Alain Guionnet – Journal Revision

15 mai 2015

FRANCIS COUSIN

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 14:36

Découverte de Francis Cousin grâce à Égalité & réconciliation, qui l’a invité à tenir conférence le 27 février 2015 à Lyon. « Contre le fétichisme de la marchandise et le spectacle étatique du mensonge » fut riche d’enseignements. Né en 1957, docteur en philosophie titulaire d’un DÉA d’histoire de la philosophie, Cousin dirige un cabinet de philo-analyse à Paris, dans le quinzième arrondissement. Il conseille parfois des entreprises et fut maintes fois invité à s’exprimer, par Serge-Élie Ayoub dit Batskin, ou au micro de radio Courtoisie.

En se référant à Hegel, Marx, Engels, Rosa Luxembourg, Debord, mais aussi à Empédocle ou Héraclite, Cousin distingue deux types de sociétés : celles, archaïques, des Sioux d’autrefois par exemple, qu’il appelle de l’être, puis celles de l’avoir, apparues à la suite de la révolution dite néolithique (découverte de l’agriculture).

Les sociétés de chasseurs-cueilleurs étaient donc celles de l’être et du communisme, où il n’y avait pas d’échange marchand. Ni division du travail pour deux raisons : parce que la notion de travail n’existait pas, parce que les membres de la tribu avaient toutes sortes d’activités, chasse, cueillette, peinture, chant, danse, cuisine, etc. Ce qui n’empêchait pas que conflits éclatassent avec tribus voisines.

Pareille représentation du communisme primordial est d’inspiration occidentale chrétienne, ce qui se vérifie pas la suite quand Cousin évoque vie et œuvre de Jésus. Il s’intéresse à l’acception des mots ayant varié dans le temps et dans l’espace et fait alllusion aux falsifications de l’église. Selon Cousin, Jésus fut confronté à trois types de juifs : juifs juifs, juifs chrétiens, juifs nazaréens, qui voyaient en Jésus messie sur terre, dont islam serait issu. Thèse entendue pour la première fois.

Sociétés de l’avoir sont liées à la découverte de l’agriculture et à la gestion des surplus. L’écriture fut inventée à des fins comptables. C’est clair en Basse-Mésopotamie, à ceci près que les gens comptaient souvent les têtes de bétail, car c’est à tort qu’on parle de découverte de l’agriculture, qui va de pair avec l’élevage. Ce qui n’a pas toujours été évident par la suite. Encore que maints Amérindiens montassent à cheval sans pratiquer l’agriculture. Leurs montures étaient-elles initialement sauvages avant d’être domptées, ou bien avaient-elles été élevées ? On ne sait pas.

Sociétés de l’avoir entraînèrent l’apparition de la philosophie, science d’hommes déchirés, ayant rompu avec le genos, unité générique (de l’être) ne pouvant désormais plus qu’être idéalisée.

Cousin traverse ensuite l’histoire à pas de géant, avant d’en arriver au spectacle du terrorisme donné par l’État. Ses références sont intéressantes au temps moderne. Fin du dix-neuvième siècle, un préfet s’est vanté de la façon dont la police politique avait infiltré petits groupes de potentiels terroristes anarchistes. Quant aux Brigades rouges, elles furent création de CIA, une de leurs réunions « clandestines » s’étant déroulée dans un local de l’OTAN. Action directe fut elle aussi infiltrée « dès le début », ce qui n’est pas certain, même si les assassinats de Besse et du général Audran semblent liés à la guerre ayant opposé Irak et Iran. France misait sur l’Irak et le parti Baas pour étendre son influence au Proche-Orient, tandis qu’Israël fournissait à Iran pièces détachées d’armes qui lui faisaient défaut.

Bien que Cousin aye dit ne pas partager les idées d’Égalité & réconciliation, empire cahalo-américain est sa bête noire. C’est l’Amérique qui fait main basse sur le pétrole d’Algérie, c’est cet empire qui dirige Bruxelles et cloue le bec des Européens récalcitrants en les culpabilisant. C’est lui qui va imposer l’odieux accord de libre échange.

Les nations sont foutues, car histoire ne repasse pas. Les Européens s’abîment la santé en consommant produits amerloques, mais ce sera bientôt pire. Quant à industrie pharmaceutique, elle est parfois meutrière, car seule compte sa rentabilité.

Cousin invente quelques mots et notions. Aperçu a été donné sur être et avoir, mais pas sur indistinction, saturation ou baisse du taux de profit. Cousin a évoqué la surproduction, mais saturation est aussi bien, sinon mieux, saturation étant sentiment des gens, surproduction angoisse du capitaliste. Marx parlait de baisse tendancielle du taux de profit, mais elle est maintenant manifeste. Quant à l’injection massive de capital fictif pour compenser la baisse du taux de profit, elle aboutira au krach « dans quelques années », selon Cousin.

L’épouvantail terroriste brandi par les États n’y changera rien.

16 heures, Limaçon reproche sans cesse à Aigle Noir ses travers linguistiques, mais Pfister nous rappelle en commentaire que le binôme être et avoir est incomplet, car il manque devenir, histoire étant trinitaire. Il y avait jadis trois dieux prépondérants, du ciel, de la terre et du souffle vital. Transposons : ciel = avoir, terre = être, souffle vital ou esprit = devenir. Truc que feint d’ignorer Pfipfi, fan de mythologie panthéiste nordique en sa qualité de raciste jacobin. Voyez ses lectures : Evola, Le Bon et Nietzsche.

Être et Avoir ne collent pas, car ces auxiliaires n’existent pas en hongrois, où seul resplendit lesz, devenir. De telle sorte que quand vous dites en frangyar je le tiens en laisse, cela signifie je le tiens en devenir, comportement de nombreux parents vis-à-vis de leur enfant.

Rétrograde ou réactionnaire que Cousin avec son binôme à la con ? Sans doute plus réactionnaire que rétrograde, car il soutient qu’histoire ne repasse pas. En s’appuyant sur Debord, lui aussi réactionnaire, car il sombrait dans l’alcool au moindre souci, voire sans souci. Bah ! écrivains un peu génials sont souvent alcooliques.

On traduit parfois être par devenir en hongrois, soyes moins bête par deviens moins bête. Quant à avoir, on possessive, on rend il a un château par son castel. Mais devenir demeure en l’état, l’important étant là.

D’autre part, Cousin soutient qu’il n’y a pas division des activités dans les sociétés archaïques, or c’est faux. Il y a au moins deux spécialités : le chef, élu en assemblée, le médecin ou mage, dit sorcier. Car tout le monde n’exerce pas la médecine, science exigeant savoir-faire.

Types de sociétés que définit Cousin sont séduisants, mais nous lui conseillons d’affiner son discours.

Le coup de citer Debord à l’appui des théories fascistes est dans l’air depuis longtemps. Surtout que Debord naquit dans le midi, pas loin de la frontière italienne. Cousin a réussi le tour de force de le récupérer pour mieux vomir sur la dictature judéo-amerloque, bravo !

Debord déborde, rien de plus naturel. Cousin l’eût-il récupéré si de braves ultragauchos n’avaient pas mouillé leur chemise dans le combat antijuif réviso ? Nous ne savons pas. Il parle peu du juif, en qui il voit épiphénomène. Il a raison et tort à la fois. Il indique que Talmud fut écrit dans les premiers siècles chrétiens, sage précision qui autorise à voir en Jésus roi des juifs.

3 commentaires »

  1. Réductionnisme binaire que cette prétendue disjonction! Les traditionalistes de cet acabit ont coutume de confronter les civilisations du temps aux civilisations de l’espace en opposant « une vie qui demeure identique à travers les siècles et les générations » au « mouvement d’un incessant changement, d’une rapide ascension et d’un déclin tout aussi rapide et vertigineux« ², les civilisations ancrées dans le temps à celles éparpillées dans l’espace — c’est-à-dire la stagnation conservatiste à la frénésie consumériste; mais « révolution » dit bien ce que ça veut dire: un tour complet pour revenir à la même position. Ainsi de la bille hypothétique tournant sans fin dans une petite boîte ronde: mouvement infini mais étroitement limité. Aussi ces « nationaux-révolutionnaires » ne sont-ils que de rétrogrades conservateurs.

    Le véritable fascisme raciste, c’est-à-dire celui de la Sororité Aryenne, renomme la dichotomie « civilisation du temps/civilisation de l’espace » en dialectique « civilisation de l’Être/civilisation de l’Avoir », et résout sublimement cette contradiction en la dépassant par le concept de « civilisation du devenir » :

    – Les civilisations de l’Être sont celles de l’introspection et de la méditation, où la recherche n’a d’autre finalité que l’édification d’autres constructions intellectuelles de plus en plus abstraites, toute application pratique y étant considérée comme vulgaire et bassement matérialiste. Leur stabilité est surtout due à leur immobilisme, et leur intemporalité évoque les termitières d’Afrique pointant vers le ciel : des monde clos retirés du temps où se déroulent sempiternellement les mêmes activités selon un cycle hermétique. Lorsque la réalité extérieure s’y introduit, en règle générale elles s’effondrent très vite.

    – Les civilisations de l’Avoir sont celles du consumérisme fiévreux, de la « religion du travail » et du culte de l’action pour elle-même, sans autre fin qu’en générer toujours plus et surtout sans se poser la question de sa finalité, ce qui permet toutes les manipulations par des dirigeants immoraux*. Ce sont celles de la destruction de l’environnement au nom de la « productivité », des tristes fêtes en boîte de nuit où on s’abrutit encore plus qu’au travail, et des troubles psychiques engendrés par un rythme de vie d’une imbécile et vaine effervescence.

    – La civilisation du Devenir transcende les deux précédentes en cherchant incessamment à se perfectionner et à se dépasser, tant au niveau social qu’individuel puisque tous deux sont inextricablement liés et dépendants : elle est donc raciste et eugéniste, c’est celle de l’évolution humaine — ou tout du moins de ses races qui en sont spontanément capables. La civilisation du Devenir , celle de la femme et de l’homme blancs européens, est celle de l’équilibre et l’harmonie car elle se fonde sur la sentence de Friedrich Nietzsche « J’aime celui qui vit pour connaître, et veut connaître pour que le surhomme soit. Et qui, partant, veut son propre déclin » en l’étayant par celle de Gustave Le Bon « Sans les traditions, pas de civilisation ; sans la lente élimination de ces traditions, pas de progrès ». Car la femme et l’homme blanc — et eux seuls — sont en perpétuelle évolution, et mieux encore, ont acquis grâce à leur génie créatif la fonctionnalité de se faire évoluer eux-mêmes grâce à la manipulation génétique et à la biotechnologie. Ainsi se trouve confirmé par la Science de l’Aryen cet immanentisme : l’homme est, plus que jamais, son propre dieu. Du fait de leur constante et ininterrompue perfectibilité, affère à la femme et l’homme blancs européens un panthéisme racial consistant en une divinisation de l’existant, une religion de la vie, non d’obligation ou d’ascèse, mais d’exaltation du triomphe de l’existence.

    (* On assiste malheureusement à une équivalence de vacuité dans la conception de l’honneur chez les militaires et les policiers, qui la confondent tant avec obéissance qu’ils persistent à suivre obtusément les directives de ces instances corrompues qui les méprisent, et maltraitent sur ordre et aveuglément les derniers à les respecter vraiment: les nationalistes, les patriotes etc… ceci étant, ces deux corps étant de plus en plus composés de chromatodermes, il n’y a que se souvenir de ce qu’il advint de la Rome Impériale lorsque ses légions furent majoritairement composées de « barbares » pour savoir ce qui attend la France…)

    (² Julius Evola, L’arc et la massue, chapitre 1)

    (Tu t’es emballé, Pfipfi, tu as commis menues coquilles que j’ai corrigées. La numérotation de tes notes est elle aussi tordue. Mais va ! Cousin t’excite, moi aussi. C’est un bon cheval. Je savais le binôme être/avoir incomplet, car il manquait devenir, ce qui est limpide en magyar. C’est toi qui m’auras poussé à jasé de cette affaire, NDLR.)

    Commentaire par Leyla de Aragón — 16 mai 2015 @ 11:30 | Réponse

  2. Et, je te le répète, ni les autres Frangines ni moi ne sommes « pfipfi » !

    (Mais peu importe : ¡HASTA LA VICTORIA SIEMPRE!)

    (Tu souffres de schizophrénie ou dédoublement de la personnalité. De quadruplement, sextuplement ou plus. Je fusse psy’, je ne te fisse pas interner car tu n’es pas dangereux, et par souci d’économie pour la France, NDLR.)

    Commentaire par Leyla de Aragón — 16 mai 2015 @ 15:58 | Réponse

  3. On t’encule Leyla ! COMMUNISTE ! AUTORITAIRE OF COURSE ! Le fouet pour Leyla, salope assumée.

    Commentaire par B. — 29 mai 2015 @ 10:49 | Réponse


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