Alain Guionnet – Journal Revision

3 octobre 2010

RIFIFI DES DROITES NATIONALES

Depuis qu’elles existent, les droites nationales françaises ont surtout affiché leurs rivalités. Une union l’a certes emporté en 1851, celle des bonapartistes et des monarchistes, ces « révisionnistes » selon Victor Hugo. Ce qui augurait mal de la suite. Puis le régime du charbonnier Napoléon III fut miné de l’intérieur et on peut dater de 1866 le début de sa déchéance. Elle fut provoquée par des fils de la Veuve, qui n’étaient ni bonapartistes ni monarchistes. Nombre d’entre eux étaient juristes, journalistes renommés, directeurs de publication ou hommes d’affaires. Les juifs étaient minoritaires parmi eux, mais certains occupaient des postes-clés, comme Moïse-Issac dit Adolphe Crémieux. À partir de 1877, année de la victoire électorale des soi-disant républicains, les droites nationales entamèrent leur périple émaillé de profondes divisions. Elles atteignirent un premier point culminant en 1899-1900, pendant l’affaire Dreyfus, avant de s’exacerber dans l’entre-deux-guerres. Très souvent respectueux des lois et de l’armée, le nationaliste était dépourvu au plan idéologique. Surtout quand il entendait crier « vive le Roi ! » ou quand on lui répétait que l’église catholique était meilleure garante de l’existence des nations.

Et nous voilà en 2010, année où on s’aperçoit que la toile de fond n’a pas changé. Des catholiques soutennent qu’ils sont certes universalistes, mais aussi nationalistes, comme les Intransigeants dont le site s’améliore, Rivarol continue son chemin en dénonçant le mythe de la France résistante, sinon au régime hitlérien, en tout cas à Vichy, tandis que le conflit monte entre Bloc identitaire et une coalition formée par le Parti national radical, Terre & peuple et Maître Éric Delcroix dont Rivarol a publié une tribune le premier octobre. Delcroix dénonce la capitulation du Comité d’entraide aux prisonniers européens (CEPE), qui refuse de soutenir Vincent Reynouard. Il impute cette « dérive » à Bloc identitaire, qui chapeaute le CEPE. Selon Delcroix, sa politique « consiste à plaire aux sionistes, en y voyant bien naïvement des alliés contre l’islamisme ».

Delcroix cite « Grandes manœuvres juives de séduction à l’égard de l’extrême droite européenne » par Pierre Vial dans Terre & peuple d’été 2010. Delcroix juge : « Ces apprentis sorciers ignorent que le judaïsme et l’islam sont l’avers et l’envers d’une même médaille levantine. » Il s’interroge : « les naïfs ne voient-ils pas que la plus virulente des ligues de vertu “antiracistes”, dans la chasse aux comtempteurs de l’islam, est la très sioniste LICRA ? »

Ancien militant d’Ordre nouveau, Delcroix témoigne que tous les membres de ce groupe n’ont pas rallié la cause judéo-opportuniste. National radical n° 16 de juin-juillet-août 2010 fustige aussi Bloc identitaire (page 16). Il demande : « Fabrice Robert nous referait-il le coup de l’ex-formation d’extrême droite Occident des Gérard Longuet, Alain Madelin, Patrick Devedjan… qui était financée par la CIA, avait pour mission de combattre le communisme et de défendre les intérêts israéliens ? » Toutefois Occident était divisé, ne serait-ce que sa filiale Ordre nouveau, même si le groupe défendit grosso modo les intérêts du grand Israël.

Puis il y eut l’épisode du Front national, qui sut rassembler les droites nationales grâce à Jean-Marie Le Pen. Ce qui était un exploit quand on sait leur diversité. Le Pen se distancia des États-Unis et de la coterie juive, ce qui était appréciable. Toutefois il dut en partie son succès à La Francisque (François Mitterrand), qui joua grâce au FN un coup tordu à la droite parlementaire, invitée à faire barrage au « mal absolu ». Puis il arriva ce qui était prévisible : la guerre de succession dans un parti unicéphale, qui se solda par des reculades successives, le groupe ayant toujours refusé de voir le rôle capital de la presse et ne comptant que sur la démagogie de ses dirigeants, inféodés aux grands médiats. D’où le succès de l’avocate pro-israélienne Marine Le Pen.

Le Parti national radical est un des résultats de cette guerre des chefs. Au point que Martinet ne sait plus où il se trouve sur l’échiquier politique, car il est avant tout hostile aux prétendus maîtres du monde qui veulent le ruiner et le faire emprisonner. National radical souligne cette thèse de Bloc identitaire : « Quiconque suit régulièrement nos activités, lit nos textes, sait que le Bloc identitaire n’est ni antisémite ni antisioniste et qu’il a relégué au magasin des antiquités politiques du vingtième siècle ce que d’aucuns appellent la “question juive”. »

Ce qui est étonnant, car Reynouard a les mêmes positions que Bloc identitaire. Lui non plus n’est pas antisémite pour un sou, alors pourquoi BI ne donne-t-il pas au CEPE le feu vert pour le soutenir ? Parce que BI pense à sa survie ? Parce que Robert n’aime pas se faire braquer ni aller au trou pour pas un rond. Tant qu’il peut manger de la soupe au cochon, du siflard au poivre et à l’ail, sous le regard bienveillant du Bney Brith, Robert est content. Ensuite il écoute secrètement ses morceaux de rap favoris, de Fasc et de Fraction hexagone. Voilà un indigène qui a tout compris.

National radical aussi a presque tout compris. À la fin de son papier, il cite Protocole des sages de Sion (3,6) : « Nous avons parmi nos agents — conscients et inconscients — des hommes de toutes opinions : restaurateurs de monarchies, démagogues, socialistes, communistes et toutes sortes d’utopistes. Nous les avons tous attelés à la besogne : chacun sape de son côté et s’efforce de renverser tous ce qui tient encore debout. » Bonne citation, mais elle est incomplète à dessein. L’auteur parle des restaurateurs de monarchies au pluriel, car son optique est mondiale, pas russe, mais il oublie les nationalistes à dessein, car il souhaitait que son ouvrage fût traduit et publié en russe par un nationaliste, ce que fit Georges Boutmi en 1903. Or, si l’auteur du Protocole avait parlé des nationalistes dans cette phrase, Boutmi n’aurait peut-être pas publié le pamphlet.

Mais les agents du cahal, conscients ou inconscients, ont toutes sortes d’opinions, y compris anarchistes, qui figurent dans le texte sous le nom d’utopistes. Y compris nationalistes ou d’extrême-droite, comme Boutmi était réputé l’être. De telle sorte qu’il ne subsiste qu’un mot fort dans l’appellation Parti national radical : radical, par opposition à parti national enjuivé. Aucun ne porte ce nom pour l’instant, mais des groupes des droites nationales sont depuis longtemps enjuivés, instrumentalisés par le cahal.

D’un autre côté, les nostalgiques du maréchal Pétain seront intéressés d’apprendre que c’est Philippe Pétain lui-même qui a durci le statut des juifs d’octobre 1940. Le projet prévoyait initialement d’épargner « les descendants de juifs nés français ou naturalisés avant 1860 », c’est Pétain qui a annulé cette disposition. Il aurait aussi étendu le champ d’exclusion des juifs de la justice et de l’enseignement à leurs possibilités électorales. Et ce, vu les annotations du projet au crayon par le maréchal. Serge Klarsfeld exulte : « Le principal argument des défenseurs de Pétain était de dire qu’il avait protégé les juifs français. Cet argument tombe » (le Point du 3 octobre). Or c’est faux, Pétain a toujours protégé les juifs français de déportation pour motif racial.

26 septembre 2010

MODE MUSICALE ET PROTOCOLES

Vu qu’il n’existe quasiment plus de liberté d’expression en France et dans le monde, rien d’étonnant à ce que des poches de résistance se trouvent dans le rap dégénéré. Avec Fraction Hexagone le 24 avril, groupe de têtes noires ayant peu de cheveux sur le caillou. Ces crâneras ne savent pas dire vive victoire ! Ils n’osent pas parler ouvertement de la juiverie, qu’on appelle maintenant cahal. Ils braillent « au bout de notre lame » les sionistes auront « une juste punition ». Avec Fraction Hexagone, on retourne à un niveau d’évolution antérieur à la tête noire, on renoue avec les mœurs primitives.

Avec « L’appel de Fraction » du 27 août, on atteint un niveau légèrement supérieur, avec son européanisme. Les gars croient aux cartes géographiques. Ils n’ont pas compris que Roumanie et Bulgarie sont en grande partie étrangères à Europe. Ils vantent la guerre d’autrefois au Sarrazin, bien. Ils parlent du Germain, bien. Ils donnent une large place au Hongrois, bien. Ils disent « Faites l’amour et la guerre ! » bien. Mais leurs références aux identitaires laissent à désirer ainsi que leur européanisme de bobo. Pourquoi Fraction est-il autant en retard sur Fasc, qui, lui, a entrepris d’éradiquer le juif ? Mystère.

Une occasion de s’illustrer apparaît pour Fasc avec la nouvelle affaire du protocole. Il y avait précédemment trois protocoles connus, intrinsèquement liés : le Protocole officiel du congrès sioniste de Bâle de 1897, le Protocole des sages de Sion, vraisemblablement écrit au second semestre 1899 ou courant 1900, le Protocole de conférence de 1942, dit de Wannsee (sur la solution finale de la question juive). Il y a maintenant le protocole de La Francisque (François Mitterrand) de 1989, selon Spiegel du 25 septembre 2010.

C’est Anonyme qui vient d’en informer le site en commentaire de « Vie réelle de Reynouard ». En résumé La Francisque, opposé à la chute du mur de Berlin, voyait dans l’euro contrepartie à l’unité de la Germanie. « Le Miroir » emploie le mot protocole dans son acception française, mais ce ne fut pas le cas pendant longtemps, quand protocole et Protokoll étaient faux amis, quand Protokoll signifiait procès-verbal, voire compte rendu. Et il devrait arriver ce qui se produit souvent, dilution et banalisation du mot. On pourra ainsi bientôt parler du protocole du 11 septembre. Sans préciser l’année, car il s’agit de donner au message un caractère ésotérique, tout le monde étant supposé comprendre de quoi il s’agit. Voilà boulot destiné à un artiste comme Fasc.

Nous lui proposons cinq protocoles, clés en main, avec nos conseils dans l’écriture du texte de la chanson pour lui éviter tout impair. Et de suivre le protocole historique, le fil chronologique, en partant du protocole de Bâle pour finir avec le protocole du 11 septembre, où l’emploi du mot nanothermite est indispensable. Dis-nous Fasc, ça roule ? Si ça marche, le texte de la chanson peut être décidé en quelques jours. Ensuite, les images et les lieux de tournage choisis prendront plus de temps, mais il s’agit de faire les choses dans l’ordre : d’abord le texte, puis la zizique et les images. Dis-nous Fasc, tu veux ou tu veux pas ?

Si Fasc accepte, l’opération sera tenue secrète jusqu’à sa réalisation, conformément au protocole des sages goys.

11 septembre 2010

MOMO REMET UNE COUCHE

Agoravox a reproduit le 10 septembre les blanruseries sur le soutien apporté à la pétition en faveur de la libération de Vincent Reynouard et de l’abrogation de la loi Gayssot. Ce qui a le chic d’exciter Momo, qui se répand dans les commentaires. Morice finit par s’en prendre à sa bête noire, ce qui devient une habitude.

On pourrait le remercier pour la réclame qu’il fait au site, mais Momo est sournois. Il choisit d’attaquer Guionnet pour ce qu’il dit du show télévisé du 6 février 1990, qui se déroula sous les auspices de la police politique de La Francisque (François Mitterrand). Cette mise en scène eut pour vedette Olivier Mathieu. Elle eut lieu dans le but de faire voter la loi Kahal-Fabius-Gayssot du 13 juillet 1990, qui réprime la contestation du crime contre l’humanité. Mais ce stratagème ne suffit pas, car l’émission fut suivie de l’opération Carpentras en mai 1990, que le renseignement militaire contribua à mettre sur pied et où il y eut mort d’homme par la suite.

Le but de l’émission de février 1990 était d’associer révisionnisme et extrême-droite, raison pour laquelle l’entrée de la salle fut interdite à Guionnet, qui aurait remarqué certains trucs s’il avait été présent. En effet, on voit autrement les choses dans une salle que sur un film, qui aplatit tout et qui déforme les sons. On voit aussi des trucs qui se déroulent hors champ de la caméra. Or Momo provoque Guionnet à reparler de cette affaire en prétendant qu’il était dans la salle. C’est bien, puisque la chronologie des événements ayant précédé le vote de la monstrueuse loi évoquée récemment est incomplète. Complétons-là un peu : printemps-été 1989, publication des Protocoles des sages de Sion en feuilleton dans Revision ; été 1989, annonce par l’Union Soviétique qu’elle va communiquer les registres de décès d’Auschwitz en sa possession à la Croix-Rouge internationale ; septembre 1989, tentative de meurtre de Robert Faurisson ; novembre 1989, chute du mur de Berlin ; février 1990, show télévisé destiné à associer révisionnisme et extrême-droite ; mai 1990, opération Carpentras ; juin 1990, interdiction totale ou partielle de plusieurs publications, à commencer par Revision ; juillet 1990, vote de la loi scélérate.

1 juin 2010

MARMARA BLEUE

C’est sur le navire turc en tête de la flottille que les affrontements furent le plus violent. Deux commandos israéliens y furent sérieusement blessés. L’un fut jeté du pont supérieur sur le pont inférieur, le second frappé à terre par plusieurs hommes, comme on peut le voir sur les vues aériennes des affrontements prises par Israël. Israël ne parle pas d’arme à feu ayant été utilisée par des marins ou des passagers, mais de perches métalliques, d’une grenade à main incapacitante et d’une bombe incendiaire. Les images des prétendues grenade et bombe ne sont pas convaincantes, à moins de considérer que la grenade incapacitante fut dérobée à un soldat israélien avant d’être jetée à la mer.

Le film fait apparaître que les commandos israéliens furent héliportés, d’abord en petit nombre, à différents endroits du navire. Ils furent alors assaillis par plusieurs dizaines de personnes. Les commandos avaient pour mission de dégager les ponts avant l’abordage opéré par les équipages de vedettes israéliennes. Ce bateau turc, d’un tonnage assez important, s’appelle Mavi Marmara, autrement dit Marmara Bleue, la mer Marmara se trouvant entre Europe et Asie, entre mer Noire et Méditerranée, ou bien plutôt entre mer Noire et Égée. Le film israélien gagne à être augmenté par le vision d’un autre film, latéral, tourné en contrebas du navire, plus proche que celui de l’hélicoptère, sans doute par un passager d’une vedette israélienne. Il se trouve sur BBC. Une fois encore, renseignement et médiats britanniques devancent leurs homologues français.

Le nombre des morts parmi marins et manifestants est discuté. Israël parle de 9 morts, Al-Aqsa TV de 20. Tout le monde s’accorde sur les autres estimations. La flottille, composée notamment de deux bateaux turcs et de deux bateaux grecs, transportait près de 10 000 tonnes d’approvisionnement et environ 700 marins et passagers. 686 personnes ont été débarquées lundi en Israël, dont 45 sont expulsées ou sur le point de l’être mardi matin, les autres emprisonnées. Parmi elles il y aurait 10 Français, dont 3 de nationalité franco-turque. Une a accepté d’être expulsée, les neuf autres sont emprisonnées.

Les réactions hostiles à l’attaque de l’armée israélienne sont vives dans les pays dits arabes mais aussi et surtout en Turquie, où les organes de presse n’accusent pas Israël de crime de guerre, comme prétend la presse française, mais de crime contre l’humanité. Au point qu’Israël risque de susciter une impossible unanimité contre lui en Turquie, en rassemblant laïcs et religieux. Toutefois l’opposition entre laïcs et religieux est perceptible sur les images des manifestations en Turquie, dont les laïcs sont fer de lance. Pour les encourager, rien de tel que de cesser de parler des Palestiniens et de les appeler ottomans, car l’histoire de Palestine n’existe pas, contrairement à celle de l’empire Ottoman.

Israël n’est pas au bout de ses peines avec ses centaines de prisonniers. Des manifestants refusent de dire leur identité et leur nationalité. Parmi les 45 blessés hospitalisés, certains refusent d’être soignés. Accessoirement, on notera l’augmentation du nombre des blessés, de 36 à 45, dans le bilan de l’opération.

SUPRÉMATIE BRITANNIQUE

Messieurs les Anglois, tirez les premiers ! C’est votre droit, car la qualité des informations communiquées par BBC sur le raid israélien est incomparable avec les bégaiements de la presse française, même si les journalistes du Parisien semblent un peu moins idiots que leurs collègues, car ils lisent les nouvelles de BBC, ils ne répètent pas seulement les niaiseries d’AFP ! (Au cas où quiconque en douterait, il suffit de constater que le Parisien parlait de « flotille » dans ses premières éditions de lundi 31 mai, dommage causé par le flotilla engluche, au lieu de flottille.) BBC commence par verser dans l’humour judéobritannique. Elle cite un journaliste de Haaretz, journal israélien, qui écrit : « mon fils âgé de six ans pourrait faire beaucoup mieux que notre actuel gouvernement ». Excellente introduction.

Au fond, BBC cherche à tirer épine du pied d’Israël, mais de façon subtile, en communiquant de vraies informations. Le raid a eu lieu à 60 kilomètres de la côte de Gaza, dans les eaux internationales ; premier hic, même si la question est discutable au regard du blocus opéré de la bande de Gaza par Israël, prétend BBC. Interprétation généreuse pour Israël des lois internationales, par définition élastiques, aussi n’est-ce que broutille. Ensuite BBC révèle que face à l’ultimatum lancé par l’armée israélienne, 5 des 6 bateaux ont stoppé, mais pas le Mavi Marmara, plus gros bâtiment.

D’où la décision d’envoyer des commandos héliportés sur le pont supérieur du Mavi Marmara pour s’emparer de la passerelle de commandement. 15 hommes formés au combat, pas au maintien de l’ordre. Selon un journaliste israélien du Yediot Aharonot, ces soldats, équipés de leurs armes de combat et d’armes anti-émeute, n’avaient pas reçu l’ordre de tirer, car l’éventuelle résistance des passagers était supposée « légère ». Aussi serait-ce l’imprévision du commandement qui serait à l’origine de l’échec du premier raid. Et c’est seulement quand une deuxième équipe de 15 commandos fut héliportée sur le navire, qu’ils parvinrent à en prendre le contrôle. Face aux 30 manifestants qui continuaient le combat, les 30 commandos israéliens ouvrirent le feu, comme ils en avaient reçu l’ordre. De telle sorte que toute résistance fut vite anéantie.

Ces nouvelles suggèrent que l’écrasante majorité des victimes se trouvait sur le Mavi Marmara, à commencer par son capitaine, gravement blessé. Elles donnent également à penser que les commandos israéliens n’ont pas uniquement tiré sur les hommes qui les combattaient, mais que certains d’entre eux ont fait un carton, y compris en tirant sur une femme. Puis vient la thèse de l’imprévision du commandement militaire et, au-dessus de lui, du gouvernement israélien. Vu les modalités du raid, pareil massacre semble avoir été planifié. Le doute à ce sujet est vite dissipé quand on considère que la flottille portait le nom de Liberté, or tout le monde se souvient de la façon dont marine et aviation israéliennes attaquèrent le navire espion américain USS-Liberty pendant la guerre des Six-jours, en 1967.

BBC oublie curieusement ce précédent. Il est vrai que l’ancienne radio de George Orwell n’a pas pour mission de dire l’histoire, mais de la manipuler.

TURKITUDE

Un film se trouve à présent sur le site, dans le premier commentaire, sur l’attaque de Marmara Bleue. Il n’a sans doute pas été trafiqué. Que les non-turcophones et non-anglophones sachent que la traduction française, partielle, gagnerait à être révisée. Israël a eu tort d’attaquer le Turk, gaffe de plus dans sa politique, comme il ressort des propos des intervenants, pas toujours traduits en français.

LES RATS QUITTENT LE NAVIRE

À vingt heures, aux actualités télévisées, les rats, c’est-à-dire les journalistes français, quittent le navire en perdition de leur propagande imbécile. Ils projettent le film de BBC et invitent le gendarme magouilleur de La Francisque Christian Prouteau à s’exprimer. On imagine qu’il explique savamment (on ne l’a pas entendu) qu’opérations de police et militaire sont distinctes, et qu’Israël a confondu les deux. Piètre condamnation du raid israélien. D’autre part, vous ne trouverez nulle part les vives critiques du Turc faites dans Revision, en même temps que la reconnaissance de ses particularismes. Par exemple, le Turk avait tout loisir de tuer le commando israélien à terre, qu’il avait commencé à lyncher, mais il ne l’a pas fait. Vous ne trouverez pas non plus le rapprochement fait par le site entre l’affaire USS-Liberty et celle de la flottille Liberté.

13 avril 2010

MISÈRE DE LA TOILE

La vacuité de la toile est affligeante. Certes pas en termes d’images ou au plan commercial, mais les branleurs qui se réfèrent à l’encyclopédie juive Wikidépia répandent des conneries. En particulier quand ils se basent sur les versions française et germanique du site, ses versions anglaise et hongroise étant plus fiables. La toile semble briser certains tabous en ce qui concerne les désirs sexuel et de tuer. Mais les blocages juifs demeurent. Il est hors de question de parler sexe de façon naturiste (ou naturaliste, comme on dit en novlangue), nudité et poil étant honteux pour les maîtres de la toile. Pour eux, il est hors de question d’évoquer la signification subliminale du 6.

La toile dit peu de chose de la récente affaire Fofana-Dieudonné. On y apprend seulement que des antifascistes juifs recrutent des hommes de main pour exploser Dieudo’. Forcément, les chefs ne veulent pas se mouiller, ils tiennent à leur place. Ils cherchent des volontaires qu’ils n’auront pas à payer, étant entendu que l’opération est annoncée et que ses auteurs seront sans doute serrés par les flics. Mais ce coup vaut-il la peine ? Non seulement le nègre ne parle pas hébreu, mais il ne parle pas français. À sirat alizza, télévision « musulmane » de la toile, Dieudonné parle des « humiliations que subissent le pape », preuve de sa bêtise. Il poursuit en évoquant Rhamas et Rhezbollah, tel un guénonien ou un juif arabe. Heureusement, il qualifie Éric Zemmour de dromadaire, très bien ! L’idée est bonne, même si on imagine mal Zemmour rester longtemps sans boire, vu les quantités énormes de salive qu’il dépense.

Dans ce chapitre, signalons que le site est sur le point de se résoudre à qualifier Georges Theil de perroquet. Après hésitation, car il est difficile de voir en Theil un oiseau vu sa corpulence. En supposant que le perroquet ne vole pas haut, car beaucoup de choses passent au-dessus de la tête de Theil. À ces réserves près, ce surnom est sur le point d’être adopté. Comme La Savonnette pour Claude Sarraute, La Francisque pour François Mitterrand, Père Israël pour Adolf Hitler, Fofo pour Robert Faurisson. Pour Vieille Taupe, pas de problème, l’animal se nomme ainsi. Idem pour Dinoscopus ou pour Licorne Bleue. Appeler Zemmour Dromadaire n’est pourtant pas évident à cause de la raison indiquée plus haut. Une fois n’est pas coutume, le site étant dictatorial, il demande l’avis des têtes noires. Chameau est préférable à dromadaire, mais ce sobriquet aussi est discutable.

Nonobstant, il y a peu de chose sur la toile en dehors des rumeurs et des calomnies. Peu d’investigation, même si le prix Pulitzer vient d’être décerné à un « blog » à ce titre. Mais tout ou presque est juif, tandis que les sites prétendument musulmans, tel sirat alizza, sont à la botte du juif. Ils dénoncent les attentats du 11 septembre 2001 comme produits d’une conspiration juive. Très bien, mais ils n’apportent pas d’élément de preuve, le musulman étant inaccessible à la science et à la recherche. Une fois encore c’est le goy européen, ou d’origine européenne, qui fait le boulot, tandis que le chinetoque se frotte les mains. Réputé juif d’Asie, fils du despotisme oriental, il a d’énormes capacités d’observation. Pendant que l’Occident s’enfonce dans les méandres du judaïsme et de ses succédanés, le chinetoque s’apprête à transformer son empire du milieu en empire du centre-monde. Au point qu’il fait figure de seule menace véritable à l’hégémonie mondiale des sages de Sion. À ceci près que Mao Zedong et Chou en Laï (ancienne transcription) furent formés à l’école française, qui fut aussi à l’origine de la formation des États-Unis d’Amérique, aussi le François est fondé à demander à bénéficier de l’exception culturelle, de façon à être épargné dans les prochains affrontements. Selon lui, la question est de savoir comment éviter les guerres. Avant de manger son camembert en buvant du pinard à la gloire de Grand Coësre.

(Curieusement, le calculateur ne veut pas entrer Père Israël, avec Cap’ à Père, dans l’index. C’est la première fois que se produit pareil incident. Comme si ce surnom d’Adolf Hitler était gênant, mais le 24 mars l’avocat de Doc en Stock considérait que cette appellation allait de soi. Il faudrait que les censeurs accordassent leurs violons, avec subjonctif imparfait, conformément à la tradition que Revision conteste. Mais l’opposition de la revue au style académique est secondaire quand la machine s’oppose à Père Israël. Si le juif cherche la guerre sur le terrain emphatique, comme Robert Badinter et Maître Thierry Lévy, qui parle bien français face au nègre Dieudo’ [à vaincre sans péril on triomphe sans gloire], c’est autre paire de manches face à Revision. D’où le nouvel ultimatum adressé, cette fois, à wordpress : laisse à Revision la possibilité d’écrire Père Israël dans l’index des noms cités !)

6 avril 2010

FUREUR DE MATHIEU

La fureur d’Olivier Mathieu atteint son comble, il décide d’employer la solution finale avec Guillotine. Il l’appelle « fin définitive ». Soucieux de ne pas dévoiler le contenu de cette correspondance privée, voici uniquement les réponses de Guionnet.

Cher Mathieu,

N’attribue pas à autrui des sous-entendus qu’il ne fait pas.

Tu écris comme tu veux, moi aussi. Sauf que j’applique toujours les mêmes normes.

Je n’avais pas du tout compris. Je croyais que tu donnais des précisions que tu publiais de ton côté. J’ai visité ton site, mais ne les ai pas trouvées. Tout a démarré avec « Billet d’humeur ». J’avais envie de parler de plusieurs choses à la fois, en communiquant de réelles nouvelles. Je ne crois pas, par exemple, que l’intention de Dinoscopus d’aller à son procès en bochie le 16 avril fût largement connue. Ce sera pourtant événement majeur. Et je tiens les diverses estimations de la mortalité juive en camp de concentration pour capitales. En ce qui te concerne, je suis tombé par hasard sur la vidéo de femibook, qui ne donne pas la moindre précision sur ton affaire, pas même sa date. Je me suis alors dit qu’il était souhaitable de signaler la tentative de meurtre dont tu fus victime le 8 février 1990, ainsi que l’atmosphère de l’époque, en soulignant que dire « Faurisson a raison » était passible de mort à la suite de la publication du pamphlet de Vidal-Naquet. De telle sorte que je parlais de toi presque incidemment.

Je répercute une partie de tes observations sur le site. J’essaye d’avancer sans aller plus vite que la musique. Et j’en rajoute dans la modestie, en comparant ma mémoire au gruyère. Mais je suis presque aussi sûr que tu m’as dit ça un jour [que son père était boche], que de ma descente au métro Notre-Dame de Lorette. Je n’en ai pas parlé car il s’agit d’une information personnelle qu’il me semblait inutile de communiquer. Aux flics ou en justice je ne parle jamais de tierces personnes, je réponds seulement aux questions me concernant directement. Je te signale que pareil comportement est rare.

Ta dulcinée, ta chérie, ton amante sont expressions ironiques. Toute personne un peu informée le comprend, sauf toi apparemment. Comme si tu prenais tout au premier degré, ce qui me semble, hélas ! possible. Certaines de tes « informations sérieuses » [sur l’identité des assaillants] sont publiées dans Revision n° 14. D’autres l’ont été par toi-même. Quelle est maintenant leur importance ?

Pourquoi citer le vrai nom de Leforestier ? Pareille décision semble d’inspiration policière. Quant aux baratins de la presse, ils n’ont rien de scandaleux, ils sont la règle.

Pas sur le plateau, mais dans la salle. J’aurais alors remarqué des choses t’ayant échappé. Je n’ai jamais cherché une quelconque célébrité, mais à enfoncer des coins, à influencer le cours de l’histoire en rejetant les thèses déterministes. C’est la magie qui m’intéresse, pas les salons. Je ne te reproche pas ton désir de notoriété, même s’il me semble en partie dérisoire. Ce n’est pas de ça dont je parle, j’essaye de récapituler le cours des événements, si possible sans blesser personne et en essayant de viser la tête de l’adversaire, pas ses membres. J’ai toujours eu une dent contre Vidal-Naquet, que j’ai assez bien connu. C’est lui que j’accuse d’avoir été responsable de la tentative de meurtre de Robert Faurisson à Vichy. Événement sans doute en liaison avec ton invitation par Dechavanne, mais j’ignore la nature de cette liaison. Voilà question intéressante. Je te signale d’ailleurs que Revision fut une des principales victimes de ton show, ce que je ne t’ai jamais reproché. Il est ainsi possible que tu aies été invité par Dechavanne en ta qualité de maillon faible présumé de la revue, hypothèse que tu répugnes peut-être à envisager. Et je pourrais multiplier les interrogations de ce type. Elles expliquent en partie pourquoi je parle de force en coulisse.

À ceci près que je parle de toi comme Führer [au lieu de guide] quand tu conduis la voiture, quand tu la diriges.

Ne suppose pas, ça vaut mieux, je ne vois pas du tout les choses comme toi.

Ce n’est pas lieu commun de s’interroger sur le rapport entre la tentative de meurtre de Fofo et ton invitation. Lire la toile ne signifie pas lire ta littérature. C’est l’affaire Dinoscopus qui m’intéresse en ce moment, mais l’animal semble muet comme une carpe.

Comme je dis en réponse à Theil : quand l’interlocuteur pousse des coups de gueule, c’est souvent parce qu’il manque d’arguments.

Pareil jugement n’est ni vrai ni courageux, il est à courte vue, la question étant de savoir pourquoi il y eut guet-apens et comment il fut organisé. On pourrait certes incriminer La Francisque, car il était coutumier de ce genre de magouille, comme cela s’est vérifié quelques mois plus tard avec la profanation du cimetière juif de Carpentras, à laquelle participa la DPSD. Mais il n’y a sans doute pas lieu de remonter si haut. L’article antirévisionniste paru dans Humanisme en 1986 est aussi piste à suivre. Car le frangin est retors. Il s’amuse en ce moment à me qualifier de toutou, très bien. Non seulement je ne cherche pas à l’en dissuader, mais je l’y encourage.

Voilà les observations de ce message écrit à chaud. Il fait apparaître la façon dialectique dont procède le site. L’investigation consiste à pousser l’interlocuteur à donner des précisions. Quitte à développer des interprétations douteuses avant de les corriger. C’est ainsi, de fil en aiguille, qu’on on vient à esquisser une trame. Vous partez d’un événement. Vous commencez par le considérer sous un angle uniquement ponctuel. Dans ce cas, à partir des déclarations du héros. Puis, petit à petit, vous remontez et descendez le temps. Vous apprenez des détails, du genre c’est en 1984 que Mathieu aurait claqué la porte de Rivarol, ou encore qu’il s’est brouillé avec ses amis d’extrême-droite belge un an après l’émission. Du coup, vous ne parlez plus de Rivarol et vous précisez l’année de la rupture bruxelloise. Puis vous élargissez votre champ de vision. Enfin vous observez que Revision est au nombre des victimes de l’opération. L’idiot aurait procédé inversement. Il aurait commencé par dire que le show Mathieu visait en réalité la revue, de façon sournoise. Ce faisant, de nombreux éléments lui auraient échappé. Son discours serait passé pour narcissique, avant d’être jeté à la poubelle de l’histoire.

La situation est comparable dans le cas Malthête. Les injures pleuvent depuis longtemps entre les belligérants. Rien de plus naturel quand on sait la vulgarité du frangin. Mais les jurons sont calibrés. Malthête se prend pour un lettré au vaste savoir, Guionnet ne le conteste pas, il remet seulement le bougre à sa place, dans sa bergerie, où il oye sonnettes et sornettes ; où il s’ennuie prodigieusement après avoir longtemps cru les bobards initiatiques. Ce dont Malthête s’est aperçu quand il arriva à l’échelon suprême, à l’étude de la cabale dans le texte. Il découvrit alors que le GADLU n’a jamais été que sex toy du frangin. D’où son désarroi en voyant que d’autres gens l’ont compris depuis longtemps, sans passer par toutes les étapes initiatiques, sans souffrir de cordonnite, sans payer la moindre capitation. Aussi Malthête dit sa jalousie. Il savoure les injures de Guionnet, qui atteignent parfois le haut niveau de cour de récréation. Invectives adaptées quand on sait que l’initiation à la Veuve est infantilisante. Au moins un lecteur n’a rien compris à l’affaire, son commentaire est parti à la corbeille, la vulgarité étant à manier avec précaution.