Alain Guionnet – Journal Revision

14 août 2012

HITLER ACQUITTÉ !

Ça y est, Adolf Hitler vient d’être acquitté par Vincent Reynouard, comme on peut le découvrir sur Dailymotion. Hélas ! Reynouard débute « Acquittement pour Hitler » 1/2 par le procès du Tribunal militaire international d’après-guerre, dit de Nuremberg. L’acteur a la bonne idée de revêtir robe d’avocat, mais de grâce, qu’il cesse de partir de ce procès quand il évoque le régime hitlérien !

On s’aperçoit vite que Reynouard est profane en histoire. Non seulement il persiste à parler de Seconde Guerre mondiale au lieu de deuxième guerre mondiale, mais il n’emploie pas le subjonctif imparfait quand il s’impose. Il n’a guère évolué depuis qu’il commenta « Holocauste » il y a quelques années. Heureusement, « Pourquoi je plaide l’acquittement pour Hitler » 2/2 est plus clair, car Reynouard parle en son nom. Il ne joue pas à l’avocat reconstituant des faits révolus, il suit l’ordre chronologique.

Il commence par deux erreurs d’années. Eh oui, le traité de Versailles fut signé en juin 1919, l’accord de Trianon en juin 1920. Puis il relate comment la Hongrie fut « mutilée », « dépecée » à Trianon, ce qui est capital, vu que la Hongrie fut plus maltraitée que la Germanie lors de la « paix de vengeance » que dénonce Reynouard.

Il s’agit pour Reynouard d’entrée en matière, l’important étant pour lui que le traité de Versailles fut à l’origine de la formation du régime hitlérien, ainsi que les répercussions de la crise économique de 1929. Propos mille fois entendus, qui jouent le rôle de leurres. Avant que l’acteur en arrive à 1938 et 1939, années sur lesquelles il dit trucs intéressants faisant apparaître qu’il a étudié les relations diplomatiques de l’époque. Selon lui, Pologne et Angleterre seraient principales responsables de la Seconde Guerre mondiale, la Pologne par son intransigeance, l’Angleterre par le fait qu’elle encouragea la Pologne en sous-main. Quant à la France, soi-disant « obligée d’agir au nom de son traité d’assistance mutuelle [avec la Pologne], c’est entièrement faux, dans le droit, puisque la SDN n’existe plus, comme dans les faits ». D’ailleurs l’Angleterre aurait torpillé l’ultime tentative de négociation, alors que les propositions de Hitler étaient recevables.

C’est possible au plan diplomatique, mais Reynouard ignore apparemment la politique multiséculaire de la Couronne britannique, ainsi que la teneur des rapports de ses services de renseignement. D’abord le Royaume Uni s’oppose à ce qu’un pays d’Europe continentale ait rôle prépondérant. Raison pour laquelle il fit la guerre à Napoléon, puis au deuxième empire germanique, en 1914, enfin au troisième, en 1939. Quant aux rapports des services secrets britanniques, ils se devinent aisément. Il suffit de lire Mon combat pour s’en convaincre. Hitler ne voulait pas faire la guerre à la France et à la Grande-Bretagne, son regard était tourné vers l’Orient. C’est par là que passait sa volonté d’accroître l’espace vital (Lebensraum) des peuples formant la nation germanique, en direction de l’Ostraum (Orient, littéralement espace Est). Aussi le plan de guerre coloniale de peuplement du régime hitlérien en direction de l’Orient était connu dès 1938, sinon avant. Voyez la vigueur avec laquelle Hitler dénonçait le péril judéo-bolchevique dans Mon combat. Elle ne laissait planer aucun doute sur ses objectifs à long terme.

Reynouard fait plus ou moins sienne la thèse d’Ernst Nolte, quand il dit « c’était une guerre idéologique ». Mais il aurait pu aller plus loin, en expliquant sa nature. En ne se penchant pas seulement sur l’œuvre de Winston Churchill, mais aussi sur sa vie. Il se serait alors aperçu que Churchill fut initié à un ordre païen avant de devenir fils de la Veuve et de s’illustrer parmi les alcooliques célèbres. Or Hitler avait interdit les sociétés secrètes, objet de litige en partie à l’origine de la deuxième guerre mondiale, qu’on la qualifie de guerre civile, comme Nolte, ou d’idéologique, comme Reynouard.

On peut souvent tenir les responsables des guerres pour partagés entre pays en conflit. Ce fut le cas en 1870-1871, Napoléon III, dépassé par les événements et par les intrigues, ayant eu indéniable part de responsabilité dans l’éclatement du conflit. En ce qui concerne 1914-1918, les responsabilités sont également partagées, comme en 1939-1945, où le rôle joué par la Grande-Bretagne fut considérable, mais où la volonté d’expansion coloniale du régime hitlérien en Orient était connue. Tant et si bien que les hommes politiques bellicistes britanniques (ils ne l’étaient pas tous) pouvaient se retrancher derrière cet adage : mieux vaut prévenir que guérir.

Et puis, l’instauration du régime soviétique avait permis d’éliminer concurrent possible des économies occidentales. Mieux valait le maintenir en l’état. Au dix-neuvième siècle, Prusse et Russie avaient semblé puissances montantes pouvant inquiéter les économies occidentales. À la suite de la dernière guerre mondiale l’Union Soviétique fut d’ailleurs largement récompensée pour ses efforts de guerre, ce qui élimina du champ de la concurrence les pays d’Europe orientale qui lui furent rattachés.

Bref, on aurait tort de vouloir tirer des leçons de morale de l’histoire et de la politique. Seules deux catégories d’hommes sont à distinguer : vainqueurs et vaincus. Toutefois Reynouard semble s’imaginer que les vaincus d’hier peuvent être vainqueurs demain. À moins qu’il soit persuadé de pouvoir faire carrière d’historien indépendant, dirigeant une chaîne de télévision ! Pourquoi pas ? Il a raison de vouloir concurrencer Arte, qui jouit d’un monopole insupportable dans le traitement télévisuel de l’histoire du régime hitlérien. Dommage seulement que Reynouard en gomme certains aspects.

(C’est la première fois que Revision rapproche les mots Lebensraum et Ostraum, bien que la liaison entre les deux soit évidente, l’accroissement de l’espace vital des peuples germaniques ayant été planifié en direction de l’Orient depuis le traité de Versailles, sinon avant. À ce sujet, nous conseillons au germanophone de lire Verhalten der Truppe im Ostraum, en première page de Google consacrée à Ostraum. Quant aux gens qui ne trouvent pas ce mot dans les dictionnaires bilingues, qu’ils ne s’inquiètent pas ; il a été rayé à dessein pour éviter que le lecteur fasse la liaison entre Lebensraum et Ostraum.)

26 octobre 2011

« APOCALYPSE HITLER »

Plus de six millions de téléspectateurs hier soir d’« Apocalyse Hitler », documentaire monté à partir d’images d’archives non pas colorisées mais mises en couleur, différence importante au plan technique. C’est assurément là raison de son succès. Le son de la voix du guide Adolf Hitler, en revanche, a pu être trafiqué. Nous n’en sommes pas sûrs à cause de la relative mauvaise qualité des enregistrements de l’époque ; les deux parties du documentaire portant sur la vie d’Adolf Hitler de 1889 à 1935, la première partie ne contenant quasiment aucune bande-son jusqu’à 1925. Bref, les déclarations du guide sont difficilement compréhensibles pour le banlieusard badaudois. En revanche, celles de Goebbels sont claires.

Sur le plateau au moins deux juifs. La présentatrice Marie Drucker, fille du directeur de télé Jean Drucker, nièce de Michel Drucker, de souche prétendument assimilée comme le confirme son prénom ; Mathieu Kassovitz, commentateur du film, de père juif hongrois, réviso des attentats du 11 septembre 2011. Il porte nom et prénom de néologue, son père n’ayant pas houngvarisé son nom à Judapest et donné à son fils prénom de l’illustre roi de Hongrie Mattyas Premier Hunyadi (1443-1490). Quant au titre du documentaire, « Apocalypse Hitler », il s’inspire de celui du livre du Kahal L’Apocalypse de notre temps, signé Henri Rollin, consacré au Protocole des sages de Sion, publié à Paris en 1939.

On apprend à la fin que les commentaires furent écrits par un seul auteur (!), dont le nom n’est pas annoncé dans la presse, mandarin à La Sorbonne, prétendu historien de Germanie contemporaine. Son nom est pour l’instant inconnu car France 2 prétend communiquer le film en ligne mais il n’est pas encore disponible. Il est achetable en revanche en DVD. De mémoire, il est vraisemblable que Herr Professor soit juif allemand, ce sera facile à vérifier. Marie Drucker a également obtenu sa licence de lettres à La Sorbonne, dans ce repaire de coquins.

Lisez ce que disait le grammairien Lancelot de l’enseignement à La Sorbonne au dix-septième siècle, quand la France était grosso modo pure de juifs, avec ses profs aristotéliciens, prétendus latinistes, ennemis de la langue françoise. Ou encore ce qu’écrivait le poëte Claude Le Petit du lycée pompeusement appelé Louis-le-Grand situé juste à côté. De son internat en particulier, haut lieu de pédérastie, qu’on appelle pédophilie en novlangue.

Résultat, le mandarin n’exclut pas que le grand-père paternel de tonton Adolf fût juif. Mais ce n’est pas à exclure, c’est quasiment certain, comme de nombreux indices le suggèrent. Quelle mièvrerie ! Suivent des propos difficilement vérifiables. Par exemple sur les corrections apportées par des journalistes à l’écriture du premier tome de Mon combat, dont 20 000 exemplaires furent vendus. En revanche que le titre ne fût pas sien, son projet ayant été jugé trop long et narcissique, est vraisemblable. D’autre part, les images de l’occupation de la Ruhr par l’armée française en 1923 sont remarquables, avec les humiliations infligées au boche.

Quelques passages sont intéressants, dont certains à vérifier. Comme le soutien apporté à Hitler par la loge Thule, dont les deux grands représentant au sein du régime auraient été Alfred Rosenberg, qu’adore Freya von Asgard, et Rudolf Hess, auteur des lois raciales de Nuremberg de 1935, qui délivrèrent Hitler de toute judaïté. La rapide élection de Nüremberg comme ville-phare de son parti est aussi notable, comme les raisons données de ce choix. L’affaire de la déclaration de guerre à Hitler par la « Judée » en mars 1933 est aussi correctement évoquée (elle fut suivie du boycott des magasins juifs pendant une journée en bochie). Ou encore la raison donnée de la nuit des Longs couteaux, qui vit l’élimination de Röhm et de 85 chefs SA par la SS. Face à 2 millions de SA, les chefs de l’armée de 100 000 hommes se sentaient menacés. Ce qui est vraisemblable pour deux raisons : parce que Röhm disait vouloir poursuivre la révolution nationale et qu’il a pu passer pour bolchevik déguisé, parce qu’Hitler fut toujours respectueux des institutions nationales et internationales.

Le documentaire nous apprend qu’il aurait secrètement pratiqué l’inceste sur la personne de sa jeune nièce, avant qu’elle se suicidât. Alors, selon le sorbonnard, Hitler aurait songé à ce suicider. Ensuite des responsables du parti auraient jeté dans ses bras Eva Braun, gymnaste de 19 ans. Informations à prendre sous toutes réserves, mais l’intellectualisme juif, dénoncé à un moment du documentaire, n’est pas vain mot, car le juif sait spéculer. Dans ses mensonges il y a souvent part de vérité. Surtout quand  ils sont ceux de juifs de cour qui travaillent pour ce qu’il subsiste d’État français.

Cela dit les lacunes sont innombrables. Le nom d’Houston Stewart Chamberlain n’est pas cité. De cet inspirateur du guide, qu’il a peut-être lu sur le conseil de Rudolf Hess, tandis que les 17 camps de concentration ouverts en 1933 sont bidons. La fin de la deuxième partie aussi, où l’affaire de la Nuit de cristal est bâclée. On n’en retient que le mot pogrom, porc-grome selon Alfred Jarry. Comme si les auteurs du documentaire avaient voulu évacuer le judéocide en deux coups de cuiller à pot, car totalement étranger à l’histoire. Ce sur quoi nous sommes d’accord.

Il est temps de rendre à Père Israël la place qui lui revient.

28 octobre, 9 heures, Wikipédia prétend que Göring aurait été membre de la Société « Thulé », mais pas Rosenberg. Voilà où conduit l’intellectualisme juif, à dire une chose et son contraire. La Thule Gesellschaft ne se trouve pas en Freimaurerlexikon d’Eugène Lennhoff et Oscar Posner (1932). Autrement dit la Société Thule était paramaçonnique, en marge de la franc-maçonnerie. La recherche ne fait que commencer, car liée à l’assassinat présumé d’Hess, longtemps après-guerre. Hess aurait-il été tué en prison en 1987 parce que lié à la Veuve, comme c’est préconisé en Protocole des sages de Sion ? C’est possible, on ne sait pas pour l’instant. D’autre part, de nombreux sites boches indiquent que Rosenberg était membre de la Société Thule, sans indication apparente de sa date d’initiation. Beaucoup moins en revanche évoquent Göring, hormis blogs anglais, secondairement français, champions du plagiat. À première vue Göring a pu assister à des tenues de l’ordre, mais il n’en était pas membre. En revanche Rosenberg y aurait appartenu, et surtout Rudolf Hess, au sujet duquel tout semble concorder. C’était lui le visionnaire, le chamberlainiste qui aurait inspiré l’illuminé Hitler. C’est Hess qui aurait conseillé à Hitler de ne pas achever le travail, au moins provisoirement, à Dunkerque. Comme quoi la personnalité d’hommes de pouvoir peut jouer rôle capital dans l’histoire. Quand on parle du régime hitlérien, ce n’est pas tant son guide qu’il s’agit de considérer, quart de juif hâbleur, mystique, peut-être incestueux, respectueux des autorités dominantes, de peu de culture, médiocre en français, versatile et mauvais chef des armées, que son entourage. Oh ! pas Göring, héros de guerre drogué, mais Goebbels, infirme rusé, et Hess. Raison pour laquelle Hess fut occis la chute du Rideau de fer était prévue, car il était impératif pour les prétendus maîtres du monde que la tête noire ne comprît rien à rien.

Observation qui nous amène à dire quelques mots des sociétés païennes, voire mutualistes. Elles existent depuis longtemps et sont antérieures à la franc-maçonnerie spéculatrice en Grande-Bretagne. Au début du dix-huitième siècle certains frères appartenaient aux deux ordres, païen et maçonnique. La dualité de ces sociétés, à moitié secrètes, continue d’exister en Europe centrale et septentrionale, en particulier au Royaume-Uni, en Germanie et en Scandinavie. D’où la tentation d’employer jargon maçonnique pour parler du rituel des sociétés païennes. Toutefois modérément, comme dans les lignes qui précèdent, où il est question des tenues de l’ordre de Thule. Nous aurions pu parler des tenures, comme on disait autrefois, mais ç’aurait été source de confusion possible. Les fils de la Veuve ne parlent plus guère de leur ordre, mais de leur obédience, dont ils savent qu’elle est ordre initiatique, car ils jugent le mot ordre lié à la chevalerie d’autrefois, qui subsiste cependant dans leur rit, notamment avec le grade de Chevalier Rose-Croix. Que la Société Thule fût païenne saute aux yeux à cause de son nom, Gesellschaft pouvant être traduit en français par société dans ce contexte les yeux fermés. D’autres fois par compagnie, mot proche qui rappelle la dimension mutualiste des sociétés païennes. Contrairement à la Veuve, elles n’ont pas d’Orient, elles regroupent des ateliers plus que des loges, leurs affidés ne sont pas frères mais compagnons. Leur paganisme n’est pas étroit nationalisme, il a au contraire aspirations universaliste et naturiste comme on disait autrefois (naturaliste en novlangue). D’où l’attirance de Hess pour les thèses de l’écossais Chamberlain, d’où aussi sa folle tentative de négociation de paix séparée avec la Grande-Bretagne en 1941.

Aussi parler de loge Thulé est impropre, seule Société Thule est valable. Ensuite on peut faire allusion à la société ou à la compagnie dans le texte, qu’on peut écrire Thule ou Thulé, Thulé étant conseillé pour la tête noire francophone. Ces précisions semblent d’autant plus nécessaires qu’il arrive à Guionnet de s’emporter et de renvoyer à tort, par exemple, le jeune Thulesturmer dans sa « loge Thule ». Elles ont en même temps trait à la philosophie de l’histoire, car le régime hitlérien a plusieurs sources d’inspiration. Catholique romaine avec Hitler, païenne avec Hess plus qu’avec Rosenberg, dont le patronyme peut avoir été donné à un de ses ancêtres juif par un fonctionnaire d’état-civil. Remarquez, il y a des idiots partout, y compris chez les païens, Rosenberg était peut-être pur boche.

Toujours est-il que le titre du documentaire « Apocalypse Hitler » est frauduleux, car nulle part, dans les sources d’inspiration chrétiennes et païennes du régime, n’apparaissent les fils de Magog, seuls chevaliers d’Apocalypse. Sauf en Hongrie, alliée obligée de l’empire teuton, où le grand poète Ady, d’éducation calviniste, amoureux de la France et malheureusement d’une juive qui lui a refilé la syphilis dont il est mot, a écrit ce magnifique vers : « Oui, je suis fils de Gog et Magog ». Ady adorait flâner près du mont Parnasse, à Paris, comme le bretok Alfred Jarry dans les années 1900. Voilà comment furent révisés les racontars de l’Ancien Testament par Ady : ce n’est pas Deucalion, mais le fils de Magog qui aurait survécu au déluge en échouant au sommet du mont Parnasse. Ce faisant Ady annonçait l’apocalypse à venir, dont Hitler ne fut jamais partisan.

La complémentarité de l’action de Heß (en germain) et Rosenberg est cependant envisageable. Né à Alexandrie, en Égypte, de père puritain, Hess avait connaissance des gnostiques. Il connaissait sans doute la thèse suivant laquelle Melkizedek et Jésus ne font qu’un (pardon pour la transcription de l’hébreu de Melchisédech, mais elle nous sied). Son cosmopolitisme germanique l’attira naturellement à dévorer l’extraordinaire ouvrage de Chamberlain. C’est d’ailleurs en Écosse qu’il choisit d’atterrir à la veille de l’opération Barbarossa, pas en Engleterre. De telle sorte que l’antislavisme outrancier de Rosenberg serait lié à cette initiative, cogitée par les compagnons de la Société Thule .

Cela change beaucoup de choses, car le régime hitlérien n’aurait pas eu deux sources spirituelles, mais trois : chrétienne, païenne et gnostique. Sur ces bases on comprend mieux que le problème juif lui parut secondaire (ce qui vexe le judéocideur). Par narcissisme, il méprisait le juif. C’est ainsi qu’il n’a pas parlé de bannir (verbannen) le juif, mais seulement de l’anéantir (vernichten), alors que sa politique consistait à le bannir. Il a aussi parlé de « question juive », expression incompréhensible pour le fils de Magog, qui dit problème juif depuis plus de deux mil ans.

Nul doute que le barbare boche sera heureux d’apprendre qu’il a trois sources spirituelles. Comme en l’an mil, le François le flatte ainsi que le Magyar. Sur cette base Io d’Argive peut renaître, pas Europa, cette salope.

6 septembre 2011

PROTOCOLES ACTUALISÉS

Quand on se lasse des strauss-kahneries et des histoires de négresses, un coup d’œil s’impose sur Guysen, agence de presse francophone israélienne. On est rarement déçu. Il est bien sûr question du refroidissement des relations diplomatiques entre Israël et Turquie, de la suspension des relations militaires entre les deux pays, de la décision de la Turquie d’envoyer sa marine dans les eaux de Méditerranée orientale, ce dont parle la presse. Elle ne dit pas, en revanche, que les zimmis juifs de Turquie ont peur, et qu’il est vivement déconseillé au juif d’aller faire du tourisme en Turquie, y compris une simple escale. On devine les répercussions que cela aura sur le trafic d’organes à destination d’Israël, prélevés notamment sur des Slaves qui vendent un de leurs reins, par exemple, à bas prix. Mais ce trafic ne sera sans doute pas interrompu. Toutefois il y a intéressant article que diffuse Guysen hui, sur « Les Protocoles des Sages de Sion ». Il est écrit en bleu clair, couleur identique à celle du drapeau israélien.

Ne faut-il pas voir là aveu ? le Protocole des sages de Sion ayant joué rôle capital dans la formation de l’État juif, comme tout le monde sait. Hélas ! Guysen parle de l’actualité du pamphlet dans « le monde arabe ». Va pour le Koweit ! mais pas pour l’Égypte, pays en très grande partie situé en Afrique, dont la langue antique n’avait rien de sarrazin. Or c’est surtout en Égypte que l’idéologie protocoliste fait fureur.

Les citations qui suivent sont tirées de Guysen. À qui on peut reconnaître son talent en matière de propagande, au point que ses citations sont assez fiables, même si l’agence traduit musulman par islamique, par exemple.

Vient d’abord el Akhbar, prétendu journal du gouvernement égyptien, qui a publié le 18 août « Les descendants des fils de Sion ». Ahmed Gouhrab y dit comment les protocoles se réalisent à l’heure actuelle. Il souligne « l’activité incessante d’espionnage des sionistes dans le monde arabe et islamique ». Dans un autre journal égyptien, Ibrahim Abou Kila soutient que les Juifs sont « les descendants des singes et des cochons », tandis qu’Abdallah Khalef raconte comment, pendant la guerre des Six Jours, en 1967, « les Israéliens ont tout d’abord attaché les prisonniers, les ont allongés sur le ventre, pour enfin leur rouler dessus avec des tanks ».

Face à de telles révélations, le lecteur musulman est convaincu. Il est persuadé que les Protocoles sont authentiques. Mais il aurait tort selon Guysen, qui assène : « Rédigés en 1901 par Mathieu Golovinsky à la demande du tsar Nicolas II, Les Protocoles des Sages de Sion sont un document faussaire présentant un pseudo-plan de conquête établi par les Juifs et les francs-maçons. Ce pamphlet a notamment été repris par Adolf Hitler dans Mein Kampf avec le résultat que l’on connaît. »

Mince alors ! nous qui croyions que Protocole des sages de Sion fut écrit à Paris au plus tôt en juin 1899, au plus tard en novembre 1900, nous aurions tort ? Mais c’est Guysen qui le dit : 1901 ! Ensuite le coup du plan établi par les juifs et les frangins est excellent, car Protocole décrit comment les fils de la Veuve sont asservis aux sages. L’affirmation de Guysen se comprend mieux cependant, quand on sait que la conception du document est liée à la politique de l’Alliance israélite universelle. Ensuite ce pamphlet, seul mot juste de Guysen, n’a pas été repris par Hitler dans Mon combat, car il l’a seulement évoqué. Il s’en est inspiré en revanche dans sa politique. Enfin Guysen est narcissique quand elle prétend que Protocole a eu, grâce à Hitler, le résultat que l’on connaît, à savoir la formation de Yisraêl.

Eh oui, le juif est comme une femme, il est culotté. Il se pose là, au milieu du trottoir, il ne bouge pas quand il voit un passant arriver. Le juif se croit partout chez lui. Il s’imagine maîtresse des lieux. Comme dit le journal koweitien el Watan : « Israël pense que le monde entier est sa maison ». Le juif dit en substance : « Bien sûr, ce n’est pas moi mais un de mes ancêtres qui a pondu le Protocole. Voyez comment le coup a bien fonctionné ! Au point que nous en revendiquons la paternité en couleur ! »

Guysen ajoute, pour ceux qui n’auraient pas compris, que Golovinsky « devrait recevoir un prix Nobel de littérature pour son imagination visionnaire ».

18 avril 2011

MÓNUS SE DÉCHAÎNE !

Longtemps oublié par le site parce que titulaire d’un passeport israélien selon source de l’Institut hongrois et n’ayant longtemps transcrit ses facéties qu’en engluche, Áron Mónus fait sa révolution. Il publie ses dithyrambes en magyar, puis en françois, enfin en engluche ! Voici son mail du 17 avril, légèrement francisé.

Monus, comme on écrit en français, a vécu une vingtaine d’années à Paris. Il se pique de parler langage indigène dont il n’a pas saisi toutes les nuances. Pour le juif, comme pour le Hongrois et pour le boche, il n’y a pas de problème à répéter un mot, mais pas pour le François, qui rêve d’étaler sa confiture et à son harem. Voici une partie du texte du présumé judéo-houngvaro-parigo. (Houngvaro n’est pas coquille, car c’est du nom de la ville d’Ungvar que sont tirés les mots Hongrie et Hongrois — et hongre ! ajoute l’imbécile).

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Je vous envoie liens ci-dessous. Le premier contient le jugement du tribunal de Hódmezövásárhely du 7 mars 2011, contenant le blâme infligé à André Fodor pour avoir commis continuellement délit de diffamation publique. Voici décision du tribunal la plus importante : « L’accusé docteur André Fodor, dans ses lettres, a tenu des allégations portant atteinte à l’honneur de la partie civile Aron Monus, suivant lesquelles il ne jouit pas de sa raison, il est malade mental, qui plus est nazi, hitlériste et antisémite. »

Devant le tribunal de Hódmezövásárheley, le 11 février 2011, André Fodor soutint qu’il avait diffusé sur internet les mails objets de l’accusation parce que les juifs de New-york étaient outragés par le fait que je faisais sur internet de la réclame pour des livres écrits ou traduits par moi, entre autres pour Mon combat d’Adolf Hitler (Mein Kampf). Selon son aveu, il fut scandalisé par ma réclame, à laquelle il répondit.

Les juifs de New-York allèguent faits mensongers : en effet l’antisémitisme ne fut pas propagé par le livre d’Adolf Hitler ni par le mien, mais à cause de la volonté du franc-maçon juif de s’emparer de l’hégémonie du monde.

Áron Mónus

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Traduction rapide, comme dit mère Schleiter. Puis Monus fait de la réclame pour les livres qu’il a publiés, dont Les protocoles des sages de Sion par Tivadar Herzl (version Revision). Il parle aussi de la Libye, avec la demi-fable du pétrole, en françois approximatif. Monus est consciencieux, bien qu’il enfonce portes ouvertes. À Paris, il a fait corriger son bouquin Les secrets de l’empire nietzschéen par un François, car il juge cet idiome plus compliqué que magyar ou engluche. Pourtant ces parlers sont tordus.

6 mars 2011

AVEUX DE FAURISSON

Robert Faurisson avoue un de ses forfaits. Le 16 juillet 2010, il publia dans Rivarol un courrier de lecteur signé Thomas S., de Puycalvel, qui prétendait que « le chancelier-dictateur allemand [Adolf Hitler] est nommé un “titan” et “Prométhée” [par De Gaulle], dont le destin tragique mériterait “une larme quand tout est fini”. » Le 4 mars 2011, Fofo confesse : « Mais le passage en question a été mal lu et la citation est erronée. En réalité, le mémorialiste écrit au sujet d’Adolf Hitler : “Le titan qui s’efforce à soulever le monde ne saurait fléchir, ni s’adoucir. Mais, vaincu et écrasé, peut-être redevient-il un homme, juste le temps d’une larme secrète, au moment où tout finit” (Mémoires, Bibliothèque de la Pléiade, NRF, Galllimard, p. 761). Ainsi qu’on le voit, il n’est ici question pour personne de verser ne fût-ce qu’une larme sur le vaincu ; tout au plus, Charles De Gaulle, dans le style quelque peu emprunté de l’historiographie classique, imagine-t-il que, le 30 avil 1945, au moment de se donner la mort, son adversire a pu, pendant un bref instant, redevenir un homme et verser une larme secrète. »

Exit Prométhée, ainsi que la mansuétude dont De Gaulle aurait fait preuve vis-à-vis de Hitler. Cette affaire est relayée par le modérateur dit Revision du sinistre Stormfront France. L’idiot écrit de Gaulle, faute mille fois commise que ne fait pas Rivarol. Et pour cause, puisque c’est Fofo qui la commet sur son blog. Un professeur de français devrait pourtant savoir que De Gaulle est patronyme, de n’étant pas particule nobiliaire, mais Fofo adore semer la confusion. Il communique en outre la lettre de Thomas S., non reproduite dans l’hebdomadaire du 4 mars 2011.

Elle contient autre aveu de Fofo. Au sujet du talent littéraire du général, il précise : « J’en ai profité, personnellement et je le dis sans fausse honte, pour améliorer mon français, étant d’origine étrangère. » En effet, Fofo pense plus en rosbif qu’en françois. Non seulement il est incapable de citer correctement des textes traduits d’une langue étrangère, mais aussi des écrits françois !

Cette affaire révèle accessoirement que la promotion dudit Revision à Stormfront est due à sa qualité d’homme lige de Fofo. Comprend-on mieux pourquoi Fofo est calamité pour le mouvement réviso à présent ? Il se prétend pointilleux et accumule les contresens. Titre bien trouvé que porte son courrier dans Rivarol. Il n’est pas de lui, mais de la rédaction.

23 septembre 2010

ABOMINATION JUDICIAIRE

Après le jugement du 12 juillet ordonnant le retrait de la vente de National radical, il semble difficile de rattraper la situation. Hervé Ryssen reproche à Maurice Martinet sa légèreté, mais que faire quand les parties civiles et le tribunal sont alliés contre vous ? Certes, Martinet n’a pas demandé conseil, non à des avocats mais à des gens compétents quant il fut attrait en référé. Pour lui, le minimum aurait été de demander que l’affaire fût jugée au fond. Puis, éventuellement de faire appel avant de se pourvoi en cassation, car les juges de la dix-septième chambre correctionnelle du tribunal de Paris ont mal fait leur travail.

On songe à autrefois, quand la présidente Ract-Madoux disait que Revision est « subtile » — avant de dépecer Guionnet. Ou encore à Monfort, goy intelligent qui relaxa Guionnet pour « Auschwitz : 125 000 morts ». Mais il avait peut-être tort, car cette estimation documentée était vraisemblablement légèrement supérieure à la réalité. C’était autrefois, au début des années 90, maintenant on ne reconnaît plus la dix-septième chambre présidée par Joël Boyer. Que faire ? Ramasser les débris ? Non, dénoncer ce jugement inique, même si Martinet n’a pas demandé le secours d’Aigle Noir ni de Bête Immonde. C’est seulement maintenant qu’il est impressionné par Bête Immonde (Joël Bouard), qui le fascine avec ses connaissances judiciaires. (Martinet ne sait pas encore pourquoi Bête Immonde est appelé ainsi.)

Le cahal a un autre défaut : sa manie de se vanter de ses exploits. Il a explosé le Parti national radical le 12 juillet. Du coup, par extraordinaire, le jugement est en ligne, comme l’a indiqué l’Amérindien Native Proud, aussi allons-nous tenter de ramasser le verre cassé.

Le tribunal n’applique pas le droit positif romain car il émet des observations subjectives, comme quand il parle de « persiflage », qui « ajoute l’ignominie au crime » à propos de trois juifs supposés morts en camp de concentration, toujours vivants après-guerre. Il n’y a donc pas eu crime, à moins de considérer la détention comme criminelle. De façon partisane le tribunal parle de « génocide », mais ce mot est impropre en ce qui concerne les juifs, qui n’ont pu être victimes que d’un judéocide (thèse n’ayant jamais été prouvée). Quant au Protocole des sages de Sion, auquel le Parti national radical fait de la réclame dans la version de Guionnet, l’arrêté du 25 mai 1990 du ministère de l’Intérieur, prononcé au lendemain de l’opération Carpentras, n’a certes été ni abrogé ni retiré, mais il est dépourvu de base légale puisque la loi sur laquelle il se fonde a été abrogée en 2004. Vient ensuite l’argument du tribunal selon lequel « toute publication d’un texte, fût-il ancien ou diffusé par ailleurs sur un nouveau support constitue une nouvel acte de publication qui fait courir le délai de prescription ». Peut-être, mais alors pourquoi la justice n’a-t-elle jamais condamné la réédition des écrits antijuifs de Shakespeare et de Voltaire, alors qu’elle a été saisie du dossier en 1990 en ce qui concerne Voltaire ? Pourquoi un extrait d’un livre du juif converti au christianisme Lawrence Auster, trouvable sur la toile depuis le 26 janvier 2009, serait-il interdit de publication dans la presse papier ? Parce qu’il est œuvre d’un juif apostat ? Désolé, mais l’apostasie juive n’est pas répréhensible, pas plus que la reproduction d’un document accessible au public. Toutefois le tribunal a trouvé le mot juste quand il parle de support, car c’est la presse papier qu’il condamne, disponible en kiosque à prix modique. Il part du principe que certains écrits peuvent être lus par des élites, mais pas par l’ensemble des citoyens, bel exemple de discrimination sociale tombant sous le coup de la loi !

Les plus fervents lecteurs du Protocole des sages de Sion sont les énarques. Quant aux fans de Machiavel, ils sont innombrables, pourtant Machiavel n’est pas politiquement correct. Et les magistrats, quand ils ne lisent pas la presse, quand ils ne se divertissent pas en loge, sans parler du goût de certains d’entre eux pour la magie noire, ne raffolent-ils pas de lectures croustillantes ? Surout quand elles sont pour eux instructives, comme le Protocole des sages de Sion, qui leur explique pourquoi ils doivent se soumettre aveuglément au Kahal. Les juges sont prédestinés à le lire, car plus de 40 % de son texte est tiré de Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu par Maurice Joly, avocat au barreau de Paris (Bruxelles, 1864 ou 1865).

Heureusement, Martinet réagit en président de parti prêt à se battre jusqu’au bout par le verbe et par la feuille. Ses conclusions sont plutôt meilleures que prévu, même si elles ont été balayées d’un revers de la main par le tribunal, qui n’a pas jugé l’affaire au fond. Aussi le moment est venu de communiquer une récente découverte sur le Protocole des sages de Sion, car quand politiciens et propagandistes se déchirent en répétant les mêmes choses, des historiens poursuivent leurs recherches.

L’auteur du Protocole des sages de Sion est inconnu. Qualifier ce document de « faux antisémite » ne repose sur rien. Ce « pseudo Talmud laïque », selon l’expression de Jacques Halbronn, ne contient pas la moindre citation talmudique. Il tait en outre le nom de l’Alliance israélite universelle, alors que tous les regards se tournaient dans sa direction, vu que les affaires franco-russes étaient au cœur de l’ouvrage. Le nom du capitaine Dreyfus n’est pas non plus cité, indice supplémentaire que son auteur n’était pas antisémite.

Il demeure inconnu après plus d’un siècle de vaines recherches, trop souvent menées de façon partisane, mais l’instigateur du Protocole des sages de Sion est maintenant identifié, il s’agit de Max Nordau.

En effet, le juif hongrois Nordau, germaniste jusqu’au bout des ongles, orchestra et dirigea le premier congrès sioniste de Bâle de 1897, et c’est lui, sans l’ombre d’un doute, qui choisit le titre donné à l’édition du procès-verbal de la réunion à Vienne, en Autriche, du « Protocole officiel du congrès sioniste à Bâle » (ZIONISTEN-CONGRESS IN BASEL OFFICIELLES PROTOCOLL). Non seulement l’écriture était surprenante mais le mot Protokoll, emprunté au français, l’était encore plus. Au point qu’il focalisa l’attention du chercheur dans un premier temps, qui oublia l’adjectif qui le précède, offiziell. Pour un Français, qu’un protocole soit officiel est presque pléonasme, mais il n’en allait pas de même en germain, où officiel amenait aussitôt à songer à son antonyme : secret. Or si les chefs sionistes, familiers du double langage, publiaient le protocole officiel de leur congrès, c’est qu’il existait un protocole secret ! Voilà pourquoi Nordau est l’instigateur du Protocole des sages de Sion, et la lecture de ses nombreux ouvrages permet d’assurer qu’il le fit sciemment.

Ensuite, le titre français du Protocole des sages de Sion est tout sauf antisémitique. Il part du protocole officiel du congrès sioniste à Bâle. Il fallait gommer officiel et ne surtout pas dire secret. Il fallait aussi supprimer congrès sioniste de Bâle ; de Bâle en premier lieu. Sioniste a cependant été conservé sous la forme de Sion, expression bien trouvée, suggérant que le document n’était pas œuvre des sionistes déclarés, qui ne représentaient qu’un petite fraction des juifs. Puis vient la seule vraie substitution : congrès fut remplacé par sages. Mais ledit congrès ne rassemblait-il pas des sages ? Mot tout à fait conforme à la tradition talmudique. De telle sorte que les gens qui osent maintenant prétendre que le Protocole des sages de Sion est un faux antisémitique, sans le moindre début de preuve, sont non seulement invités à reconnaître que son titre ne l’est pas, mais qu’il est tiré du « Protocole officiel du congrès sioniste à Bâle ».

À défaut de connaître l’identité de l’auteur du Protocole des sages de Sion, le nom de son instigateur et sa source première sont maintenant révélés. Juste retour des choses, car des historiens français auraient dû depuis longtemps étudier ces questions. D’où l’extrême gravité des atteintes portées à la liberté de presse et d’expression, car elles empêchent la libre recherche. Pas seulement en histoire, mais dans toutes les sciences, dans tous les domaines. Le juif fut émancipé en France à cause du « rationalisme géométrique » des Français dit Nordau, autrement dit à cause de leur antijudaïsme, et voilà que le rationalisme géométrique devient condamnable en France ! Dans des procès d’intention, où des gens sont condamnés pour leurs arrière-pensées.

Surtout quand on voit qu’il est reproché à National radical d’avoir publié une sorte de Who’s who du judaïsme, comme on en trouve dans maintes publications juives. Sous forme d’une liste incomplète de noms, mal actualisée, où l’auteur emploie l’expression bidon « historien révisionniste ». Le plus inquiétant est peut-être là : ce serait la toile qui imposerait sa loi à la presse papier. Mais si tel est le cas, allons jusqu’au bout : l’auteur du Protocole des sages de Sion est inconnu, mais son instigateur vient d’être identifié, il s’agit de Max Nordau.

3 septembre 2010

LE BOCHE SARRAZIN

Histoire bochine pour rigoler. L’ancien vice-président de la Bundesbank de 65 ans, Thilo Sarrazin, a fait scandale ces derniers jours avec ses propos « racistes » dans son bouquin Deutschland schafft sich ab (Germanie s’use, ou plutôt Germanie s’abîme, voir plus loin). Ouvrage dont le titre est âprement discuté, tandis que les commentateurs négligent le sous-titre : « Comment nous mettons notre pays en jeu ». D’une sobriété déconcertante, il est celui d’un homme chargé d’affaires d’État à haut niveau, autrement dit d’un membre du parti intérieur. Lors d’un entretien au « Monde du dimanche », Sarrazin a dit : « Tous les juifs ont un gène déterminé, les Basques ont certains gènes qui les distinguent des autres » (Alle Juden teilen ein bestimmtes Gen, Basken haben bestimmte Gene, die sie von anderen unterscheiden).

Quel propos subversif ! qui bouleverse la caste médiatique bochine. Elle oublie de préciser que Sarrazin est sans doute d’origine huguenote, comme les nombreux frangins qui continuaient de parler françois dans plusieurs loges berlinoises au dix-neuvième siècle. En bochie, tout le monde sait que les ancêtres de Sarrazin sont sans doute originaires du sud-ouest de la France, mais personne n’en parle. De façon sournoise, le boche cherche à attribuer la paternité de son antijudaïsme au François. Ce qui tombe bien pour Revision, qui apprécierait le compliment si Père Israël n’avait gâché le travail.

La réputation du boche rusé date au moins de la guerre 14-18 (elle était vivace chez les officiers de l’armée française), mais son origine est antérieure. Elle remonte à un temps où le mot boche n’existait pas. Par exemple, quand le renseignement teuton joua rôle capital dans l’affaire Dreyfus. Tout le monde s’accorde là-dessus, mais dans quel but ? Plusieurs interprétations sont avancées, mais il s’agit de suppositions. Le renseignement teuton fut si rusé qu’il ne laissa derrière lui qu’un épais brouillard. Des documents secrets sur cette affaire sont peut-être conservés quelque part en Germanie, mais personne n’est supposé s’y intéresser depuis que Dreyfus fut amnistié et réhabilité. Misère de l’histoire, à laquelle la presse impose son diktat.

En revanche, Adolf Hitler n’était pas rusé, signe que les généralités souffrent d’exceptions. En dehors de son populisme et de sa politique sociale, terrains sur lesquels il obtint d’indéniables succès, Père Israël était nul aux plans historique et militaire, ce qui est gênant en temps de guerre.

Près de 90 % du public boche approuverait les thèses de Sarrazin, la plupart du temps sans avoir lu son livre. C’est l’invasion turco-sarrazine de la Germanie qu’il redoute, surtout quand il voit le faible taux de natalité des Germains de race. Ce même public est sans doute émerveillé par le couple Vincent et Marina Reynouard, mais il ne peut pas l’avouer à cause de la monstrueuse loi réprimant l’excitation du peuple. Or il est autorisé à applaudir Sarrazin, homme au patronyme idéal pour écrire « Germanie s’use ». En revanche, le nom de Germain est déconcertant vu son faible taux de natalité.

Un ami alsaco vante l’étendue de la liberté d’expression en Germanie, qui serait plus grande qu’en France. Sarrazin passe à la télé, tandis que son pamphlet est largement diffusé. Mais le site soutient l’inverse : la liberté d’expression est plus grande en France qu’en bochie. C’est clair en matière de révisionnisme, mais aussi d’antijudaïsme, qui n’a jamais été délit en France. En lisant ces mots, crâneras et tête noire penseront Guionnet déraille encore, Fofo a raison, Le Démolisseur est alcoolique. Hélas ! Crâneras et tête noire montrent leur ignorance du droit, cette science qui n’en est pas une, pleine d’arcanes et de subtilités qui ne sont pas uniquement vaines quand on songe aux avantages de la procédure.

Comme les savants boches des dix-huitième et dix-neuvième siècles, qui se rabattaient sur la linguistique pour définir les races, Sarrazin se rabat sur la génétique dont la scientificité serait incontestable. Cette idée est à la mode depuis un siècle. Le cerveau de l’homo germanicus y est supposé sensible, car matérialiste et pragmatique. Toutefois le génétisme produit des aberrations. Le Spiegel est en pointe dans le dénigrement de Sarrazin, mais le même Spiegel prétendit en 1999 que « des chercheurs des origines du peuple juif ont découvert un gène “sacerdotal” dont Aron, le frère de Moïse, a dû être porteur ». (Auf der Suche nach den Ursprüngen des jüdischen Volkes entdeckten Forscher ein “Priester-Gen”, das schon der Moses-Bruder Aaron getragen haben soll).

C’est sans doute sur cette découverte que Sarrazin s’appuie quand il parle d’un gène commun aux juifs. Seulement cette trouvaille ressemble à s’y méprendre à de l’humour juif, étant entendu que Moïse n’était pas juif, comme l’a souligné Sigmund Freud en 1939 dans Moïse et le monothéisme. Autrement dit le prétendu gène commun aux juifs serait d’origine goye. Voilà ce que comprend le goy du parti intérieur.

Bien joué ! Le juif voudrait montrer patte blanche au sein du parti intérieur. Il soutiendrait que la race juive n’existe pas, sauf pour l’imbécile, car le juif serait originellement goy. Ce qui n’est pas faux selon l’historien profane, car le juif n’existait pas avant qu’il n’apparût au début du troisième siècle avant notre ère. Mais le juif est devenu race à part entière au fil du temps, avec son endogamie et ses coutumes tribales, investi d’une double mission, certes sacerdotale, mais aussi et surtout législative.

« On rase, on rase », disait Attila, « ça rase » disait le témoin, « ça rase, hein ? » demandait l’idiot du village. L’action se déroule au cinquième siècle. Depuis, le fils d’Attila est resté antijuif, le témoin est devenu tête noire, l’idiot antisémite.

Le 3 septembre, Figaro confirme que Sarrazin est d’origine huguenote. Ce qui se vérifie quand il dit au journaliste Michel Friedmann, qui l’interroge sur le mystérieux gène juif, « trou du cul ! » Voilà langage que comprend le juif. Et c’est le François que le boche mouille. Ce serait le François l’antijuif, moins le boche. Affaire liée au calvaire de Reynouard. Le renseignement boche s’imagine que le François peut être excellent ambassadeur de la cause antijuive auprès de l’amerloque, mais c’est lourd fardeau à porter. Guionnet n’a pas les épaules assez larges. Sarrazin risque d’être viré de la banque centrale bochine, comme il le sera peut-être du Parti social-démocrate dont il est membre depuis 1974. Qu’il  sache cependant que ses mots « trou du cul ! » sont salués à Issy, où la populace dit hourrah et bravo !

3 septembre, 21h50. Les articles dans la presse boche sont innombrables. Ils racontent à peu près tous la même chose. Le Démon botte en touche. Dans un papier du présumé goy Frédéric Lemaître, le canard bave modérément. Il évoque la réaction de la fille de la Stasi Angela Merkel au sujet du pamphlet de Sarrazin, l’appellation de Revision faisant l’unanimité, Figaro et Démon parlant de pamphlet. Démon rend sich abschaffen par « courir à sa perte », interprétation douteuse, même si l’expression boche est difficile à traduire en françois. Revision a repris la version de son ami alsaco, « Germanie s’use », mais on peut aussi dire dépérit ou s’enfonce. Éternel problème avec les langues agglutinantes à base monosyllabique. Schaffen signifie parfois bosser dans le sens positif du verbe, qui n’a pas d’équivalent français. (Il en existe un uniquement en argot : trucher.) Le dictionnaire le rend par créer, mais on imagine difficilement quelqu’un dire je crée quand il se met au travail (même un artiste). Ab est particule verbale ou adverbe privatif correspondant au préfixe dé-, des-, dés-, qui indique la séparation, la privation, l’action contraire. Sich est pronom personnel réfléchi de la troisième personne du singulier (se). Deutschland schafft sich ab part ainsi du principe que la Germanie fut création, qui se dégrade, se détériore ou s’abîme (verbes réfléchis commençant par dé- à l’exception d’abîmer). Germanie s’use est conforme au germain dans sa construction, mais un peu terne si on perd de vue que la Germanie fut création. De telle sorte qu’après cette exploration philologique, il apparaît que Germanie s’abîme est la meilleur traduction possible. Sans article défini devant Germanie, qui est personnalisée dans l’esprit de l’auteur, qui lui prête corps et âme. Il est trop tard pour corriger le papier depuis le début, mais l’éditeur français du livre de Sarrazin sait maintenant comment traduire son titre en français.

Le semibarbarisme de Lemaître, qui rend « Germanie s’abîme » par « L’Allemagne court à sa perte », comme l’ensemble de la presse, est interprétation, en aucun cas traduction. Lemaître, comme la plupart de ses collègues français, n’a pas lu le livre de Sarrazin. À preuve, il est incapable d’écrire correctement son titre boche. Voilà le niveau atteint par la propagande dominante, depuis que le cahal entoure ses agents de goys stupides. C’est le cahal qui a décidé de rendre Deutschland schafft sich ab par « L’Allemagne court à sa perte », consigne appliquée aveuglément par ses larbins.

Au fond, la question est de savoir si l’Européen, face à l’invasion de coupés ne jurant que par leur loi, restera éternellement sans réagir. Tendra-t-il sa tête à son bourreau judéo-sarrazin ? Ce n’est pas sûr. Sarrazin, avec son nom charismatique, a donné signe de révolte à l’Européen. Il dit sans doute dans son livre que le musulman est polygame et esclavagiste sur la base de son modèle juif, indispensable précision que les grandes âmes du bord de Seine feignent d’ignorer. Car il y a le juif derrière le musulman, ce dont le chrétien réformé a plus conscience que le catholique romain.

Pour l’instant, les quelques extraits consultés du livre de Sarrazin sur un site alternatif, à partir de ceux publiés par Spiegel, sont bêtement démographiques. Un simple calculatrice suffit pour s’apercevoir que les Germains de race devraient être 25 millions à la fin du siècle, 8 millions en 2200, 3 millions en 2300. C’est insuffisant pour écrire un livre (le douzième de l’auteur). Sarrazin y joint des citations de coupures de presse, du quotidien turc Hürriyet notamment (il y a 3 millions de Turcs en bochie).  Il observe que le taux d’activité de la population allogène est légèrement plus faible que celui des Germains, que son taux de natalité est double en revanche et qu’elle bénéficie largement des prestations sociales ; que les travailleurs étrangers embauchés dans les années soixante et soixante-dix le furent souvent par des entreprises en difficulté, dont certaines disparurent mais dont la main-d’œuvre immigrée resta sur place pour l’essentiel. Un commentateur parle de « théâtre d’été », il a sans doute raison, Sarrazin n’ayant pas inventé la poudre. Shakespeare parlerait peut-être de tempête dans un verre d’eau.

Lundi 6 septembre le spectacle continue. Sarrazin va à son travail, au directoire de la banque, dans l’attente de la décision du président de la République Christian Wulff, seul habilité à le licencier. Tous les regards se tournent en direction de Wulff dit la presse (Bild). Ravi de l’aubaine, Wulff traînera sans doute à prendre sa décision, surtout que le soutien populaire à Sarrazin ne se dément pas, comme si une chape de plomb était levée, donnant au boche noir, avec sa bouche noire, l’impression de pouvoir s’exprimer. Mais l’opération est programmée. Le Spiegel souffle le chaud et le froid depuis le début dans l’affaire, tandis que la suite du scénario est inconnue du profane. Une seule chose est sûre : la tête noire française (Schwarzkopf en germain) a un rôle à jouer, qu’elle soit huguenote ou non.

6 juin 2010

JÜRGEN GRAF DANS LA POLÉMIQUE

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AVERTISSEMENT

Il ne subsiste pour ainsi dire plus de possibilité de communiquer en France par le périodique ou l’imprimé sur certains sujets, sauf pour la bande des trois : juif, frangin, pédé. D’où le recours au site, qui publie en ce moment une étude à lire comme telle. Son texte est continuellement remanié. Plus on approche de la fin, plus il est brouillon. Pour ce qui est des textes hongrois, nous ne savons pas jusqu’où nous irons dans leur étude. Écrits en jargon historico-holocaustique, c’est son apprentissage qui est difficile. Ensuite, quand vous avez saisi sa structure et ses mots-clés, tout déroule assez facilement. À cette réserve que l’esprit hongrois est particulier, il ne conçoit pas le rationalisme comme le français. Ce qui n’empêche pas la communication entre les deux peuples aux plans philosophique et/ou religieux. 10 juin, 14 heures. L’étude est achevée, elle n’ira pas plus loin pour l’instant, les conclusions de Graf sont terminées. Des corrections seront apportées dont une majeure l’est à 21 heures 30. 11 juin, 3 heures 45. L’étude va plus loin, il est maintenant question du complot goy.

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Depuis plusieurs mois une polémique oppose le révisionniste Ottó Perge aux historiens Krisztián Ungváry et László Karsai sur l’Holocauste, sur le site hongrois Kuruc. « Courroux » annonce qu’elle touche à sa fin, mais il vient de publier les propos d’un quatrième intervenant, Jürgen Graf, le 6 juin. Cette initiative ne doit rien au hasard, elle est liée à l’attaque de la flottille Liberté lundi 31 mai par l’armée israélienne. Kuruc a bien fait les choses en reproduisant l’étude de Graf en hongrois et en anglais (une quinzaine de pages dans chaque version) avant le « Mot de la fin » de Krisztián Ungváry.

Graf est ami de Revision. Ancien professeur suisse de français, de langue germanique, Graf n’a jamais rencontré Guionnet, pourtant ils se connaissent depuis plus de quinze ans, Graf ayant toujours tenu Guionnet pour correct et vice-versa. Graf admet le contredit. Il tient l’action de Guionnet pour complémentaire à la sienne, bien que tous deux ne jouent pas dans le même registre. Graf est lettriste. Il a appris l’histoire sur le tas, au cours de ses persécutions. À cause de ses condamnations pénales en Suisse, il a fui son pays et appris plusieurs langues étrangères autres que le français. Karsai se croit ainsi autorisé à qualifier Graf d’« historien de Moscou ». Ce qui n’est pas faux vu les circonstances, mais provoquant, en particulier en Hongrie.

Au fond, son texte ressemble à s’y méprendre aux conclusions d’une partie dans une affaire judiciaire, terrain de prédilection du réviso vielle école. Terrain qu’il n’a pas choisi, mais sur lequel il est attrait par l’holocauseur. Du coup Graf, dit Goy Errant, dénonce vigoureusement les « insultes vulgaires » de Karsai. Puis il entreprend de répondre point par point aux arguments de Karsai, en laissant de côté les questions d’euthanasie et des prisonniers de guerre soviétiques. Comme dans une affaire judiciaire, où toute partie fournit d’innombrables arguments dans ses conclusions écrites afin d’égarer la partie adverse et de laisser le choix au tribunal d’en écarter certains et d’en retenir d’autres. Or l’histoire n’a pas sa place au prétoire. Elle y est mise en pièces. Les parties s’opposent à coups de témoignage et de document (témoignage écrit). Puis le tribunal juge à partir de ouï-dire. Résultat, Graf évoque ouï-dire ou des documents douteux, comme les propos de table d’Adolf Hitler ou le Protocole de conférence de Wannsee. Il perd de vue l’essentiel, qui tient en ces mots : plan Orient et politique de bannissement du juif.

MOT DE LA FIN

Ungváry commence par remarquer que Graf reconnaît le caractère scientifique de son travail et son absence de préjugé hostile au peuple germanique. Puis il remercie une certaine madame Balla d’avoir donné à entendre que pour Hitler l’antisémitisme était tout à fait justifié, car « les juifs » peuvent commettre d’« innombrables atrocités ». Selon Ungváry, Balla ne se réfère sans doute pas à l’histoire en disant cela, mais à ce que Hitler croyait. Il voyait dans le peuple juif nuisance, parasite, bacille. Ungváry enchaîne : si telle est l’opinion de Balla, il s’ensuit alors logiquement que l’Europe doit être sauvée du péril juif. Puis il cite des propos d’Odilo Globocnik et de Himmler allant dans ce sens, avant de demander à Balla et à de nombreux auteurs de « Courroux », dont les propos lui donnent un peu l’impression de souffrir de schizophrénie, pourquoi ils parlent de l’humanité des Germains à Auschwitz, avec son bordel, sa piscine, l’argent versé aux détenus, etc. Ungváry compare enfin la pensée de Balla ou Hitler à celle de Trotski, Staline ou Lénine, les uns et les autres tenant un groupe humain pour responsable de presque tous les maux de la société : le juif dans le premier cas, le capitaliste dans le second. Opinion pouvant séduire une partie des gens touchant une modeste pension ou des petits bourgeois snobs, qui s’estiment victimes tantôt du juif, tantôt du capitaliste, même si tous deux sont innocents. Là s’achève la première partie du texte d’Ungváry. La seconde porte sur neuf arguments de Graf.

Il est trop tôt pour en parler, car il s’agit de lire avant le texte de Graf. Il contient des arguments de prétoire, rédigés en style polémique. Quelques observations retiennent l’attention du spécialiste, mais Graf avance sur un terrain miné. Ses propos seront sans doute vite traduits en français. Ils convaincront les convaincus, surtout ceux qui n’auront fait que les parcourir. Accessoirement, Ungváry évoque le « troisième Empire », expression pouvant être reprise en français — plutôt que troisième Reich. Par-delà maintes anecdotes, Ungváry fait des rapprochements entre le sort des détenus juifs et soviétiques, de telle sorte qu’il effleure la question du plan Orient. Hélas ! Ungváry n’en parle pas, ni Graf. Ungváry pose en outre plusieurs questions à Graf et au public, signe que la polémique n’est pas finie.

7 juin, 9 heure 30. Voici maintenant cinq heures passées à corriger et poursuivre l’écriture de cette étude. L’ultrascribomanie a ses limites, surtout qu’il peut y avoir des affaires plus brûlantes. 10 heures, la version précédente s’arrêtait là, mais voilà que, en cherchant le numéro de téléphone de Kuruc pour signaler au canard que Revision commente l’essai de Graf publié hier, le guide clique sur « traduire cette page en français » et, ô surprise ! le début du texte de Graf est traduit en français par un calculateur. Mais seulement la première partie, de façon bordélique. On se croirait au bordel d’Auschwitz ! Heureusement, la suite des conclusions de Graf et les écrits des autres intervenants ne sont pas traduits. Le guide se rassure : il n’a pas passé près de deux heures à résumer un texte hongrois d’une page pour rien (il aurait été plus facile de corriger les fautes du calculateur). Ce qui peut passer pour une bonne nouvelle est en même temps inquiétant, car Graf a peut-être pris part à la polémique à partir des versions anglaises du calculateur, ce qui entraîne un dialogue de mal-entendants. Auquel cas, ce serait prétention petite bourgeoise d’écrire l’histoire.

À ce sujet, le jugement sur le caractère petit bourgeois snob de certains antisémites par Ungváry est bienvenu. Revision dénonce au fond cette forme d’antisémitisme depuis mars 1989, date de parution du premier numéro de la revue, mais jamais son guide n’a songé à parler de petit bourgeois snob ; il s’agit d’une trouvaille d’Ungváry qui s’applique merveilleusement bien à Fofo. Ainsi la volonté de Fofo de ne parler ni du plan Orient ni de politique de bannissement du juif s’explique par son snobisme. Il préfère en rester au plan Madagascar, auquel Graf s’accroche comme à une bouée de sauvetage en 1942 (un an et demi après son abandon) ; il préfère s’enfermer dans les expressions imbéciles d’historien révisionniste et historien exterminationniste.

15 heures. Par miracle, la version française des conclusions de Graf est intégralement disponible sur Kuruc (traduire en français), mais le texte n’est plus à la une. C’est du charabia, du petit nègre, après que le texte anglais de Graf eut été traduit en hongrois, puis du hongrois en français. Certains passages sont mieux rendus que d’autres, comme le dernier paragraphe où Graf dit qu’il a passé quelques jours en Hongrie, son admiration pour Béla Bartók, pour les révolutionnaires hongrois de 1956, etc. Se croyant fin diplomate, Graf enfonce porte ouverte. Accessoirement, la photo en couleur de l’historien goy Christian Ungváry vaut le coup d’œil. Sans avoir lu ses autres écrits, le résumé qui vient d’être fait de la première partie de son mot de la fin indique discrètement à Graf et au réviso la voie à suivre : c’est de politique hitlérienne de bannissement du juif dont ils devraient parler. Là est toute la différence entre Graf, avec sa große diplomatie, et la subtilité d’Ungváry, de race championne du monde de petite guerre, seule à avoir visité le château de Barbe-Bleue.

16 heures. Conversation téléphonique avec Ungváry, né en 1969, auteur du « Siège de Budapest » au début des années 2000, livre traduit en anglais en 2003. Ne pensant pas le trouver à son domicile, le guide se présente vaguement et lui indique qu’il parle de son « mot de la fin » publié hier par Kuruc sur son site, dont il a résumé en français la première partie, avant de lui poser cette question : Ungváry ne suggère-t-il pas qu’il vaudrait mieux parler de politique de bannissement du juif ? Hélas ! le guide n’a pas pris le temps de regarder comment on dit bannissement en hongrois. Il tente « bannissement », en vain. Ungváry ne parle que magyar et germain. Il bafouille : « on parle maintenant d’extermination, mais il y a un autre mot pour désigner cette politique… » Ungváry semble ne pas savoir lequel… « Un moment, s’il vous plaît », bref silence, « je cherche dans le dictionnaire. Ah ! számüzés, le mot employé dans les documents hongrois de 1944 ! » Du coup il n’y a plus de question. Les gouvernements hongrois de 1944 ont banni une grande partie des juifs de Hongrie sans même les déporter, le verbe deportál étant devenu à la mode plus tard. De telles sorte que parler de politique de bannissement du juif est banal en Hongrie.

La question étant résolue, Ungváry va retourner à son bureau, il suffira de lui envoyer un courriel, son adresse est sur internet. Ne sachant pas comment la trouver, le guide demande à Ungváry de la lui indiquer. Ungváry la débite d’un trait. Elle commence par k.ungvary, elle contient kuca, mais le reste ? Mystère. Encore un coup de Trianon…

On devine la suite, le jobard dira : « Ah ! Guionnet, il ne sort que des banalités » ; le réviso jugera : « Guionnet n’est pas sérieux. »

Számüzés est mot d’origine obscure. Üzés signifie chasse, mais szám (nombre, numéro, voire liste) ? D’où la signification possible de chasse d’un nombre déterminé de personnes. Dans Ancien testament il est question d’expulsion (kivetés) d’Adam et Ève du paradis après leur péché, mais le mot n’a pas paru assez fort aux gouvernements hongrois de 1944 qui ont chassé un certain nombre de gens. Ils ont voulu insister sur le point de départ de l’opération, la nation hongroise, qui devait être préservée du péril juif.

18 heures 45. Le site israélo-hongrois Sharon Asher a reproduit les conclusions de Graf il y a 7 heures, 16 heures après que Revision eut commencé à en parler. L’ancien néologue a été pris de vitesse par le parti frangyar.

21 heures 10. L’heure du sommeil approche. Voici la suite du feuilleton, mais d’abord un bon mot, puisque le Magyar tarde à réagir : plus con qu’un Magyar, six Magyars !

GRAFFITIS

Graf est sentimental, il prie le public de partager ses émotions. Selon lui, Raoul Hilberg, spécialiste réputé de la cause holocaustique, connaissait bien l’histoire du troisième Empire, mais en réalité il était nul et ignare. Puis il observe : « La grande majorité des historiens de l’Holocauste sont très bons quand ils font la leçon à des étudiants dont le cerveau a été préalablement lavé, qui ne songent pas un instant à leur poser la moindre question sur la version kascher des faits. » Peu après Graf s’emmêle les pinceaux quand il dit qu’au procès Zündel de 1985, à Toronto, Hilberg connut « son Waterloo », car la bataille de Waterloo fut victoire juive ! Son quiproquo est dû au fait qu’il pense le plus souvent en germain, mais parfois aussi en français. (C’est en 1808 que la juiverie déclara la guerre à Napoléon.) Graf accuse ensuite ses opposants de n’avoir pas lu le moindre « livre révisionniste sérieux », mais c’est faux. Non seulement le juif, mais aussi le frangin lisent la propagande révisionniste depuis qu’elle existe (les preuves abondent dans ce sens). C’est toutefois en partie vrai en ce qui concerne ses opposants du moment Karsai et Ungváry. Karsai, à cause de sa haine du réviso, Ungváry, à cause de la barrière linguistique à laquelle il se heurte, le hongrois étant très pauvre en publications révisionnistes, le germain plus riche, mais le terrorisme d’État a des effets dévastateurs en Germanie depuis une vingtaine d’années. Aussi Ungváry se rabat sur les ouvrages fonctionalistes ; c’est un moindre mal, mais ses lacunes en matière de littérature révisionniste sont réelles (la maîtrise de l’anglais et du français étant indispensables pour la bien connaître). Enfin Graf a raison sur un point, quand il parle des prisonniers de guerre soviétiques ; surtout pas russes comme on peut lire souvent.

Fin de l’introduction. Débute la réponse de Graf à Karsai autour du mot Ausrottung, pouvant être rendu par éradication (dans sa dernière chanson, Fasc dénonce la volonté de la coterie juive d’éradiquer la race blanche). Ausrottung est généralement traduit par extermination en ce qui concerne un peuple, par déracinement ou destruction dans d’autres cas (d’où le titre du livre d’Hilberg La destruction des Juifs d’Europe, qui joue sur les mots). Extermination, nom tiré du latin, contient la même notion de se débarrasser d’un groupe humain qu’Ausrottung, sauf qu’à l’ablatif aus-, exprimant l’idée d’extraire, sortir, correspond ex-, fors, hors ; exterminer un peuple signifiant en latin le jeter hors des frontières, au-delà du terminus. L’avantage d’éradication est que, comme Ausrottung, ce mot prend l’action à son point de départ, tandis qu’extermination évoque son aboutissement. Heureusement, entre l’antiquité romaine et maintenant, il y a le Moyen-Âge, où exterminer se disait forbanir (13e siècle), action qui consistait à proclamer des gens fors ban, autrement dit hors la loi. Fors ban se transforma vite en forban (1306), qui signifie bannissement selon le dictionnaire Larousse d’ancien français. Forbanir a pour racine banir, verbe aux nombreuses acceptions, annonciatrices, juridiques, décisionnelles. Banir est lui-même tiré du mot francique ban. Ban prit vite le sens de territoire, dit banage. Banal (1286) signifiait soumis à la banalité du suzerain. Le ban était de taille variable. Ce qui était commun aux habitants d’un village était banal, tandis que la banlieue (début 13e siècle) désignait l’espace d’une lieue autour d’une ville où s’exerçait le droit du ban. Dans l’ancienne Hongrie, le ban prit taille d’une région : le Banat, dont le suffixe -at est locatif. Banat signifie Du ban ou banage. Son habitant était par définition banal ; banális, comme on dit en hongrois. Bánik, bánt, elbánik, etc., sont verbes vraisemblablement liés à banir. Tous désignent une action consistant à infliger un mauvais traitement à quelqu’un, à le blesser, lui faire un coup vache, etc. De telle sorte que la notion de bannissement existe en hongrois, il n’y a pas besoin de l’inventer.

L’avantage du mot bannissement sur extermination est qu’il est plus proche d’Ausrottung. Et ce, même si forbanissement serait idéal pour rendre Ausrottung, car Rotte signifie troupe, bande, clique. Mais forbanissement est peut-être mort-né, car les peuples n’aiment pas les mots à rallonge. Le lettré si, aussi tout espoir n’est pas perdu. Surtout que l’idée de banir ou forbanir le juif est de plus en plus à la mode ; elle circule même à la Maison-Blanche !

Graf ne parle pas d’Ausrottung dans ce passage, mais de Vernichtung, anéantissement, annihilation, megsemmisítés, mot d’une simplicité enfantine à traduire. Quelle banalité ! Mais Graf répond à Karsai, sur son terrain. Puis il s’enfonce dans le prétendu langage codé des nazis, qui furent écrasés par le renseignement britannique sur ce terrain. Avec son esprit matérialiste, Graf associe anéantissement du juif à crémation ou brûlage des cadavres. Il aurait fallu des quantités astronomiques de coke pour en brûler des millions, combustible si précieux en temps de guerre, dit-il. Argument qu’il ne fait qu’esquisser, sur lequel il revient ensuite. Puis Graf tombe dans le piège du journal de Goebbels du 7 mars 1942, qui se dit partisan d’attribuer au juif Madagascar ou une autre île après-guerre. Seulement Graf oublie de rappeler que Goebbels était ministre de la Propagande de l’Empire et que le plan Madagascar avait été abandonné depuis un an et demi en mars 1942. Au lieu de ça, Graf part sur une voie de garage. Il souligne une contradiction de l’holocauseur, à qui il demande comment c’est possible, si la politique de massacre systématique du juif avait débuté à Chelmno en décembre 1941, que Goebbels tînt ce propos en mars 1942. Argument de prétoire.

Comme la suite, dont on ne retiendra que quelques nouvelles. Selon Graf, Karsai serait le Hilberg hongrois, le plus grand historien de l’Holocauste de Hongrie. C’est en partie faux, puisque l’illustre Hilberg était d’origine hongroise. Graf poursuit en parlant du Protocole de conférence de Wannsee. Il cite le titre complet du document, que certains révisos français appellent par paresse Protocole de Wannsee. Pour eux, il y eut dans l’histoire le Protocole des sages de Sion, puis le Protocole de Wannsee, documents de même veine. Le plan Orient, comme remarque Georges Theil, est évoqué par Graf quand il cite l’« évacuation à l’est » dont parlerait le Protocole. Mais le texte ne dit pas ça, il dit « im Osten… kommen » (« Unter entsprechender Leitung sollen nun im Zuge der Endlösung die Juden in geeigneter Weise im Osten zum Arbeitseinsatz kommen »). Parler d’évacuation est interprétation fondée, mais kommen signifie venir, come, jön. Or si ces juifs viennent à l’est, c’est parce que là est leur destination. En Sibérie, près de l’océan Glacial arctique, comme indiquent différentes pièces et propos antérieures et postérieurs au Protocole.

Si Graf avait été formé à l’École des chartes, il aurait parlé de venue à l’est du juif. Graf s’emmêle ensuite les pinceaux quand il revient sur la notion d’évacuation du juif. Il sent confusément qu’il a raté le coche (mot d’origine hongroise), et il en rajoute ! Il achève son paragraphe par : « Élémentaire, mon cher Watson ! » Hélas ! Graf n’a pas vu ce qu’il y a d’élémentaire dans le Protocole de conférence de Wannsee. Graf et son supporteur Theil, qui compte lui rendre prochainement visite à Moscou, ont tort, car le plan Orient est filon pour le réviso. Tant qu’ils ne suivront pas cette piste, ils joueront perdants. Dans le livre sur Sobibor à l’écriture duquel Graf a participé, avec Thomas Kues et Carlo Mattogno, il est beaucoup question des conditions d’application du « programme Est », mais parler de plan Orient (Ostraum) est préférable (le plan Orient était étroitement lié à la « solution finale » du problème juif). Il portait sur les conditions dans lesquelles devait être conduite la guerre à l’ennemi judéo-soviétique. Des ordres militaires de l’époque sont trouvables sur la toile, sur la façon dont il fallait traiter les prisonniers de guerre soviétiques. En revanche, il n’y a rien ou presque sur le traitement du juif dans le cadre du plan Orient.

Graf emploie un peu plus loin extermination dans son acception de massacre systématique, mais Hilberg n’allait pas jusque là puisqu’il parlait de destruction des juifs d’Europe. En partie à juste titre, car la volonté du troisième Empire de ruiner et bannir le juif d’une partie d’Europe est mille fois attestée ; politique dans laquelle Hilberg est fondé à voir tentative de destruction de la juiverie. Il a tort cependant dans la mesure où le plan hitlérien ne portait que sur une partie d’Europe, mais sa thèse est recevable car la politique hitlérienne est comparable à celle de la LICRA dont un avocat requit à l’encontre de Guionnet sa ruine et la prison. Le faurissonien a tort de négliger ce point, car l’argent joua un rôle important dans la guerre, comme en toute chose. Le néofonctionaliste Götz Aly estime que la saisie des biens et avoirs juifs représenta 5 % des finances de l’empire ; question que n’ignore pas Graf, qui prête attention au statut économique et social du juif pendant la guerre, notamment à Sobibor. Car Graf n’est pas faurissonien. Plus jeune que le maître, il mène ses propres recherches en bénéficiant d’un énorme avantage sur le mec (mot d’origine hongroise) : il est de langue maternelle germanique alors que Fofo est nul en boche.

Graf confirme son approche matérialiste quand il dit peu après : « Tandis que les Germains voulaient empêcher les juifs de travailler pour les alliés, ils voulaient aussi qu’ils travaillassent pour le camp germanique. À partir de 1942 les juifs astreints au travail jouèrent un rôle important et grandissant dans l’industrie de guerre germanique, comme de nombreux documents le prouvent. »

Propos capital. En caricaturant, pendant que le juif, du côté boche, travaillait comme terrassier, le juif, du côté allié, fabriquait la bombe atomique. C’est là une des raisons, parmi d’autres, pour lesquelles Hitler perdit la guerre. L’idiot se croyait malin en faisant bosser le juif pour l’empire qu’il voulait détruire, en particulier sur le front russe où son action comme auxiliaire de l’armée boche eut des effets désastreux pour l’empire en 1943. En suivant cette politique, Hitler cherchait à protéger le juif. Graf l’a compris, bravo ! Seulement, Hitler a eu tort de sous-estimer la dangerosité du juif et de le privilégier par rapport au prisonnier de guerre soviétique.

Graf enchaîne en citant l’« Encyclopédie de l’Holocauste » au sujet du prétendu camp de mort Sobibor, où certains juifs « étaient employés dans les ateliers comme tailleurs, cordonniers, charpentiers, etc. » « Bizarre », dit Watson. Puis viennent les histoires de camions à gaz, notamment de marque Renault, au sujet desquelles Graf se réfère à Pierre Marais, chrétien réformé, auteur des Camions à gaz en question (Paris 1994), seul livre français figurant dans sa bibliographie. C’est un peu injuste, car le François joue rôle central dans le courant de pensée révisionniste, à commencer par le hâbleur franc-comtois Paul Rassinier. Puis il y a ses héritiers, qui ne se trouvent pas tant dans le clan Faurisson que dans celui de Revision. Le mot révisionniste, employé en toute langue européenne, est d’origine française. Pour les détails sur les camions à gaz, sur la façon dont ils ne pouvaient qu’imploser ou exploser, l’affaire est depuis longtemps entendue. Elle repose en tout et pour tout sur un écrit de décembre 1941, qui commence par « Par exemple », observe Graf.

Puis il indique qu’Untermensch (sous-homme) était employé par les socialistes nationals, mais que ce mot désignait le criminel ou la fange de la société, nullement le Slave. Il dit aussi que les propos de table d’Hitler n’ont pas de valeur historique, ce sur quoi tout le monde s’accorde. Graf parle ensuite des 800 000 morts de Treblinka, inconnus du public français, qui ne voit pas plus loin qu’Auschwitz. À tort, car le plan Orient se déroula à l’est d’Auschwitz.

Graf donne des chiffres : il y aurait eu 80 registres de décès à Auschwitz, dont 46 furent communiqués à la Croix-Rouge internationale par l’Union Soviétique en voie de basculer politiquement en 1990. Seulement, la décision fut prise en été 1989, et c’est celle qui explique la tentative de meurtre dont Robert Faurisson fut victime à Vichy le samedi 16 septembre 1989. Voilà comment une datation peut être trompeuse, pour exacte qu’elle soit. Ces 46 volumes contiennent les noms de 68 751 personnes. Aussi ne reste-t-il qu’à faire l’opération pour s’apercevoir que Guionnet a été relaxé à tort par le tribunal de Paris pour son estimation du nombre des morts à Auschwitz, 125 000, car le nombre des décès enregistrés est proche de 115 000. Sujet sur lequel Faurisson et Mattogno sont hors course, car ils fixaient à l’époque le nombre des morts à Auschwitz à 150 000 ou 160 000.

9 juin, 2 heures. Graf a examiné les 46 registres de décès d’Auschwitz dont le contenu fut rendu public en 1995 par le musée d’Auschwitz. Deux juifs de plus de 90 ans y ont cassé leur pipe, 73 de plus de 80 ans, 482 de plus de 70 ans, 2 083 de plus de 60 ans, ainsi que 2 284 enfants juifs de moins de 10 ans. Cette statistique prouve de façon magistrale qu’aucun juif inapte au travail ne fut gazé à son arrivée au camp. Hélas ! le propos de Graf est laconique quand il écrit : « Les 46 registres de décès qui ont été rendus publics (les 34 autres, qui couvrent notamment l’année 1944, sont encore tenus secrets) ». Autrement dit ces 34 volumes n’auraient pas disparu. Ils seraient secrètement conservés quelque part, sans doute par un État ou une institution, pas nécessairement en Russie.

La question de savoir comment, à partir des noms figurant dans les registres des décès, on peut savoir qui était juif déporté pour motif racial est quasiment résolue. Le 12 juin, Carlo Mattogno écrit : Thomas Grotum et Jan Percer, qui ont étudié la statistique des registres des décès, arrivent à un total de 29 125 décès de juifs sur 68 580 dont nous connaissons les nationalité et religion. Aynat a étudié la mortalité des juifs français [de France, NDLR] dans son livre Estudios sobre Auschwitz. Sur un total de 17 563 immatriculés en 1942-1943, 6 038 ont leur nom inscrit dans les registres des décès, soit 34 %. » Le romain Mattogno est consciencieux, il parle des Sterbebücher. Mais son zèle le conduit parfois à l’erreur, comme dans cette citation où il parle de juifs français. Or il n’y eut que des juifs étrangers déportés de France pour motif racial, pour la plupart venus du Yiddischland, dont une partie, fraîchement naturalisés, avaient été déchus de la nationalité française. Deux importants extraits des « Études sur Auschwitz » d’Enrique Aynat (1997), né en 1954 à Valence, ont été publiés dans Revision n° 84 de septembre 1997 et dans Revision n° 88 de novembre 1998. C’est en partie sur la base des études d’Aynat que Revision en est arrivée à la conclusion que la mortalité juive à Auschwitz représente une grosse minorité de la mortalité totale du camp.

Sur Rudolf Höss, premier commandant d’Auschwitz, Graf montre ses lacunes historiques. Il part du procès du tribunal militaire international de Nuremberg en faisant abstraction de tout ce qui précède. Or c’est la façon dont fut créée cette institution exceptionnelle qui importe. Comme le rappelle incidemment la loi française réprimant la contestation du crime contre l’humanité, cette juridiction fut créée en application de l’accord de Londres du 8 août 1945, dans la rédaction duquel la France joua rôle capital. Ou plutôt des juifs de France, eu égard à la composition de la délégation française. D’autre part, ce jugement de vrais ou prétendus criminels de guerre ne fut ni le premier ni le dernier. Il y eut avant Nuremberg le procès Josef Kramer, de septembre à novembre 1945, ancien chef d’Auschwitz-Birkenau au printemps 1944, qui ne tenta pas de fuir quand le camp de Belsen (dit Bergen-Belsen) fut libéré par les Britanniques le 15 avril 1945. Dans un premier temps Kramer ne fut pas torturé, comme il apparaît à la lecture de sa première déposition. Il le fut plus tard, le 26 juillet 1945, quand il fut interrogé dans la prison de Celle par le commandant Jadin, juge d’instruction du tribunal militaire de Strasbourg, au motif que Kramer avait commandé le camp de Natzweiler (dit Struthof), en Alsace, où 80 juifs (86 selon une autre version) auraient été gazés à titre expérimental ; ce qui est totalement faux, comme il a été prouvé. La date est importante, car de deux semaines antérieure à la signature de l’accord de Londres. Plus tard Kramer fit une seconde déposition devant le tribunal militaire britannique, beaucoup plus courte que la première, où il commence par évoquer l’aveu qu’il a fait au commandant Jadin du gazage homicide de Natzweiler. Kramer reconnaît ensuite l’existence de la chambre à gaz d’Auschwitz-Birkenau en 1944, mais il minimise sa responsabilité. J’ai vu la chambre à gaz, dit-il en substance ; elle se trouvait dans le camp que je commandais, mais je n’en avais pas le commandement. Il était assuré par Rudolf Höss, mon supérieur hiérarchique. Personne n’était dupe de ces mensonges, mais ses aveux suffirent au tribunal militaire britannique pour le condamner à mort, et Kramer fut pendu en décembre 1945. D’où l’arrestation de Höss qui en découla en mars 1946, et les trois jours de torture qui lui furent infligés par les Britanniques pour arracher ses aveux, qui atteignent un sommet au plan pataphysique.

C’est Robert Faurisson qui eut accès aux documents de la justice militaire française, mais il décida de ne pas les rendre publics car il voulait taire le rôle joué par l’État français dans le montage holocaustique. Idem en ce qui concerne le document URSS-008, qui fixe scientifiquement à plus de 4 millions le nombre de morts dans « l’usine de mort Auschwitz ». Pour la pure et simple raison que Faurisson veut uniquement accuser des juifs tortionnaires, faux témoins, tueurs, historiographes, etc. C’est vrai qu’il n’en manque pas, mais il y a aussi des faussaires antisémitiques, espèce susceptible de se multiplier à grande vitesse pour peu qu’elle en ait l’occasion et que l’affaire devienne rentable. Ils rencontrent toutefois plusieurs obstacles, à commencer par leur maladresse. Or Hilberg ou Pierre Vidal-Naquet étaient tout sauf maladroits. Robert Badinter, pour parler d’une vedette juive vivante, est lui aussi loin d’être maladroit. Il fallait voir comment, à deux reprises, il a vaincu Fofo en justice. Oh ! sans chercher à l’écraser, de façon « républicaine », en le laissant gigoter comme une mouche dans un bocal fermé. Là d’ailleurs est règle d’or des Bney Brith : mieux vaut laisser l’ennemi en vie, le provoquer, le pousser à l’erreur, l’utiliser, que le tuer. Et voilà comment Faurisson en est venu à conduire le révisionnisme sur une voie de garage, même si le résultat de certaines de ses initiatives et recherches est satisfaisant. De façon ponctuelle et documentaire s’entend.

C’est le cas de son article paru dans le numéro 1 des Annales d’histoire révisionniste (printemps 1987) « Comment les Britanniques ont obtenu les aveux de Rudolf Höss, commandant d’Auschwitz », dont le texte est disponible sur le site de Faurisson. Faurisson se déchaîne sur le sergent Bernard Clarke, un des six tortionnaires britanniques de Höss, qui était juif, comme le révèle Rupert Butler dans Legions of death (Légions de mort, 1983). À juste titre, car Clarke se vante de ses exploits. Mais il y a un hic : Faurisson gomme tout ce qui précède, dont il a pourtant connaissance. Or l’arrestation de Höss est aboutissement de deux procédures antérieures, de la même façon que la création du tribunal militaire international de Nuremberg est aboutissement de l’accord de Londres du 8 août 1945.

Par la suite, les histoires de gazage ne valent pas qu’on s’y arrête, si ce n’est pour rappeler que le pharmacien Jean-Claude Pressac voyait dans l’acide cyanhydrique un moyen de provoquer une « mort douce ». D’autant plus qu’il est inodore, contrairement au Zyklon B. Autre remarque, Graf traduit Leichenkeller par morgue. Il a raison. Plutôt que de s’interroger sur la façon de traduire ce mot, par morgue en sous-sol, ou morgue du sous-sol ? autant parler de morgue tout court.

Une observation de Graf est notable : « Un grand nombre de juifs moururent de maladie, d’épuisement et à la suite de mauvais traitements en camps de concentration, camps de travail et ghettos. Sur le front Est et en Serbie, de nombreux juifs furent fusillés. Mais vu qu’il n’existe pas de statistique fiable, il est impossible de déterminer le nombre de juifs qui moururent à cause de ces persécutions avec la moindre précision, il pourrait avoir été proche d’un million. Pour toute personne équilibrée cette estimation est assez atroce, mais les juifs ne s’en contentent pas. Ils veulent leurs six millions ! » Graf estime à un million le nombre de juifs ayant péri à cause des persécutions, autrement dit il exclut de cette statistique la mortalité moyenne de la population juive non persécutée en temps de paix, les juifs morts au combat ou sous les bombardements. Dont acte. On notera que Graf ne se focalise pas sur les seuls camps de concentration. Il y ajoute les camps de travail et le ghettos, bien que les habitants des quartiers juifs, comme on les appelait en Hongrie, ne furent pas persécutés jusqu’au bannissement d’une grande partie d’entre eux en 1944. Sa vision du système concentrationnaire hitlérien est liée à ses recherches en Europe de l’Est et en Russie.

L’estimation de Graf est envisageable, seule la Croix-Rouge internationale est éventuellement en mesure de la préciser. Ce dont s’aperçut la Veuve bord de Seine il y a quelques années, qui voulut prendre les devants après avoir constaté que la chambre à gaz d’Auschwitz était cassée, entraînant la casse des chambres de Lublin, Sobibor, Treblinka, etc., que le camion à gaz ne tenait pas la route, elle trouva une idée géniale : le judéocide par balles, qui, lui, est en partie fondé. Mais la Veuve, présente partout et visible nulle part comme le juif (comme croient l’une et l’autre), voulait avancer masquée. Ses sages ont trouvé la solution. Elle consistait à demander à l’église catholique romaine de faire le boulot. Ne pouvant rien leur refuser, le Vatican désigna le père Desbois pour cette tâche, qui se métamorphosa en historien, statut qui lui fut conféré grâce à ses découvertes de charniers en grande partie imaginaires. Des précisions sur l’amateurisme de Desbois sont aisément trouvables. Ce fiasco s’explique aisément : le frangins étant incapable d’écrire l’histoire de son ordre, à de rares exceptions près, comme Albert Lantoine et Alec Mellor, qui en ont tracé quelques lignes, par quel miracle la Veuve serait-elle capable de dire l’histoire du monde ?

Graf parle ensuite du « nombre énorme » de juifs qui émigrèrent après-guerre en Palestine, en Amérique et partout dans le monde. Ce en quoi il a raison, mais dommage qu’il ne précise pas qu’ils venaient pour la plupart du Yiddischland, pays où Hitler aurait prétendument mené sa politique judéocidaire. En disant cela, Graf rejoint le grand révisionniste américain Arthur Butz, mais aussi l’historien révisionniste israélien Shlomo Sand.

Suit une nouvelle fracassante, Graf a trouvé femme en Russie, Olga, Russe Blanche, tous nos vœux de bonheur ! Puis il parle de Minsk, ville toujours pleine de juifs, même si une partie d’entre eux l’ont quittée pour émigrer en Amérique ou en Israël. Graf parle enfin du Yiddischland sans le nommer. Il dit que le juif de Minsk est souvent assimilé. Il ne va pas à la synagogue, il est rarement barbu, il serait devenu russe blanc ou russe. Souvent il a changé son nom, Menahem Rosensaft est devenu Vladimir Ivanov, comme son cousin Chaïm Goldstein, de Varsovie, qui s’appelle maintenant Lech Kovalski. Seule une minorité de juifs sont pratiquants à Minsk et dans l’ensemble de l’ancien Yiddischland. Toujours l’histoire du marrane, autrefois faussement converti au christianisme, maintenant à l’athéisme, au libéralisme ou au nationalisme. Comme si l’histoire n’existait pour le juif que sous forme de cercle vicieux. Point de vue que soutient à sa manière Jacques Halbronn.

Arrive le vingt-deuxième et dernier argument de Graf. Il répond à Karsai qui écrit : « Pour moi ce n’est certainement pas un plaisir de débattre avec des antisémites ignorants, incultes et nuisibles. » Amabilité qui en appelle d’autres de la part de Graf. Il ne s’en prive pas, ses derniers mots étant « calomniateur au langage ordurier ».

Dans sa conclusion Graf commence par juger : « Karsai atteint le plus bas niveau de la pseudo-science appelée études holocaustiques ». Après qu’il eut comparé Karsai à Vidal-Naquet, dont on a dit précédemment qu’il n’était pas maladroit. Cela est compréhensible dans la mesure où Vidal-Naquet a une part de responsabilité dans la tentative de meurtre de Robert Faurisson en septembre 1989. Et puis, Vidal-Naquet a surtout montré ses capacités en vaine rhétorique dans ses prises de position pendant la « guerre » d’Algérie, mais aussi dans son enseignement de l’histoire de Grèce antique, comme dans ce qu’il dit de la qualité de l’ouvrage de Butz. De son éducation parisienne bourgeoise, Vidal-Naquet avait gardé un profond respect pour le germain, langue qu’il maîtrisait. Ce qui s’explique par le fait qu’il est né avant-guerre, au temps de la « symbiose judéo-allemande », et que son père le confia à une nounou teutonne. Aussi le germain fut sa seconde langue. Point commun avec Graf, germano-francophone qui continue en 2010 en Russie à penser en français comme on l’a vu au sujet de Waterloo. (« Celui qui a dit morne plaine, au piquet, près du radiateur ! » dit le guide.) Puis Graf remercie « Courroux » et se confond en magyarâneries — dont il est question plus haut.

Graf n’est ni inculte ni ignorant. Il est espoir pour la cause révisote, même s’il a du mal à contrôler ses nerfs face à Karsai et s’il n’emploie pas toujours le bon mot. Qu’il dise des magyarâneries ne lui est pas reproché par le Hongrois. Au contraire, il en raffole. Il se pourrait que l’axe franco-germano-magyar de l’an mil soit en cours de reformation. Si tel est le cas, bravo Jürgen pour ta contribution !

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COMPLOT

On ne sait pas comment appeler le complot qui se déroule actuellement. Est-il germano-français ou franco-germanique ? Il vient de Suisse, pays dont les soldats sont réputés pour leur bravoure, mais aussi de France et de Bretagne. Les questions posées par Ottó Perge ne sont pas siennes. Elles furent écrites par le comploteur émérite, ou archicomploteur Jürgen Graf. Graf a réussi un exploit selon Fofo : dialoguer avec l’ennemi, l’historiographe juif. Oui, mais Graf n’a pas agi seul, son initiative et son succès font partie d’un complot.

Cela fait plusieurs années que le « révisionniste Kronenbourg » parle au juif. À la juive de cour Esther Benbassa, qui lui a fait cadeau de son dictionnaire du judaïsme en hongrois, à Emmanuel Kreis, qui lui a donné son livre paru en décembre 2009, à Jacques Halbronn, collaborateur de la revue depuis plusieurs années, qui lui a fait découvrir le ticoun. À Avraham Malthête, juif bidon à peau de cochon, épigraphiste à l’Alliance israélite universelle, avec qui le guide échange des propos orduriers depuis juillet 2008, date de son exclusion de la bibliothèque de l’AIU. Comme par hasard, Malthête prétend lire le hongrois.

Puis éclate l’affaire Karsai en Hongrie. Karsai, le Hilberg hongrois, refuse de répondre aux 17 questions de Graf, mais il tente de réfuter les thèses révisionnistes dans leur ensemble. Procédé compréhensible, mais ce faisant il répond à Graf, en dépit de sa répugnance, sur un ton ordurier. « Étrange », dit Watson (il ne peut pas toujours dire bizarre). Ses insultes gagnent à être analysées. Karsai voit en Graf une nuisance, comme Hitler, qui tenait le juif pour nuisible. Mais Hitler n’a pas inventé cette notion, c’est le professeur d’université socialiste Carl-Eugen Dühring qui a le mieux traité la question de la « nuisance de la race juive » dans un ouvrage remarquable. De telle sorte que juif et antijuif se traitent mutuellement de nuisible va de soi. Pour Malthête, le guide est nuisible, et vice-versa. Il s’agit ensuite de comprendre ce que veut dire inculte et ignorant dans la bouche du néologue : le contraire ou presque ! Graf étant cultivé et savant sans l’être, selon Karsai, car la notion d’ignorance est étrangère à la langue hongroise. Le mot existe (tudatlanság), mais il n’est pour ainsi dire jamais employé, cette notion importée faisant figure d’excès de langage. Vient enfin antisémite, mot qui ne veut rien dire, tiré du jargon de linguistes réformés boches.

Antisémite est à la fois insulte et question dans la bouche de Karsai. Oui ou non Graf est-il antisémite ? Oui ou non ne voit-il que la forme, pas le fond ? Oui ou non limite-t-il ses recherches à une page d’histoire ? Car le néologue prétend avoir une vision beaucoup plus ample des choses que le réviso ; orientale, cabalistique, mystique. C’est toujours derrière cet argument que le juif se retranche quand il se sent menacé, comme c’est le cas en ce moment, à la suite des attentats du 11 septembre 2001.

Ce n’est pas tant l’existence du réviso que reconnaît Karsai, que celle de l’antijuif, qu’il invite à prendre du recul. Si l’antisémite en reste à ses clichés, il sera vaincu. Si, en revanche, il met de l’eau dans sa Kronenbourg, s’il songe que le goy est tout aussi capable d’atrocités que le juif, même s’il est moins performant à cause de son manque de culture (le goy ignore souvent qu’il subsiste dans l’univers des petits rayons de lumière divine), s’il en arrive à voir dans le juif un homme, alors juif et antijuif pourront s’insulter copieusement. D’où les insultes de Karsai à Graf, Karsai partant du principe qu’insulter quelqu’un revient à reconnaître son humanité.

Mais l’inverse est moins sûr, car l’antijuif a du mal à voir dans le juif un homme. Ou bien plutôt il exige du juif d’en apporter la preuve, en abandonnant ses pratiques de concurrence déloyale et en arrêtant de sacrifier ses nouveau-nés.

13 avril 2010

MISÈRE DE LA TOILE

La vacuité de la toile est affligeante. Certes pas en termes d’images ou au plan commercial, mais les branleurs qui se réfèrent à l’encyclopédie juive Wikidépia répandent des conneries. En particulier quand ils se basent sur les versions française et germanique du site, ses versions anglaise et hongroise étant plus fiables. La toile semble briser certains tabous en ce qui concerne les désirs sexuel et de tuer. Mais les blocages juifs demeurent. Il est hors de question de parler sexe de façon naturiste (ou naturaliste, comme on dit en novlangue), nudité et poil étant honteux pour les maîtres de la toile. Pour eux, il est hors de question d’évoquer la signification subliminale du 6.

La toile dit peu de chose de la récente affaire Fofana-Dieudonné. On y apprend seulement que des antifascistes juifs recrutent des hommes de main pour exploser Dieudo’. Forcément, les chefs ne veulent pas se mouiller, ils tiennent à leur place. Ils cherchent des volontaires qu’ils n’auront pas à payer, étant entendu que l’opération est annoncée et que ses auteurs seront sans doute serrés par les flics. Mais ce coup vaut-il la peine ? Non seulement le nègre ne parle pas hébreu, mais il ne parle pas français. À sirat alizza, télévision « musulmane » de la toile, Dieudonné parle des « humiliations que subissent le pape », preuve de sa bêtise. Il poursuit en évoquant Rhamas et Rhezbollah, tel un guénonien ou un juif arabe. Heureusement, il qualifie Éric Zemmour de dromadaire, très bien ! L’idée est bonne, même si on imagine mal Zemmour rester longtemps sans boire, vu les quantités énormes de salive qu’il dépense.

Dans ce chapitre, signalons que le site est sur le point de se résoudre à qualifier Georges Theil de perroquet. Après hésitation, car il est difficile de voir en Theil un oiseau vu sa corpulence. En supposant que le perroquet ne vole pas haut, car beaucoup de choses passent au-dessus de la tête de Theil. À ces réserves près, ce surnom est sur le point d’être adopté. Comme La Savonnette pour Claude Sarraute, La Francisque pour François Mitterrand, Père Israël pour Adolf Hitler, Fofo pour Robert Faurisson. Pour Vieille Taupe, pas de problème, l’animal se nomme ainsi. Idem pour Dinoscopus ou pour Licorne Bleue. Appeler Zemmour Dromadaire n’est pourtant pas évident à cause de la raison indiquée plus haut. Une fois n’est pas coutume, le site étant dictatorial, il demande l’avis des têtes noires. Chameau est préférable à dromadaire, mais ce sobriquet aussi est discutable.

Nonobstant, il y a peu de chose sur la toile en dehors des rumeurs et des calomnies. Peu d’investigation, même si le prix Pulitzer vient d’être décerné à un « blog » à ce titre. Mais tout ou presque est juif, tandis que les sites prétendument musulmans, tel sirat alizza, sont à la botte du juif. Ils dénoncent les attentats du 11 septembre 2001 comme produits d’une conspiration juive. Très bien, mais ils n’apportent pas d’élément de preuve, le musulman étant inaccessible à la science et à la recherche. Une fois encore c’est le goy européen, ou d’origine européenne, qui fait le boulot, tandis que le chinetoque se frotte les mains. Réputé juif d’Asie, fils du despotisme oriental, il a d’énormes capacités d’observation. Pendant que l’Occident s’enfonce dans les méandres du judaïsme et de ses succédanés, le chinetoque s’apprête à transformer son empire du milieu en empire du centre-monde. Au point qu’il fait figure de seule menace véritable à l’hégémonie mondiale des sages de Sion. À ceci près que Mao Zedong et Chou en Laï (ancienne transcription) furent formés à l’école française, qui fut aussi à l’origine de la formation des États-Unis d’Amérique, aussi le François est fondé à demander à bénéficier de l’exception culturelle, de façon à être épargné dans les prochains affrontements. Selon lui, la question est de savoir comment éviter les guerres. Avant de manger son camembert en buvant du pinard à la gloire de Grand Coësre.

(Curieusement, le calculateur ne veut pas entrer Père Israël, avec Cap’ à Père, dans l’index. C’est la première fois que se produit pareil incident. Comme si ce surnom d’Adolf Hitler était gênant, mais le 24 mars l’avocat de Doc en Stock considérait que cette appellation allait de soi. Il faudrait que les censeurs accordassent leurs violons, avec subjonctif imparfait, conformément à la tradition que Revision conteste. Mais l’opposition de la revue au style académique est secondaire quand la machine s’oppose à Père Israël. Si le juif cherche la guerre sur le terrain emphatique, comme Robert Badinter et Maître Thierry Lévy, qui parle bien français face au nègre Dieudo’ [à vaincre sans péril on triomphe sans gloire], c’est autre paire de manches face à Revision. D’où le nouvel ultimatum adressé, cette fois, à wordpress : laisse à Revision la possibilité d’écrire Père Israël dans l’index des noms cités !)

10 mars 2010

LA RAFLE

« La rafle », film de la goye Rose Bosch, sort sur les écrans à grand renfort de publicité. Elle eut lieu en région parisienne les 16 et 17 juillet 1942, elle concerna près de 13 000 juifs étrangers, presque tous originaires du Yiddischland. Si l’obsession d’Adolf Hitler était d’abattre le régime judéobolchevique, les modalités d’application de son plan sont moins connues, car les troupes hitlériennes attaquèrent simultanément Yiddischland et Union Soviétique en juin 1941, dans le cadre de la dernière guerre coloniale qui fût en Europe. Elle avait deux objectifs : exterminer ou expulser des millions de juifs du Yiddischland, mais aussi des millions de Slaves, afin d’accroître l’espace vital de la race germanique. La rafle de juillet 1942 s’inscrit dans cette politique nommée plan Orient (Ostraum). La rafle du Vélodrome d’hiver est à placer dans ce contexte, étranger à l’occupation de la France.

Il ne l’était pas totalement toutefois, car la France devait payer les frais d’occupation tandis que le service du travail de la France était insuffisant pour répondre aux besoins de l’industrie teutonne. D’où la décision qui s’imposa le 4 septembre 1942, avec la loi instituant le service du travail obligatoire. Elle était prévue dès juin, mais comment expliquer aux Français que nombre d’entre eux allaient devoir s’expatrier, tandis que plus de 100 000 juifs étrangers, certes astreints au port de l’étoile jaune et soumis à divers interdits, demeurassent en métropole ? Cela aurait constitué une menace pour la Révolution nationale du maréchal Pétain, car le juif, responsable de la guerre selon la propagande, aurait été épargné, quand la population masculine française, dont une grande partie peuplait les camps de prisonniers de guerre, était décimée ? D’où la rafle de juillet 1942, qui était destinée à faire avaler la pilule du service du travail obligatoire. Ce que le film ne dit pas, pas plus qu’il ne parle du plan Orient ni du Yiddischland, véritable État dans plusieurs États.

Au soir de la sortie de « La rafle », il est certain que la plupart des 300 à 400 cinémas projetant ce navet vont vite le retirer de l’affiche. Sauf peut-être les chaînes juives, comme UGC Gaumont.

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