Alain Guionnet – Journal Revision

17 décembre 2015

ATTENTION A MAGOG

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 10:58

Propos de Revision sont parfois rogues, mais aussi parfois étrangement circonspects. Elle vient d’écrire « Attila n’appartient à aucune coterie, sinon peut-être à celle des chevaliers de Magog », dits vulgairement cavaliers d’Apocalypse. Peut-être est capital, car il ne sait pas s’il est magog.

Pour les séminaristes de Saint-Sulpice, les choses sont claires : un Magog habite à côté de rue de l’Église, c’est la preuve que les saintes écritures disent la vérité. Même certitude chez une Israélienne, à qui un journaliste demande qui est Jésus Christ, elle répond « C’est le messie des chrétiens. » Mais ce n’est pas sûr.

Le juif peut s’accrocher au messie, mais pas l’étudiant goy d’histoire, qui se rabat sur l’Apocalypse, comme Blanrue, ce commerçant d’idées. Mais si l’Apocalypse n’existe pas, cela foutrait la Veuve par terre, déchirerait son jupon et montrerait son gros cul nu avec ses jambons farcis de cellulite. Vision apocalyptique.

Pour Magog de Genèse, pas de problème. Sauf que nous avons longtemps enquêté en vain pour savoir si le peuple était susois ou kièneguigeois, les autres possibilités nous semblant exclues. Relisez François Lenormant à ce sujet, bien qu’il soit confus. Forcément, les savants du dix-neuvième siècle écrivaient plus vite qu’ils ne respiraient.

Lenormant s’est surtout intéressé aux Magogs dont jase Ézéchiel six siècles plus tard, consacrés par l’apôtre juif Saint Jean, nommé F∴ honoris causa longtemps après sa mort. De telle sorte que nous pouvons douter de la fable apocalyptique dont les Magogs auraient été chevaliers.

Le poète calviniste hongrois André Ady est tombé dans deux pièges. Il a dit « je suis fils de Gog et Magog », avant de se faire tuer par une juive qui lui a filé la syphilis, maladie ayant occis Lénine dans les mêmes années. Lénine fut peut-être occis à Paris. En hongrois, on appelle syphilis maladie française.

D’où le peut-être du petit Attila, qui n’est pas chevalier de Magog à part entière.

Côté frangyar, ça chauffe. Quand Alain cause des Magogs en Hongrie, un prof’ de français lui rétorque démagogue, ça lui cloue le bec. Quand une Magyare parisianisée lui demande la signification de coterie, il a du mal à répondre. Mais on ne lutte pas à armes égales, Hongrois ayant plusieurs niveaux de langue. C’est à la Széchenyi qu’Alain a appris irredentista, irrédentiste, c’est à Szeged qu’il a appris le magyarisme légion étrangère.

Mais trêve de plaisanteries, c’est devoir du franc-maçon de maudire Gog et Magog, car il lui est interdit d’être athée stupide selon sa constitution, et il prête serment de fidélité sur Apocalypse de Saint Jean, où Dieu massacre sans pitié Gog et Magog. De telle sorte que si vous vous dites magog, vous vous mettez tous les frangins et frangines à dos.

L’affaire du prétendu roi Gog inventé par Ézéchiel est depuis longtemps tenue par les François pour bidon. Quand ils ne voient pas en lui un gag, ils l’envoient aux gogues, d’où la locution aux gogues les démagogues ! par extension. Magog est beaucoup plus compliqué, il suggère magyar, surtout qu’une des anciennes légendes hongroises parle des frères Hunor et Magor, avant que les Hongrois inventassent leur g mouillé, différent de celui du françois. Or rapprocher Magor et Magog est tentant. D’ailleurs les francs-maçons bord de Seine furent unanimes avec les juifs pour condamner lourdement Hongrie au lendemain de la première guerre mondiale.

Exemple de secret maçonnique : le F∴ voit dans le Magyar fils de Magog, que son ordre lui ordonne d’anéantir. Réfutation du bobard mille fois entendu : « Oui, le secret maçonnique existe : il est qu’il n’existe pas en réalité. » Il n’y a pas un, mais plusieurs secrets maçonniques, que le vulgarisateur Blanrue ne dévoilera jamais. Encore qu’ils varient selon les ordres et les époques. La franc-maçonnerie d’empire de Napoléon n’était pas hostile au Hongrois, tandis que ses jeunes officiers savaient le talent du hussard pour la petite guerre. Ils étaient surtout attirés par les agapes. Bien manger, bien picoler, soulever le jupon à l’occasion étaient leurs buts, impression provenant de la lecture d’une partie du fonds maçonnique de la Nationale.

Stipendier Veuve contemporaine ? Oui, mais pas celle de tous les pays et de tous les temps.

Tentation était grande d’entrer Magog franc-maçonnerie sur moteur de recherche. Aucune trace de conférences de FF∴ sur Gog et Magog, pourtant il y en eut, mais secret est bien gardé. On tombe sur Magog en revanche, bourgade québecoise. C’esti un jésuite ou un sulpicien qui a inventé ce nom  ? Car il faut avoir formation philosophique et théologique pour y songer. Ce n’est pas un franc-maçon en tout cas, puisqu’il lui est interdit d’être athée stupide.

Réalité est toute bête. Bourgade de Magog et cours d’eau Magog se trouvent à côté du lac Memphrémagog, long de 42 kilomètres, pollué au phosphore, au milieu duquel se trouve frontière entre Canada et États-Unis. En Estrie, en fait entre deux provinces françoises, Québec et Vermont. Memphré est nom du monstre qui vivrait dans le lac selon les Amérindiens du coin. Les religieux y ont ajouté magog pour que tout le monde comprît que Memphré est monstrueux.

Bref, Magog est monstre selon francs-maçons et chrétiens, comprissiez-vous que petit Attila le soutînt avec modération ? Il court droit au suicide. Ce qui ne l’empêche pas de glatir je ne suis pas fils de Magog, mais magog !

Les illuminés magogois, 74 selon la dernière statistique, portent pour la plupart patronymes françois, quelques-uns engluches. Ils sont fâchés avec histoire, comme les FF∴ en général. Ils se plantent d’un ou deux siècles sur la date de création de la franc-maçonnerie spéculatrice. Mais histoire de la Veuve est truffée d’aberrations.

Comme celle-ci, les références à Magog seraient uniquement bibliques. Faux, car maints auteurs extrabibliques en ont causé, y compris antiques. On croit savoir que ces brigands étaient turks venus du nord et excellents archers. Langues turkes est expression vague, surtout à l’époque, mais elles agglutinaient les mots, comme on le fait en français avec métropolitain ou parcmètre, ainsi qu’en novlangue. Par paresse, les Hongrois rendent métropolitain par metro. Plus con qu’un Hongrois, deux Hongrois.

Lenormant suggéra que les Magogs venaient d’Anatolie, ce n’est pas sûr. Mais les FF∴ devraient sortir le soir ailleurs que dans leur Orient, même si c’est parfois alibi pour se taper une pute à l’insu de leur femme. Quelques orientalistes goys sont préservés. Ils ne jugent pas les Magogs, mais cherchent à les connaître. Ils disent en revanche tête de F∴ magogois, tête de putois.

Crussiez-vous que pareilles insultes vont passer comme lettre à la poste ? Nenni. Elles viennent du réseau social, elles ne comptent pas, diront certains apparatchiks. Mais le F∴ magogois va être marri en voyant qu’un monstre magog, voisin de Saint-Sulpice, veut l’exterminer.

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