Alain Guionnet – Journal Revision

5 octobre 2011

DOUGLAS CHRISTIE MALADE

Douglas Christie est le preux avocat canadien qui défendit victorieusement Ernst Zündel pendant ses deux longs procès à Toronto. Cela fait quarante ans que Christie exerce le métier d’avocat. Il appartient à la Ligue canadienne de libre parole, qui se consacre « aux cas de censure et de persécution pour opinions politique, religieuse et historique », ayant pour devise « mais dégoût n’est pas base valide pour restreindre expression ». Or Christie, dont le nom rappelle celui de maître Éric Delcroix, qui se dévouait particulièrement au révisionnisme dit historique, souffre d’un cancer de la prostate. Sous traitement, il est quasiment indisponible pour le moment.

D’où modification du programme du vingt-sixième dîner George Orwell, qui se déroulera samedi 15 octobre, de 5 heures à 8 heures de l’après-midi, près de Victoria. Contrairement à l’habitude il n’y aura pas de séminaire. Dans les affaires évoquées dans la dernière lettre privée des « Amis de liberté », notons la fréquence des noms germaniques et françois des mal-pensants : Von Dehn, Klundert, Wolff ; Tremaine, Lemire, Montague (largement majoritaires).

En théorie on se rétablit assez bien d’un cancer de la prostate à plus de 60 piges quand il est diagnostiqué à temps. C’est à espérer, surtout que Christie a toujours été aimable avec Aigle Noir. C’est d’ailleurs peut-être à lui que Christie a emprunté l’idée de la rencontre annuelle George Orwell, car c’est Aigle Noir qui a découvert les lignes révisotes d’Eric Blair dit George Orwell de la première heure, homme peu suspect de partialité, spécialiste des techniques de propagande, forcément antijuif.

14 avril 2010

DINOSCOPUS MONTE AU FEU

Ce n’est pas certain, mais presque. Dinoscopus ira à son procès en bochie vendredi 16 avril. Depuis une huitaine de jours le site attendait des nouvelles de l’animal, promises dans les trois jours. Elles viennent d’arriver. Voici la majeure partie de l’éditorial de Dinoscopous du 10 avril, signé Nicholas Wansbutter au nom de l’éditeur Dinoscopus. Peu de chose a d’abord semblé clair dans ce que raconte l’animal. Nous avons demandé l’aide de deux amerloques pour traduire ses propos. Voici la version française :

« Dans moins d’une semaine, le 16 avril, Sa Seigneurie passera en jugement en Germanie pour ses commentaires dans un entretien à la télévision suédoise, maintenant tenu pour infamant. J’appelais ça un “jugement show la semaine dernière parce que, l’ayant préalablement condamné sans jugement à une amende avant cet “appel”, les autorités ont montré que leur décision était acquise. Cela fut le cas d’autres gens déférés devant pareils tribunals. Par exemple, dans ma propre patrie, le Canada, Ernst Zündel fut deux fois poursuivi pour “négation de l’holocauste” et finalement acquitté par la Cour suprême du Canada. Toutefois, quand il fut extradé en Germanie il fut facilement reconnu coupable et condamné à la peine maximale de prison possible pour violation de la loi réprimant la dénommée Volksverhetzung [excitation du peuple, NDLR]. »

Voici le passage principal. D’autres propos, comme « Vôtre, dans le Christ roi », ou « le Seigneur Dieu peut tourner toute chose suivant sa volonté » sont compréhensibles, mais les commentaires de Dinoscopus d’Eléison sont mystérieux pour le profane. Bref, Sa Seigneurie montera peut-être au feu vendredi, en étant convaincue d’être condamnée d’avance. Malheur au vainqueur !

Confirmation vient d’arriver d’Amérique. La traduction par le site du texte de Dinoscopus n’est peut-être pas juste et parfaite, mais presque. Nous avions cru dans un premier temps Dinoscopus fâché avec le droit et peut-être avec l’histoire, mais une relecture attentive tend à le démentir. En tout cas il serait souhaitable que lui, ou son conseil, évoque pendant son procès l’estimation de 500 000 juifs morts en camp de concentration et assimilé selon certains historiens. Seul argument susceptible de débloquer la situation.

Jeudi 15 avril. Le titre du papier est douteux, l’avocat de Dinoscopus, Maître Matthias Loßmann, ayant annoncé que l’animal n’ira pas à son procès, à Ratisbonne. Toutefois Dinoscopus monte au feu dans le paragraphe cité de son éditorial du 10 avril, dont le texte anglais gagne à être cité, tant sa rédaction est curieuse. Le voici : « In less than one week, on the 16th of April, His Lordship will be put on trial in Germany for his comments in the now-infamous Swedish television interview. I called it a “show trial” last week because, having already fined him without trial prior to this “appeal”, the authorities have shown that the decision has already been made. This has been the case with others brought before such tribunals. As one example, in my own homeland, Canada, Ernst Zündel was twice prosecuted for “Holocaust denial” and ultimately acquitted on appeal by the Supreme Court of Canada. However, once extradited to Germany he was easily convicted and sentenced to the maximum gaol term possible for violation the so-called Volksverhetzung law. »

D’où il ressort que ces lignes sont attribuables à deux auteurs. À Dinoscopus, qui les a écrites, et à Wansbutter, de nationalité canadienne. C’est lui qui est supposé parler de sa « propre patrie », le Canada, pas Dinoscopus. C’est Wansbutter qui accumule les perles, qui soutient que Zündel fut finalement acquitté, au lieu de relaxé, Zündel n’ayant jamais été accusé de crime par la justice canadienne. Avant d’ajouter « en appel devant la Cour suprême du Canada ». La mention en appel est supprimée dans notre version, la Cour suprême étant la plus haute instance judiciaire canadienne. Dinoscopus a choisi ce truc littéraire afin de parler de lui à la troisième personne du singulier. Il a le sens de la mise en scène, qu’il pousse assez loin en faisant parler Wansbutter. Mieux, Dinoscopus insiste à juste titre sur la loi germanique réprimant l’excitation du peuple. Or elle est inconstitutionnelle comme on dit de plus en plus souvent, car héritée du droit impérial ou monarchique (le Germain confond souvent les deux). En droit républicain, dit démocratique, en France et en Grande-Bretagne, seule la loi sur la presse s’applique aux propos tenus par les uns et par les autres, en particulier publiquement. Comme le rappelle la loi hongroise du 22 février 2010, la contestation de crime contre l’humanité est répréhensible à partir du moment où elle est faite devant un grand, ou large public. Confirmation que seule la loi sur la presse devrait s’appliquer en Germanie et en Hongrie en ce qui concerne la contestation de crime contre l’humanité, délit inexistant pour l’historien. Ce qui devrait aussi être le cas pour le juriste, qui ne saurait juger en l’absence de débat contradictoire. Autrement dit Germanie et maintenant Hongrie ne sont pas pays républicains. De telle sorte que si Dinoscopus est condamné à une peine de prison, il ne sera jamais extradé de Grande-Bretagne en Germanie pour ce motif.

3 avril 2010

BILLET D’HUMEUR

En cette shabbat, l’envie nous prend de parler de nos sentiments. Rien d’étonnant en ce jour yin, au nom féminin en hébreu. Surtout après avoir consulté femibook, « premier réseau social exclusivement réservé aux femmes » dont les auteurs ont une dent contre les betaris et les nervis de la Ligue de défense juive. Parmi les nombreuses vidéos disponibles sur femibook se trouve « Un révisionniste lynché », où on voit des extraits tumultueux de l’intervention du réviso Olivier Mathieu à l’émission de Christophe Dechavanne du 6 février 1990. Sur un plateau de télévision où Alain Guionnet avait été interdit d’accès, bien que faisant partie des deux invités de Mathieu. Guionnet était confiné dans une pièce insonorisée, où il se languissait. Jusqu’au moment où il vit arriver Mathieu, excité, et Marc, contusionné. Il fallait quitter les lieux à toute vitesse. Aussitôt dit aussitôt fait, Olivier démarra en trombe et il fut impossible de compter le nombre d’infractions au code de la route qu’il commit à la sortie du studio. Puis Olivier se rassura : « Ça va, nous ne sommes pas filés. » Quel était le but des organisateurs de l’émission et de la police en interdisant d’entrer Guionnet ? Question inédite, cet événement n’ayant jamais été relaté. Le préserver, semble-t-il, car il appartient à une espèce rare. Naïf, il croit grosso modo ce qu’il raconte. Contrairement à Mathieu, il ne disait pas à l’époque « Faurisson a raison ». À une exception près, il a distribué des feuilles de Vieille Taupe où figurait la formule « Faurisson a raison, les chambres à gaz c’est du bidon ! » car le prédicat était selon lui les chambres à gaz c’est du bidon, tandis que Faurisson a raison se trouvait là pour la rime, et que Faurisson a raison sur la question des chambres à gaz homicide. En particulier à l’usine de la mort Auschwitz, comme ont fini par s’en apercevoir les juges de la cour d’appel de Paris.

Mathieu regrette d’avoir dit Faurisson a raison. Erreur de jeunesse, mais cette expression était passible de mort à l’époque, après que Pierre Vidal-Naquet eut pondu son pamphlet Les assassins de la mémoire. En douterait-on ? Il suffira de signaler à ce sujet que Mathieu fut attaqué le 7 février, lendemain de l’émission, à Paris. Le 8 février il fut victime d’une « tentative d’assassinat » à Bruxelles, qui s’acheva sur la Grand Place, après poursuite, quand il sortit de son véhicule « quasiment désintégré ». Seulement ces événements ne font pas l’objet de films accessibles au public, aussi femibook les ignore. Femibook feint aussi ne pas comprendre que l’attaque de la librairie Résistances, à Paris, l’année dernière, est due à la conférence qu’y donna le sabra Shlomo Sand, dont le succès de librairie est initialement dû au Démon diplomatique et à Revision.

Côté yang à présent, sans penser aux culs des femmes que Guionnet contempla pendant une heure ce matin, ou bien en y songeant en mec (maître en argot), quelques mots sur Ernst Zündel et son avocat canadien Douglas Christie. Ernst, qui correspond à Ernest, signifie sérieux en germain, et on sait le culte du boche pour le sérieux, comparable à celui du Français pour la raison, que le Germain francophone hésite parfois à traduire par Vernunft. Or, dans ses affaires, le prénom de Zündel joua le rôle de circonstance aggravante. Idem en ce qui concerne son nom, car zündeln signifie jouer avec le feu. De telle sorte qu’Ernst Zündel était destiné à sa condition de martyr. Même chose pour son avocat Christie : on n’a pas idée de s’appeler ainsi, son nom suscitant l’horreur du nervi juif. En revanche, le François est horrifié par l’abréviation Doug de son prénom. L’obsession onomatopéique de l’amerloque devrait conduire à la disparition de son idiome. Douglas Christie a le mérite d’être clair toutefois, ce qui est rare pour un avocat. Depuis que Revision existe, et peut-être avant, Christie lui envoie sa lettre Friends of freedom (Amis de la liberté), bien que la revue ait rarement répercuté ses dires. Comme si Christie respectait la grenouille, en dépit du caractère dérisoire qui lui est souvent prêté. Dans sa lettre du 26 mars, reçue ce matin, Christie parle de Zündel. Avec sobriété il rappelle sa libération le premier mars de la prison de Mannheim, où il fut interné cinq ans. Puis il relate comment il fut arrêté à son domicile, dans le Tennessee, avant d’être déporté au Canada, où il fut détenu pendant deux ans à l’isolement, dans des conditions abjectes (c’est nous qui le précisons, pas Christie). Puis Zündel fit l’objet d’un jugement secret au Canada auquel ses avocats ne purent pas assister, avant d’être extradé en bochie pour négation de l’holocauste. Il s’avéra ensuite que la législation appliquée par le tribunal était « inconstitutionnelle », autrement dit dénuée de force de loi. Mais la procédure n’en continua pas moins, pour en arriver au total de sept ans de prison infligés à Zündel en toute illégalité. Un des responsables du calvaire de Zündel serait Pierre Blais, avocat général qui sollicita l’extradition du prévenu en bochie. Mais Blais n’est pas grenouille, dont nous défendons la cause, il est transfuge, grenouille défroquée. Amitiés à Zündel donc, dont nous indiquons que la seule manifestation de soutien organisée en sa faveur à Paris, par Revision, fut interdite. Seule celle de Budapest, en Europe, se déroula plus tard décemment.

Le 16 avril aura lieu le procès de monseigneur Richard Williamson en bochie pour négation de l’holocauste. Il compte se rendre dans la fosse aux lions et de la stasiste Angela Merkel (elle aussi aux nom et prénom prédestinés, Merkel signifiant Mère-Doit en franco-magyar). Nous avons deux conseils à lui donner : s’inspirer de l’art roman montrant le sourire du chrétien face au lion s’apprêtant à le dévorer, et laisser tomber l’estimation faurissonienne de la mortalité juive en camp de concentration et assimilé, car il y eut plus de 200 000 à 300 000 juifs morts dans les camps ayant été déportés pour motif racial ou autre. Fofo est en partie responsable du martyre de Zündel, comme il l’est de la tentative de meurtre présumée de Mathieu le 8 février 1990. Sans qu’on puisse l’incriminer, car Robert Faurisson faillit être tué samedi 16 septembre 1989, dans la journée, à Vichy. Le jour est indiqué, car il pourrait contribuer à dresser le profil des trois auteurs de la tentative de meurtre, toujours pas officiellement identifiés. Faurisson est aussi responsable de l’estimation de Dinoscopus, qui repose certes sur une statistique de la Croix-Rouge internationale, mais partielle et n’ayant valeur qu’indicatrice. Cette statistique ne porte que sur un large échantillons de cas examinés conformément à la législation en vigueur après-guerre, le nombre réel de juifs morts en camp de concentration ou assimilé étant plus élevé. Éventuellement Dinoscopus peut citer Revision : 500 000 est vraisemblable. Dans une optique opposée et dans une moindre ampleur, certains décès attestés par la Croix-Rouge internationale n’ont sans doute pas eu lieu pendant la guerre ou dans les semaines qui suivirent, de nombreux rescapés ayant été libérés par les troupes soviétiques sans laisser de traces.

Voilà pour ce billet d’humeur à la fois yin et yang. Les visites du site se chiffrent à 1616 en janvier, 1965 en février, 1549 en mars 2010. La progression n’est pas constante. La revue continuera de paraître, mais quand ? Mystère, en tout cas pas demain. Elle est fruit de recherche. Sans recherche, pas de revue. La qualité est sa force de frappe.

(Curieusement Mathieu est injoignable par courriel. Façon de gagner du temps pour l’ennemi, qui s’inquiète peut-être que la tentative de meurtre dont Mathieu aurait été victime le 8 février 1990 fût rendue publique. Mais il s’agit d’un secret de polichinelle, quelques autres sources étant disponibles. Ce qui conduit à penser que le jugement de Vidal-Naquet serait toujours valable : Mort au faurissonien, procès civils à Guionnet, avec sa langue fourchue ! De la même façon que Voltaire disait « il ne faut pourtant pas brûler le juif », le juif dirait il ne faut pourtant pas brûler Guionnet. C’est possible quand on sait que le juif tortille du cul pour chier droit sans y arriver. À lire, accessoirement, le commentaire de Georges Theil de ce papier, sur l’estimation de la mortalité juive en camp de concentration et assimilé, qu’il envoya par erreur à la fin de l’article suivant, « Antisémite heureux ».)

7 mars 2010

ERNST ZÜNDEL À LA MAISON

Lundi premier mars, à 8 heures 15, Ernst Zündel, né en 1939 en Bade-Wurtemberg, fut libéré de la prison de Mannheim, ville de Rhénanie chevauchant le Rhin, frontière entre Bade et Palatinat. C’est dire la proximité de Mannheim et de la France, que la justice boche a peut-être tenu à souligner lors de sa caricature du procès Zündel de 2006-2007, où tout débat contradictoire fut proscrit. Son avocate Sylvia Stolz fut d’ailleurs condamnée à une lourde peine de prison pour ses propos. La libération de Zündel, annoncée par le procureur Grossmann, avait été relayée dans la presse (tabloïd Bild Zeitung et Zuerst). D’où la crainte de ses partisans d’une éventuelle action des « Antifas », au nom latin, dont les opérations sont supervisées par la police. Il n’y avait donc pas de danger à venir attendre le placide Germain à sa sortie de prison. Ses partisans vinrent nombreux, près d’une trentaine, parmi lesquels l’avocat Herbert Schaller, une des sœurs de Zündel, Richard Edmonds, Michèle Labele, qui a couvert de fleurs son héros, une poignée d’amis venus de France, Markus Haverkamp, Günter Deckert et des anonymes, germains en grande majorité. Zündel était en forme. Haverkamp lui dit : « Monsieur Zündel, il est grand que vous soyez à nouveau libre ! » Apparemment choqué, Zündel répliqua : « Vous plaisantez ! »

Une demie-heure plus tard, la foule alla dans un restaurant spécialement ouvert pour l’occasion. Les convives s’assirent, grignotèrent et burent du café, tandis que Zündel devait répondre à toutes sortes de questions. De nombreux Germains l’interrogèrent sur sa conception de la ferme écologique de demain, le sachant autant préoccupé par cette question que par les sornettes holocaustiques (au demeurant taboues). Puis l’assistance commença à se disperser, en souhaitant bonne chance à Zündel et à la revoyure.

Voilà en ce qui concerne le témoignage d’Haverkamp. Puis Ingrid Zündel, sa femme, restée en Amérique par peur d’être arrêtée à Mannheim, décrit les projets de son mari. Il est retourné dans l’ancienne maison de sa famille, depuis plus de 400 ans, où il est né, qu’il quitta à l’âge de 19 ans pour fuir la pauvreté. La maison est restée inoccupée ces vingt dernières années, mais Zündel va la restaurer. Armé d’un marteau, il pose devant la bâtisse sous une banderole portant inscription « Enfin Ernst Zündel cordialement bienvenu à la maison ». Son programme est chargé. Zündel compte obtenir un passeport allemand lui permettant de voyager, mais aussi un permis de conduire, avant d’acheter voiture.

Retour en arrière maintenant. C’est en 2003 que Zündel, citoyen canadien, fut arrêté aux États-Unis pour une sombre histoire administrative, au motif qu’il n’aurait pas accompli une formalité de la loi sur l’immigration. Nous ne savions pas à ce moment-là que l’affaire allait devenir tragique. Après quelques mois, Zündel fut transféré au Canada où il fut détenu dans des conditions abjectes conformément à la loi antiterroriste. Il ne s’agit pas d’isolement à la française, ni des quartiers haute sécurité, les conditions de détention sont nettement pires, le seul nom de privation sensorielle devrait suffire à en donner une idée. Au Canada, la justice devait dire si le mandat d’extradition déposé à l’encontre de Zündel par la bochie était exécutoire. Ce à quoi elle finit par répondre oui, au bout de deux ans de prison, non décomptés quand Zündel fut condamné en février 2007 à la plus lourde peine prévue par le droit boche pour excitation du peuple : cinq ans de prison ferme ! Le grand « tort » de Zündel tient en sa qualité de publiciste. Il avait quitté le Canada pour les États-Unis dans le but de créer des chaînes de radio, voire de télévision, au nom du premier amendement de la constitution américaine. D’où l’inquiétude de l’establishment judéo-américain, hanté par l’affaire du 11 septembre 2001 ; car qui dit média (ou médiat) révisionniste, dit nécessairement qu’un rapprochement sera fait sur les ondes entre révisionnisme de la dernière guerre et attentats du 11 septembre. D’où la solution de facilité qui consistait à faire de Zündel un martyr, dont le calvaire impressionnera les récalcitrants du monde entier. Comme ce fut le cas, aucune cause ne valant qu’on y sacrifie sa vie. Mais pareille « solution » consistait à reculer pour mieux sauter, car c’est maintenant la Chambre des architectes américains qui demande aux parlementaires comment une des deux tours jumelles s’est effondrée en 11,5 secondes. Tant et si bien que l’affaire Zündel n’aura fait que retarder les choses, conformément à son but présumé. Ensuite, la supervision par Israël des attentats du 11 septembre peut être considérée comme de bonne guerre, ce que tout joueur d’échecs admet volontiers. Et puis le peuple, comme il est dit en Protocole, souhaite avoir une crapule à sa tête, seule capable de conjurer les plans de l’ennemi. De telle sorte que le comportement du placide Zündel est admirable, car tout espoir, quel qu’il soit, part de ses racines. Cet homme a résisté à deux ans de privation sensorielle, chapeau !