Alain Guionnet – Journal Revision

27 novembre 2011

DE L’INTELLIGENCE

Une heure du mat’, inquiet, Blanbec envoie mail à Guillotine. Il l’invite à voir sketch qu’il a tourné avec Fofo et Dieudo’. Il conclut sa missive par « @++ ». Zut ! Aigle Noir n’a pas droit à trois +, peut-être que Blanbec anticipe. Il songe à la troisième étoile dite A que va perdre la France auprès des instituts de notation censés faire la loi sur les marchés, alors que la chute de la France est anticipée, après que les zimmis Balladur et Charkeuz se furent dépensés sans compter pour plonger l’économie française dans le rouge. Et puis, il y a hostilité entre Blanbec et Guillotine, qui ont autrefois un peu mangé au même râtelier.

Quelques mots sur le sketch, vu et jugé minable hier, car y apparaissent les poncifs de la bande des trois. Revu il y a peu, avec meilleure qualité son, il apparaît autrement. Au départ l’idée était de n’en point parler, tant les propos des trois lascars sont bêtes. Avec un + ou un – bête en ce qui concerne Paul-Éric Blanrue dit Blanbec, considérons les trois personnages en partant du maître de cérémonie Dieudonné dit Gnieudonné.

Gnieudonné est pur antichémite. Un engluchophone pensera qu’il n’a pas honte de son antisémitisme, mais telle n’est pas la signification du mot. Gnieudonné vient de se convertir à la cause du Chaud-ananas plutôt qu’à celle de la Shoahnana. Bien, mais quel retard ! Forcément, il est métis nègre. Invité à le faire par le sournois Fofo, il revient sur son histoire de quenelle et ne parle heureusement pas de sa biquette. Comme s’il commençait à comprendre qu’il peut être drôle en jouant moins à l’idiot. À cette réserve près que la bêtise du comique est pour lui arme capitale, à condition de ne pas en abuser. Personne ne reprochera à l’humoriste sa bêtise, pour peu que les gens intelligents y trouvent grain à moudre. Gnieudonné devrait s’inspirer de Villon et de Pascal plutôt que du marabout de banlieue.

Suit le casuiste Fofo, dit Simon Kreuzfeld, qui porte kippa noire ; casuiste dans le sens donné par Blaise Pascal. Nom idéal pour ne pas traiter Faurisson de Iésuite, bien que son éducation fût jésuitique. On peut le dire aussi moliniste (molinéan en issisois), mais il est supérieur aux molinistes et à la société de Jésus en sa qualité de pape du révisionnisme. Au point qu’il s’imagine jouir de l’infaillibilité pontificale. Quand Revision lui signale une de ses confusions en boche, le casuiste englo-français fâché avec cet idiome n’a qu’à la corriger, personne n’y verra que du feu, mais le pape s’en fiche. Hautain comme Juppé, il est persuadé avoir toujours raison.

Avec sa voix parfois « flûtée », Fofo se croit très malin. Il s’est prétendu athée, ce qu’il n’a jamais été, puis zététicien, alors qu’il méprise le zététicien, car il est persuadé que le fin justifie les moyens. Eh oui, on disait le fin au dix-septième siècle, pas la fin. Vaine subtilité, cette fois maçonnique, qui consista à changer le genre du mot (le fin du fin en témoigne). Si vous dites le fin, comme en italien fino, vous parlez d’une chose précise, définie. Si vous dite la fin, c’est vague, indéfini. Or la société de Jésus fut ordre religieux le plus politique au temps semi-moderne, qui avait un objectif : défendre la monarchie absolue en chassant l’hérétique.

Il n’y eut qu’un seul illustre imitateur de la société de Jésus : l’auteur du Protocole des sages de Sion. Comme le jésuite, il proposa grâce à géométrie variable. Le jésuite avait créé le molinisme qui lui permettait de rassembler gens ayant sentiments tout contraires, tandis que l’auteur du pamphlet antigoy chercha à rassembler les juifs au nom du Talmud. Mais sans le citer, car il risquât de provoquer la zizanie, outre de se démasquer. Il vanta le mosaïsme en revanche, qui a énorme succès auprès des fils de Caïn ; un peu comme le jésuite invoqua Jésus, homme-dieu, en laissant de côté sa crucifixion. Car le jésuite n’avait pas vocation à être martyr, il est plutôt force de coercition.

Comme Fofo, dit Kreuzfeld, qui étale sa casuistique quand il dit voir en Gnieudonné « un pur et simple nègre ». Ce qui est faux, car un juif voit en Gnieudo’ un bretok, vu que c’est la mère qui transmet la race. Autrefois on savait presque toujours qui elle était, contrairement au père. Puis le prétendu Kreuzfeld s’exclame « Mon Dieu ! » expression impensable dans la bouche du juif, sauf sous la pression de gens extérieurs à sa secte.

L’avantage de Kreuzfeld est son talent de compilateur. Il cite Arno Klarsfeld : « Si jamais Israël disparaît, écoutez bien ça, nous tuerons les négationnistes ! » Avant de poursuivre : « Israël est sacré, la Shoah est également sacrée ! » Notez l’amélioration de sa rhétorique. Herr Professor prétendait encore il y a peu que l’Holocauste est religion, ce qui est faux. En revanche le dire sacré est passable, surtout quand tout est désacralisé hormis l’argent. Et puis le chérubin Klarsfeld est goy de race boche. Aussi Klarsfeld ne parle pas au nom de la synagogue, mais plutôt à celui de la synagogue de Satan (Apocalypse 2,9).

Ensuite le casuiste cite Ida Zajdel, qui aurait dit en 1987 : « En fin de compte, tout bien pesé, bon, peut-être que les chambres à gaz n’ont pas existé. Mais, si elles ont existé, c’était uniquement du fait que les nazis, qui ont fabriqué cette calomnie pour tourner les juifs en dérision, et avec l’idée que ce serait une bombe à retardement contre nous autres. » Admirez la casuistique. Tout le monde sait depuis toujours que la chambrette à gaz d’Auschwitz n’a pas existé (le mythe des chambres à gaz repose là-dessus). En 1987, une juivasse l’admettait, comme Pierre-Vidal Naquet implicitement, mais Fofo s’est accroché à ce qui était pour lui alpha et oméga, alors que la page était facile à tourner. Sans chambres à gaz, Hitler a voulu bannir et en grande partie ruiner des juifs d’Europe. Là est seule question, ainsi que les modalités d’exécution du plan, la solution finale de la question juive ayant toujours été inscrite dans le cadre du plan Orient.

Incidemment, l’historien note que Kreuzfeld est incapable de faire la moindre citation sans l’interpréter. Dans le propos de Klarsfeld, il ajoute « écoutez bien ça ». C’est le maître d’école qui parle. Il indique à l’élève ce qui est important : « nous tuerons les négationnistes ». Dans la citation de Zajdel, Kreuzfeld ajoute « bon » après « en fin de compte, tout bien pesé », quelle emphase ridicule ! Il utilise ce truc pour détourner l’attention de l’auditeur, car la syntaxe de ce qui suit est bancale. Le prof’ de français connaît l’efficacité du procédé. En construisant une phrase douteuse au plan grammatical on éveille la suspicion de l’auditeur, surtout que le raisonnement est tordu : si les chambres à gaz ont existé, c’est de la faute aux nazis qui les ont inventées, car ils y voyaient bombe à retardement destinée à exploser dans les mains des juifs, qui allaient forcément, un jour ou l’autre, être accusés de mensonge. Et reconnus coupables, espère Fofo, comme ils le furent dans l’assassinat de Jésus et plus encore d’Étienne.

Le procédé est le même dans les deux cas : le juif se dit innocent dans la mort de Jésus, car il fut sacrifié par les Romains ; comme il se dit innocent du canular des chambres à gaz, que les nazis auraient inventé. Mais il y a au moins deux ombres au tableau : le martyre d’Étienne en l’an 35, condamné à mort par le Sanhédrin avant d’être lapidé ; l’invention de la chambre à gaz par Max Nordau au premier Congrès sioniste de Bâle, en 1897.

Comme toujours, Fofo veut faire monter les enchères. S’appuyant sur sa Sorbonique, comme on disoit au dix-septième siècle, il a conduit combat suicidaire pour ceux qui l’ont défendu. Mais il n’y avait point d’autre choix valable à l’époque, ni de liberté comparable à celle dont Pascal a bénéficié quand il sortit son magnifique pamphlet, sous forme de feuilleton, en 1656-1657. Toutefois la différence est gigantesque, car Pascal était génial contrairement à Fofo. Il pesait ses mots qui tombaient comme des flèches. Il ne déformait pas les propos de la partie adverse. Il ne les interprétait pas en se mettant en avant. Il ne s’esquivait pas en faisant mine d’avoir réponse à tout. Il répondait aux questions qui lui étaient posées, contrairement à Fofo-Kreuzfeld.

Au lieu de ça, Fofo-Kreuzfeld cherche à rallier gens à sa cause à coups de molinisme, au nom de la croix (Kreuzfeld signifie champ de croix). Il les invite à partager son point de vue, qu’il croit rassembleur. Les chambres à gaz n’ont pas existé ? Soit, mais après ? Rien, même pas Jésus, seulement la croix, le pape conduisant ses partisans à faire du sur-place. Il attend uniquement que la foule se pâme devant sa bulle. Il commença par faire semblant de prendre aux sérieux les bêtises techniques des judéocideurs, avant de les réfuter une à une, laborieusement. De telle sorte que Fofo est entré dans la chambrette à gaz d’Auschwitz il y a un peu moins de cinquante ans et qu’il n’en est toujours pas sorti. Quel exemple pour les jeunes ! Il les dissuade d’entreprendre toute recherche historique.

Suit Paul-Émile Blanc selon Gnieudonné, plus cuistre que casuiste. Histrion +, il a gardé des souvenirs de ses études d’histoire. Il date Deutéronome du cinquième siècle avant notre ère. Il cite la Bible de Jérusalem, référence acceptable, car il existe énorme nombre de versions de la Bible — celle dite de Jérusalem étant considérée comme assez fiable. La place de la Bible de Vatican II, par exemple, est dans la corbeille, sans qu’il s’agisse de la brûler, l’« auto-da-fé » étant coutume juive.

Mais l’histrion se plante quand il prétend citer Voltaire à partir du livre de Claude Villaret L’esprit de M. de Voltaire publié en 1759. Selon Blanbec, Voltaire aurait dit : « Vous ne trouverez dans les juifs qu’un peuple ignorant et barbare, qui joint depuis longtemps la plus sordide avarice à la plus détestable superstition, et à la plus invincible haine pour tous les peuples qui les toléreront, et les enrichissent. Il ne faut pourtant pas les brûler. »

Villaret a interprété les propos de Voltaire, qu’il a télescopés. Les juifs sont barbares ? Bien sûr. Ignorants ? Mais de quoi ? Des bonnes manières ? C’est certain. Mais ce mot appelle complément, le juif n’ignorant pas les vertus du mosaïsme ni du commerce de l’argent, pas plus que de celui des idées. Détestable superstition ? D’accord. Mais plus invincible haine pour tous les peuples qui les toléreront, et les enrichissent est propos de partisan qui interprète les écrits de Voltaire, que Villaret résume en les dénaturant. Quant à il ne faut pourtant pas les brûler, cette locution de Voltaire est maintes fois attestée. Elle s’imposait à la fin (ou au fin).

Problème de Blanbec : il est nul en moyen françois, plus encore en ancien françois, parlers qu’il n’a jamais sérieusement étudiés. Comment a-t-il pu confondre une interprétation des écrits de Voltaire avec ce qu’il a vraiment dit ? Les propos antijuifs du philosophe de l’histoire sont riches et variés, en même temps ciblés. Seulement, faut les lire dans les éditions originales, surtout pas dans les versions falsifiées publiées en français moderne. Mais Blanbec, journaliste d’Historia, ne s’est pas donné cette peine. Depuis toujours il préfère la facilité. Chic ! s’est-il dit, Villaret a fait le boulot à ma place, je n’ai qu’à le citer.

Blanbec a le même rapport avec Fofo. Il se dit que Herr Professor a fait le travail, je n’ai qu’à me tourner les pouces et à exploiter le filon. Avec mes diplômes, mon expérience journalistique, mon harem, le soutien de ma secte, je ne crains rien. Surtout que j’enrichis le jargon antisémitique. C’est moi qui ai proposé à Gnieudonné d’employer le mot Innommable, c’est moi qui ai balancé Yahvé à plusieurs reprises dans le sketch. Car j’ai de la confiture, comme disent les filles de mon harem.

En évoquant Yahvé Blanbec est encore loin de gazer d’Élohim, mais c’est pas mal dans un sketch où la mention d’Élohim fût déplacée. Surtout qu’il s’agit de séduire la tête noire, sans la brusquer. Cependant son antisionisme est celui d’un bobo, car quand Golda Meïr dit que « les Palestiniens n’existent pas », elle a raison. À l’exception des chrétiens et des incrédules de Palestine, il n’y a que des ottomans musulmans dans la région, polygames, esclavagistes, antinudistes, adeptes du sacrifice humain, opposés à la philosophie de l’histoire. Blanbec invite l’auditeur à sortir son mouchoir en songeant à leur malheur, mais ils n’avaient qu’à pas être à ce point enjuivés ! Quand Yisraêl fait mine de respecter le réviso Mahmoud Abbas, formé à l’école soviétique, il a raison. Mais tort, car l’État juif traite Abbas comme dernier des lampistes, par avarice territoriale.

Désolé Blanbec, Guillotine ne versera pas une larme pour l’ottoman. Il craint plutôt l’invasion des bobos, dont il sait qu’il n’arrivera pas à les exterminer. Blanbec devrait inscrire sur sa carte de visite kapo bobo. Le judéocideur a certes raison de s’inquiéter en voyant des bobos comme Blanbec soutenir le casuiste, mais il tient le bobo pour guimauve. Même si Arno Klarsfeld et Blanbec appartiennent à cette race.

Raisons pour lesquelles ces sornettes ont failli être blackoutées quand Guionnet était plongé dans les Provinciales du camarade Blaise Pascal. Pamphlet merveilleux, à lire dans la langue de l’époque, plus riche et imagée que le français moderne, idiome dans lequel l’ouvrage est maintenant aliéné. Avec Pascal, on découvre l’art du pamphlet et l’intelligence, étrangère au casuiste. Pascal est génial, mot comportant deux consonnes mouillées accentuées, rares dans son livre. (Le titre Provinciales, avec consonne mouillée accentuée, n’est pas de lui.) Dans son œuvre, Pascal ouvrit la voie de la philosophie de l’histoire, bravo !

Il est trop tôt pour en parler car nous n’avons pas trouvé sur Gallica version originale des Provinciales ; en « français (moyen) », comme disent les saligauds de BN. Il serait pourtant temps que BN et Revision collaborassent. Hier matin, lettre de BN, qui réclame du Revision, mais à impossible nul n’est tenu. Pascal est mort à 39 ans, comme Boris Vian, signes de la faible espérance de vie des gens intelligents. Et nous invitons les antichémites à soutenir le parti des bonnes mœurs, du bien-vivre et de l’intelligence ; pour l’antijudaïsme, contre l’antichémitisme. Un peuple, un guide, antijuif !

(À noter que c’est Dailymotion qui diffuse le film, ce qui inquiète la coterie dominante. Heureusement qu’il est bête, se disent ses responsables. Cela n’empêchera pas Dailymotion d’être poursuivie en justice pour crime de lèse-majesté juive. Même si les ligues de vertu sont déboutées dans un an et demi, ce sera autant de temps de gagné.)

5 octobre 2011

DOUGLAS CHRISTIE MALADE

Douglas Christie est le preux avocat canadien qui défendit victorieusement Ernst Zündel pendant ses deux longs procès à Toronto. Cela fait quarante ans que Christie exerce le métier d’avocat. Il appartient à la Ligue canadienne de libre parole, qui se consacre « aux cas de censure et de persécution pour opinions politique, religieuse et historique », ayant pour devise « mais dégoût n’est pas base valide pour restreindre expression ». Or Christie, dont le nom rappelle celui de maître Éric Delcroix, qui se dévouait particulièrement au révisionnisme dit historique, souffre d’un cancer de la prostate. Sous traitement, il est quasiment indisponible pour le moment.

D’où modification du programme du vingt-sixième dîner George Orwell, qui se déroulera samedi 15 octobre, de 5 heures à 8 heures de l’après-midi, près de Victoria. Contrairement à l’habitude il n’y aura pas de séminaire. Dans les affaires évoquées dans la dernière lettre privée des « Amis de liberté », notons la fréquence des noms germaniques et françois des mal-pensants : Von Dehn, Klundert, Wolff ; Tremaine, Lemire, Montague (largement majoritaires).

En théorie on se rétablit assez bien d’un cancer de la prostate à plus de 60 piges quand il est diagnostiqué à temps. C’est à espérer, surtout que Christie a toujours été aimable avec Aigle Noir. C’est d’ailleurs peut-être à lui que Christie a emprunté l’idée de la rencontre annuelle George Orwell, car c’est Aigle Noir qui a découvert les lignes révisotes d’Eric Blair dit George Orwell de la première heure, homme peu suspect de partialité, spécialiste des techniques de propagande, forcément antijuif.

15 septembre 2011

PARDON LIMAÇON

Dans « Arminius Vambéry ! » Aigle Noir a appelé Limaçon Vincent, familiarité indue. Limaçon est caractérisé par son manque de rapidité. Aussi allons-nous commenter sa dernière missive de plus de trois pages pas à pas, à son rythme, suite à son précédent courrier.

Limaçon poursuit la citation de Herzl par Louis de Maistre, in L’Énigme René Guénon et les “supérieurs inconnus” (Paris 2004). La traduction de Herzl n’est pas conforme, mais donne une idée de ce qu’il raconte. Coquille, puis Herzl appelle son interlocuteur en hongrois « Vámbéry bacsi », signe qu’ils s’entretenaient en magyar, pas en germain. Hélas ! de Maistre traduit cette locution par Vambéry l’Aîné, or c’est faux. Deux versions sont possibles : tonton Vámbéry ou oncle Vámbéry.

Puis vient François Rivière, journaliste de Libé’, qui nous apprend que Vámbéry était « petit homme barbu boitant bas ». Au sujet de Bram Stoker et de son Dracula, Rivière dit que Vámbéry avait « parfaite connaissance du folklore transylvanien ». Propos pompeux, car on peut aussi bien dire transylvain.

Puis Vámbéry est auteur du « Péril jaune », opuscule ayant eu du succès en bochie, traduit et publié en français. Avant que Limaçon sombre dans l’occultisme en citant Tony Faivre, frangin de la GLNF, auteur de la préface de Dracula en édition de poche (Marabout). On y découvre la société initiatique Golden Dawn, versée dans « les voies actives de la magie ».

Suit un retour à De maistre, qui affirme que Bram Stoker aurait rencontré Vámbéy « pour la première fois » en avril 1889, au château de Windsor. Le 5 mai encore, Vámbéry y resta coucher selon Charles Zorgbibe, après qu’il eut évoqué pendant le dîner « les souverains de Turquie, de la Perse et de l’Afghanistan, ainsi que les féroces khans et califes locaux ». La reine Victoria aurait été ravie de la conversation.

Mai 1901, dernière rencontre de Vámbéry et du sultan Abdulhamid, quand le grand rabbin de Turquie par intérim était encore Moïse Halevy, depuis 1871. Mais il s’agit de citations de Rivière et Zorgbibe entremêlées, étant entendu que le journaleux dit Rivière n’est pas du tout fiable et qu’il prétend que le sultan aurait accepté de recevoir Tivadar Herzl.

Enfin Limaçon suppute. Sur la Golden Dawn, la Terre promise, l’alchimie au Moyen-Âge, etc. Avant de récapituler : dans son étude Limaçon a découvert François Rákóczi II. Il précise que « Dracula ne signifie pas “fils du Diable”, mais fils d’un chevalier de l’Ordre du Dragon », d’après ses lectures, ce qui est faux, car seul Draculea, en roumain, pourrait avoir eu pareille signification, pas Dracula ! Puis Limaçon fait allusion à la duplicité de Vámbéry, avant de rappeler sa claudication, infirmité non signalée dans le passé qui explique en partie l’esprit retors du bonhomme. Enfin l’animal se fend d’une remarque limpide à ses yeux : « Tu te poses trop de questions. Ce n’était qu’une contribution amicale à la recherche historique, que je souhaitais discrète, car je suis pas comme toi une vedette. Ce brouillon de notes date de juin 2008, aussi comme je l’avais sous la main, je te l’ai envoyé. C’est tout. »

Limaçon a raison. Quoi qu’il arrive, l’actuelle équipe de Revision commence toujours par soupçonner coup de police secrète, comme dit Herzl. Surtout Jacques Moulin, vu que cette contribution amicale était inattendue. Ça fait plaisir de retrouver la vieille garde molle (Limaçon n’étant pas foudre de guerre).

22 heures, Guionnet avait assuré dans l’après-midi : « Je passe te voir bientôt. Peut-être hui, j’appelle d’abord la bibliothèque de l’Institut hongrois pour savoir quels Vámbérys sont disponibles. S’il y a “Le sage près la magyarité” j’y vais derechef. » Mais y a pas. L’institut « ne compte pas l’acheter cette année, peut-être l’année prochaine, car le budget est dépassé ». La Hongrie, qui dépense des fortunes pour frimer à Paris, n’a pas les moyens d’acheter un livre de poche, quel scandale ! Je ne vous dis pas ce qui va se passer demain quand Guionnet va fondre sur la bibliothèque, sous le regard d’Aigle Noir. Le charbon, appelé anthrax en novlangue, va dévorer beaucoup de monde. Sans sexisme, qu’il s’agisse d’un ou d’une bibliothécaire, Guionnet argüera, surtout face à la direction.

Car le Protocole du sage magyar est pour l’instant inconnu du François. Le bibliothécaire a cité les titres de trois ou quatre bouquins de Vámbéry, dont un en engluche, quelle horreur !  Heureusement il y en a un sur l’origine magyare. Quelle est-elle ? Personne ne sait. Depuis plus de trente ans Guionnet s’interroge sur l’origine de ce peuple baroque (adjectif plaisant). Il ajoute que la langue magyare est skutique, mais après ? Après il faut se taper Vámbéry pour découvrir l’origine de la magyarité. Soit.

Cela dit, Limaçon est en forme. Il jongle sur internet depuis quinze jours. Mais ses cheveux sont blancs contrairement à ceux de Guionnet, du même âge. Ils sont complices mais ne jouent pas dans la même cour, règle du réseau dont nous attendons d’autres manifestations. Nous prions la jeune garde de s’éveiller.

Pas à pas

16 septembre, 19 heures, retour de la bibliothèque de l’Institut hongrois, qui a énormément rapetissé « il y a pas mal de temps », faute de place, dit-on. Les actuels bureaucrates souffrent de réunionite (très vite le bibliothécaire est parti en réunion et devint injoignable, tandis que les fürhers veulent en mettre plein la vue au visiteur, à coups d’expositions et autres manifestations artistiques. Au-dessus de l’entrée flottent drapeaux hongrois et européen. Un statue est posée sur le trottoir, à droite du portique, qui reste ouvert, contrairement à l’ancienne coutume. Le programme est signé Institut Balassi, dont l’Institut hongrois est maintenant filiale. Crise d’urticaire nationaliste ? C’est possible. Oh ! Balassi n’est pas ce qu’il y a de pire, mais c’est cercle fermé, guindé, peu propice à la recherche, l’institut étant soumis à hiérarchie pointilleuse.

Mais venons-en au fait, à ce que le grand dictionnaire encyclopédique Magyar Nagylexikon, de 2004, dit d’Armand Vámbéry (1832-1913). Né Wamberger Hermann, son nom fut apparemment transformé en Bamberger Ármin, avant qu’il devînt Vámbéry Ármin. Il nous apprend que Vámbéry interrompit ses études au lycée, en province, avant de devenir précepteur à Pest. Il commença jeune à apprendre le turc. De 1857 à 1861, sur le conseil de Joseph Eötvös, Vámbéry vécut à Constantinople (Große Brockhaus de 1934 précise qu’il y enseignait le français). Gageons qu’à Pest, comme à Constantinople, les particuliers qui l’employaient étaient dans leur écrasante majorité juifs. En 1858, il publie Deutsch-türkisches Taschen Wörterbuch (Dictionnaire de poche germano-turc) qui fut à l’origine de son succès international. En Germanie, secondairement en Grande-Bretagne, quasiment nul en France.

De 1862 à 1864, Vámbéry voyage en Asie centrale, dont il fit le récit dans Dervisruhában Közép-Azsián át, En habit de derviche à travers l’Asie centrale (Pest 1864). Traduction littérale, dont il était sûr que celle de Wikipédia allait diverger. Voyez le résultat : Voyage d’un faux derviche en Asie Centrale. Interprétation qui se veut synthétique, mais Vámbéry était barbu et officiellement converti à l’islam. Il n’était pas faux derviche, il en avait apparence et comportement.

Fort de son expérience, l’autodidacte Vámbéry enseigna de 1865 à 1905 les langues orientales « à l’université budapestoise ». En 1872, il fut un des fondateurs de la Société hongroise de géographie dont il fut vice-président, puis président. Initiative qui lui valut d’être reconnu académiquement en Grande-Bretagne. Ce n’était pas en tant qu’agent de Sa Majesté britannique qu’il fut reconnu, mais comme colporterur.

Il y a deux moyens pour connaître un homme : chercher la femme, ou bien tel père tel fils. Or, grâce au dictionnaire magyar, on découvre Rusztem Vámbéry, fils d’Ármin, plus connu des jeunes que son père. Né à Budapest en 1882, Rusztem fut avocat et criminologue (comme Alain Bauer). En 1938 il quitta la Hongrie pour la Tchécoslovaquie, où il séjourna peu, avant de partir en Grande-Bretagne (comme Dracula), puis il émigra à Jew-Pork, où il enseigna sociologie et créa revue Harc (Combat) contre le nazisme. Il écrivit ses deux derniers livres en rosbif : The Hungarian problem, Le problème hongrois (1942) ; Hungary — To be or not to be, Hongrie — Être ou ne pas être (1946). Toujours cette volonté de définir le Hongrois. Rusztem Vámbéry retourna en Hongrie près d’un an avant sa mort, le 24 octobre 1948, à Judapest.

Avant de partir en réunion, le bibliothécaire a donné consigne à la réceptionniste : ne pas prêter de livres à Attila Lemage, ils sont trop vieux. Même ordre qu’à Budapest : on ne prête pas de livre vieux de plus d’un siècle. Balassi n’est donc pas accusé. Le bibliothécaire n’a pas demandé son nom à Lemage, mais l’institut est nid d’espions, qui savent. N’importe comment c’est pas compliqué, il y eut hui trois Magyares à la bibliothèque et un François. Heureusement que le bibliothécaire est monté sur l’échelle pour trouver Nagylexikon avant de partir, Lemage ne l’aurait pas cherché à cet endroit.

Toutefois le malheureux n’a pas argüé, comme prévu. À défaut, Lemage s’en est pris à la jeune réceptionniste, à qui il a demandé comment trouver « Près le sage de la magyarité » sur la toile. La fille parlait assez bien françois, mais elle eut du mal à comprendre près le sage. Remarquez, la tête noire fabriquée en France aussi. La gueuse connaissait Rusztem Vámbéry, pas Ármin. Sa réponse : « Il faut le commander, il coûte 10 euros. », son texte ne se trouvant pas sur la toile. Lemage évoqua la Szechényi, bibliothèque nationale hongroise, mais la jeune fille était larguée, elle se demandait d’où sort ce mec ?

À présent résumé des deux livres. « L’origine des Magyars » (A magyarok eredete, Budapest 1882). Titre juif, le frangyar parlant de l’origine du Magyar, pas des Magyars. Page 486, à la fin du chapitre « Phonétique, forme et trésor du vocabulaire » (Hangtan, alak és szókincs), on lit : « sur les 2 400 mots-racines hongrois répertoriés par Budenz, il est démontré que 996 présentent des analogies » avec le turc, les analogies avec les langues ougriennes étant moins nombreuses. C’est vrai, même si certaines sont discutables. On vous épargne le détail. Mais énormément de mots hongrois sont d’origine latine, ou françoise, parfois il s’agit de mots-racines comme bánt, faire mal, mortifier, autrement dit banir. Pardon d’écrire françois, mais le novlangue est insupportable, même s’il date de plusieurs siècles.

À l’Institut Balassi se trouve aussi Nyugot kulturája keleten, 1906, dont le titre est difficile à traduire. Heureusement le rosbif l’a rendu par Western culture in Eastern lands (Londres 1906), le germain par Westlicher Kultureinfluss im Osten (Berlin 1906), soit par « Influence culturelle de l’Occident en Orient », écrit politique. Vámbéry parle surtout de la domination du Royaume-Uni en Asie centrale. Il avoue sa volonté de se mêler de tout et de faire autorité. Rien de plus naturel de la part du petit barbu juif claudiquant.

Nous avons montré l’exemple. À la suite d’une remarque d’Harras sur le vampire juif Dracula, nous avons embrayé. Puis nous avons l’impression d’ouvrir tiroirs un à un, mais c’est à la masse d’argüer, pour autant qu’elle le puisse.

Plus que toujours le combat oppose juif hongrois et François magyarisant.

Pour la petite histoire, Vámbéry traduit khan, ou kán, par prince.

Accessoirement, Bram est abréviation d’Abraham. Ce qui ne l’aurait pas empêché d’être catholique romain. De telle sorte que Dracula est création d’Abraham Vámbéry.

14 avril 2011

CHAMPION FAURISSON

Harras est convaincu que Reynouard veut prendre la place de Faurisson. Dans ce but il s’entraîne à être de mauvaise foi, mais le pape du « révisionnisme historique » Faurisson est là. Son nom restera gravé dans l’histoire comme maître ès mauvaise foi. Cet hiver il eut quelques moments d’égarement, par exemple quand il confondit Wilhelm Höttl et Rudolf Hess, mais c’était peut-être à dessein. Des avocats des ligues de vertu juive, il croit avoir appris que pour gagner il faut semer la confusion. Recette qui marche devant la youdestice du sultanat de France.

Malgré ses 82 balais, Faurisson continue de lancer des piques, émoussées contre ses ennemis, tranchantes contre ses souteneurs. Comme le juif, le pape attache énorme importance aux dates. C’est le premier avril qu’il a sorti « Les dix commandements », quelle blague ! Il en a profité pour dire un maximum de conneries. Il parle de Yahweh, par exemple, quelle horreur ! Dans le passé, un éditeur nazebroque (Jean-Do) publia ce germanisme, mais c’est Yahvé qu’écrit l’orientaliste. H indique a long, é signifie, dans l’esprit du linguiste, é long. En fait, on n’en sait rien, le vrai nom de Yahvé étant Innommable.

Hachette recense plusieurs écritures du nom de l’imposteur : Yahvé (version Collège de France), Yahveh (semi-germanisme), Jahvé (moyen françois), Jahveh (variante germanisée), Iavé ou Iaveh (variantes lues en français moderne, bien que la lettre i soit celle de l’ancien françois). Hachette ne signale par Jéhovah, transcription basique, pas seulement du témoin de Jéhovah mais aussi du catholique romain. Ces appréciations sont écrites à la va-vite, sans avoir vérifié précisément, mais ce raccourci est valable dans ses grandes lignes. Hachette ne mentionne pas Yahweh, germanisme de Fofo, qui commence à apprendre le boche ! (Idiome facile pour un Englofranc, mot inventé pour Sa Seigneurie.)

Point n’est besoin de lire le texte du faussaire pour relever ses impostures. Une extrait suffit. Le bougre dit : « Heureusement les juges de Nuremberg avaient fait en sorte que jamais la défense ne pût interroger Höttl et, pour finir, ils étaient allés jusqu’à prononcer dans leur jugement final que les Allemands avaient exterminé six millions de juifs ainsi que l’avait déclaré… Eichmann en personne ».

Tout est faux, sauf la première partie de la phrase, car c’est une déclaration sous serment de Höttl qui fut remise au TMI, sans que la défense pût l’interroger. Hormis ça, les juges de Nuremberg n’existent pas, ou bien il s’agit de fonctionnaires parmi d’autres ; Faurisson veut parler des juges du tribunal militaire international, dont l’appellation suffit à rendre suspect le jugement. Pis, les magistrats ne sont pas allés jusqu’à prononcer dans leur jugement final que les Allemands avaient exterminé six millions de juifs pour plusieurs raisons. Entre autres, ils n’évoquent pas les six millions, ils parlent d’un nombre « énorme » de victimes juives, notamment des chambres à gaz, comme démontré par des documents soviétiques. Les Allemands ne furent en outre ni accusés ni condamnés par le TMI, pas plus que les membres des Sections d’assaut, le prétendre est œuvre de faussaire.

Le malin Fofo parle du « jugement final », allusion à la solution finale. Il judace de façon jésuitique.

Il arrive parfois que lire deux ou trois lignes de Fofo suffise à donner envie de jeter ses élucubrations à la poubelle. Il y a cependant question sous-jacente : si on abandonne Fofo, avec ses excès, il n’y a personne en France. Pierre Guillaume, avec ses fantasmagories, est en partie de bonne foi, en tout cas plus que Fofo, mais ses délires très minces présentent peu d’intérêt. D’où le parti d’Aigle Noir en 1986, faire avec Faurisson, se le farcir pour le pire, dans l’espoir du meilleur. L’ordre eût dû surgir du chaos. Espérons que ce sera le cas en 2011.

Herr Professor récidive le 13 avril, il écrit à Sylvie Stolz. Son clan souligne la haute tenure (sic) de sa lettre. Il commente : « un texte à méditer et à conserver soigneusement ».

Fofo passe la brosse à reluire à la sorcière. Il entonne : « Une noble cause comme celle du révisionnisme historique a besoin d’une noble figure pour l’incarner : Sylvia Stolz, dont le nom en allemand signifie “fière”, est cette figure-là. » Phrase contenant faute de français ou putasserie, car le nom de Sylvie signifie fier, point barre, le féminin est déplacé. Voilà comment l’Englofranc maltraite le boche (et la bochine).

Puis Faurisson attaque son disciple Reynouard, qui a l’outrecuidance de convoiter sa place. Il écrit à propos des révisos : « La plupart estiment qu’un révisionniste qui est hors de prison est plus utile à la cause qu’un révisionniste en prison. Je ne suis pas loin de partager cette idée ; cependant, à la réflexion, il me faut, en bon révisionniste, voir ou revoir de plus près une telle idée. Sans aller jusqu’à prétendre qu’une révolution comme la révolution révisionniste a besoin de martyrs — préjugé au fond assez malsain — je suis obligé d’admettre que l’exemple du renoncement à sa propre liberté pour la liberté de ses frères humains est propre à inspirer chez les autres l’abnégation, le courage, l’ardeur au combat. »

Quelle hypocrisie ! Faurisson dit qu’il ne partage pas l’idée qu’un réviso en liberté soit moins utile qu’en taule, en faisant mine d’hésiter (il répond à un propos de Reynouard du 10 avril). Avant d’encourager Reynouard à retourner en taule, là où est sa place. Par obligation, soi-disant.

Maintenant que le disciple Reynouard est rival déclaré du maître, Fofo le juge « assez malsain », en chantant au passage un couplet sur la « révolution révisionniste », qui n’existe pas (sauf peut-être dans la tête noire).

Suit expression suspecte, « nous avons besoin de la lumière » (après « frères humains »). On se croirait au temple rue Cadet, à contempler dorures et colonnes pacsées. Puis vient apologie du réviso, qui, en pleine conscience, affronte danger et prison ! Avant cette pique destinée à Reynouard : « Il est des cas — rarissimes — où l’on peut se retrouver en prison par pure inconscience, par bêtise, par estime exagérée de sa personne ». Faurisson a raison, car Reynouard n’est pas seulement rarissime, mais unique. Son « inconscience » est réelle, sa bêtise moins, son narcissisme certain. Ne voulant pas reprendre le mot de Revision, Fofo parle de son estime exagérée de sa personne ! Comparez : le site dit en un mot ce que Faurisson raconte en cinq, comme s’il bégayait.

Le pape n’a pas du tout apprécié les salmigondis de Reynouard du 10 avril. Il a toujours plus respecté Guionnet, qu’il déteste, que son disciple, ce moins que rien.

Fofo revient ensuite sur « Jeanne d’Arc » Stolz, comme l’appelleraient des boches, avant de l’inviter à retourner en mate. « Il me reste un vœu à formuler, écrit le Machiavel au petit pied, c’est que cette jeune femme ait la force de rester le modèle d’humanité héroïque qu’elle incarne aujourd’hui pour tant d’entre nous. » Vas-y Sylvie ! Rettourne en mate pour la cause ! Faurisson te rajeunira et tu seras héroïque.

Niet, dit Revision. Sylvie, tu as assez donné pour les conneries de Fofo. Il t’appelle « jeune femme », ça marche à tous les coups. Mais ne joue pas à la Laurelei pour la gueule de Fofo, ça ne vaut pas la peine. Sache, en revanche, que des François poursuivent le boulot. Pour eux, c’est plus facile que pour toi. Songe un peu à l’œuvre de Gerbert d’Aurillac dit Sylvestre II. Là se trouve en partie la lumière. Et la couleur, car l’intérieur des églises était peint à l’époque, souvent de couleurs vives, y compris des statues.

Ah ! le ticoun ! s’exclame le collaborateur juif de Revision Jacques Halbronn, qui s’imagine soudain tout comprendre.

Trêve de plaisanterie, tout le monde sait de quoi il est question. L’alcôve à gaz d’Auschwitz, au lit ouvrable pour le touriste, fermable pour l’historien, est subterfuge. Hélas ! Fofo entretient le mythe en prétendant le dénoncer ; tout le monde ou presque, dans cette affaire, étant de mauvaise foi. Sauf peut-être les fans de Gerbert d’Aurillac, ces utopistes anachroniques…

D’une façon générale le dégoût l’emporte. D’aucuns se demandent pourquoi les gens compétents n’ont pas voix au chapitre, pourquoi les révisos connus dans les médias s’appellent Faurisson et Reynouard. Dévorés de narcissisme, guerroyant entre eux, ils conduisent leurs supporteurs à l’échec. En prison, comme souhaite Faurisson, garde-chiourme au sortir de la messe.

12 novembre 2010

FAURISSON, KONK ET WOZNIAK

Georges Theil communique en commentaire d’« Allez Alain de Benoist ! » le billet de Robert Faurisson du 6 novembre « Konk : son dessin de la baudruche et de la pique ». Le professeur se réjouit de la victoire qu’il annonce des révisionnistes, qui se résumerait à la chambre à gaz révélée, à la « magique chambre à gaz », comme dit Céline en 1950 à la lecture de Paul Rassinier.

Le premier paragraphe du texte de Faurisson, en liaison avec le dessin de Konk, résume sa démarche : il mise tout sur la chambre à gaz ! Pour lui, cet instrument de « mort douce », selon l’expression du pharmacien feu Jean-Claude Pressac, est point d’arrivée. Il dit tout. Avis que jamais Guionnet n’a partagé. Pour lui, la chambre à gaz est point de départ. C’est ce qu’il y a en amont, en aval et à côté de la chambre à air qui importe, la prétendue pièce de supplice ayant été volatilisée par la Zeit du 19 août 1960, qui publia une lettre de Martin Broszat, historien de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich, qui annonça qu’il n’a jamais existé de chambre à gaz dans les camps de concentration de l’ancien empire, ni à Belsen, ni à Dachau, ni à Buchenwald. Broszat ne parlait pas des camps situés à l’est, sous domination soviétique, car ils n’étaient pas de sa compétence. D’où la seule interprétation possible du document : les chambres à gaz n’ont pas toutes explosé en 1960 à cause de la « guerre froide ».

Les vues diamétralement opposées de Faurisson et Guionnet se vérifièrent en juin 1986, dès la première feuille d’Aigle noir intitulée « Foutre les chambres à gaz ! » Autrement dit les chambres à gaz sont liquidées, il est temps de parler d’autre chose, du judaïsme et de sa nuisance en particulier, qui jouent rôle capital et grandissant dans l’histoire depuis plus de 2000 ans. Il s’agit de renouer avec utopie.

L’absence du dessin de Konk dans la version de Theil est peu gênante, car Faurisson interprète l’illustration. Il voit une baudruche, Guionnet un ballon. Il cite Daniel 5, 26-27, signe du bagage religieux du professeur, toujours conventionnel. Daniel parle de Mané, Thecel, Phares, la tête noire pense qu’il s’agit des noms des trois doigts de l’inconnu qui va faire exploser le ballon, dont deux tiennent l’aiguille. Même chose que pour baudruche et ballon, quand Faurisson voit une pique, Guionnet voit une aiguille. Puis Faurisson joue au prophète. Il prévoit ce qui se passera quand la baudruche va éclater : « L’assistance, elle aussi, éclatera. Pour le petit nombre des illusionnistes, ce sera en larmes et en invectives ; pour le plus grand nombre des spectateurs, ce sera de rire et de soulagement. »

Credo supposé de la secte révisote, selon son grand-maître (ou son représentant de commerce, comme on dit en atelier). Soulagement, oui ; surtout pour le boche, une des principales victimes de la chambre à gaz. Rire, non ; car rien ne s’arrête avec la disparition de la chambre à air. Les forces qui l’ont gonflée sont là, elles vont rebondir. Elles ont préparé leur défense, elles prétendent déjà que leur terrorisme intellectuel était symbolique. Ah bon ! les holocaustes d’Hiroshima, Nagasaki, du 11 septembre 2001 étaient symboliques ?

Faurisson s’est réveillé les 5 et 6 novembre. Son message précédent date du 14 septembre, d’où la perte d’habitude de consulter son blog. De mémoire Faurisson était autrefois sévère pour Konk, qui n’aurait pas saisi toutes les subtilités de l’utilisation complexe de la chambre à gaz. Mais la pétition de Blanrue est pour lui eau de jouvence. Du coup, Faurisson est prêt à adouber Konk au grade de petit maître. Il lui pardonne ses lacunes pour peu que Konk reconnaisse que l’interprétation faurissonienne de son dessin est juste et parfaite.

5 novembre, Faurisson dit toute l’estime qu’il porte aux blanruseries. Signez sa pétition ! enjoint-il à ses ouailles, peu nombreuses, qui l’ont toutes signée. Faurisson se félicite de la signature de Steve Wozniak, cofondateur d’Apple. Pourtant Faurisson marche sur PC, pas sur Pomme, contrairement à Guionnet qui est maqué, comme le nazebroque en général, espèce à préserver car menacée de disparition. (On peut aussi écrire nazebrok). Wozniak est difficile à traduire en françois tant il écrit mal, bien que de façon compréhensible. La traduction de ses quelques lignes par Fofo va suivre. Guionnet ne l’aurait pas rendue comme ça. Il aurait dit c’est mal (it is wrong), pas « il est injuste » ; il n’aurait pas ajouté dominante après culture, syndrome médio-marxiste ; il n’aurait pas augmenté les propos de Wozniak d’articles inutiles. Voici la version du métis écossé : « Il est injuste qu’on nous dénie le droit de contester des croyances courantes ou la culture dominante, surtout quand chacun sait que les livres sont écrits par les vainqueurs. En quelque matière que ce soit, il n’y a nulle haine à dire “Je ne sais pas”. Ces trucs anti liberté de parole m’agacent toujours. Ceci n’a même rien d’un appel à l’action violente. »

Bravo Konk ! Bravo Wozniak ! Vous êtes fils du déambulateur Fofo, Zoroastre de bénitier qui se prend pour un acrobate.

17 octobre 2010

TOPINAMBOUR

Vieille Taupe se métamorphose en tobinambour, avec ses tubercules. Occasion de voir qu’Aaargh demeure accessible en France en recourant à des ruses de Sioux. Vieille Taupe ne comprend rien à Aigle Noir, beaucoup de choses que raconte l’animal sont fausses mais c’est la loi du genre, c’est comme ça qu’on bâtit un mythe. Vieille Taupe est narcissique mais joue au modeste. Il s’imagine que son « nouveau scoop sur Pétain » du 4 octobre a impressionné Guionnet, mais c’est faux. Il en avait parlé avant et une huitaine de lignes lui ont paru suffire, car il s’agit d’un coup judéomédiatique.

Pierre Guillaume dit ensuite sa perception de Guionnet depuis plus de trente ans. Ne prenant pour ainsi dire jamais de notes et se fiant à sa mémoire, Guillaume hallucine. Heureusement qu’il prend la précaution de dire : « Je crois aussi me souvenir qu’il a fait partie de la petite équipe qui a diffusé le tract “Notre Royaume est une prison” (octobre 1990) », car c’est faux. Guionnet n’avait rien à foutre des vaticinations de Dominique Blanc, lecteur de la presse qui ne connaissait rien du dossier, qui tenait à donner son avis. Blanc, qui vivait avec une bochine, était pipelette.

Mais ne tombons pas dans le travers de Guillaume, qui parle de la vie privée des gens et reproduit leur courrier écrit à la va-vite, sans leur demander leur autorisation. Mais il est vrai que les mails ne sont plus privés, pas plus que les conversations téléphoniques. En 1980, Guionnet fut frappé par une audience du procès Faurisson où la défense voulait faire preuve de sa bonne foi, de façon pointilleuse. Jusqu’au moment où l’avocat Robert Badinter dit son réquisitoire. On n’entendit alors plus un crapaud croasser (pour ne pas dire une mouche voler, car il n’y avait pas de mouche dans la salle). Quel brio ! Non seulement Badinter connaît bien la loi, mais il a de la confiture ; il est lecteur de Grevisse ! Quand il martelait ses propos, tantôt en baissant le ton tantôt en l’élevant, on se croyait à l’opéra. Toujours audible, jamais il ne brailla comme un baveux licrasseux. Le combat était inégal. Fofo ne pouvait que perdre. Surtout que Badinter fit mine in fine de se montrer généreux avec sa proie, il réclama seulement une condamnation ferme et symbolique des propos de Herr Professor.

Aussi la cause était entendue. Guionnet était à l’époque très loin de Guillaume ; dans le despotisme oriental, dont le juif est issu. De là vient la supériorité du juif sur le goy occidental (moins forte sur l’armingo, l’assyro-chaldéen ou le chrétien d’Orient en général, qui connaît mieux le despotisme oriental que le goy d’Occident). Le juif utilise des armes en grande partie inconnues de son ennemi, or il s’agit de prendre les choses à la racine. De partir du despotisme oriental avant d’évoquer le juif, qui en est sous-produit. Hélas ! la démarche de Fofo est inverse, il part du temps présent avant de le remonter un peu, pour s’arrêter à 1945-1946. Voilà pourquoi il marche sur la tête.

Guillaume parle ensuite des mérites de Guionnet, qui « a indiscutablement fait partie du noyau incroyablement peu nombreux et très actif qui a permis au “révisionnisme historique” d’exister et de survivre. En particulier en laissant croire, par une infinité d’interventions, que nous étions beaucoup plus nombreux que nous ne l’étions vraiment. » Guillaume a raison d’écrire révisionnisme historique entre guillemets, car c’est semibarbarisme. Mais il a tort quand il parle d’une infinité d’interventions, il aurait dû dire dans plusieurs cas ou dans différentes situations, car Guionnet n’est pas opposé aux coups d’intox’, mais il a pris des risques considérés en espérant échapper au diable. Que Guionnet soye « courageux, actif, et capable d’initiatives », tout le monde le sait (même les CPE de Stormfront). « Guionnet était l’un des très rares à être capables de diffuser seul [des feuille volantes], en milieu totalement hostile » est vrai et faux. Ce fut le cas en plusieurs occasions mais pas d’une façon générale, car les gens des rues de France n’ont jamais été totalement hostiles aux initiatives de Guionnet, loin s’en faut.

Les confusions de Guillaume sont innombrables, même s’il remembre parfois l’essentiel. C’est lui qui fit cadeau à Guionnet de la littérature qu’il édita et du merveilleux livre d’Arthur Butz en engluche, en 1986, que Guionnet dévora. Il fut alors irrité que Fofo s’opposât à sa publication en françois. Le récit de l’incident survenu au domicile de Guillaume est cependant faux. Guionnet n’a pas dit « Mais je vais lui casser la gueule, moi ! », mais je vais lui casser la gueule ; pour voir la réaction de Guillaume et de Fofo, car ce propos fut prononcé suffisamment fort pour qu’il l’entendît dans la pièce voisine séparée par une porte en bois. Guillaume prétend : « J’ai réussi à lui [Guionnet] faire croire que la personne qui se reposait dans ma chambre n’était pas Faurisson, et à le persuader de partir rapidement. » Quel exploit ! quand on sait que Guionnet savait que c’était Faurisson qui gisait dans la piaule. Guillaume donne son impression : « j’ai encore des sueurs froides à la pensée des conséquences désastreuses qu’une prise de bec aurait eue entre Faurisson et Guionnet ce jour-là. Elle aurait probablement débouché sur une répudiation réciproque qui aurait abouti à la décomposition des maigres troupes que la VT était parvenue à faire collaborer. »

Guillaume remet les pieds sur terre : Guionnet n’aurait pas cassé la gueule de Fofo, il y aurait eu prise de bec. Quant à la répudiation réciproque, elle n’a été que retardée. Et encore ! car elle était en germe depuis 1980. Sauf que c’est Fofo qui a dénigré Guionnet le premier, quand le brave le soutenait en dépit de sa courte vue.

Puis Guillaume se replie sur sentiers battus. Guionnet aurait « langue de vipère ». Guillaume l’appelle Sa Suffisance. Nouveau sobriquet après que Bouteille l’eut appelé Le Démolisseur et qu’Intransigeants l’eut dessiné sous les traits d’une shadok. Pourquoi pas Son Sérénissime ? Guionnet ressemblant à Bérurier. En miniature, car il ne pèse que cent kilos. Guillaume ajoute que « chaque fois que nous nous sommes croisés [dans les années 90], Sa Suffisance ne manquait pas de faire valoir son infinie supériorité ». Forcément, Sa Suffisance méprisait les conneries de Garaudy et les histoires de Brigitte Bardot.

Guillaume, avec son historicisme réviso, parle du « bulletin Revision », mais il n’y est pas autorisé ! Les ventes du journal en kiosque atteignirent près de 3 000 exemplaires + plus environ 400 abonnés + une centaine d’exemplaires vendus en librairies parisiennes hors NMPP, en mai 1990, quand eut lieu l’opération Capentras. C’est un bulletin ça ? Non, un journal dans le sens engluche du mot : revue périodique.

Selon Guillaume, l’Aigle n’est pas gentil (serait-ce à dire qu’il n’est pas goy ?). Pourtant il est partisan de la genterie et du prolétariat françois. Pour lui, ce n’est pas la propriété privée qui est sacrée, mais le prépuce. Guillaume, comme Lefeuillu, imagine Guionnet fortiche en informatique, mais c’est faux. Il ne connaît que le traitement de texte. Puis Guillaume en vient au Protocole des sages de Sion. Il pérore : « Les Protocoles des Sages de Sion sont un faux. Au sens où ils ne sont pas la transcription de réunions de Sages quelconques, ayant réellement eu lieu. »

D’accord, mais cette découverte est celle de Revision, en 2008. Quant à écrire Les Protocoles des Sages de Sion, cela devrait entraîner exclusion immédiate de la Bibliothèque nationale ; où le propagandiste Guillaume n’a jamais mis les pieds, contrairement à Guionnet qui en connaît les recoins.

Enfin Guillaume croit se libérer. Il écrit : « La seule question que s’est posée la VT après avoir lu Henri Rollin et quelques autres est celle-ci : les “Prototos” sont-ils une arme de guerre (idéologique) conçue par le parti antijuif contre le parti juif, ou une arme de guerre (contenant un virus) conçue par le parti juif pour être mise dans les mains du parti antijuif ! En voilà une question, qu’elle est bonne ! »

Bravo Guillaume ! tu commences à comprendre la thèse de Guionnet, en dépit de tes lacunes. Tu as « survolé » le bouquin de Rollin et tu veux faire ton boulot de propagandiste. Tu laisses la recherche à d’autres, tu exploites ses résultats. Tu t’aperçois que Protocole est dernier Talmud, mais une évidence t’a échappé, car non signalée dans le mémoire : son texte est antigoy, nullement antijuif.

C’est de la base dont il faut partir quand on parle histoire, pas du sommet.

30 septembre 2010

SUS À BÊTE IMMONDE !

Bête Immonde est calamité. Ce voleur ose chercher les crosses à Aigle Noir, crime impardonnable. Voici les trois derniers mails échangés, connus par la DCRI. C’est la bête qui parle en premier.

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Ours putride,

Tu affirmes que le texte original des Protocoles est français ?

Comment le prouves-tu ?

La version « officielle » est qu’il s’agirait d’un faux fabriqué par la police du Tsar !

Bien sûr cette version est débile, mais c’est la propagande communiste !

C’est en te lisant que j’ai appris que les communistes condamnaient à mort pour possession des Protocoles !

Cette information est intéressante ! Mais est-elle sûre ? Références des textes de loi soviétiques ?

Car si ceci est vrai, cela conforte la thèse de la révolution bolchevique de 1917 comme complot judéo-bancaire rotschildien, warburgien-schiffien, etc.

J’ai besoin de ces infos pour le recours contre l’arrêté du PD Joxe de 1990.

À propos, cet arrêté n’est pas publié au JO, car je n’en trouve pas la trace indiquée par legifrance.

As-tu vérifié que l’arrêté de Joxe est bien publié au JO ?

Le procès de Martinet c’est du correctionnel pour antisémitisme à cause de son journal.

Tu peux me transmettre les jugements qui t’ont condamné au pénal ?

Je veux les étudier pour les utiliser dans l’affaire Martinet et une autre devant la dix-septième dans l’affaire de Dieudonné.

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Bête Immonde est cinglé. Il s’imagine que Guionnet va lui envoyer sa vingtaine de condamnations pénales pour délit de presse, dont il n’a gardé copie que d’une partie d’entre elles, pour ses beaux yeux, parce que Bête Immonde fut professeur d’université de mathématique, comme il prétend, et parce qu’il s’est improvisé juriste ? Niet, trois fois niet, ce serait donner du lard au cochon. D’où la réponse de Guionnet :

Immondice,

Tu n’as pas répondu à ma question sur le procès du 12 octobre.

Même Taguieff ne croit pas à la version officielle, pourtant il en tient une couche.

Quand je dis un truc, c’est que c’est vrai, sauf rectificatif. Que crois-tu ? Que les bolcheviks s’emmerdaient avec des textes de loi ? Des suspects furent tués car il fut trouvé chez eux un exemplaire du Protocole des sages de Sion. Je te le garantis, bien que je ne parle pas russe. C’est au ruscof d’apporter des précisions à ce sujet, comme il l’a fait sur Auschwitz en 1989. Mais le ruscof est très lent, il est glacé. Sur le décret d’interdiction du Protocole, renseigne-toi, tu auras plus de chance que moi, à qui le ruscof fait la gueule.

Un de tes problèmes est que tu ignores tout de l’histoire. Le coup d’État bolchevique eut lieu 6 jours après la déclaration Balfour si j’ai bonne mémoire. En novembre 1917, ce que je n’ai pas osé dire, car je craignais que les juges me prissent pour un con.

J’ai proposé à Fasc de l’aider à écrire une chanson sur les protocoles, mais il est aussi bête que toi, il ne comprend pas.

À mon avis l’arrêté du Petit Halévy est bien publié au JO. C’est ta cuisine, pas la mienne.

Commence par répondre à mes questions dans ton courrier, c’est la moindre des politesses. Ensuite mets mon mémoire en ligne, c’est du travail d’orfèvre. Pas de goujat, comme toi.

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Ces propos mesurés ont eu pour réponse : « Gros pede imbibé, va te faire foutre ». Ce qui amène à préciser qu’il n’est pas du tout sûr que Blanc Bec soit pédé, c’est Bête Immonde qui l’a dit, mais il voit des pédés partout, y compris dans le Petit Halévy (Pierre Joxe). Quant aux frasques de Tiontion, qui parle de la « pluplume » de Blanc Bec, c’est peut-être affaire de jalousie, car Tiontion espérerait que sa pluplume fût admirée. C’est possible, le narcissisme goy atteignant parfois des profondeurs abysssales. Et puis Blanc Bec a confié son site tout sauf sarkozy à son harem, signe qu’il est de mentalité ottomane, ce qui est vénéré en France depuis François premier.

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Selon legifrance l’arrêté du ministre de l’intérieur 25 mai 1990 se trouverait dans le JORF du 26 mai 1990, toutefois le numéro de page n’est pas indiqué. L’interdiction fut prononcée pour deux raisons, parce que le pamphlet serait « d’origine étrangère dès lors qu’il est traduit d’une langue étrangère », et parce qu’il présenterait des « dangers pour l’ordre public en raison de son caractère antisémite ». On appréciera le tour de passe-passe. Le texte français original du Protocole des sages de Sion ayant disparu, l’ouvrage serait d’origine étrangère ! Ensuite il n’a jamais été antisémite, il s’agit au contraire d’un nouveau Talmud faisant l’apologie du mosaïsme, cette superstition internationale et intercontinentale.

REYNOUARD DANS RIVAROL

Un entretien de Vincent Reynouard avec Jérôme Bourbon paraîtra dans le prochain numéro de Rivarol. Reynouard continue de dire tout et son contraire. Il parle de ses deux promenades par jour, d’une heure et demie chacune. Voilà qui est conforme aux souvenirs de Guionnet. Reynouard a tour à tour parlé des 23 heures qu’il passait en cellule, puis des deux promenade d’une heure chacune, avant d’ajouter quand on ne l’oublie pas ! Idem en ce qui concerne les matons, tantôt ils sont pour la plupart peaux de vache, tantôt ils sont aimables, comme dans Rivarol. Reynouard parle de sa « distribution publique de tracts », mais c’est faux. Il est en prison pour avoir envoyé sa brochure de seize pages à des administrations. Il mettait son précieux texte sous enveloppe, qu’il timbrait, Reynouard étant persuadé qu’il s’agit de toucher en priorité les fonctionnaires, en Alsace notamment.

En revanche, Guionnet a distribué des dizaines de milliers de feuilles volantes de la main à la main (y compris à Lyon et à Strasbourg), d’autres dizaines de milliers dans des boîtes aux lettres, d’Issy-lès-Moules principalement. Vieille Taupe aussi est familier de cet exercice, y compris à l’intérieur du palais de justice de Paris. L’avantage de la tactique d’Aigle Noir et Vieille Taupe est qu’ils dépensent de l’argent pour reproduire les feuilles, pas dans les timbres. Et puis, quand on sait que près de la moitié des habitants de la ville de Paris sont fonctionnaires, comme de nombreux révisos dont nous taisons les noms car ils ne veulent pas apparaître, il n’y a pas de souci à se faire sur la propagation des thèses révisotes chez les fonctionnaires. Chez les militaires en particulier, car de nombreux officiers s’intéressent à la question. Quant aux anciens fonctionnaires révisos connus, il suffira de citer les noms de Faurisson, Thion, Reynouard et Theil, tous faurissoniens disciplinés à l’exception de Fofo.

Puis vient cette perle de Reynouard : « On a fait voter la loi Gayssot et pour la première fois en France elle est appliquée dans ses dispositions les plus strictes. » Bourbon corrige, « NDLR : la seconde en réalité, Alain Guionnet, le directeur de Révision ayant été incarcéré en 1993 pendant de longs mois pour avoir contrevenu à la loi Gayssot ». Ce qui a eu le chic de déplaire à Fofo, qui s’est demandé si Guionnet n’avait pas uniquement été emprisonné au titre de la loi Pleven de 1972, pour insulte et provocation à la haine raciale. Maître Éric Delcroix vérifia que Guionnet fut bien emprisonné en 1993 pour contestation de crime contre l’humanité, d’où la précision de Rivarol.

C’est ainsi que les emprisonnements de Guionnet de 1991 et 1994 passent à la trappe. En 1991, pendant la guerre à l’Irak, Guionnet fut notamment emprisonné pour s’être demandé si la LICRA n’était pas une association de malfaiteurs, alors qu’elle est reconnue d’utilité publique ! En 1994, il fut incarcéré pendant deux mois alors qu’il était innocent. Il s’agissait d’une erreur judiciaire comme il y en a tant. Deux vrais faux témoins avaient dit que c’était lui qui avait crié « Mort aux Juifs ! » à plusieurs reprises dans un restaurant des Champs-Élysées. N’importe comment c’était lui, le barbu, le chef de la bande. Mais c’est faux, car c’est un connard du PNFE qui a gueulé cette ânerie, comme il a fini par l’avouer, mais trop tard, en appel, après que deux témoins eurent identifié le prétendu coupable.

On retiendra de cette affaire que l’erreur judiciaire est « normale » en France. Les juges de la onzième chambre de la cour d’appel de Paris savaient Guionnet innocent, mais ils l’ont condamné, et ce n’est qu’après qu’il eut passé cinq semaines à la mate de Nanterre qu’ils accédèrent à sa demande de confusion des peines. Merci au PNFE du cadeau, à ce groupuscule chrétien et europaïste (par référence à Europa) dont Reynouard fut militant.

Reynouard se consacre en ce moment à son œuvre mémorielle. Il sait que ses contradictions n’ont pas d’importance, car elles sont fondements de la mémoire (mot qu’il écrit avec une capitale). Le public veut et redemande des mensonges, c’est pour cela qu’il lit la presse. Et la trouvaille du passé fonctionnaire Fofo n’est-elle pas géniale ? Il ment au nom de la vérité. Quelle bêtise ! L’auteur du Protocole des sages de Sion était beaucoup plus doué. Il savait mélanger vérité et mensonge de façon habile, au point qu’on a du mal à distinguer le vrai du faux, alors que c’est facile avec Fofo et sa große propagande, dont l’histoire retiendra qu’elle a conduit une dizaine de boches et d’Autrichiens à purger de lourdes peines de prison. Merci Fofo, merci Reynouard, tel père tel fils.

Sur Issy-lès-Moules, Fofo comprend mais pas la tête noire. Cette écriture signifie qu’Issy se trouve à côté des moules, qu’on les mange ou non, Issy étant capitale.

21 septembre 2010

PENSÉE POUR REYNOUARD

Pas de nouvelle de Vincent Reynouard depuis plus de dix jours. C’est inquiétant, se trouve-t-il au mitard ? Pendant ce temps les mauvaises langues se déchaînent. Une crapule de Stormfront traite Reynouard de « grenouille de bénitier dépressive et vindicative ». Heureusement la vieille garde veille. Elle soutient Reynouard en dépit des conneries qu’il a pu dire. Elle défend aussi Maurice Martinet malgré ses errances et son amateurisme.

Sur Stormfront, face au déluge d’inepties proférées, Thulesturmer demande : « Vous pensez que Reynouard cherché à aller en taule ??? » Question depuis longtemps restée sans réponse, car les juifs de Stormfront considèrent que Thulesturmer, de race provinciale, est passé à l’ennemi. Selon eux, il ferait maintenant partie de la « soldatesque » d’Aigle Noir.

Reynouard et Martinet ont cru être plus malins qu’Aigle Noir, pourquoi pas ? Mais ils sont dans la merde alors qu’Aigle Noir ne l’est pas. L’oiseau a l’avantage de maîtriser plusieurs jargons. Il fut blessé il y a près de vingt ans quand Reynouard et Martinet vivaient comme des coqs en pâte. Maintenant les choses ont changé, Robert Faurisson n’est plus historien révisionniste mais antisémite, tandis que l’antijuif Guionnet, accessoirement révisionniste, gagne à être entendu. On commence à parler de choses sérieuses.

Le judaïsme est fardeau dont il s’agit de se débarrasser, en même temps que du mosaïsme et de ses produits dérivés. Le judaïsme est pollution, il est incompatible avec la vie en société. Il est nuisance, comme a dit l’ami boche Carl-Eugène Dühring. Le socialisme national à venir devra plus à l’ultragauche qu’à l’ultradroite, ce qu’aucun nazebroque de Paname ne conteste. (La dernière phrase est piège à con ou leurre, procédé qu’on aurait tort de ne pas employer.)

16 septembre 2010

PETS DE STORMFRONT

La guerre d’Aigle Noir à Stormfront s’est achevée il y a moins d’un mois. Les griviers de Stormfront furent terrassés. À preuve, ils ne lancent plus que des pets en direction d’Aigle Noir. De nouveaux intervenants en sont les auteurs. À commencer par Déat Royaliste, qui lance un simulacre d’offensive. Il écrit : « Je suis tombé sur le blog de ce Guionnet, ça m’a l’air complètement délirant et genre “seul contre tous”. Ceux qui connaissent le type pourraient-ils me renseigner ? (il semble très anti-Reynouard, pour des raisons que je n’ai pas comprises car il ne parle que par allusions et par pseudos lourdingues). »

Ce à quoi Esprit du Loup répond : « Eh bien c’est un révisionniste gauchiste (et alcoolique), pas étonnant donc qu’il n’aime pas Vincent Reynouard. »

Puis vient le vieil occultiste Thulesturmer, qui tranche : « Le pire est qu’il soutient officiellement Reynouard… Et qu’il est persuadé d’être son meilleur soutien. Il écrit dans un langage volontairement hermétique pour le plupart des gens, sans doute, comme d’autres le font, afin de se donner une sorte d’aura intellectuelle et de susciter l’admiration des badauds. Sauf qu’il y va à mon avis trop fort (du coup, les gens ne comprennent rien). »

Guionnet cherche à pousser le judéocideur à élever le niveau de ses arguments, opération longue et difficile, mais il y parvient avec Stormfront dont les griviers semblent soudain capables d’un peu de discernement. Déat Royaliste commence par jouer au con en faisant mine de croire que Guionnet est anti-Reynouard. Il ajoute lourdingue, ce qui est vrai, Guionnet n’ayant jamais fait dans la dentelle et étant depuis toujours opposé à Talleyrand, comme Reynouard. Enfin le sage de la bande des trois donne la leçon : se disant meilleur soutien de Reynouard (c’est Momo qui le dit), Guionnet serait hermétique car il voudrait susciter l’admiration des badauds.

Mot bien trouvé que badaud, car Badaud signifie parigo. Or l’Issisois est quasiment badaud, il n’a qu’un pas à faire pour se trouver à Paris. Et pourquoi diable un quasi Badaud chercherait-il à susciter l’admiration des gens de sa race ? Il la connaît, il sait ses défauts. En revanche, il voit dans le Badaudois future capitale du monde. C’est clair. Il n’y a pas d’hermétisme là-dedans. Il y a conflit, en revanche, avec les sages du cahal.

L’idiot Déat Royaliste poursuit en citant Thulesturmer, qui dit en substance : si le régime hitlérien n’a pas tué 6 millions de juifs, alors le socialisme national devient respectable. Non, il reste ce qu’il aurait toujours dû être pour le philosophe de l’histoire : thème de réflexion. Le socialisme national ouvrier germain appartient au passé. Son succès fut lié à la grande industrie et aux cartels, époque révolue, car c’est le capital financier qui domine le monde à présent. Le socialisme national hitlérien n’est donc pas un modèle, même si on peut s’inspirer de certains aspects de sa politique, en particulier contre la domination sans partage du capital financier.

Vient enfin l’hermétisme prêté au site. Mais Momo croit comprendre ce qu’il dit, la mafia judiciaire aussi. Ou encore Saïd Chomsky et Emmanuel Stolz, parent de la salope Joëlle Stolz, journaliste au Démon. Le nazebroque serait-il plus bête que ces gens-là ?

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