Alain Guionnet – Journal Revision

25 mai 2015

LADISLAS NEMES JELES

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 11:30

C’est mieux de l’appeler par son prénom français, car László n’est pas évident à prononcer. Les journalistes l’appellent laslo, c’est mieux qu’avant, mais ils loupent le coche de nemech, noble. Nemes a-t-il eu comportement noble en tournant « Fils de Saul » ? Nous ne savons pas. Nemes a vécu au moins quatre ans et demi en France, dont quatre ans où il a étudié à l’université. Son français est presque impeccable.

Le Grand prix du festival de Cannes n’a pas poussé le zèle jusqu’à employer exclusivement acteurs juifs. Ils parlent correctement magyar, simplement, sans employer mots d’argot. Ce qui change avec ce que nous a dit Rassinier du jargon des camps, mais il fut détenu à Buchenwald et Dora, où races et nationalités étaient plus mélangées qu’à Auschwitz 2, où il y avait sous-camps au printemps-été 1944. Des tziganes, dont 18 000 seraient morts, des femmes, ou des juifs hongrois, souvent dans l’attente de transfert. De telle sorte que les juifs hongrois continuaient de jaser cette langue peu après leur arrivée.

C’est bien de rappeler qu’« usine de la mort » a eu énorme succès à ce moment-là. Nemes s’est inspiré de Voix sous la cendre, en partie recueil de récits de prétendus gars du Sonderkommando juif hongrois, commando spécial n’ayant jamais existé. Vous avez sur ce thème autant de versions que de témoins. Nemes montre des Sonderkommandos juifs pousser juifs dans la chambre à gaz, mais on entend tirs d’armes à feu. On suppose que SS tuaient gens récalcitrants, refusant d’entrer dans la chambre de supplice.

Nemes met en scène préparatifs du gazage opérés par les Sonderkommandos, comme tonte des cheveux des femmes et déshabillage. Mais il ne filme pas les scènes d’horreur dans la pièce, indicibles selon Lanzmann, qui ne se prive pas de les décrire dans Télérama. Nemes ne parle pas non plus du travail des Sonderkommandos après le massacre. Ils arrivaient assez vite dans la pièce, arrachaient dents en or des victimes et fouilaient anus et vagins, au cas où y aurait été dissimulé objet précieux.

Encore que selon Shlomo Venezia, que Robert Badinter adore, lui et ses frères auraient avalé une pièce d’or lors de leur arrestation. Mais il arriva qu’il fallût attendre longtemps pour qu’elle se trouvât dans leur merde, trois ou quatre jours pour qu’un de ses frères pondît son « œuf en or ». Mais, vu que le sphincter lache après la mort, il suffisait surtout aux Sonderkommados de fouiller la merde, activité dans laquelle ils excellaient selon un rescapé, aussi digne de foi que ses collègues.

Impossible de juger le film sans l’avoir vu. C’est à double tranchant d’évoquer les judéocideurs juifs malgré eux. Les Sonderkommandos juifs hongrois se seraient révoltés à Auschwitz 2 en octobre 1944. Leurs trois manuscrits, cachés dans le camp, furent prétendument découverts après-guerre.

1945-2015, il aura fallu attendre 70 ans pour que sorte un film sur les Sonderkommandos juifs hongrois d’Auschwitz 2 sous-titré en français. C’était facile, puisque son scénario fut écrit en français, mais encore nous demandons-nous si déportation est rendu par deportalás ou par számüzés, bannissement, mot officiel.

Juifs hongrois sont grands fabricants de Shoah. Mais si un artiste magyar s’en mêle, ça peut changer beaucoup de choses. Nemes a-t-il agi seul ou avec le concours du renseignement hongrois ? Mystère. Car Victor Orbán est suspect, bien que marié à une juive. Avec son esprit oriental et occidental, il est dénigré par presque toute la classe politique bord de Seine. Nemes a remercié le jury présidé par les frères Coen pour ses choix.

Comme on s’en doutait, la chambre à gaz n’a pas suffi à Nemes, il y a joint intrigue sentimentale. Saül croit découvrir le cadavre de son fils en octobre 1944. Il ne veut pas que sa dépouille soit brûlée, il cherche à lui donner sépulture. Nemes fait ce lien subtil entre four crématoire et chambre à gaz, en réalité morgue. Il peut ainsi plaire à tout le monde. Au judéocideur, ravi de voir détenus juifs pousser juifs dans la chambre à gaz ; au réviso, qui croit avoir tout compris : c’est dans la morgue du crématoire que Saül aurait découvert le cadavre de son fils. Ce n’était donc pas une chambre à gaz.

La date est troublante, car les derniers convois de bannis juifs — hongrois — sont arrivés début juillet 1944. Or la légende prétend que la plupart des passagers furent gazés à leur arrivée. Nemes s’est inspiré de l’ouvrage du pitre Imre Kertész, prix Nobel de littérature 2002, pour son roman Sans destination, qui relate sa prétendue expérience à Auschwitz et Buchenwald, notamment dans un commando extérieur. Kertész a dit son incompréhension du comportement des juifs traditionalistes de Galicie, en sa qualité de néologue.

Nous ignorons pour l’instant si Nemes évoque le neológ dans son film, mot que grand dictionnair hongrois-français rend par religion réformé. Avant d’ajouter réformé juif. Or nous parlons souvent du chrétien réformé, mais pas du juif réformé. Sans doute en partie à tort, car le bourgeois juif hongrois a voulu imiter le calviniste avec son coup du néológ zsidó.

Or là fut le scandale du bannissement des juifs de Hongrie : il y avait parmi eux petits bourgeois prétendument assimilés. Nemes parle-t-il dans son film de cette question ? Nous ne savons pas, mais elle devrait être sous-jacente. Il dit en tout cas que Saul s’appelle Ausländer, étranger, mot  que sous-titre français ne traduit pas.

Guionnet a appris à l’ottomane Benbassa la signification de neológ. Après que Benbassa lui eut fait cadeau de l’édition hongroise de son dictionnair du judaïsme, il s’est aperçu qu’elle n’avait rien dit des juifs hongrois, c’est l’éditeur qui a ajouté long article à ce sujet.

Nemes semble nom d’origine catholique romaine. Entrez Ladislas Nemes sur Google, vous trouverez de nombreuses sources, surtout en engluche. Ce patronyme date de plusieurs siècles, d’une époque où il y avait peu de juifs en Hongrie. Il s’est peut-être répandu lors de l’occupation ottomane d’une grande partie du pays. S’appeler Noble dans ce qu’il restait de Hongrie a pu être signe de résistance. Les gens qui portaient ce nom étaient sans doute roturiers.

Noble est nom de famille rare en français. Assez fréquent en Charente, son origine est inconnue. Le mieux est de regarder Nemes pour estimer s’il est goy. Il a apparemment yeux bleus. Il portait barbe de trois jours sur une de ses photos prises au festival. Ses poils sont clairsemés, ce qui est fréquent chez le Magyar. Âgé de 38 ans, il est assez grand et n’a pas un gramme de graisse superflu. Signes là encore de magyarité. Des magazines de télé-cinéma parlent de son film. Ils citent parfois le titre de son court-métrage « Türelem », patience, sans le traduire. L’Express aussi évoqué « Fils de Saül ».

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Grand presse juive s’interrogerait-elle sur les arrière-pensées du cinéaste ? Lanzmann en a dit du bien, mais ça craint de jaser des juifs hongrois bannis en 1944, dont des milliers furent libérés à partir de décembre 1944. Certains à cause de l’avancée des troupes soviétiques, d’autres via la Suisse ; car les négociations de dirigeants du régime hitlérien avec responsables sionistes se poursuivirent pendant les derniers mois de la guerre.

L’Express a sorti papier élogieux sur Nemes et sa pudeur. Il ne montre pas la mort, mais la suggère. Les Sonderkommandos avaient d’autres activités que celles indiquées précédemment. Ils triaient les vêtements des victimes, ce qui nous a semblé aller de soi, ils nettoyaient sang et excréments, mais ils auraient aussi monté les cadavres de la morgue dans la salle des fours. C’est eux qui les auraient entré dans les moufles et collecté les cendres, après 40 ou 45 minutes de combustion (les estimations varient). Sous les ordres d’un kapo et d’un ingénieur SS, car ne dirige pas four crématoire industriel qui veut.

Nemes fait lien entre morgues et fours crématoirse, tandis qu’il ne montre pas la moindre chambre à gaz. Selon le Document URSS-008, qui en a prouvé l’existence à Auschwitz, elle se trouvait à l’extérieur du crématoire, à côté, dans une baraque appelée bain spécial. Les experts soviétiques écrivirent : « Des “bains spéciaux” avaient été construits auprès des crématoriums, qui se présentaient comme des chambres à gaz aménagées soit dans les caves, soit dans les annexes des crématoriums. Il y avait en outre deux autres “bains spéciaux” où l’on brûlait les victimes sur des feux à part » (Le livre noir, Paris 1995, 938).

Avant les aveux de Kramer et Höss sur la chambre à gaz d’Auschwitz 2, les Soviétiques les avaient multipliées. Bain spécial peut correspondre à la fable de salle de douche, mais que signifie auprès des crématoriums ? A côté, en annexe ? Ou bien dans les caves ? Les judéocideurs ont tranché : dans les « caves », c’est-à-dire dans les morgues des crémas 2 et 3. Ils ont considéré que ces pièces étaient annexes de la salle des fours, même si les Soviétiques distinguèrent clairement caves et annexes. Quant aux deux autres « bains spéciaux », à l’extérieur du camp, ils sont parfois appelés bunkers, alors qu’il s’agissait de bâtiments de paysans abandonnés. Les cadavres auraient donc été brûlés sur place, « sur des feux à part ». On imagine sur des feux de bois, mais vous pouvez utiliser tout le bois que voudrez, plus utile pour se chauffer, vous ne brûlerez un corps humain que superficiellement.

Les experts soviétiques le savaient, mais ils ont persisté et signé en décrivant les grands « bûchers » utilisés dans des grandes « tranchées spéciales », où « bois de combustion », couche de cadavres, et ainsi de suite, étaient empilés. Puis « le tout était arrosé de pétrole et on y mettait le feu » (ibidem). Car les crématoires ne suffisaient pas à brûler tous les cadavres. Cette fable n’est pas totalement exclue lors des épidémies de 1942, quand la direction du camp décida de faire construire de nouveaux fours crématoires, mais ce n’était pas le cas en 1944, comme l’attestent les photographies prises par l’aviation alliée d’Auschwitz 1 et 2, maintenant accessibles au public. Contrairement aux spécialistes de cartographie, il ne voit pas les bâtiments en relief, mais l’absence de fumée sortant des cheminées des fours signfie qu’ils ne fonctionnaient pas. Peut-être n’étaient-ils activés que la nuit, quand les prises de vues aériennes étaient exclues, car conduite de guerre est en partie affaire de propagande. En 1944, le régime hitlérien était informé de la propagande des alliés sur sa politique concentrationnaire, il a même tourné un film pour la combattre sur un camp réservé aux juifs semi privilégiés, avec commerces, installations sportives, activités artistiques, etc.

Le judéocideur est resté fidèle au Document URSS-008 dans ses grandes lignes, mais il l’a modifié en faisant mine de lui conférer valeur scientifique ; sur la base de témoignages, bien entendu. Comme Lanzmann, qui se réfère au Protocol d’Auschwitz, dont il se garde de citer le nom.

Le Magyar n’est pas haineux vis-à-vis de l’étranger, külföldi, comme il dit, qui habite terre extérieure, sauf qu’il n’aime pas trop le ruscof. Quand on lui parle du Document URSS-008, finalement signé par le grand savant matérialiste scientifique Trofim Denisotich Lysenko, il ne fait qu’un bond. Impensable que Nemes soit lysenkiste, pourtant il s’inspire du Document URSS-008. Pour en montrer l’absurdité et le ridicule ? Vraisemblablement, mais il aurait tort de l’avouer.

Point et Express appartiennent au même groupe de presse, Point vise cadres supérieurs, Express cadres moyens. Aucun de leurs journalistes n’est dupe de la fable holocaustique. Mais si Express franchit le pas sur Auschwitz, comme il l’a fait récemment en balançant le franc-maçon Valls, cela signifie que le cadre moyen attend depuis longtemps bribes de vérité.

Nous assistons peut-être à l’éclatement de la bulle holocaustique. Le montage fut en grande partie œuvre de juifs hongrois : Nyiszli, Hilberg, Szerény, Wiesel, Braham, Kertész et tant d’autres. Le frangyar est le mieux à même pour leur résister. Celui d’Issy a inventé le mot, mais il est moins frangyar que Nemes.

Vous pouvez voir le film sur Netflix France le mardi, dit-on. Ceux qui le peuvent parmi vous, enregistrez-le et donnez-nous en copie, car le piètre frangyar a besoin de le voir plusieurs fois pour comprendre toutes les locutions.

Combat inégal, Guionnet a vécu un an en Hongrie, Nemes près de six ans en France. On ne se bat pas à un contre six. Le « bolchevik », comprenez minoritaire, apprécie quand un détenu juif hongrois demande à Saul, chaoul, quel est son nom. Il répond Chaoul Ausländer. Quand on vous dit qu’histoire frangroise est occidentale et orientale… Nemes a réussi à introduire le shah à Auschwitz, bravo ! Il a pu aussi songer au chat du caricaturiste juif américain Spiegelman, qui a croqué l’histoire d’Auschwitz. Le chat n’était autre qu’Hitler, tandis que les détenus étaient souris.

La presse juive a parlé de « Fils de Saül », à commencer par le Démon du 15 mai, papier mis à jour le 23 mai, qui prévient : « le film emprunte la voie périlleuse de la fiction pour évoquer l’extermination des juifs d’Europe. Depuis la sortie de Shoah, de Claude Lanzmann, en 1985, ces périls ont été répertoriés et débattus. » Premier membre de phrase cité est semi doublon du titre, qui parle d’« une fiction périlleuse sur l’absurdité des camps de la mort », locution prêtant à controverse. Car si les camps étaient à ce point absurdes, c’est que leur représentation est contraire à la réalité.

Fiction est mot juste, tandis que flou des images est volontaire. On voit clairement le visage de l’acteur en premier plan, mais silhouettes des figurants en arrière plan sont floutées. On commence à mieux comprendre le scénario. Il se déroule en octobre 1944, car c’est date de la révolte imaginaire des SonderkommandosLe Démon précise que le gazage auquel participe Saul est celui d’un « convoi de gens d’origine inconnue ». Ça colle, les victimes n’ayant pu être juives hongroises ce mois-là.

Les périls de la fiction en matière judéocidaire ont été répertoriés et débattus, dit le Démon. Par qui ? Au Bney Brtit, bien sûr, dans certains ateliers de la Veuve, à la rédaction du Démon. Bref, par la judéo-maçonnerie, qui veut imposer sa « religion des religions ». Laquelle s’appuie sur la Shoah pour raisons pratiques, mais tout le monde sait Holocauste bidon, même s’il y eut persécutions et exécutions de juifs que personne ne conteste. Parmi celles d’autres gens.

Non seulement Saul aurait voulu donner sépulture à son fils, mais il aurait cherché un rabbin pour qu’il prononçât le kaddish, prière funèbre, mot étranger que le journal écrit en droit sans le traduire, tout lecteur étant supposé comprendre. Nemes ajoute aussi fusillade de juifs devant une fosse commune, scène où on ne voit sans doute pas la mort en direct.

Peu d’organes de presse évoquent les « expériences médicales », mais Nemes y fait allusion. Elles auraient été actes de pure cruauté selon les Échos.

On ne tourne pas film de plus d’une heure quarante sur Auschwitz 2 sans plusieurs intrigues. Comme l’amour du père pour son fils, l’entrée dans la chambre à gaz, précédée par le déshabillage des victimes et les propos rassurants tenus par les Sonderkommandos. Comme leur caractère inhumain, à la fois humain dans le cas de Saul. Quant à la révolte des Sonderkommandos, elle est issue de la propagande judéo-stalinienne, car le juif peut être aussi bien judéo-hitlérien que judéo-stalinien. Le mieux pour lui ayant été d’être les deux à la fois.

Ayant été d’être est locution triplement impensable en hongrois. Et le mérite de Nemes est d’avoir tourné son film en hongrois, langue maudite en France. Elle fut détestée aux seizième et dix-septième siècles, appréciée dans les salons au dix-huitième siècle, à cause des hussards du Roy de France, négligée et méprisée au dix-neuvième siècle par les francs-maçons, qui voyaient dans le magyar langue « tartare », avant d’être honnie pendant la guerre 14-18 par le sorbonnard Lavisse. Depuis lors, le hongrois a toujours été foulé aux pieds, car le juif déteste le Magyar. De telle sorte que la fiction de Nemes est en partie vraie, car elle nous rappelle que le Hongrois est maillon-clé dans le tumulte des propagandes qui s’affrontent.

Nemes semble gars de bonne compagnie. Il n’a certes pas étudié histoire, comme d’aucuns le prétendent, mais il serait passé par Sciences po’, école yeshivique. Il a découvert Voix sous la cendre dans une librairie de Bastia pendant une interruption de tournage, dit-il.

Certaines précisions données ne se trouvent nulle part ailleurs. Les frères Coen ont décidé d’avancer sur le terrain de Revision, comme l’ont constaté les juges de la cour d’appel de Paris. Pour quelle raison ? Nous ne savons pas. Parce que Vidal-Naquet a fait semi apologie de Butz ? Parce qu’il a dit qu’à un moment ou à un autre il s’agira d’écrire histoire au détriment de mémoire ? Parce qu’il est intervenu pour abaisser estimation loufoque du Document URSS-008, qui avait fixé à plus de quatre millions le nombre de morts à Auschwitz ?

Le plan était prévu de longue date, car le seul film hongrois de la sélection fut projeté dans les premiers jours du festival, quand le public est attentif, avant plusieurs navets.

Dictature du cahal sur le juif est autre question, compliquée ; dogme de chambre à gaz servant à asservir le goy, mais aussi le juif.

Mercredi 27 mai, Nous assaillerons demain rue Bonaparte. Les diplomates ne pourront pas dire qu’ils n’ont pas été prévenus.

Jeudi 28 mai, toujours pas de commentaire de ce papier, c’est la règle en matière révisote. Revision se déchaîne sur Auschwitz et le juif hongrois, c’est son truc. Elle vient de donner précisions sur le Document URSS-008 tirées de l’édition de Solin Actes Sud, pas des versions publiées avant par Walendy, en germain, par Revision, en français, la revue s’éclipsant devant les six traducteurs professionnels de russe. Ce qui n’ôte pas les sources de confusion du texte.

Comme Pressac, de son vivant, Faurisson méprise ce document auquel Nemes rend hommage. Il a raison s’il part du principe qu’on peut découvrir éléments de vérité à partir de mensonges, à condition de les confronter à d’autres sources. Comme registre de décès d’Auschwitz, archives militaires hongroises, photographies aériennes de 1944. Revision pourrait aussi citer les noms de quelques révisos et de quelques fonctionalistes, mais comme Guionnet est exclu de la secte, comme ses liens avec les fonctionalos sont ténus, elle ne le fera point.

Il semble que « Fils de Saul », qu’on peut écrire Saul en le prononçant chaoul, ou Saül, francisation contraire à harmonie vocalique, soit pierre comparable à celle que David aurait lancée avec sa fronde sur Goliath, pardon pour cette métaphore. Chaoul nous plaît, car ce mot a pour racine shah ou chat (oul, ul en hongrois, étant suffixe dérivatif). On appelle le Fançais francia et sa langue franciául. Si bien que chaoul désigne le parler du shah, ou bien le miaou du chat. Ce que le félin a bien compris, mais il est paresseux. Il dit miaou au lieu de miaoul, car langues des grands bipèdes lui sont étrangères et il veut garder son indépendance.

Parenté frangyare se reconnaît par le fait que quand quelqu’un demande à l’Issisois comment ça va, il répond « ça roule », tandis que le Magyar appelle son mythique aigle noir touroul. Et si les frangyars, de races différentes, Nemes étant né à Budapest, Guionnet à Paris, arrivaient à casser la baraque du « bain spécial » ? Tout le monde serait content, à commencer par le boche, ravi de voir ses voisins faire le boulot. Vieux cons de 68 disaient imagination au pouvoir, mais rêve au pouvoir est peut-être mieux.

13 heures, coup de fil à Bonaparte. Échange de formules de politesse en hongrois entre Guionnet et la réceptionniste. Puis G embraye en françois : « Quand viendra Nemes à l’institut ? » La fille fait mine de ne pas comprendre nemech, car personne ne dit nemech en France (première impression). Affaire vite réglée. — Il n’est pas prévu au programme. » Ce que tout le monde sait. « Je voudrais le rencontrer, j’ai questions à lui poser. »  — C’est intéressant, mais je ne peux pas vous répondre. » « Passez-moi quelqu’un de plus haut placé. » — Mais c’est la pause déjeuner, je peux vous donner adresse maille. » « Je m’en fiche, je peux rappeler plus tard, à quelle heure ? » — A partir de quinze heures. »

Les bonapartistes commenceront bientôt à s’interroger sur la frangyaritude. Existe-t-elle ? Guionnet a poussé l’institut à jaser de magyaritude, mais frangyaritude est mot délicat à employer. Il est pourtant souhaitable au plan touristique. Hongrois jasent du lac Balaton, François du lac Palatin. Magyars adorent leur touroul, François plutôt aigle noir, dit aussi aigle royal. Même s’ils vénèrent par-dessus tout leur coq. François raffolent de l’escargot, que Hongrie élève pour eux. François aimeraient manger paprika frais, rouge ou vert, production que nous conseillons aux agriculteurs français.

14h50, coup de fil à Bonaparte, 10 minutes avant l’heure annoncée. C’est Judit, Judith en français, qui sera chargée de l’affaire. Ce n’est évidemment pas l’antenne de Paris qui décidera quoi répondre à notre proposition de jaser de frangyaritude et d’inviter Nemes rue Bonaparte, mais Budapest. L’affaire va monter au plus haut niveau de la hiérarchie. Elle va aller jusqu’à Orbán, Hongrie étant aussi jacobine que France.

Orbán soutient le Document URSS-008. Il existe loi antirévisote en Hongrie qui s’inspire du modéle israélo-français (1986 et 1990). Heureusement, elle n’est quasiment pas appliquée. Mais Orbán peut craquer sur la frangyaritude, sachant que Napoléon est très populaire chez les enfants de son pays et que cette reconnaissance est institutionnelle depuis longtemps, Institut hongrois se trouvant 92 rue Bonaparte.

Voyez comment, avec bigophone et toile, on peut déstabiliser un État. Hongrie est cible facile, certes, car ce pays est réviso depuis l’ignoble accord de Trianon.

Attaque de Guionnet était prévue par Bonaparte, la réceptionniste a peut-être grade supérieur dans la hiérarchie. Quand Guionnet l’appelle, elle répond après une sonnerie, d’habitude c’est après quatre, cinq ou six, quand on est chanceux.

Pause, car c’est à Orbán de dire quoi répondre. Judit est là, mais elle n’aura pas de consigne pour l’instant. La réceptionniste, originaire du nord de Pest, est frangyare depuis cinq mois. Elle nous apprend que Nemes s’appelle en réalité Nemes Jeles, noble remarquable, bravo et merci.

Confirmation est donnée en ligne. Le court-métrage « Patience » de Nemes Jeles est apparemment visible. Quel titre intrigant ! Il a aussi publié des écrits. Il envisage prochaine mort du cinéma et donne des conseils pour s’y préparer. Il a écrit : « Si le cinéma meurt vient la troisième guerre mondiale. » En Hongrie, salles de cinéma sont peu fréquentées, raison peut-être pour laquelle il envisage de diffuser son film sur toile et par DVD. Il se présente en France sous le nom de Nemes, car il se dit peut-être que Noble Remarquable, traduction de Nemes Jeles, aura du mal à passer.

Jeune fille de l’accueil a bien compris quand Guionnet lui a parlé de Nemech, mais elle a voulu le corriger, il aurait dû dire Nemech Yelech. Elle est frangyare, car après qu’elle lui eut dit qu’elle vient de Budapest, G lui demanda « de Bude ou de Pest ? » Elle comprit tout de suite. A comparer avec les vieilles peaux de Bonaparte, qui s’accochent à Buda, frère d’Attila que le roi des Huns aurait fait occire parce qu’il aurait comploté contre lui, selon au moins une geste hongroise. En réalité, la racine Bud semble avoir signifié four. On la trouve aussi bien en magyar qu’en boche et dans d’autres langues.

Ville se disait var en ancien magyar, Burg en ancien germain. Ces mots signifiaient ville fortifiée. Peut-être plus en hongrois qu’en germain, car les Hongrois appellent le Vár de Bude en français forteresse ou citadelle, tandis que bourg en français a perdu son acception de ville fortifiée. Cela demeure le cas à Dourdan, mais c’est de plus en plus rare, tandis que four, pour un peuple semi nomade, a pu signifier ville, car ferronnerie ou métallurgie sont difficilement déplaçables, aussi sont-elles militairement défendues. C’est possible de fuir dans la plaine devant l’ennemi, mongol par exemple, mais pas à Bude, dont les monts rendent facile sa défense. Les Mongols ont dévasté la plaine, mais furent vaincus par l’artillerie et le relief à Bude. Comme ils le furent sans doute à Esztergom, ville fortifiée se trouvant plus au sud.

Question de savoir quelle est la capitale de Hongrie se pose depuis longtemps. Initialement Bude ou Esztergom ? Puis ce fut Pozsony (Bratislava), sous l’occupation ottomane, qui fut favorisée par François Premier et par des proches du roi de Hongrie soudoyés par France, qui noyèrent le roi dans un ruisseau en crue en plein été ! Ce qui a intrigué le commissaire San Antonio.

Avantage de Nemes Jeles, on tombe tout de suite sur les nouvelles hongroises, dont certaines se veulent désopilantes. Partout le film s’arracherait, sauf en bochie, seul pays à le dénigrer. Voici intéressante photo tirée de la presse locale :

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On voit moins clairement yeux bleus de Nemes Fejes que sur un autre cliché, en revanche ses cheveux sont plus chatain clair, étant entendu qu’on peut tout faire avec Photoshop. Faussaires ont-ils assombri ses yeux et éclairci ses cheveux ? C’est possible. Voyez le regard haineux que lui porte l’homme juste derrière lui. Il est celui d’un agent, peut-être de CIA. Un présumé bougnoul, en revanche, semble l’applaudir. Peut-être s’imagine-t-il que Nemes Jeles a œuvré dans le combat antijuif.

Vendredi 29 mai, ennemi s’organise. Versions hongroise et française de Juifkipédia sur le cinéaste sont quasiment identiques. On y apprend que Jeles est nom de son père, prénommé André, tandis qu’il serait venu vivre à Paris avec sa mère en 1989 (ce qu’on savait déjà), quand chuta le mur de Berlin. En se faisant appeler Nemes, Ladislas aurait rejeté son père, affaire de famille, pas de carriérisme, comme nous l’avons cru. Problèmes de couples sont innombrables, tandis qu’éducation d’un enfant par sa seule mère pose problèmes. Reconsidérez cette photo sur la base de cette information. Nemes n’a-t-il pas l’air timide et prétentieux ? Rançon de son éducation.

Dès lors, ce qu’il pense réellement de sa fiction est presque secondaire.

Juifkipédia assure que dès l’âge de 13 ans Ladislas tournait films d’horreur dans la cave de l’appartement de sa mère à Paris, mais on pouvait s’en douter. Quant à son itinéraire, Budapest, Paris, New-York, où il étudia, il est indice de judaïté.

Idem en ce qui concerne sa biographie. Né en 1977, Ladislas serait venu habiter Paris avec sa mère à l’âge de 13 ans, en 1989, et il aurait fait études universitaires de 1989 à 1993, de 13 ans à 17 ans. Il serait passé par Sciences po’, quel prodige ! Non, c’est imposture. Pire que celles de Dati et Taubira, qui mentent sur leurs prétendus diplômes universitaires.

Son père est goy, c’est presque certain, peut-être d’origine irano-indienne, mais sa mère ?

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