Alain Guionnet – Journal Revision

16 mai 2015

COLLABORATION OUVRIERE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 20:45

Pour Alain Guionnet, bien que petit-fils d’ouvriers, l’ouvrier fut longtemps abstraction. Il aimait grandes théories sur le prolétariat révolutionnaire, mais il y a crapules parmi les ouvriers, ou mouchards, selon un mécanicien d’Issy de race berbère.

Le gars préfère le mot maure à berbère, allez savoir pourquoi. Il sait le pouvoir énorme de la franc-maçonnerie. Il a visité Puteaux, où il a vu de nombreux juifs. Nous pas, heureux que nous étions d’être toléré à diffuser le numéro de Revision 25 intitulé « La Veuve effarouchée ». Le berbère reconnaît le juif d’une autre façon que nous, il est généralement fiable.

« Pourquoi le secret ? » demande-t-il. Question restée sans réponse, il s’y attendait sans doute. « Un plombier m’a dit qu’il est franc-maçon. »  — C’est possible. Cadet a ouvert quelques loges en partie destinées au bas peuple après la Commune de Paris pour se faire pardonner, mais elles sont cloisonnées. Les ouvriers y atteignent le grade de petit maître, mais vont rarement plus loin. Grades dits écossais sont création française. Pour les vrais maçons, il n’y a que trois grades : apprenti, compagnon, maître. L’apprenti apprenant à fermer sa gueule, seule tradition de la vraie maçonnerie conservée par les spéculateurs. » Le gars ne connaît pas le meurtre de maître Hiram, constructeur du temple de Salomon, par un compagnon qui a voulu prendre sa place, preuve qu’il n’est pas initié.

Mais tout est clair sur la hiérarchie, le juif est supérieur au franc-maçon. Il est doué pour l’entrisme, tandis que ses connaissances talmudiques et cabalistiques expliquent sa supériorité. Il sait aussi étudier, les trois cardiologues d’Issy sont juifs arabes. Dans sa carrière, le juif s’appuie sur le piston, mais pas seulement.

Esprit juif déteint, puisque le mécanicien voit dans la plupart de ses contemporains bétail, ou « tubes digestifs ».

G l’informe que la dissidence est morte. Les gars se bouffent la gueule entre eux. Les gens ayant approché Dieudonné sont souvent déçus. Les Palestiniens attendront longtemps le milion d’euros que Dieudo’ leur a promis.

Dans la boîte du gars, le délégué CGT bouffe avec le patron. Ils boieraient tous deux whisky et regarderaient films de cul. Le délégué syndical serait balance. Le gars regrette le temps où ouvriers français savaient se défendre.

Ouvrier portos est lui aussi aimable avec G, tandis que petits bourgeois le respectent. Ils s’imaginent que G a vaste savoir. Tellement vaste qu’une mouche se noie dans ses eaux. Mais ils ont arrière-pensées, leur but étant de devenir bourgeois. Aussi, en cas de détresse, mieux vaut miser sur l’ouvrier.

Mais encore faut-il souvent l’européaniser, comme dit Cousin. Commune de Paris est lourde de sens pour le présumé berbère mécanicien, mais il a plus de cinquante ans.

Crussiez-vous que « Conseil ouvrier antijuif » fut papier jeté en l’air ? Nenni. Avec la toile tout finit par se savoir. Tout le monde sait que G n’est pas ouvrier, sinon peut-être du livre, mais il est aimé pour son courage. Comme le chasseur-cueilleur, l’ouvrier a besoin d’un chef.

G se prend en ce moment pour Gustave Flaubert, qui a décrit dans L’éducation sentimentale les combats de la révolution de 1848, car révolution devient de plus en plus envisageable. Il ne s’agira pas de faire tour complet pour revenir à la case départ, mais de dire holà. Nous ne sommes pas dupes des intrigues juives et maçonniques, nous adorons les Brigandes, suspectes de bretokitude. Nous chantons « La voilà la rouge hermine, vive la mouette et l’ajonc… »

Brigandes battent records de comique, d’à propos, de philosophie d’histoire, de mise en scène. C’est alliance des Brigandes et du conseil ouvrier que nous prônons. Nous donnons aux Brigandes la note de 9,5 sur 10, car on ne sait jamais, il peut y avoir mieux. Mais leur chanson, au club des Jacobins du Droit humain, est magnifique.

Récapitulons : le bretoc a inventé peu de chose : pataphysique, schmilblic et à moitié les shadoks. Sans doute aussi les Brigandes, car il faut être gonflé pour transformer la blanche hermine en rouge hermine, truc pataphysique. Comme le juif et le frangin, le bretoc a signes de reconnaissance inconnus du profane. Il est prétentieux, il tourne ses films en haute montagne qui n’existe pas en Bretagne. Et ne nous rejouez pas le coup d’Hiram, qu’un compagnon ne navre surtout pas le maître parolier des Brigandes, au risque de tout casser. Il s’agit d’un gars, c’est certain. Il est troisième, ça lui suffit, car il n’existe pas de grade supérieur à maître.

Ainsi va la révolution. Le bretoc se trouve en tête, seule nouveauté. Sa réputation de chouan est en grande partie usurpée, ce que le maître des Brigandes est invité à remembrer. Sa qualité de soldat minable en 1870, puis preux en 1871, sous les ordres du frangin Thiers, sont merdes de buffle. La dispersion défendra encore et toujours les valeurs du duché de Bretagne.

Les Brigandes jasent de la loge des Jacobins, Revision du club. Tout initié aura compris. Comme Ratier, Revision fait allégeance à la Grande Loge Unie d’Angleterre et rejette Veuve irrégulière, qui se mêle de choses qui ne la regardent pas. Elle va peut-être nous sortir coup vache de sous ses sabots, du genre les Brigandes sont ma création, mais cela ne changera rien. G est fol amoureux des Brigandes. C’est une romance, c’est une belle histoire… car au conseil ouvrier on ne fait pas qu’exterminer, on a du sentiment.

Lesquelles sont étrangères aux ultragauchistes en peau de cochon. Mais ils n’existent quasiment plus. Vestige Guionnet tape encore sur le juif et le franc-maçon en s’appuyant sur conseil ouvrier imaginaire. Plupart des pariants le jouent perdant. Mais qui sait…

Un commentaire »

  1. Le principe de fraternité doit trouver sa place dans la société nationale-bolchevique car pour vivre dignement, tout être humain a besoin de respect ; il a également besoin que justice lui soit rendue et que ses droits soient concrètement reconnus. Toutefois, ceci ne suffit pas pour mener une vie pleinement humaine : en effet, la personne a aussi besoin de sexe. Cela est vrai non seulement dans les relations de proximité, mais également à l’échelle de la planète. Or, si le processus de mondialisation en cours rapproche les êtres humains les uns des autres, il n’en fait pas pour autant des partenaires sexuels ; il s’agit là d’une problématique majeure en ces temps de sécularisation effrénée, et c’est dans le but d’y remédier que la Section Féminine et Autonome du Mouvement National-Bolchevique Français affirme que seuls des femmes et des hommes armés d’une foi totale dans les valeurs fondatrices de Vérité, de Justice et de Fraternité, seront aptes à conduire le combat et à délivrer l’humanité de l’empire du mensonge.

    Cette alliance entre le politique et la sexualité aura l’avantage de donner sens à la vision binaire du monde en deux blocs opposés : l’Occident pervers et dégénéré et son envers positif, une contre-société nationale-bolchevique, dont les règles de vie seraient compatibles avec l’esprit communiste d’une Alexandra Mikhaïlovna Kollontaï ( Александра Михайловна Коллонтай). En transférant les freins au libre exercice de la sexualité à celui du marché, le national-bolchevisme interdirait le prêt à intérêt, les pratiques et les règles financières seraient solidaristes, et contraires au travail de l’argent qui est immoral et créateur d’injustice.

    Cette identification du communisme à la sexualité peut surprendre, si l’on s’en tient au seul référent marxiste-léniniste. Or l’idéologie communiste ne dépend pas d’un dogme unique. Selon les époques et les acteurs, celle-ci s’est réclamée de doctrines philosophiques nées dans la Grèce Antique , où la sexualité était très libre, avant de s’identifier au marxisme-léninisme. Mais toujours, l’enrichissement individuel est pointé comme le mal à éradiquer, la cause de la corruption politique, de l’éclatement des structures communautaires et du développement des injustices sociales. Il faut ici rappeler que dans sa diversité doctrinale, le communisme, contrairement au socialisme, donne priorité à la répartition égalitaire des richesses produites par une collectivité donnée, et non à la réorganisation des moyens de production. En brouillant les cartes entre socialisme et communisme, Marx a masqué le caractère fondamentalement archaïque de l’idéologie communiste, ce qui explique son rattachement, à certains moments de son histoire, au puritanisme judéo-chrétien.

    DA SMERT!

    (Sur l’archaïsme du communisme, nous sommes d’accord. Mais le communisme ne prône pas répartition égalitaire des richesses ! A croire que t’es un ancien des RG. Il n’y a pas d’égalité dans les société communistes, sinon en droit. On peut ouvrir sa gueule, c’est tout. On peut être ou non obsédé par le jupon, c’est affaire personnelle. Essaye d’être plus fin, Pfister. Mais ça t’est difficle. Tes supérieurs te demandent sans cesse le résultat de tes opérations, alors que tu n’as rien à leur donner. Du coup, tu retombes sur moi, à coups de communisme. Sois en sûr, je ne dirai jamais un mot de travers sur l’idée de communisme. Maintenant, quand l’interlocuteur bosse pour la DGSI, quand il emmerde tout le monde avec ses clits phalliques, il est naturel de l’exterminer. Puritain judéo-chrétien que Marx est autre question, à étudier. Donne-nous quelques schmilicks à ce sujet, que nous morfalerons, NDLR.)

    Commentaire par Nazbolia-NH — 19 mai 2015 @ 08:52 | Réponse


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