Alain Guionnet – Journal Revision

27 avril 2016

J’ACCUSE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 14:27

J’accuse le juif hongrois Südfeld, connu sous le nom de Max Nordau, d’avoir écrit Protocole des sages de Sion. J’accuse France, ou plutôt son gouvernement provisoire, d’avoir joué rôle capital dans le montage holocaustique en 1945. J’accuse Robert Faurisson de s’être évertué à le dissimuler sa vie durant. J’accuse tous les gens qui font exciser le sexe de leurs enfants, garçons ou filles.

Alain Guionnet

Temps est venu de passer la vitesse supérieure. Je sonne bien. Je ne m’embarrasse pas de références. Et puis « J’accuse » est le titre du papier choquant du révisionniste Émile Zola paru à la une de  l’Aurore en 1898 en faveur du capitaine Dreyfus. Révisionniste était le mot employé par les Renseignements généraux pour appeler les dreyfusards.

Zola a vite fui en Grande-Bretagne, car il ne voulait pas aller en prison. Contrairement à Papy d’Issy, qui ne bougera pas d’un pouce. Subtil, il n’accuse pas France mais son gouvernement provisoire, qui était inconstitutionnel, il ne peut donc pas être condamné en justice. Il accuse Nordau, mais l’auteur du Protocole est inconnu. En disant je, il dit que c’est son opinion, que personne n’est obligée de partager. Il est irrépréhensible, comme quand il accuse Faurisson, comme beaucoup de gens, ainsi qu’en ce qui concerne l’excision, en théorie réprimée par la loi.

En revanche, Zola était coupable, il attaquait État et armée. Dreyfus fut toujours condamné pour haute trahison par justice militaire, qui n’est pas stupide. Elle relaxa gens injustement accusés d’avoir inspiré ou pris part aux combats des fédérés pendant la Commune de Paris. Dans les années 1950, ce fut un tribunal civil qui condamna à de légères peines de prison quelques anciens SS accusés d’avoir participé au massacre d’Oradour-sur-Glane. Forcément, SS se sont engagés dans la légion étrangère, ils combattaient en Indochine, où certains moururent pour la France.

Impossible de savoir maintenant ce qu’il en est de l’affaire Dreyfus, mais une chose est sûre, ils fut entre autres libéré parce que les juifs amerloques menacèrent de boycotter l’exposition universelle de Paris. Surtout que pièces ont disparu du dossier. Les plus compromettantes, pensera le complotiste, mais ce n’est pas sûr. Veuve a pour habitude de détruire archives, mais elle s’y prend n’importe comment. Elle a voulu liquider partie des jugements du palais de justice de Paris sous l’Occupation en les jetant à la poubelle. Des gens en ont recueilli une partie et on s’aperçut à ce moment-là que les coupables de manifestation patriotique étaient souvent condamnés à deux mois de prison ferme.

Autre piste à envisager sur l’éclatement de l’affaire Dreyfus à l’ambassade de Germanie à Paris, l’éventuel rôle du renseignement boche  dont ne parle pas Monique Delcroix dans son livre. Mais croyez-vous que le renseignement boche ne savait pas que la femme de ménage française de l’ambassade bossait pour le renseignement français ? C’est possible mais douteux.

Bertillon, qui découvrit les empreintes digitales, est formel : c’est Dreyfus l’auteur du bordereau. Graphologie n’est pas science exacte, mais quand même. Hitler avait centaines d’espions juifs, sans doute comme Bismarck. Antisémitisme, mot boche, était en plein essor en Germanie, et pensez-vous que le renseignement boche y fût indifférent ? Nenni.

Plan possible : distraire les Français avec l’antisémitisme. Imiter l’écriture de quelqu’un est très difficile, mais il y a artistes en tout genre. Y compris dans le renseignement, où cet art était autrefois développé. Au point qu’il n’est pas impossible que son écriture ait été imitée et que Dreyfus fût innocent.

Quant à l’auteur officiel du bordereau, Esterhazy, commandant d’infanterie de ligne d’origine noble hongroise né à Paris, cette thèse ne tient pas, car le texte décrit les dernières armes secrètes de l’artillerie française. Or Dreyfus était artilleur, Esterhazy fantassin. Il est rare en outre que les écritures de deux hommes se ressemblent. Mais tel aurait été le cas.

Pour sa défense devant le Conseil de guerre, Esterhazy a prétendu que c’est lui qui a écrit le texte, que Dreyfus a ensuite décalqué, c’est donc Dreyfus le traître.

La carrière d’Esterhazy fut laborieuse. De famille militaire, son père et son oncle  étaient généraux, mais il commença par échouer au concours d’entrée à Saint-Cyr, puis passa longtemps avant d’arriver au grade de sous-lieutenant à la légion étrangère. Il a sans doute été nommé commandant grâce à son ancienneté. Ses spéculations en bourse et passion du poker ont fait qu’il fut endetté sa vie durant. On bluffe parfois au poker, on ment, ce qu’Esterhazy a toujours fait. Même sa tombe porte un faux nom et une fausse date de naissance.

Qu’il ait menti pour éponger ses dettes en prétendant être l’auteur du texte incriminé est vraisemblable. Question, si Dreyfus est innocent, il faut trouver un coupable. Ce fut Esterhazy qui avoua, mais ne fut pas condamné. Il fut vite libéré, avant d’être réformé peu après pour une autre affaire. Il s’exila en Grande-Bretagne, fut correspondant du journal antisémitique la Libre parole de 1903 à 1906, avant de mourir en 1923.

Esterhazy était nul en artillerie, mais les histrions ont réponse à tout : Esterhazy aurait écrit le document sur ordre de ses chefs. Thèse complotiste, mais si le renseignement du ministère de la Guerre a comploté en France, tout se complique.

Plumitifs juifs et leurs partisans se déchaînent sur la toile non pour démontrer l’innocence de Dreyfus, supposée évidente, mais pour enfoncer Esterhazy.

Dreyfusards auraient fait signer autographes à de nombreux officiers de l’armée avant d’en trouver un dont l’écriture était semblable à celle de Dreyfus. Ils auraient décroché le gros lot avec Esterhazy, mythomane endetté. Il faudrait se taper archives des RG et du ministère de la Guerre à ce sujet, certaines pièces ont peut-être été échappé aux destructeurs. Au Service historique de l’armée, tout le monde n’est d’ailleurs pas convaincu de l’innocence de Dreyfus, mais les fonctionnaires doivent fermer leur gueule

Sur 1945, année marquante de l’alliance des gaullistes et des cocos, peu de chose à dire. Civitas la dirait contre-nature, comme le mariage des pédés. Civitas n’a pas toujours tort, mais il y a troisième larron entre les deux, le juif, maître d’orchestre.

Sur Fofo le faussaire non plus, sauf que je ne l’accuse pas pour les mêmes raisons que Badinter et que je lui souhaite bonne chance malgré tout.

Fofo vient de se brouiller avec son supporteur Blanrue. Comme d’habitude, il pense avant tout à son nombril, il a du mal à écouter les autres. Il a dénigré deux fois Blanrue, ce spécialiste d’interprétation des textes se plante parfois. Il vient d’adresser à Blanrue lettre d’excuses, tardive selon la victime.

Au micro de télé Soral, Faurisson a déclaré : « Il paraît que moi je suis un trompeur de la même façon [qu’Uri Geller]. Vous comprenez ? Voilà. Peut-être que je le suis. Attention ! ce n’est pas exclu. » Aveu depuis longtemps attendu.

Ce n’est pas Blanrue que critique Fofo, c’est à papy d’Issy qu’il répond. Faurisson a toujours dit les choses à moitié. Il commence à penser à sa succession. Son disciple Reynouard ? Mais il est déjà bien cuit et risque d’être bientôt bouilli. Blanrue ? Mais il est tendre. Soral ? Il couvre bien procès de Fofo, mais ce sont ses équipes qui font le boulot. Et puis  si Fofo prend le parti de Soral, il s’oppose automatiquement à Blanrue, nouveau schisme en perspective. Papy ? c’est lui qui l’accuse de tromperie, c’est lui qui connaît le mieux le dossier holocaustique après Faurisson.

Jugement du TMI de Nuremberg dit en substance que cham bres à gaz ont existé, les preuves en ayant été apportées par la délégation soviétique, soit par un pays sur quatre, avis majoritaire des juges étant qu’elles n’ont pas existé. Voilà comment il s’agit de se défendre in primine litis quand on est accusé de contestation de crime contre l’humanité, pas par la question préliminaire de constitutionnalité, et en  accuse gouvernement provisoire de France d’avoir joué rôle capital dans le montage holocaustique.

Oui, Fofo, tu es trompeur.

Sur l’excision à peu près rien à dire, sauf qu’on jase maintenant d’excision à Issy au lieu de circoncision.

Sur « J’accuse », en revanche si. Pendant leur chute les maos ont transformé leur Cause du peuple, dite couille du peuple, en J’accuse, façon de dire qu’ils étaient d’inspiration juive. Mais j’accuse reste fort. Révisos dreyfusards ont fini par gagner en partie grâce au papier de Zola, imitons-les.

3 commentaires »

  1. Les rues d’Issy sont-elles si sûres que le Guionnet s’y terre ? La rue d’Alembert est passante. Il faut traverser la rue. Elle est scrutée par tes amis. Ils attendent là dehors. Ta DGRI comme tu l’appelles… et bien d’autres amis que tu as froissés. Tu as 62 ans, c’est le bel âge. Profite.

    (J’en ai marre d’être proscrit et d’entendre grand papy répéter les mêmes choses. Il vient d’inventer solution finale territoriale de la question juive par souci pédagogique, mais les documents écrits pendant la guerre que j’ai lus en germain et en français évoquent tous la solution finale de la question juive. En français, car c’était la langue de la Nonciature apostolique romaine qui protesta à plusieurs reprises contre la solution finale en juin 1944. Elle consistait à déporter les juifs de Hongrie, pour les faire travailler selon Hitler. Ensuite, dans le renseignement, tout le monde n’est pas idiot. RG ont vite compris que les antidreyfusards étaient peu dangereux parce que divisés entre eux. Certains étaient capables de coups de main, mais il y avait braillards, poivrots, tandis qu’une partie de l’argent de la Ligue antisémitique française était parfois consacré à acheter des belles voitures ou à se taper une putain de luxe. Autre question, le financement de la ligue. Il venait sans doute surtout de nobles, le principal pourvoyeur de fonds étant le duc d’Orléans, qui habitait en Belgique. Ensuite, après la chute dudit fort Chabrol, les dreyfusards allaient bientôt gagner. Transposons dans le temps : les révisos sont divisés entre eux, il s’agit d’étudier pour quelles raisons, thème sur lequel Revision est utile. Son financement : nul. Son public : dérisoire. Sa connaissance du fonctionnement des institutions : assez bonne. Son opposition à Faurisson : avouée. Les plus dangereux sont ceux qui tournent ou projettent des films touchant large public : Reynouard, monomaniaque, l’histoire commence pour lui en 1933 et s’arrête en 1945. Ou un peu après, car il des notions sur les procès intentés aux vrais ou prétendus criminels de guerre. Reynouard cherche à toucher le public catholique romain. Il en accroche un partie, notamment des traditionalistes. Blanrue, ayant étudié l’histoire, notamment celle de la franc-maçonnerie, converti mollement au révisionnisme de la dernière guerre mondiale il y a quelques années. Blanrue vient d’être relaxé pour vice de forme du procès que lui intenté la LICRA pour son film consacré à Faurisson, quel veinard ! Bref, deux faurissoniens : un dur, un mou. Soral aussi passe parfois pour réviso car il a réédité le livre du plagiaire Roger Garaudy converti à l’islam. Car il y même eu coco, abbé et cardinal dans la secte. En revanche Soral n’en fait pas partie, car c’est un braillard. Invectives entre Blanrue et Soral, comme autrefois entre quelques antidreyfusards. Blanrue est épargné en justice parce qu’il fait partie du système. Soral veut faire tuer Blanrue ? La victime lui répond calmement, références à l’appui. Moi aussi je suis dans le système. DGRI n’a pas besoin de me scruter de l’autre côté de la rue, à moins que tu songes à une femme dont je ne me rappelle plus le nom. Et puis tout est automatisé de nos jours, plus besoin d’envoyer d’agents sur le terrain, on est filmé presque partout, écouté, son calculateur peut être visité à tout instant, sa messagerie lue, NDLR.)

    Commentaire par Roja siempre — 27 avril 2016 @ 20:23 | Réponse

  2. Sont-ils déjà à bout tes bouts de chou ?

    Que veux-tu ? L’époque est sans rêve et sans dessein, tous châtrés dès le berceau par le siècle assassin comme dirait Leconte de Lisle. Ça a ses humeurs et ses susceptibilités, pôvres biquets !
    Ego imbécile et boules de gomme ! Telle est l’époque, quelle misère !

    Aucune autocritique, des barbares !

    Ça se dit froissé, euphémisme. Mais qui serait capable de dire « J’accuse », sans point d’exclamation, de manière aussi limpide et juste ? Alors que nous savons qu’il n’y a pas de justice.

    Ils sont de leur époque, épouvantablement modernes et creux.

    Ils ne savent certainement pas que « Hier, aujourd’hui et demain forment un tout indivisible, bien qu’il y ait lieu de les bien distinguer. »

    Histoire, Histoire, Histoire… Clio avec nous !

    La petitesse contemporaine a abdiqué pratiquement devant la grandeur de l’objet.

    Il ne faut insulter personne, mais il est plus que temps d’établir des hiérarchies.

    Commentaire par Frankie — 28 avril 2016 @ 10:51 | Réponse

  3. Vous vous étourdissez de vos bavardages ! La sapience ultime ne s’acquiert pas dans les grimoires ou en doc.text mais passe dans le sang par les sécrétions vagino-phalliques lors d’une apogée sexuelle. De là elle monte au cerveau et les yeux s’exorbitent, se décillent, et on ne se laisse jamais plus tromper. Ici les mots bruissent comme autant de feuilles mortes emportés par le souffle de la mort, mort des choses, des êtres, des civilisations, jusqu’à la mort de l’Histoire elle-même… la plus bavarde étant toutefois l’insupportable Carine005, mouette chieuse dont j’arracherais volontiers quelques plumes pour décorer mon colback par une nuit sans lune ni étoiles…

    Commentaire par Marquise DESGRANGES — 29 avril 2016 @ 19:41 | Réponse


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