Alain Guionnet – Journal Revision

11 septembre 2010

MOMO REMET UNE COUCHE

Agoravox a reproduit le 10 septembre les blanruseries sur le soutien apporté à la pétition en faveur de la libération de Vincent Reynouard et de l’abrogation de la loi Gayssot. Ce qui a le chic d’exciter Momo, qui se répand dans les commentaires. Morice finit par s’en prendre à sa bête noire, ce qui devient une habitude.

On pourrait le remercier pour la réclame qu’il fait au site, mais Momo est sournois. Il choisit d’attaquer Guionnet pour ce qu’il dit du show télévisé du 6 février 1990, qui se déroula sous les auspices de la police politique de La Francisque (François Mitterrand). Cette mise en scène eut pour vedette Olivier Mathieu. Elle eut lieu dans le but de faire voter la loi Kahal-Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990, qui réprime la contestation du crime contre l’humanité. Mais ce stratagème ne suffit pas, car l’émission fut suivie de l’opération Carpentras en mai 1990, que le renseignement militaire contribua à mettre sur pied et où il y eut mort d’homme par la suite.

Le but de l’émission de février 1990 était d’associer révisionnisme et extrême-droite, raison pour laquelle l’entrée de la salle fut interdite à Guionnet, qui aurait remarqué certains trucs s’il avait été présent. En effet, on voit autrement les choses dans une salle que sur un film, qui aplatit tout et qui déforme les sons. On voit aussi des trucs qui se déroulent hors champ de la caméra. Or Momo provoque Guionnet à reparler de cette affaire en prétendant qu’il était dans la salle. C’est bien, puisque la chronologie des événements ayant précédé le vote de la monstrueuse loi évoquée récemment est incomplète. Complétons-là un peu : printemps-été 1989, publication des Protocoles des sages de Sion en feuilleton dans Revision ; été 1989, annonce par l’Union Soviétique qu’elle va communiquer les registres de décès d’Auschwitz en sa possession à la Croix-Rouge internationale ; septembre 1989, tentative de meurtre de Robert Faurisson ; novembre 1989, chute du mur de Berlin ; février 1990, show télévisé destiné à associer révisionnisme et extrême-droite ; mai 1990, opération Carpentras ; juin 1990, interdiction totale ou partielle de plusieurs publications, à commencer par Revision ; juillet 1990, vote de la loi scélérate.

17 avril 2010

COMPLOT GOY

Ça n’a pas traîné, la nouvelle de la condamnation de Dinoscopus à une contravention pour contestation de crime contre l’humanité se répand à une vitesse incroyable. Les langues vont se délier, tandis que les gens s’interrogent : assisterions-nous à la victoire du prétendu révisionnisme historique ? Niet, comme disent les Russes, familiers des vérités officielles changeant du jour au lendemain. Pourtant le jugement du tribunal de Ratisbonne risque de mettre le feu aux poudres ; la masse antisémitique présumée est en passe de se réveiller, la presse pipeau est déjà sur l’affaire. Mais attention, le juif est agent pathogène du corps humain, bien qu’il prospère, comme il dit lui-même, parce que le corps humain est malade, tandis que, du point de vue antijuif, il ne faut jamais sous-estimer le juif. Erreur d’appréciation maintes fois commise, notamment par Napoléon, aux conséquences funestes.

Au cours de la crise est apparue la décision d’une partie de l’establishment de dénigrer le métis juif Charkeuzi, sataniste d’un niveau intellectuel à peine supérieur à la moyenne. Et voilà que Dinoscopus se prend une contravention pour excès de vitesse, ou plutôt pour ralentissement indu, car son estimation de 200 000 à 300 000 juifs morts en camp de concentration, dont aucun en chambre à air, est sans doute inférieure à la réalité.

Pendant ce temps, des agents de l’État traduisent sans doute la littérature de Bradley Smith en français sur la toile. Smith est universitaire réviso amerloque ayant pris diverses initiatives. Il était précédemment inconnu du francophone, mais voici soudain un extrait de ses propos accessible en français ; Holocaust Fact reproduisant « Le vocabulaire irrationnel employé par la classe professorale américaine » par Smith, papier contenant sa déclamation à la conférence de Téhéran du 11 décembre 2006. Il s’agit de semi-banalités, mais Smith parle de « classe professorale », expression retenant l’attention du fonctionnaire, avec sa vision protocolaire.

Quelques propos suffisent pour identifier qui a traduit le texte. Il parle de Conférence de Téhéran, au lieu de conférence, conformément à l’usage BN (Bibliothèque nationale). Il écrit des mots en Cap’ : « Je ne me suis pas — NE ME SUIS PAS — », quelle horreur ! Le traducteur écrit tiret (-) au lieu de —, faute d’amateur. Il n’accentue pas les capitales, comme Olivier Mathieu et comme tout fonctionnaire. Il emploie des guillemets anglais au lieu des guillemets français, crime contre la langue françoise ! Il parle laborieusement du « 20ème siècle », quel idiot ! À moins qu’il ne parvienne pas à sortir le caractère exposant, comme Guionnet sur wordpress. On écrit 20e siècle en français BN, ou bien plutôt XXe siècle. Le choix d’adopter les chiffres indiens au lieu des chiffres romains viendrait du mage Gerbert d’Aurillac, plus connu sous le nom de Sylvestre II (à l’exception de 0). Cependant, dater les siècles en chiffres indiens plutôt que latins est usage peu répandu en France, en dehors de Revision.

Dans les systèmes de numération, comme dans l’écriture en général, se pose la question de la répartition entre signes rectilignes (réputés masculins) et curvilignes (réputés féminins), les signes des chiffres indiens étant alliance des deux. Ce n’était pas le cas des chiffres romains, rectilignes de 1 à 10. Il fallait atteindre des nombres supérieurs pour voir apparaître des courbes, comme dans D et C. Les chiffres indiens sont plus harmonieux, car 1, 4, 7 sont rectilignes, 0, 3, 6, 8 et 9 curvilignes, 2 et 5 mixtes. Le lien entre 3, 6 et 9 semble évident, aussi bien au niveau graphique qu’arithmétique, sans parler de leur signification subliminale. Puis il faudrait peut-être chercher un lien entre 0 et 8, la chaîne graphique se rompant après 7 (0 étant curviligne, 1 rectiligne, 2 mixte, 3 curviligne, 4 rectiligne, 5 mixte, 6 curviligne, 7 rectiligne). Mais c’est bien sûr ! comme disait l’inspecteur Bourrel, 0 et 8 dessinent trois 0. Aussi la numérotation décimale serait quatre fois ternaire. Il y aurait 1, 4, 7 d’un côté, 3, 6, 9 de l’autre, 0 et 8, auxquels s’ajoutent 2, 5, 10. Du coup on arrive à 12, système de numération dit parfois duodécimal. Il s’agit d’une interprétation magique qui, à notre connaissance, ne fut jamais exposée.

Poursuivons. Le texte diffusé sur la toile prétend que Smith parle du livre d’Arthur Butz « la Mystification du 20ème siècle », mais c’est faux ! Il s’agit du  Canular du vingtième siècle, avec The, aussi la version française aurait dû dire La mystification. Le texte français reprend la traduction erronée de Robert Faurisson, qu’il a soutenue à des fins polémiques, en connaissance de cause. Voilà pour la première page de cet article, qui en comporte une demi-douzaine. Peu de coquille sont décelées en première page, à l’exception de « chambres à gaz homicides », or c’est le gaz qui est homicide, pas les chambres ! Même faute, cette vois inversée, dans le Figaro du 16 avril, qui parle des « chambres à gaz nazis ». Mais il n’est pas question de gaz nazis dans cette expression ! Pareilles coquilles sont œuvres de faussaires maladroits.

Vu leur maladresse, les gens du renseignement français ou travaillant pour le journal juif le Figaro sont incapables de vaincre la coterie juive, en supposant que tel puisse jamais avoir été leur but. Aussi l’antisémite aurait tort de s’enthousiasmer à cause de la clémence dont vient de bénéficier Dinoscopus. Au fond, le jugement de Ratisbonne vise peut-être à satisfaire les doléances des ticounistes.

8 avril 2010

THEIL ET MATHIEU

Occupez-vous de mes ennemis, je m’occupe de mes amis. Après les assauts de Robert Faurisson, voilà que nous subissons coup sur coup ceux d’Olivier Mathieu et de Georges Theil. Conformément à l’expérience, la diatribe de Theil de ce jour n’est pas citée. Voici la réponse :

Vous êtes comparable à Mathieu avec votre narcissisme. Je réponds à votre commentaire là où je le publie (dans « Fureur de Mathieu »). Vous êtes choqué par « ce qui m’intéresse », et vous parlez de vous ! Je n’allais quand même pas employer un nous d’opérette. J’écris comme je cause aux flics. Je ne parle pas de tierce personne, je n’évoque que ce qui me concerne. Puis vous, laïcard, demandez à quelle secte appartient Dinoscopus. Comment appelleriez-vous sa fraternité ? Vous enchaînez par un ouï-dire. Il est faux, vous n’étiez pas là et vous vous nourrissez de racontars. Je méprise les bobards, vous vous en rassasiez. J’ai la réputation d’être fiable, vous pas. Je suis historien, vous pas. Quand on parle d’histoire il y a une règle à suivre : dire mot des ouvrages publiés sur le thème dont on parle, or celui de Rassinier est incontournable. Un paragraphe de Sanning aurait suffi. Il aurait esquissé les grandes lignes du livre de Rassinier. Mais Sanning ne l’ayant pas écrit, n’est pas historien. En revanche Butz parle de nombreuses fois de Rassinier dans son livre capital, raison pour laquelle je vois en lui un historien, bien qu’il n’ait jamais étudié l’histoire à l’université. Et puis, on parle statistique quand on est habitué à dépouiller des fichiers incomplets dont on tente d’imaginer l’intégralité, et quand on n’oppose pas une propagande à une autre. La volonté de l’administration concentrationnaire d’enregistrer chaque décès et d’en indiquer la cause devrait suffire à rejeter la thèse judéocidaire, mais cela vous échappe. Vous égratignez Fofo, comme Mathieu, mais pour d’autres raisons. Vous semblez considérer que Fofo, plus âgé, aurait pu être déporté comme asocial sous le régime hitlérien, comme Guionnet s’il avait vu le jour ; Fofo et Guillotine ayant ce point commun, ainsi que leur race : de mère celtique, de père français. Puis, comme Mathieu, vous m’intentez procès d’intention. Vous persiflez : « Vous cherchez à savoir d’où viennent les informations fournies par d’autres, pour ensuite les utiliser sans JAMAIS citer la provenance. » Comme Mathieu, vous écrivez des mots en capitales, hérésie pour Revision. À croire que vous êtes avide de notoriété. Vous semblez imaginer le site tout-puissant. C’est vrai en termes d’influence, malheureusement pas aux niveaux financier et moyens techniques. Il lui suffit de passer un coup de fil pour avoir des précisions sur un mot boche, hébreu, hongrois, etc. Idem en ce qui concerne rits maçonniques et us juridiques. Quant à la magie, distincte du chamanisme, ou à l’argot, ils sont depuis longtemps explorés. Le tout en s’appuyant sur une prodigieuse bibliothèque, héritée du temps où la toile n’imposait pas son diktat ; sans jamais se fier au ouï-dire, ou bien en l’indiquant. Sur Rudolf, je vous ai répondu : je ne parle pas de quelqu’un dans l’impossibilité de répondre. Idem sur Mattogno, que je respecte, mais je ne vois pas les choses comme lui, car je ne fais pas confiance aux documents administratifs et militaires, contrairement à vous et à Mattogno. Je comprends parfaitement que vous assumiez votre condition de passé haut fonctionnaire, mais elle n’est pas mienne. Demeure le problème Dinoscopus. Il hésite, dites-vous, à aller dans la fosse aux lions le 16 avril. Mais il le fera peut-être au nom de la doctrine de la foi. Auquel cas je lui conseille de sourire face aux caméras, comme le chrétien autrefois face au lion qui va le dévorer, d’après des sculptures romanes. Et de dire que 200 000 à 300 000 juifs morts en camp de concentration hitlérien est estimation controversée, d’aucuns historiens parlant de 500 000, étant entendu que la profession de religieux n’est pas de dire l’histoire. Ce n’est pas grand chose, mais c’est capital si on ne veut pas envoyer Dinoscopus au casse-pipe. Enfin je n’ai pas signalé dans la réponse à votre commentaire que Führer (guide, chef) et Fahrer (chauffeur, conducteur) sont liés, tant c’est enfantin.

6 avril 2010

FUREUR DE MATHIEU

La fureur d’Olivier Mathieu atteint son comble, il décide d’employer la solution finale avec Guillotine. Il l’appelle « fin définitive ». Soucieux de ne pas dévoiler le contenu de cette correspondance privée, voici uniquement les réponses de Guionnet.

Cher Mathieu,

N’attribue pas à autrui des sous-entendus qu’il ne fait pas.

Tu écris comme tu veux, moi aussi. Sauf que j’applique toujours les mêmes normes.

Je n’avais pas du tout compris. Je croyais que tu donnais des précisions que tu publiais de ton côté. J’ai visité ton site, mais ne les ai pas trouvées. Tout a démarré avec « Billet d’humeur ». J’avais envie de parler de plusieurs choses à la fois, en communiquant de réelles nouvelles. Je ne crois pas, par exemple, que l’intention de Dinoscopus d’aller à son procès en bochie le 16 avril fût largement connue. Ce sera pourtant événement majeur. Et je tiens les diverses estimations de la mortalité juive en camp de concentration pour capitales. En ce qui te concerne, je suis tombé par hasard sur la vidéo de femibook, qui ne donne pas la moindre précision sur ton affaire, pas même sa date. Je me suis alors dit qu’il était souhaitable de signaler la tentative de meurtre dont tu fus victime le 8 février 1990, ainsi que l’atmosphère de l’époque, en soulignant que dire « Faurisson a raison » était passible de mort à la suite de la publication du pamphlet de Vidal-Naquet. De telle sorte que je parlais de toi presque incidemment.

Je répercute une partie de tes observations sur le site. J’essaye d’avancer sans aller plus vite que la musique. Et j’en rajoute dans la modestie, en comparant ma mémoire au gruyère. Mais je suis presque aussi sûr que tu m’as dit ça un jour [que son père était boche], que de ma descente au métro Notre-Dame de Lorette. Je n’en ai pas parlé car il s’agit d’une information personnelle qu’il me semblait inutile de communiquer. Aux flics ou en justice je ne parle jamais de tierces personnes, je réponds seulement aux questions me concernant directement. Je te signale que pareil comportement est rare.

Ta dulcinée, ta chérie, ton amante sont expressions ironiques. Toute personne un peu informée le comprend, sauf toi apparemment. Comme si tu prenais tout au premier degré, ce qui me semble, hélas ! possible. Certaines de tes « informations sérieuses » [sur l’identité des assaillants] sont publiées dans Revision n° 14. D’autres l’ont été par toi-même. Quelle est maintenant leur importance ?

Pourquoi citer le vrai nom de Leforestier ? Pareille décision semble d’inspiration policière. Quant aux baratins de la presse, ils n’ont rien de scandaleux, ils sont la règle.

Pas sur le plateau, mais dans la salle. J’aurais alors remarqué des choses t’ayant échappé. Je n’ai jamais cherché une quelconque célébrité, mais à enfoncer des coins, à influencer le cours de l’histoire en rejetant les thèses déterministes. C’est la magie qui m’intéresse, pas les salons. Je ne te reproche pas ton désir de notoriété, même s’il me semble en partie dérisoire. Ce n’est pas de ça dont je parle, j’essaye de récapituler le cours des événements, si possible sans blesser personne et en essayant de viser la tête de l’adversaire, pas ses membres. J’ai toujours eu une dent contre Vidal-Naquet, que j’ai assez bien connu. C’est lui que j’accuse d’avoir été responsable de la tentative de meurtre de Robert Faurisson à Vichy. Événement sans doute en liaison avec ton invitation par Dechavanne, mais j’ignore la nature de cette liaison. Voilà question intéressante. Je te signale d’ailleurs que Revision fut une des principales victimes de ton show, ce que je ne t’ai jamais reproché. Il est ainsi possible que tu aies été invité par Dechavanne en ta qualité de maillon faible présumé de la revue, hypothèse que tu répugnes peut-être à envisager. Et je pourrais multiplier les interrogations de ce type. Elles expliquent en partie pourquoi je parle de force en coulisse.

À ceci près que je parle de toi comme Führer [au lieu de guide] quand tu conduis la voiture, quand tu la diriges.

Ne suppose pas, ça vaut mieux, je ne vois pas du tout les choses comme toi.

Ce n’est pas lieu commun de s’interroger sur le rapport entre la tentative de meurtre de Fofo et ton invitation. Lire la toile ne signifie pas lire ta littérature. C’est l’affaire Dinoscopus qui m’intéresse en ce moment, mais l’animal semble muet comme une carpe.

Comme je dis en réponse à Theil : quand l’interlocuteur pousse des coups de gueule, c’est souvent parce qu’il manque d’arguments.

Pareil jugement n’est ni vrai ni courageux, il est à courte vue, la question étant de savoir pourquoi il y eut guet-apens et comment il fut organisé. On pourrait certes incriminer La Francisque, car il était coutumier de ce genre de magouille, comme cela s’est vérifié quelques mois plus tard avec la profanation du cimetière juif de Carpentras, à laquelle participa la DPSD. Mais il n’y a sans doute pas lieu de remonter si haut. L’article antirévisionniste paru dans Humanisme en 1986 est aussi piste à suivre. Car le frangin est retors. Il s’amuse en ce moment à me qualifier de toutou, très bien. Non seulement je ne cherche pas à l’en dissuader, mais je l’y encourage.

Voilà les observations de ce message écrit à chaud. Il fait apparaître la façon dialectique dont procède le site. L’investigation consiste à pousser l’interlocuteur à donner des précisions. Quitte à développer des interprétations douteuses avant de les corriger. C’est ainsi, de fil en aiguille, qu’on on vient à esquisser une trame. Vous partez d’un événement. Vous commencez par le considérer sous un angle uniquement ponctuel. Dans ce cas, à partir des déclarations du héros. Puis, petit à petit, vous remontez et descendez le temps. Vous apprenez des détails, du genre c’est en 1984 que Mathieu aurait claqué la porte de Rivarol, ou encore qu’il s’est brouillé avec ses amis d’extrême-droite belge un an après l’émission. Du coup, vous ne parlez plus de Rivarol et vous précisez l’année de la rupture bruxelloise. Puis vous élargissez votre champ de vision. Enfin vous observez que Revision est au nombre des victimes de l’opération. L’idiot aurait procédé inversement. Il aurait commencé par dire que le show Mathieu visait en réalité la revue, de façon sournoise. Ce faisant, de nombreux éléments lui auraient échappé. Son discours serait passé pour narcissique, avant d’être jeté à la poubelle de l’histoire.

La situation est comparable dans le cas Malthête. Les injures pleuvent depuis longtemps entre les belligérants. Rien de plus naturel quand on sait la vulgarité du frangin. Mais les jurons sont calibrés. Malthête se prend pour un lettré au vaste savoir, Guionnet ne le conteste pas, il remet seulement le bougre à sa place, dans sa bergerie, où il oye sonnettes et sornettes ; où il s’ennuie prodigieusement après avoir longtemps cru les bobards initiatiques. Ce dont Malthête s’est aperçu quand il arriva à l’échelon suprême, à l’étude de la cabale dans le texte. Il découvrit alors que le GADLU n’a jamais été que sex toy du frangin. D’où son désarroi en voyant que d’autres gens l’ont compris depuis longtemps, sans passer par toutes les étapes initiatiques, sans souffrir de cordonnite, sans payer la moindre capitation. Aussi Malthête dit sa jalousie. Il savoure les injures de Guionnet, qui atteignent parfois le haut niveau de cour de récréation. Invectives adaptées quand on sait que l’initiation à la Veuve est infantilisante. Au moins un lecteur n’a rien compris à l’affaire, son commentaire est parti à la corbeille, la vulgarité étant à manier avec précaution.

4 avril 2010

MATHIEUSERIES

Olivier Mathieu a vite répondu à « Billet d’humeur ». Mais il n’a pas eu le réflexe d’envoyer ses précisions en commentaire, inconvénient et avantage. Inconvénient, car nous n’eussions qu’à les reproduire en les mettant aux normes compographiques du site : guillemets français au lieu de guillemets anglais, pas de mot en capitales (éventuellement en gras), titres de publications en italique, accentuation des capitales. C’est à peu près tout, car Mathieu se fait point d’honneur d’éviter coquille. [En fait, il ne s’agissait pas d’un commentaire mais d’une correspondance privée.] Fan des dictées de Bernard Pivot, non seulement Mathieu spécule beaucoup (il a le temps), mais il dévore presse et imprimés. Dans leur version moderne plus que dans l’écriture de l’époque. De telle sorte qu’ancien et moyen françois lui sont peu familiers, même s’il raffole d’expressions d’autrefois, revues et corrigées par La Pléiade. De mère wallonne, Mathieu est de père boche, précision peu connue. [Tellement peu connue que Mathieu la qualifie de délirante. Mais il fut élevé par sa mère et aurait dit à Guionnet, il y a longtemps, que son père, qu’il n’a pas connu, était « allemand ». Sous toutes réserves, la mémoire de Guionnet ressemblant parfois au gruyère.] Il commence par dire : « Quelques pensées et précisions, au fil de la plume (du clavier). » Écrire du clavier entre parenthèses est typiquement boche. Mathieu veut montrer son sérieux en même temps que sa vocation littéraire (fil de la plume). Puis il est sentencieux. Il juge : « L’article de Guionnet montre que l’histoire de “Ciel mon mardi !” doit encore être écrite. On a beaucoup parlé de cette émission, mais que de choses pourraient encore être dites ! » C’est le littérateur qui parle, l’histoire étant selon lui roman perpétuellement à réécrire.

Mathieu poursuit : « Je me souviens très bien de mon arrivée, avec huit gardes du corps, et, par ailleurs, avec Guionnet (que je n’avais pas la faculté d’inviter, vu que c’est Dechavanne qui faisait les invitations). À l’entrée du studio, Guionnet et tous mes gardes du corps furent rejetés par les balèzes du service d’ordre de TF1. » On croit rêver. Guillotine a un tout autre souvenir. Il croit être arrivé au studio dans la Renault 5 rouge louée par Mathieu, en compagnie de Christine, amante de Mathieu, et de Marc, fonctionnaire de race bretonne. Guillotine croit se souvenir que Dechavanne avait autorisé Mathieu à inviter deux personnes. [Mathieu commente : « Guillotine se trompe », il a peut-être raison.] Guionnet pensait c’est Marc et moi, Christine ne compte pas, c’est une moitié comme on dit en français et en hongrois. Mais peut-être se trompait-il, car c’est Mathieu qui aurait décidé de faire entrer Marc et sa dulcinée sur le plateau, en laissant Guionnet au placard. Condition à laquelle le malheureux s’habitua en visitant les placards de Bois-d’Arcy, Nanterre et Fresnes dans les années qui suivirent. Aussi les huit gardes du corps du Führer du 6 février 1990 semblent imaginaires, Mathieu ayant toujours été solitaire. Mais Guionnet se méfie comme de la peste de sa mémoire. Il la sait peu fiable, raison pour laquelle il écrit l’histoire.

Puis Mathieu verse dans la théorie du complot. Il n’aurait pas été victime d’un seul groupe d’intrigants le 6 février 1990, mais de deux : l’affreuse coterie juive et le GUD. Il a en partie raison, eu égard aux remarques de Paul-Éric Blanrue sur le parti atlantiste de l’extrême-droite dans les années soixante et suivantes. Israël avait soutenu l’OAS, dont Jacques Soustelle, né Ben Soussan, fut un des inspirateurs. Puis, dans les années soixante-dix, l’extrême-droite française a semblé au service de l’ordre judéo-maçonnique, ce dont l’histoire de Minute est illustration. » [Mathieu soutient que l’histoire de Minute est connue de tous, mais cela n’empêche pas de l’évoquer. Quant à la référence à Blanrue, elle porte sur le mot atlantiste, qui lui est emprunté.]

Mathieu règle ensuite ses comptes aux gudards atlantistes, mais au nom de quoi et de qui ? Il commence par dire : « Avec la R5 sur les chapeaux de roue, nous avons passé quelques feux au rouge (je conduisais, Guionnet était à mon flanc, je me souviens qu’il hurlait très excité), nous avons “largué” l’Aigle à une station de métro (je suppose qu’il est rentré alors à Issy). [Supposition qui n’en est pas une, car Mathieu délivra Guionnet à Notre-Dame de Lorette, NDLR.] Voilà tout un passage de ce jour-là pour lequel Guionnet est donc un témoin. » Voilà comment Guionnet est ravalé par Mathieu au rang d’Élie Wiesel, grand « témoin » couronné par le prix Nobel, avant d’être escroqué par son coreligionnaire Bernard Madoff. Que Guillotine hurlât est en partie exagéré. Qu’il craignît pour sa vie en voyant Mathieu griller les feux rouges, à la « place du mort », est vrai.

Mathieu a tendance à faire de lui un héros. Après avoir largué le « volatile », il prit l’autoroute du Nord avec sa chérie, direction Bruxelles. Avant de se mettre à dos, un an plus tard, les soutiens qu’il avait dans l’extrême-droite belge francophone, Mathieu revint à Paris lendemain, après avoir reçu un coup de fil de Leforestier, guide de la librairie Ogmios. [Mathieu ne comprend pas le mot guide dans ce contexte. C’est pourtant simple, tout germaniste traduit guide par Führer, mot qu’il serait idiot de répéter continuellement.] Le but de l’opération était de porter plainte contre TF1 pour n’avoir pas assuré sa sécurité lors de l’émission et contre X pour « agression ». Leforestier promettait de payer Maître Éric Delcroix, avec de l’argent qu’il n’avait pas. Et Mathieu revint à Paris, le 7 février, où il fut reconnu dans le Marais (quelle idée de passer par là ?), avant d’être poursuivi par une meute déchaînée. Bloqué dans une rue par un camion de déménagement, Mathieu et sa dulcinée parvinrent à fuir en courant et à se réfugier au commissariat du neuvième arrondissement, dit trois points. [Mathieu ne comprend encore pas. Il a besoin qu’on lui explique les choses longuement, ainsi soit-il ! Le commissariat du neuvième arrondissement est celui de rue Cadet.] De là aussi Mathieu fut exterminé, le commissaire ne voulant rien entendre de la course-poursuite. [Mathieu ne comprend pas qu’il fut exterminé du commissariat à cause de ses lacunes en latin. C’est pourtant simple, il en fut chassé, banni.]

Mathieu a raison de taper sur l’extrême-droite atlantiste dont la figure de proue, ponctuelle et fugace, se nommait Ncolas Bonnal. Les gudards lui ordonnèrent avant l’émission de ne pas parler de révisionnisme, conformément à leur haute stratégie. [Mathieu sort de ses gonds en voyant le site qualifier Bonnal de figure de proue, mais c’est mauvaise stratégie de rabaisser systématiquement l’adversaire.] Mais Mathieu voulut jouer au camelot, mot nullement péjoratif à l’oreille du partisan d’Action française. Mathieu savait sa carrière journalistique à Minute compromise, en partie à cause de sa volubilité et de son attirance pour le ouï-dire. Il n’était toutefois pas seul le 6 février 1990. Il y avait une autre force en coulisse, qui croyait combattre au nom de la raison sans lui vouer un culte ; ayant autre boche (bouche en ancien françois) que celle du boche défroqué. Hélas ! la boche de Guillotine est souvent bâillonnée, à cause de ses mots tranchants. Non pas tant par le GUD, ou par ce qu’il en reste, que par Marine Le Pen. Non plus tant par le frangin, pourtant ennemi déclaré, que par le réviso, à commencer par celui du clan Faurisson. Enfin et surtout, autre temps autre mode, le site est mal aimé de l’antisioniste et redouté par l’église catholique romaine, qui rencontre d’énormes difficultés dans la gestion de son fonds de commerce antisémitique. [Mathieu récapitule : « Je ne sais pas quel commentaire apporter à tout ceci… Tout lecteur risque d’arriver à la conclusion que, te désignant, t’autodésignant comme une “force en coulisse”, tu aurais bien voulu te trouver sur le plateau… » Nenni, pas sur le plateau, mais dans la salle. « J’étais venu voir le spectacle, en te laissant la vedette », dit le tout petit guide.]

3 avril 2010

BILLET D’HUMEUR

En cette shabbat, l’envie nous prend de parler de nos sentiments. Rien d’étonnant en ce jour yin, au nom féminin en hébreu. Surtout après avoir consulté femibook, « premier réseau social exclusivement réservé aux femmes » dont les auteurs ont une dent contre les betaris et les nervis de la Ligue de défense juive. Parmi les nombreuses vidéos disponibles sur femibook se trouve « Un révisionniste lynché », où on voit des extraits tumultueux de l’intervention du réviso Olivier Mathieu à l’émission de Christophe Dechavanne du 6 février 1990. Sur un plateau de télévision où Alain Guionnet avait été interdit d’accès, bien que faisant partie des deux invités de Mathieu. Guionnet était confiné dans une pièce insonorisée, où il se languissait. Jusqu’au moment où il vit arriver Mathieu, excité, et Marc, contusionné. Il fallait quitter les lieux à toute vitesse. Aussitôt dit aussitôt fait, Olivier démarra en trombe et il fut impossible de compter le nombre d’infractions au code de la route qu’il commit à la sortie du studio. Puis Olivier se rassura : « Ça va, nous ne sommes pas filés. » Quel était le but des organisateurs de l’émission et de la police en interdisant d’entrer Guionnet ? Question inédite, cet événement n’ayant jamais été relaté. Le préserver, semble-t-il, car il appartient à une espèce rare. Naïf, il croit grosso modo ce qu’il raconte. Contrairement à Mathieu, il ne disait pas à l’époque « Faurisson a raison ». À une exception près, il a distribué des feuilles de Vieille Taupe où figurait la formule « Faurisson a raison, les chambres à gaz c’est du bidon ! » car le prédicat était selon lui les chambres à gaz c’est du bidon, tandis que Faurisson a raison se trouvait là pour la rime, et que Faurisson a raison sur la question des chambres à gaz homicide. En particulier à l’usine de la mort Auschwitz, comme ont fini par s’en apercevoir les juges de la cour d’appel de Paris.

Mathieu regrette d’avoir dit Faurisson a raison. Erreur de jeunesse, mais cette expression était passible de mort à l’époque, après que Pierre Vidal-Naquet eut pondu son pamphlet Les assassins de la mémoire. En douterait-on ? Il suffira de signaler à ce sujet que Mathieu fut attaqué le 7 février, lendemain de l’émission, à Paris. Le 8 février il fut victime d’une « tentative d’assassinat » à Bruxelles, qui s’acheva sur la Grand Place, après poursuite, quand il sortit de son véhicule « quasiment désintégré ». Seulement ces événements ne font pas l’objet de films accessibles au public, aussi femibook les ignore. Femibook feint aussi ne pas comprendre que l’attaque de la librairie Résistances, à Paris, l’année dernière, est due à la conférence qu’y donna le sabra Shlomo Sand, dont le succès de librairie est initialement dû au Démon diplomatique et à Revision.

Côté yang à présent, sans penser aux culs des femmes que Guionnet contempla pendant une heure ce matin, ou bien en y songeant en mec (maître en argot), quelques mots sur Ernst Zündel et son avocat canadien Douglas Christie. Ernst, qui correspond à Ernest, signifie sérieux en germain, et on sait le culte du boche pour le sérieux, comparable à celui du Français pour la raison, que le Germain francophone hésite parfois à traduire par Vernunft. Or, dans ses affaires, le prénom de Zündel joua le rôle de circonstance aggravante. Idem en ce qui concerne son nom, car zündeln signifie jouer avec le feu. De telle sorte qu’Ernst Zündel était destiné à sa condition de martyr. Même chose pour son avocat Christie : on n’a pas idée de s’appeler ainsi, son nom suscitant l’horreur du nervi juif. En revanche, le François est horrifié par l’abréviation Doug de son prénom. L’obsession onomatopéique de l’amerloque devrait conduire à la disparition de son idiome. Douglas Christie a le mérite d’être clair toutefois, ce qui est rare pour un avocat. Depuis que Revision existe, et peut-être avant, Christie lui envoie sa lettre Friends of freedom (Amis de la liberté), bien que la revue ait rarement répercuté ses dires. Comme si Christie respectait la grenouille, en dépit du caractère dérisoire qui lui est souvent prêté. Dans sa lettre du 26 mars, reçue ce matin, Christie parle de Zündel. Avec sobriété il rappelle sa libération le premier mars de la prison de Mannheim, où il fut interné cinq ans. Puis il relate comment il fut arrêté à son domicile, dans le Tennessee, avant d’être déporté au Canada, où il fut détenu pendant deux ans à l’isolement, dans des conditions abjectes (c’est nous qui le précisons, pas Christie). Puis Zündel fit l’objet d’un jugement secret au Canada auquel ses avocats ne purent pas assister, avant d’être extradé en bochie pour négation de l’holocauste. Il s’avéra ensuite que la législation appliquée par le tribunal était « inconstitutionnelle », autrement dit dénuée de force de loi. Mais la procédure n’en continua pas moins, pour en arriver au total de sept ans de prison infligés à Zündel en toute illégalité. Un des responsables du calvaire de Zündel serait Pierre Blais, avocat général qui sollicita l’extradition du prévenu en bochie. Mais Blais n’est pas grenouille, dont nous défendons la cause, il est transfuge, grenouille défroquée. Amitiés à Zündel donc, dont nous indiquons que la seule manifestation de soutien organisée en sa faveur à Paris, par Revision, fut interdite. Seule celle de Budapest, en Europe, se déroula plus tard décemment.

Le 16 avril aura lieu le procès de monseigneur Richard Williamson en bochie pour négation de l’holocauste. Il compte se rendre dans la fosse aux lions et de la stasiste Angela Merkel (elle aussi aux nom et prénom prédestinés, Merkel signifiant Mère-Doit en franco-magyar). Nous avons deux conseils à lui donner : s’inspirer de l’art roman montrant le sourire du chrétien face au lion s’apprêtant à le dévorer, et laisser tomber l’estimation faurissonienne de la mortalité juive en camp de concentration et assimilé, car il y eut plus de 200 000 à 300 000 juifs morts dans les camps ayant été déportés pour motif racial ou autre. Fofo est en partie responsable du martyre de Zündel, comme il l’est de la tentative de meurtre présumée de Mathieu le 8 février 1990. Sans qu’on puisse l’incriminer, car Robert Faurisson faillit être tué samedi 16 septembre 1989, dans la journée, à Vichy. Le jour est indiqué, car il pourrait contribuer à dresser le profil des trois auteurs de la tentative de meurtre, toujours pas officiellement identifiés. Faurisson est aussi responsable de l’estimation de Dinoscopus, qui repose certes sur une statistique de la Croix-Rouge internationale, mais partielle et n’ayant valeur qu’indicatrice. Cette statistique ne porte que sur un large échantillons de cas examinés conformément à la législation en vigueur après-guerre, le nombre réel de juifs morts en camp de concentration ou assimilé étant plus élevé. Éventuellement Dinoscopus peut citer Revision : 500 000 est vraisemblable. Dans une optique opposée et dans une moindre ampleur, certains décès attestés par la Croix-Rouge internationale n’ont sans doute pas eu lieu pendant la guerre ou dans les semaines qui suivirent, de nombreux rescapés ayant été libérés par les troupes soviétiques sans laisser de traces.

Voilà pour ce billet d’humeur à la fois yin et yang. Les visites du site se chiffrent à 1616 en janvier, 1965 en février, 1549 en mars 2010. La progression n’est pas constante. La revue continuera de paraître, mais quand ? Mystère, en tout cas pas demain. Elle est fruit de recherche. Sans recherche, pas de revue. La qualité est sa force de frappe.

(Curieusement Mathieu est injoignable par courriel. Façon de gagner du temps pour l’ennemi, qui s’inquiète peut-être que la tentative de meurtre dont Mathieu aurait été victime le 8 février 1990 fût rendue publique. Mais il s’agit d’un secret de polichinelle, quelques autres sources étant disponibles. Ce qui conduit à penser que le jugement de Vidal-Naquet serait toujours valable : Mort au faurissonien, procès civils à Guionnet, avec sa langue fourchue ! De la même façon que Voltaire disait « il ne faut pourtant pas brûler le juif », le juif dirait il ne faut pourtant pas brûler Guionnet. C’est possible quand on sait que le juif tortille du cul pour chier droit sans y arriver. À lire, accessoirement, le commentaire de Georges Theil de ce papier, sur l’estimation de la mortalité juive en camp de concentration et assimilé, qu’il envoya par erreur à la fin de l’article suivant, « Antisémite heureux ».)

25 mars 2010

SULTAN STIFANI

Sultan Charkeuzi fait des émules à la Veuve régulière, à la Grande loge nationale française qui courtise l’Élysée, toujours plus en quête de résultats initiatiques. C’est l’Express du 18 mars qui en parle, hebdomadaire du petit cadre et du juge de Nanterre. Les gros caractères sont destinés au presbyte, car il n’y a plus que des gens âgés qui achètent la presse papier. L’Express écrit grand maître sans trait d’union, contrairement à l’usage, pour impressionner le profane, alors que le boulot de grand-maître est celui de représentant de commerce, comme on dit à la Veuve irrégulière. Le lecteur de l’Express et le frangin de la GLNF s’accordent sur un point : ce n’est qu’à partir de soixante ans qu’on atteint la sagesse. Contrairement à la thèse cabalistique, qui parle de quarante ans.

Le sultan ou despote François Stifani est avocat. Selon lui le droit est science, ce qui est faux, car le droit est généralement initiation au mensonge et à la fourberie. L’Express brille par sa vulgarité en parlant de « boss » ou de la « Rue Pisan », au lieu du boulevard Bineau, à Neuilly-sur-Seine, où s’est longtemps trouvé le siège de la GLNF. Car Neuilly est cœur historique de la GLNF, avec sa juiverie arrogante. Sultan Stifani prétend que « toute discussion religieuse ou politique est interdite » dans son ordre, mais ses grades dits écossais sont pour la plupart tirés de l’Ancien testament, à quelques exceptions près, comme chevalier Rose-Croix (dix-huitième). Lévy et Cohen étaient membres du suprême conseil il y a une vingtaine d’années, bien sûr en leur qualité de frangins. Bref, Sultan Stifani se fout de la gueule du monde. Il vient d’allonger son mandat de trois à cinq ans, comme Sultan Charkeuzi, et il extermine les frangins récalcitrants, comme ceux du Val de Loire (1 450).

Ledit Jean Solis, qui a passé seize ans dans cet antre, a maintenant peur. Il « maçonnait » en atelier pendant ce temps, autrement dit il moutonnait. À la suite de la publication de l’Express, où il est dénoncé comme malpensant, le bonhomme s’inquiète. Il porte plainte au procureur de la République, annonce-t-il le 24 mars, à la suite du piratage informatique dont il fut récemment victime. Il dépose aussi à main courante au sujet de menaces contre sa personne proférées devant son domicile il y a quelques mois par deux individus. Ce qui entraîne ce commentaire de la fliquette d’Issy : « j’m’en bats les couilles ! » Solis songe aussi à laisser son témoignage à la postérité, comme Fofo et Olivier Mathieu. Il parle de son honnêteté, comme tout escroc. S’il veut le soutien de Revision, il lui faut donner des gages, en commençant par employer correctement le subjonctif. Ce qu’il ne fait pas, à moins qu’il parle lorrain.

Le 25 mars s’est tenue l’assemblée générale de la GLNF à l’Aquaboulevard de Paris (à côté d’Issy). La majorité des 1 850 frangins présents a rejeté le quitus financier et le budget 2010-2011 de l’ordre (par 52 à 53 % des voix, prétend le conseil d’administration, par près des deux tiers soutiennent les rebelles). La fronde s’amplifie, des frangins se sont levés après le vote, ont scandé « Stifani démission ! »puis chanté la Marseillaise. Tant et si bien que la Veuve régulière est désormais associée à crasse et saleté. En douterait-on ? C’est Sultan Stifani qui dit aux rebelles le 4 décembre 2009, au sujet de leur texte : « Je ne me torcherai pas avec, de peur de me salir les fesses. Je vais vous distribuer du papier Lotus. Les discours sales vont de bouches sales à oreilles sales. » À l’Aquaboulevard il y avait, dit-on, des juges du tribunal de Nanterre.

Sur Youtube se trouve un film de la fronde des frangins à l’Aquaboulevard. Ils ne scandent pas « Stifani démission !  » mais « Démission ! » Ils ont la main droite levée (ils sont des centaines), comme s’ils disaient Salut Hitler ! sauf qu’ils ont les doigts écartés. Quand ils entonnent la Marseillaise, ils chantent faux. Cet événement est plus conséquent que les pitreries du passé grand-maître juif du Grand orient de France Alain Bauer, pote de Sultan Charkeuzi.

10 mars 2010

SHOW DIEUDONANA

Mercredi 10 mars, Dieudonné est invité par le juif de cour Frédéric Taddeï dans son émission. Il est opposé aux avocats licrasseux Christian Charrière-Bournazel et Thierry Lévy. Lévy n’est certes pas licrasseux (mot inventé par Léon Degrelle quelques années avant sa mort, dans sa postface au livre d’Olivier Mathieu Une aventure inachevée), mais il peut être assimilé aux membres de cette ligue de vertu, car tenant le discours de la Veuve « profane », ce qui ne l’empêche pas d’appartenir aux Bney Brith (Fils de l’Alliance, ou Union). « Après l’injure, dit-il à Dieudonné, y a la loi, et après la loi, y a les coups ; et vous le savez. » Car le malheureux Dieudo’ fut agressé par quatre escogriffes aux passeports israéliens, contrairement à la règle qui veut que trois assaillants soit nombre idéal. Dieudo’ parla un ton en-dessous de Lévy. Il dit et répéta « je suis un homme de paix », sans s’apercevoir que ce propos, qu’il s’imagine maçonnique, est rase-bitume, l’humanisme de la Veuve étant mortifère. D’où son nouveau surnom Dieudonana, étant entendu qu’Émile Zola s’est inspiré du nom de l’antique déesse de la terre assyro-babylonienne Innana quand il écrivit Nana, d’abord en feuilleton, d’octobre 1879 à février 1880. D’où le fait que l’étymologie prêtée par le Robert à nana est à jeter aux orties, car nana n’est pas tiré d’Anne, même si ces noms sont liés, an signifiant ciel en kiènguigeois, tandis que Jésus est petit-fils d’Anna selon le Nouveau testament, du ciel ou au ciel en kiènguigeois (mère se dit anya en hongrois, le n étant supposé avoir été mouillé en ny il y a longtemps).

Comme si le conflit, par-delà Dieudonana, opposait kiènguistes et juifs coulés dans le moule assyro-babylonien. Ce que Lévy confirme quand il assure : « l’extermination au nom de la race a été inventée contre les Africains et contre les peuples colonisés ». Selon lui, sans ce précédent, la politique hitlérienne fût difficilement concevable. Peu après, Taddeï, en voix off, lui demande : « Par extermination, vous voulez dire l’esclavage ? » Non, répond Lévy, « extermination » — dans le sens d’extermination de la vermine —, à la manière des Anglais en Tasmanie, qui massacrèrent les indigènes.

Lévy se dit aussi « choqué » par la loi Gayssot qui réprime toute contestation de crime contre l’humanité, ce que Taddeï résuma par négation des chambres à gaz. Tous deux apparurent à cette occasion, comme en ce qui concerne les différentes acceptions qu’ils donnent à extermination, maîtres du verbe. En comparaison, Dieudonana était sur la défensive, avec son populisme. Il se retrancha même derrière sa prétendue honnêteté, notion souvent mise en avant par les gens à court d’arguments (et par les escrocs).