Alain Guionnet – Journal Revision

8 février 2017

HOPITAL GENERAL

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 21:58

Marion Sigaut se réjouit car elle a tenu près de cent conférences diffusées par É&R. Sigaut avoue qu’elle fut coulée dans le moule de l’enseignement laïcard et que c’est ensuite qu’elle a découvert quelques-unes de ses impostures. Son avant-dernière conférence en compagnie de Judith Reisman « De l’éducation sexuelle à la pédophilie » attire un peu l’attention à cause du mot pédophilie et de l’actualité de ces dernières décennies, qui a fait apparaître excès de pédérastie liés aux dérives sataniques et commerciales basées sur viols, tortures et meurtres d’enfants, commis par des notables à l’abri de toute poursuite judiciaire, car protégés par réseaux maçonniques.

Il n’y a en effet aucune raison de parler de pédophilie plutôt que de pédérastie, car ces mots sont synonymes. Ils ont longtemps signifié attirance sexuelle pour les enfants. Sauf que pédérastie date de 1580, pédophilie de 1969.

1969, lendemain de la prétendue révolution sexuelle de 1968, quand gauchistes firent mine de découvrir que femme n’est pas planche à pain et qu’enfant prépubère a sexualité anale. Idem pour homophobia, anglicisme apparu en 1969, francisé en 1975 au Canada avant que le mot fût adopté en France. Extension prévisible, homophobe signifiera androgyne conformément à loi du genre, qui prétend tout homme et femme bisexuels.

Par extension, pédé ou pédéraste peut signfiier homme ayant relations sexuelles avec autres hommes, ce qui ne pose pas de sérieux problème entre partenaires consentants. Tout au moins jusqu’en 1981, quand le SIDA commença à décimer les pédés. En revanche viols, tortures et meurtres d’enfants sont révoltants. Ce qui conduisit Revision à observer qu’il y en eut à partir d’Hôpital Général et Sigaut à se pencher sur cette question.

La Compagnie du Saint-Sacrement fut fondée en 1631 selon Sigaut, en 1627 selon Tout Molière.net, en 1630 selon Encyclopedia Universalis, vers 1630 selon Larousse. Sous Louis XIII, elle est à l’origine de la création de l’Hôpital Général le 27 avril 1656. Particularité de cette société secrète catholique, elle fut surtout animée puis dirigée par des laïcs appelés dévots, coupables d’avoir fait brûler le poëte Claude Le Petit en 1662 pour son Paris ridicule.

Il nous a d’abord paru que Le Petit fut victime d’holocauste place de Grève parce qu’ayant dénoncé « les piliers des Halles », ces commerçants marranes qui demeuraient juifs jusques au bout des ongles. C’est en partie vrai, mais Le Petit fut avant tout sacrifié à cause de ses attaques des dévots, accessoirement des abus sexuels commis avec leur soutien. Dans les dortoirs du lycée pompeusement appelé Louis Le Grand, par exemple, tenu par les jésuites, où certains surveillants se tapaient des internes.

Les dévots préconisaient de fouetter les putains, interdisirent de faire l’aumône, sous peine de confiscation de ses biens au profit d’Hôpital Général, ou encore d’héberger un pauvre. Ils défendaient les intérêts de la bourgeoisie, il parlaient de « gueuserie » de tout âge, qu’il fallait enfermer à Hôpital Général. En un temps où France était presque pure de juifs.

Dans les établissements d’« enferment » d’Hôpital Général, mot employé par tout le monde, à commencer par Assistance publique-Hôpitaux de Paris. Appelés forces (prisons) à l’époque, ils étaient précurseurs des camps de concentration. AP-HP prétend que l’institution était dirigée par archevêque de Paris, procureur général du Parlement, lieutenant de police et prévôt des marchands. En rhéorie oui, en pratique non. Archevêque de Paris n’aurait jamais osé intervenir dans les affaires de l’institution. En revanche, lieutenant de police affectait des centaines d’archers à la garde de la quinzaine de camps d’Hôpital Général, tandis que procureur général du Parlement et prévôt des marchands défendaient les intérêts de la bourgeoisie, qui avançait masquée sous les traits de Compagnie du Saint-Sacrement. Mais aucune de ces personnalités n’administrait directement l’institution, qui était livrée à des intrigants cupides et débauchés, tous laïcs.

Il y eut à l’origine cinq maisons : Salepêtrière, Bicêtre, Pitié, Scipion, savonnerie de Chatillon. Puis près d’une quinzaine avec l’ajout de Saint-Esprit, refuge de Sainte-Pélagie, Enfants Rouges, Mont de Piété, les trois maisons des Enfants Trouvés du faubourg Saint-Antoine, ceux de rue Notre-Dame et l’hospice de Vaugirard (source AP-HP).

Précurseur des CC qu’Hôpital Général ? Oui, car il y avait potager et « vacherie » à Bicêtre et Salepêtrière, tandis que manufactures furent invitées à s’y installer, de filage et de tricotage notamment. Tout travail méritant salaire, elles versaient au forçat modique pécule lui permettant d’acheter sel pour mettre dans sa soupe dit Sigaut.

L’oratrice parle surtout de Bicêtre et Salepetrère, car c’était surtout là qu’étaient détenus enfants. Elle évoque Pitié juste pour dire que s’y trouve maintenant mosquée. Elle dit aussi mot des Enfants Rouges, nom surprenant. Heureusement Claire Colombi précise qu’il était nom d’un camp d’enfants dont la mère était morte en couches.

Grande partie des archives d’Hôpital Général fut détruite en 1871 par un incendie pendant Commune de Paris. Sigaut n’a ainsi pu consulter que peu de pièces statistiques, dont une portant sur trois mois de 1747, d’avril à juillet, quand 435 enfants furent transférés d’Enfants Trouvés à Salepêtrière distants de 500 mètres. Résultat, 125 sont arrivés à Pitié, 118 à Salepêtrière, pas de trace des 192 autres. Après avoir déduit 10 morts et 14 enfants partis en apprentissage, Sigaut fixe à 178 le nombre des disparus. Indice possible que viols, tortures et meurtres d’enfants auraient eu lieu à une échelle à peine imaginable avec la permission d’administration d’Hôpital Général. Sigaut évoque alors les trafics d’enfants et l’existence de réseaux.

On estime généralement que Roy et église avaient abandonné toute autorité sur Hôpital Général dès 1710. Il dépendait surtout des magistrats, tantôt membres de la Compagnie du Saint-Sacrement, tantôt réputés jansénistes. Façade destinée à séduire noblesse éclairée. Puis révolution fin de siècle fut en partie inutile, car bourgeoisie avait pris le pouvoir avant. Surtout après extermination des jésuites en 1773, avant que jansénistes disparussent à leur tour dans les années ayant suivi la révolution

D’où hésitation de Fillon à inscrire dans son programme l’indispensable purge des juges pédocriminels et de ceux coupables de complicité manifeste. Il est cependant plus susceptible de le faire que Le Pen, dont une grande partie des notables de sa cour frappe à la porte des Orients. Résultat, le F∴ Gilbert Collard s’écrie « la France aux juifs ».

Au fond, Colombi et Sigaut ont même avis. Christianisme médiéval ou moyenâgeux proscrivait avortement mais se montrait charitable envers enfants abandonnés, qu’elle s’empressait de remettre à leurs parents s’ils les réclamient, alors que politique des sociétés secrètes bourgeoises est inverse. Elles cherchent à disloquer la famille, surtout quand elle appartient à gueuserie. Hier comme maintenant.

Hier, càd vers 1630, quand fut fondée la Compagnie du Saint-Sacrement, copie non conforme de la Compagnie de Jésus créée en 1539. Propagandiste Sigaut prétend qu’administration d’Hôpital Général fut confiée aux jansénistes en 1660, ce fut peut-être vrai sur le papier mais faux en réalité. Qu’intrigants de la Companie du Saint-Sacrement voulussent jouer sur l’opposition des jésuites et des jansénistes est possible, mais c’est tout. Les 26 directeurs perpétuels d’Hôpital Général étaient à l’origine tous membres de la compagnie, mais ils craignirent peut-être que police informât le Roy de leur complot en 1660. Tout en restant en place, ils ont pu faire mine de jouer carte janséniste, car il subsistait encore quelques ennemis qui contrariaient leur plan, comme Molière ou les protestants.

Et Sigaut ment quand elle crie : « tous les postes de direction ont été repris par les jansénistes, c’est-à-dire les mêmes en pire ! » La malheureuse souffre d’hystérie anti-janséniste. Confirmation accessoire de l’imposture de loi du genre : guidée par ses émotions, femelle est plus souvent hystérique que le mâle.

On pourrait d’ailleurs soutenir exactement le contraire : Compagnie du Saint-Sacrement s’inspire de Compagnie de Jésus, en un temps où conversos juifs s’engagent chez les jésuites. Et voyez le résultat avec le pape François et accessoirement les affiches qui le dénigrent actuellement en Italie, pays réalisant le tour de force d’être plus corrompu que France.

Ce qui chamboule en même temps histoire de Veuve. Franc-maçonnerie spéculatrice fut officiellement créée en 1717 à Londres. Mais c’est faux, elle date de 1630, à Paris.

Jeunes croient de plus en plus souvent à l’existence des illuminati de Bavière, mais pourquoi aller chercher à l’étranger ce qu’on trouve sous nos pieds ? Comme toujours, les propagandistes les plus ignares sont les plus prolixes. Exemple parmi d’autres, un idiot parle de royauté puis d’empereur de Germanie au dix-huitième siècle, mais ni l’une ni l’autre n’existaient.

Visites de Revision en chute libre. Maints lecteurs désapprouvent ou ne comprennent pas, ce qui revient souvent au même, « Fillon blues ». C’est truc de société secrète ou de billard à trois bandes.

Un commentaire »

  1. N’oublie pas « Le bordel des muses », très important par son implicite, lorsqu’il s’est agi de condamner Claude Le Petit au bûcher.

    Commentaire par toto — 10 février 2017 @ 16:03 | Réponse


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