Alain Guionnet – Journal Revision

1 février 2016

GAUCHISTES MARRIS

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:38

À lÉcole des hautes études en sciences sociales, ancienne prison que fréquenta Soral, voyez le résultat, les gauchistes, en majorité trotskistes, ne voulaient pas entendre parler des conseils ouvriers hongrois de 1956, suspects de nationalisme, secondairement d’antijudaïsme.

Car nationalisme est simple (il y a clochards nationalistes), mais antijudaïsme compliqué, surtout qu’on ne naît pas antijuif mais qu’on le devient après étude. Antijuif le conseilliste magyar ? À certains égards, oui, mais modérément. Il tua quelques chefs juifs de la police politique. Mais la foi religieuse du Hongrois laisse à désirer. Pourquoi être antijuif quand on doute de sa propre religion, si on en a une ?

Toutefois conseils ouvriers ont combattu Soviétiques, ce qui emmerde les gauchistes. Pál Maléter a bien compris. Prononcez pâle à l’ancienne, avec a long grave. Le coup de Pál et de Paul est identique à celui du Galois, qui fut transformé en Gaulois. Quant à Maléter, c’est le nom du colonel qui commanda la garnison du sud de Pest qui combattit l’armée Rouge. Avec une vingtaine de blindés, il ne faisait pas le poids. Il a laissé le choix à ses soldats : voulez-vous ou non en découdre ? La plupart ont répondu oui.

Honneur à Maléter et à Pest, sur la rive gauche du Danube, Budapest étant Paris en miniature. Aussi transposons : caserne Maléter se trouve au sud de Montparnasse mais au nord du square Brassens, pas loin d’Issy.

Que les gauchistes de salon bouffent leur merde ! Revision ne prônera jamais la République des conseils, car elle sait que c’est leurre, foule étant facile à arnaquer. Mais c’est moyen transitoire, nature ayant horreur du vide.

Ledit Maléter le reconnaît : ultragauche, malgré ses illusions, a joué rôle capital en 1956, à côté de l’ultradroite. Surtout que les ouvriers avaient reçu médiocre ou passable formation militaire. Voyez les photos qu’il communique. Plus de 600 soldats soviétiques tués, ainsi que 300 membres de la police politique, contre 1 500 insurgés et passants, balle perdue ayant fait ravages.

Mais il en oublie une, mise en avant par Paris Match, celle d’insurgés souriant. Étaient-ils d’ultragauche ou d’ultradroite ? Nous ne savons pas, comme sans doute eux-mêmes. Mais ultradroite et ultragauche sont notions bord du Danube avant d’être devenues bord de Seine. On dit les ultras ailés en hongrois.

Quand Maléter jase d’Attila d’Issy, c’est compliment. Mais il s’agit d’écouter Attila d’Issy. Vous, Vanvois et Issisois, formez conseil ouvrier, Clamartois et Meudonois nous joindront.

L’auteur du canular est Danny, sergent de la horde soupçonné bosser pour DSRI. Il a lu le niçois Debord, ensorcelé par une juive. Il se met maintenant au hongrois, langue tordue. Il redoute le projet de formation de conseil ouvrier bord de Seine, il a raison, car c’est en souriant que nous tuerons.

En langue vulgaire, on dit au guide que Pál Maléter n’est autre que « ton giton Danny ». Mais crussiez-vous un seul instant que nous ne nous en aperçûmes pas ? Nous avons laissé faire, car c’était occasion de remembrer notre glorieuse insurrection de 1956, dont on jase peu et souvent mal.

Ledit giton est partisan de la formation d’un conseil ouvrier multiracial, vanvois, issisois, clamartois, meudonois. Il aimerait ajouter nantois, mais ses désirs ne sont pas ordres.

Le pire, c’est que Maléter se traite lui-même de giton. Mais le colonel ne l’était pas, tandis que les gitons sont tolérés au conseil ouvrier. Serait-ce aveu de la part de Danny ? Non, il ne bosserait pas pour DSRI, mais il aurait du temps pour lire parce que pédé, sans charge de famille. Il est heureux d’une certaine manière. Le gars s’est farci tout Debord, quel courage ! Il imagine qu’Attila d’Issy a grosse bite prépucée, mais c’est faux. Pas de problème pour son prépuce semi éléphantin, mais sa verge souvent recroquevillée n’impressionne pas la galerie.

On cause comme ça au conseil, on est direct et droit.

3 commentaires »

  1. Attila d’Issy et Pál Maléter tombent tous les deux d’accord pour reconnaître que le bilan historique des conseils est désastreux : ils ont été si complètement récupérés (au moment où les conseils commencent à se fédérer, c’est la plupart du temps sous la direction des ennemis de la révolution) ou si tragiquement massacrés (Cronstadt, Budapest), à une vitesse si foudroyante, qu’il n’est pas infondé de dire d’un mouvement qui se forme en conseils que sa fin est imminente. Il est bon parfois de se répéter.

    Attila est fortiche, nul n’en disconviendra, mais lorsqu’il prétend que les gauchistes ne voulaient pas entendre parler des conseils ouvriers hongrois de 1956, Pál Maléter rétorque que si c’est largement vrai, la secte lambertiste fut malgré tout la première à publier un ouvrage conséquent sur la question : « Pologne – Hongrie 1956. EDI. 1966 » préfacé par Pierre Broué, coordonné par Jean-Jacques Marie et Balazs Nagy, qui contenait déjà de nombreux documents sur les conseils ouvriers.

    On rappellera enfin au guide d’Issy l’existence d’un ouvrage pionnier rédigé par le situationniste anarchiste Andy Anderson « Hongrie 1956 : la Commune de Budapest, les conseils ouvriers » publié chez SPARTACUS. Le guide ne peut être à la fois au four et au moulin. Il est excusé.

    Contrairement aux dires d’Attila, Pál Maléter ne redoute rien et dit : « Vive les conseils ! À bas le conseillisme ! Vive les belles émotions ! »

    (T’es branché sur les conseils. Dans l’ancienne prison du Cherche-Midi se trouvaient surtout des frankistes, membres de la pire secte trotskiste. Il aura fallu attendre dix ans, 1966, pour que les lambertistes se réveillassent par le truchement de Blaise Grand, pardon pour ma manie de traduire les patronymes. Tic hongrois de rattacher Pologne et Hongrie, mais il y eut peu de chose en Pologne en 1956. Le Hongrois aime bien le polac car il est catholique romain, tandis que sa cavalerie fut remarquable au combat pour libérer l’actuelle petite Hongrie du joug du sultan. Il est ensuite tentant de parler de Commune de Budapest par allusion à Commune de Paris. Mais c’est en partie faux, car toute la Hongrie s’est soulevée en 1956. Hongrie est d’ailleurs plus proche d’Autriche que de Pologne. Regarde le juif Urbain, au moins métis, il vient de s’illustrer, non dans la défense de Budapest, mais de Hongrie, contre l’invasion musulmane. Je sais, tu prétends que conseils ouvriers sont apparus en Iran lors de la chute du shah, dirigés en sous-main par CIA. Urbain est juif ungvaro-allemand, on ne peut pas lui ôter ce titre. Il dirige petite Hongrie d’une main de fer. Il a raison, car le caractère magyar est anarchiste, ou anachorète, comme disoit Hérodote. Mais tu es faussaire si tu prêtes au grand Maléter ce propos : vive les conseils ! à bas le conseillisme ! vive les belles émotions ! Heureusement, tout le monde sait que c’est bidon. C’est toi, petit Maléter, ou petit Malaparte, qui dis ça. Rapprochement était tentant entre Maléter et Malaparte, mais le guide n’a pas cédé. Pas plus qu’avec Maléther. En revanche, on peut tenir pareil propos au conseil, à Issy comme à Nantes. Tu vois, je mets Issy et Nantes sur un pied d’égalité, alors que c’est Issy qui a le plus souffert des durs combats de la Commune de Paris, NDLR.)

    Commentaire par Pál Maléter — 2 février 2016 @ 08:15 | Réponse

  2. Un rapprochement avec l’ultradroite nationaliste n’est évidemment pas à exclure, sous certaines conditions.

    http://fuckyeahnationalistgirls.tumblr.com/image/132089512507

    (Je parlerais plutôt des nationalist chicks, c’est plus chic. Et tu n’as trouvé que des photos de rosbifettes arborant croix celtique pour illustrer ton propos ? Cet emblème est partout apprécié, y compris au Japon, mais, s’il te plaît, ne donne pas impression au lecteur qu’au conseil ouvrier on ne pense qu’au cul, NDLR.)

    Commentaire par Pál Maléter — 2 février 2016 @ 09:49 | Réponse

  3. Bons conseils.

    En tant que lieu de dispute et de débat, le conseil est la conception la plus adéquate connue de l’insurrection. Les initiés comprennent, bien qu’il faille leur rappeler sans cesse que le conseil est forme transitoire vers la révolution, et qu’il existe de mauvais conseils.

    Mauvais conseils.

    La possibilité d’appartenance à une organisation sociale, religieuse ou politique, en dehors du conseil, ne semble pas avoir été remise en cause par le conseil lui-même, cette auberge espagnole. Même les situationnistes, pourtant adversaires déclarés de la double appartenance, n’ont pas démissionné de l’IS ou dissout celle-ci en fondant le CMDO, avec les membres d’au moins une autre organisation. Le conseil ne peut naître que dans une situation de révolte générale, elle pèche par ces principes gestionnaires qui freinent l’offensive.

    À bas le conseillisme.

    L’émeute moderne ne s’épanouit plus autour du lieu de travail. Toute remise en marche de la théorie des conseils semble désormais vouée à l’échec malgré ses qualités indéniables comme la démocratie directe.

    L’Anarchie plus Un, voilà l’idéal.

    « On dit au guide… ».

    Revision se voudrait Closer, c’est là son originalité. Nous laisserons donc la rumeur enfler démesurément, tel mon vit.

    « Je lui ai crémé l’anus.
    Elle avait des fesses d’ange.
    Je suis entré en elle comme en religion. »
    Bertrand Blier

    (J’ai traîné à communiquer ton message pour de nombreuses raisons. On n’emploie pas abréviation inconnue comme CMDO, on ne traite pas le guide de Closer, barbarisme signifiant définitif, qu’on rend plutôt par catégorique, et on ne répète pas mauvais conseils en en faisant un alinéa ! Enfin, on ne prétend surtout pas crémer l’anus de Revision. Tu joues au sergent plus malin que le général, j’ai songé te déchoir. En 68-69, à l’âge de 14-15 ans, j’ai pris part aux assemblées générales du conseil du lycée Buffon, à Paris. J’ai vu à quel point la foule est stupide et comment elle donne raison au dernier qui a parlé, parfois juif : le juif étant doué pour haranguer, mais piètre au combat. Sur le conseil ouvrier dont je prône la formation, laisse tomber vieille école. Il ne se rattache ni à une usine ni à une entreprise. Il groupe des actifs ayant toutes sortes de compétences, qui projettent de ne pas agir isolément. Ils ourdissent plans qu’ils s’efforcent d’appliquer, initialement sur la base du principe ce qui est grand dans ce qui est petit, en commençant par le détournement. Oh ! pas dans celui du tour de France, qui passe chaque année par Meudon et Issy, parfois par Clamart, jamais à Vanves. Voilà les quatre vergnes des membres du conseil, dont Issy est capitale numérique et médiatique. Ce conseil ouvrier se trouvera dans le département le plus néocapitaliste de France, NDLR.)

    Commentaire par Pál Maléter — 6 février 2016 @ 13:09 | Réponse


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