomsky sait que Guionnet est tout sauf plagiaire. Seul Fofo voit en lui un « pique-assiette ». Forcément, Guionnet menace la construction faurissonienne. Une seule de ses thèses pourrait provoquer son effondrement. Comme celle-ci : c’est Max Nordau qui conçut en 1897 la chambre à gaz homicide.

Découverte phénoménale pour les uns, propos farfelu, discréditant la qualité du travail de l’école révisionniste pour les autres ; l’histoire en décidera. En tout cas l’énorme avantage de la toile est qu’elle permet de poser cette question publiquement. Et Blanrue serait bien inspiré de titrer le livre qu’il prévoit de publier en 2011 Dessous de l’affaire révisionniste dite historique. L’éminent judéocideur Robert Badinter s’est réjoui publiquement en 2007 du rôle joué par Robert Faurisson dans la prolongation du succès de l’industrie holocaustique. Argument perfide et redoutable qu’il soumit à des goys supposés intelligents. Pour quelle mystérieuse raison ? La réponse vaut son pesant de cacahuètes, surtout qu’on peut en donner plusieurs.

13 août 2010

GRIVE À STORMFRONT

La grive à Stormfront se déroule un peu comme la bataille de Bouvines. Les troupes sont alignées, les quolibets fusent, mais il n’y a pas combat. Surtout que la soldatesque de Stormfront est divisée, une partie d’entre elle songe à rallier Aigle Noir. Le grivier Land, par exemple, écrit : « On avait compris avec la photo de son profil facebook, il a l’air confit. J’aime bien son blog, j’aime bien le style. Si tous les alcooliques étaient comme ça, j’irais plus souvent au bistro. » Le malheureux Guionnet a l’air confit car c’est Olivier qui a créé par surprise son site facebook, dont Guionnet n’a jamais eu rien à foutre. Seuls les écrits l’intéressent. Non qu’il s’agisse d’aligner des mots mais d’approfondir une réflexion, d’explorer des pistes, vraies ou fausses, de faire œuvre d’investigation. Sans songer à plaire ou à déplaire, en dénonçant toute forme de propagande. En pesant ses mots, en respectant le rôle capital du verbe (Guionnet a dévoré Lancelot, Littré, Grevisse).

Puis vient la réponse de Thulesturmer, dont le pseudonyme révèle la qualité d’occultiste. C’est Thulesturmer qui a lancé l’attaque contre le site, or il y a un hic : un occultiste ne saurait feindre ignorer la signification de Veuve irrégulière. Thulesturmer prétend ne pas travailler au MI6, en faisant semblant de comprendre tout au premier degré. Soutenir que le renseignement britannique a pris le contrôle de Stormfront ne signifie pas que ses auteurs en fassent partie. Il est même vraisemblable qu’aucun agent ne signe le moindre papier. Il agit beaucoup plus efficacement par la bande. Or le troll, si troll il y a dans « Courroux cornélo-issisois », consistait à attribuer la paternité d’« Holocauste » à la Direction centrale du renseignement militaire, éventuellement en liaison avec la Veuve irrégulière. Résultat, DCRM et Veuve irrégulière restent muettes comme des carpes, car ne voulant pas ébruiter l’affaire, surtout si elle a un fond de vérité. Ce qui est sûr d’une certaine manière, car Pierre Guillaume, fils d’officier supérieur, et Jean-Claude Pressac firent leurs études au Prytanée de La Flèche, tandis qu’Ahmed Rami fut officier de l’armée marocaine, Carlo Mattogno de l’armée italienne. Et puis, il existe de nombreux experts en histoire de la dernière guerre mondiale dans l’armée. Comme en révisionnisme dans les Renseignements généraux, police de la Veuve, surtout irrégulière en France. Curieusement, c’est la Veuve régulière, nullement citée dans l’étude mais impliquée dès l’instant où il est question de Veuve irrégulière, qui semble s’interroger (la Veuve régulière étant influente au sein du renseignement britannique). D’où le recours au jeune occultiste Thulesturmer pour en savoir plus sur cette affaire par la bande, via Stormfront.

Car le renseignement britannique croit savoir qu’Aigle Noir déploye rarement complètement ses ailes. Comme les magistrats de Paris, il s’imagine que les dires du bel oiseau sont crédibles sur certains points. Comme quand Guionnet relate la façon dont il initia Reynouard au révisionnisme à Caen il y a longtemps. Affaire sur laquelle les Renseignements généraux conservent des détails autrement plus précis que ceux réduits en mémoire par Guionnet. Ils peuvent préciser des dates et heures oubliées par les intéressés. Thulesturmer observe que Reynouard n’en a jamais parlé, mais Guionnet non plus.

Face aux flics, Guionnet applique une règle : il répond aux questions le concernant mais ne dit rien sur les tierces personnes. Il lui arrive même d’assurer : « Oui, c’est moi qui ai collé tous les papillons — Ça en fait beaucoup pour un seul homme ! — Oui, mais on m’appelle Vichnou, j’ai cent bras. » Peut-être, mais pourquoi parler maintenant de cette affaire, après une vingtaine d’années ? Parce qu’elle appartient à un temps révolu et qu’elle donne un éclairage sur l’itinéraire de Reynouard, qui sera sans doute emprisonné pendant de longs mois et qui parle curieusement de Big Brother dans son courrier. Reynouard fut initié au révisionnisme par un ultragauchiste, point barre. On pourrait même ajouter que la géographie joua un rôle dans l’engagement de Reynouard, car Caen fut meurtrie en 1944, comme Cherbourg ou Le Havre, lors de bombardements ayant paru en partie inutiles à la population au plan militaire. Voilà, par exemple, le point de vue d’un historien. En arrivant à Caen, il imagine la sinistre situation de juin 1944. Il pense accessoirement à la poignée de juifs qui y auraient été tués lors des croisades, ou encore à la lente conversion des Normands au christianisme aux neuvième et dixième siècles. Que pareilles remarques semblent à Thulesturmer sorties d’un autre monde, soit, mais l’occultiste n’a pas le monopole de la magie, loin s’en faut.

24 mai 2010

JEAN ROBIN, QUEL CAÏD !

ACHTUNG!

Attention ! La première mouture du papier est erronée, le site ayant confondu Jean Robin né en 1946 et Jean Robin né en 1978. Des corrections seront apportées dans l’après-midi du 25 mai. Les premiers paragraphes seront en grande partie réécrits, mais le titre demeurera inchangé, comme la référence à la « judéomanie » selon Jean Robin, ainsi que le résumé de « son » laborieux papier. Plusieurs noms disparaîtront de l’index des noms cités, comme René Guénon ou élu du dragon, mais d’autres les remplaceront, comme radio Trois-Points. Jean Robin bis nie être l’auteur du papier signé Saidchomsky, mais il peut s’agir d’un truc de publiciste. Le doute à ce sujet sera indiqué, sans qu’on sache pour l’instant si nous appellerons Robin ou Chomsky l’auteur du protocole anti-Blanrue.

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DERNIÈRE MINUTE

Une question capitale pour le site étant de savoir si le robinet de Jean Robin est coupé, la version révisée du papier est retardée. Robin semble dire qu’il est prépucé. Le 25 mai, à 14h14, il confiait : « Quant à mon prépuce, apprenez ce que vie privée veut dire ». Ce qui signifie, en langage oriental, qu’il n’est pas coupé. Robin se défend d’avoir abordé la question maçonnique, bien qu’il parle de « loge », autrement dit le bougre a peur. Sa condition présumée d’être humain expliquerait son comportement, Robin osant parler à Revision ! Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Le site réclame à Robin ses observations sur le ticoun ; qu’il l’écrive tikkun ou tiqqun, son écriture sera reproduite. Il attend placidement.

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Les doutes se dissipent sur l’identité de Saidchomsky, auteur de l’étude publiée dans Le Post le 8 février 2010, « L’effroyable imposture de Paul-Éric Blanrue ». Oh ! Le Post, prétendu « site de la critique radicale », n’y est pour rien, il vient de supprimer ce papier ! Toutefois notre première impression était bonne en ce qui concerne le pseudonyme de l’auteur, qui souligne sa judaïté en évoquant Chomsky. Autrement dit, qui parle du ticoun sans le nommer. Pour ce faire, il n’avait d’autre choix que d’adopter le nom du ticouniste le plus célèbre du monde, Noam Chomsky, qui n’hésite pas à mettre ses mains dans le cambouis, comme quand il préfaça le mémoire en défense du professeur Robert Faurisson. L’auteur a aussi des notions de langues sarrazines que n’a pas le site. Il n’est pas exclu, par exemple, que Saïd en arabe corresponde à Noam en hébreu, mais la ressemblance entre Saïd et caïd n’en demeure pas moins, surtout quand on considère les conditions dans lesquelles fut créé Le Caïdat.

Bref, Saïd Chomsky ne serait autre que Jean Robin, juif pro-israélien né en 1978, qui dénonce la « judéomanie », s’entretient volontiers avec Alain Soral, se mêle de choses qui ne le regardent pas. Robin se croit maître dans l’art de parler pour tout dire et ne rien dire. Il débuta sa carrière de plumitif en 2006, en attaquant le vieux roico Thierry Ardisson — philosémite et antisémite par définition. Robin avait les dents longues. Du haut de ses 28 ans, il était révolutionnaire. Son truc consistait à dénoncer les plagiats commis par le goy. Il voulait réussir, avant de s’assagir et de devenir conservateur en vieillissant, tout en contemplant son butin.

Voilà le caïd derrière lequel se retrancherait Bête Immonde ! Encore qu’il subsiste un léger doute, Jean Robin niant avoir écrit le papier anti-Blanrue. Aussi nous parlerons tantôt de Robin, tantôt de Chomsky, pour désigner l’auteur.

Robin feint d’être modeste dans son papier maintenant difficilement trouvable. Il assure : « nous n’estimons pas être suffisamment qualifiés [sic] pour proposer une réflexion globale sur M. Sarkozy, le sionisme, la politique étrangère de la France et les réseaux pro-israéliens ». Avant d’ajouter : « En revanche, nous présentons plusieurs éléments permettant de démystifier celui qui se présente comme “historien” spécialisé dans les mystifications passées et présentes. » Chomsky lance alors volée de bois vert au visage de Blanrue. Il commence par lui donner des coups de « zététique », arme qu’il garde secrète. Puis il soutient que Blanrue n’aurait pas été victime de la censure, Blanrue userait là d’un truc commercial. L’auteur s’appesantit ensuite sur des histoires d’édition qui ne concernent qu’un microcosme de plus en plus réduit, avant d’évoquer Élisabeth Roudinesco, intellectuelle juive à géométrie variable, qui croit déceler chez Blanrue des tendances philosémitiques et sionistes. L’auteur ne précise pas s’il faut voir là critiques ou compliments, mais le livre de Rolin sur la judéomanie (ou judéophilie) donne à penser que son avis est partagé. Puis il fait un détour sur Heidegger, qu’on pourrait croire obligé à la suite des ébats amoureux d’Hannah Arendt.

Puis l’auteur parle chiffres et plagiats, deux domaines de prédilection du juif. Blanrue citerait les noms de 509 personnalités dites antisémites, avant d’observer : « En fait, il existe autant d’antisémitismes que d’antisémites ». On se croirait au théâtre de boulevard. Avis que partage Robin ou « Chomsky », qui commente : « il existe sans doute aussi autant de coquilles d’escargot que d’escargots » (quel idiot ! pas quand ils ont été mangés !). Premier plagiat de Blanrue : il aurait repris sans le dire 104 des 147 entrées du livre d’Emmanuel Haymann. Deuxième plagiat : il aurait repris, en les résumant, une cinquantaine de notices biographiques de Wikipédia (quelle horreur !). Troisième plagiat : il aurait emprunté plusieurs dizaines de citations à Ahmed Rami. Ah ! enfin un réviso, sarrazin, comme par hasard… Non, un « antisémite » ! corrige l’auteur du protocole anti-Blanrue. En outre, Blanrue aurait trafiqué ses plagiats. Il aurait supprimé le nom de Mahomet cité par Haymann pour le remplacer par Moïse ! On ne se trouve alors plus au théâtre de boulevard, mais dans une bande dessinée !

D’une façon générale Blanrue aime faire figurer les noms de juifs parmi les auteurs antisémites qu’il cite (ce qui ne concerne pas le « goy » Moïse), en commençant par celui de Noam Chomsky, comme par hasard… Puis viennent, parmi d’autres, ceux de Norman Finkelstein, Abraham Léon, Claude Lévi-Strauss, Sigmund Freud, Esther Benbassa. Ce qui est en partie faux, car Benbassa est surtout hostile au juif allemand, à qui elle préfère le juif que Shlomo Sand et Éric Zemmour appellent berbère ; tandis que Léon est gazoduc, ce trotskiste ayant entériné la fable stalinienne de la chambre à air d’Auschwitz. L’auteur indique aussi une erreur de date commise par Blanrue au sujet de la présidence de Burg à la Knesset ; il relève quelques coquilles (sans voir les siennes) et diverses broutilles, jusque dans l’index des noms cités.

En guise de conclusion, le bougre s’étonne du succès du livre de Blanrue. Il s’inquiète des réseaux d’internautes qui semblent incontrôlables. Il qualifie l’opération Blanrue de « buzz », barbarisme à la mode. D’où la réflexion de Robin ou « Chomsky » sur l’indispensable critique à développer de « la tendance perverse des médias alternatifs à se comporter comme leurs confrères des médias traditionnels dans le traitement de l’information ».  Le malheureux n’est pas au bout de ses peines… D’où son retour à la case départ, à la fin de sa conclusion, quand il cite Peter Novick sur le rôle joué par l’Holocauste dans la vie américaine. Le propos de Novick, qui date de 2001, n’est pas cité car mensonger. Mais force est de constater que c’est le fardeau de l’Holocauste qui devient trop lourd à porter pour le juif. Là serait son drame.

Voilà derrière quoi se replie Bête Immonde. La suite est facile à deviner, comme le suggère l’auteur du protocole : elle consiste à mettre en sourdine l’Holocauste et à se retrancher derrière le ticoun, seule arme du juif quand il se trouve en difficulté.

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Mercredi 26 mai, 1 heure 30, pas d’autre précision de la part de Jean Robin, qui non seulement se prétend victime de la censure, mais aussi de la fureur de la coterie juive à cause de son livre sur la judéomanie ! Non, nous ne rêvons pas. Le marché antijuif est prometteur. Oh ! pas de l’antijudaïsme primaire façon Revision, mais de l’antijudaïsme sournois, hypocrite, avançant masqué sous les traits de la « judéomanie ». Comportement traditionnellement appelé philosémitisme. Mais peu importe le nom qu’on lui donne, même si judéophilie semble préférable (en tout cas à philojudaïsme), la judéophilie étant comparable à la zoophilie.

En tout cas, pour Esther Benbassa, directrice du seul séminaire d’étude juive existant en France dans l’enseignement public, le philosémitisme, en supposant qu’il existe vraiment, est malsain. Il peut être aussi dangereux pour le juif, sinon plus, que l’antisémitisme. Thèse que soutenait la juive de cour au moment où Jean Robin publiait son pamphlet. Autrement dit Robin propageait en 2006 l’historiographie de l’État français, quel caïd ! Aussi n’y a-t-il rien d’étonnant à ce que Robin fût invité à s’exprimer sur les ondes de radio Trois-Points, comme le souligne Wikipédia ; radio Trois-Points, dite radio Courtoisie étant nid de frangins. Son antenne est cependant ouverte au juif et au pédé (conformément à la tripartition que définit autrefois Georges Dumézil dans d’autres termes, sous les applaudissements du frangin). L’ombre de la synarchie plane aussi sur radio Trois-Points, mais discrètement. Ce qui n’est pas surprenant dans la mesure où la notion de synarchie émane des milieux occultistes. Entre les deux guerres, elle eut un certain succès, auprès de polytechniciens notamment, avant de générer l’École nationale d’administration, créée par le général De Gaulle. Et l’apprenti juif de cour Robin en conviendra : il est impossible de taper en France sur Polytechnique et sur l’ÉNA, accessoirement aussi sur Normale Sup’. Le hic, avec radio Trois-Points, c’est que ses frangins n’ont pas atteint le grade de Chevalier Rose-Croix, car ils bannissent le catho’ de leur antenne. Et ils imaginent, ces idiots, que le réviso est par définition catho. Ce en quoi ils ont tort, même si Fofo et Pierre Guillaume les y encouragent. Tous deux se prétendent athées, objectera-t-on. Oui, à l’extérieur, mais pas à l’intérieur.

Le plus simple pour mieux connaître Jean Robin, dragueur fou selon une source, est de lire son commentaire puis de cliquer sur son nom. Surgit alors le catalogue des publications de sa maison d’édition. C’est lui qui écrit, c’est lui qui s’exprime en français ! avec peu de yiddichismes et de sarrazinismes. Jetez-y un coup d’œil, son catalogue vaut le détour.

Selon Robin, Thierry Ardisson serait « présentateur emblématique de France ». C’est vrai, Ardisson est seul à la télé à ne pas paraître idiot. Selon Robin, Ardisson serait protégé par des forces obscures, au point que son brouillon de pamphlet contre lui aurait été refusé par une vingtaine d’éditeurs. Et Robin ruse en prétendant qu’il ne parle pas de la Veuve, alors qu’il évoque « les loges de France Télévisions » en quatrième de couverture d’Ils ont tué la télévision publique, livre où figure en couverture une photo trafiquée d’Ardisson vêtu de noir, ressemblant à s’y méprendre à un corbeau. Oh ! la falsification est mineure, elle fut opérée grâce à photoshop, le cliché n’ayant pas été changé, seul le dégressif ayant été utilisé et des points noirs ajoutés sur sa veste. Et Robin se dit victime de la censure, comme Blanrue ! Mais Robin ne serait pas seulement plagiaire, comme Blanrue selon lui, il serait faussaire ! Au fond, Robin prétend dénoncer des plagiats d’Ardisson dans ce livre, mais le plagiat est base du journalisme.

Étape suivante (on part de la fin du catalogue, ou de son début), La judéomanie. Elle nuit aux Juifs. Elle nuit à la République, par Jean Robin (Paris 2006). Robin parle de « communauté juive » au lieu de cahal. Il évoque « la France », comme si cette locution avait un sens. Il prétend s’opposer aux « bien-pensants », expression qu’il emprunte à l’antijuif Bernanos, alors qu’il aimerait précisément être porte-parole des bien-pensants. Il date l’apparition de la judéophilie d’il y a 25 ans, soit près de 30 ans maintenant, mais c’est faux, un des plus illustres représentants de la judéophilie étant Jean-Paul Sartre, dont les abyssales Réflexions sur la question juive furent publiées après-guerre. Toutefois Robin écrit correctement le nom de De Gaulle, contrairement à Blanrue, seul argument en sa faveur. Puis il résume « sa » thèse : la judéomanie serait porteuse de l’antisémitime. La judéomanie serait antirépublicaine, alors que la France abriterait « la deuxième plus nombreuse » dispersion juive au monde depuis plusieurs siècles. Ce qui est totalement faux. Robin termine ses propos par des guillemets fermés qu’il n’a pas ouverts ! faute de ponctuation parmi d’autres.

Ses bobards relayés par radio Trois-Points incitent à jeter ses écrits au caniveau. Point n’est besoin de démentir l’affirmation de Robin selon laquelle la France accueillerait la deuxième plus forte population juive du monde depuis plusieurs siècles, car elle est archifausse. Son énormité ne s’invente pas, la voici mot pour mot (surtout que Robin risque de la supprimer) : « La France n’est pas antisémite, elle compte en son sein et ce depuis plusieurs siècles la deuxième plus nombreuse diaspora juive au monde. » Ce propos vaut un zéro pointé en histoire. Il explique que Robin soit rejeté par sa coterie. Il devrait même lui valoir un herem, comme en est convaincu tout familier du Cercle Bernard Lazare, succursale des Bney Brith France ouverte au profane. De telle sorte que les blanrusés peuvent taper sur Robin, il n’est pas couvert.

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