Alain Guionnet – Journal Revision

1 mai 2015

SADE ET VOLTAIRE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 11:51

Sade et Voltaire sont excellents témoins du dix-huitième siècle. L’écrivain invente peu de chose, il les représente, les interprète, c’est tout. Les scènes que décrit Sade ne sont pas imaginaires, par plus que celles qu’esquisse Voltaire, en tout cas pas en totalité. Personne ne saurait les juger. Il y eut à l’époque orgies comme maintenant. Il y eut actes sadiques, mot alors inusité. Tuer nourrisson ou enfant fut en usage, car c’est jouissif pour certains bourgeois ou religieux, parfois impuissants, comme Hollande, même si les cas furent assez rares. Car il faut avoir oseille pour tuer enfant, ou bien obéir à un ordre. Satanisme au dix-huitième siècle fut insuffisamment étudié.

Premier mai, visites en hausse fulgurante du sit. Normal, c’est jour de congé, tandis que Revision jase de cul et d’infanticide, alors que la chambre à gaz d’Auschwitz emmerde tout le monde. Et puis, Revision pille Voltaire, à qui elle pique les mots giton et déprépucé, et Sade, dont elle s’interroge toujours sur la signification du verbe gamahucher.

Au passage, le lecteur découvre la richesse des sources de la revue, qui tient un énarque dans sa manche, ce qui est connu depuis longtemps, mais aussi un polytechno, ou plutôt deux, ce qui est nouveau. C’est lui, le jeune comparse de Jules Leveugle, qui a branché Guionnet sur l’infanticide prisé par des bourgeois au bistrot « Les Deux Palais », en face du palais de justice de Paris. Guionnet s’y trouvait car il soutenait Leveugle, polytechno âgé, qui défendait la mémoire de Poincaré, inventeur de la formule E = mc2, qui fut odieusement plagiée par le minable bibliothécaire Einstein.

Il fallut attendre près de dix ans pour que l’idée arrivât au cerveau du métis bretoc. Ainsi va parfois histoire. Tuer enfant est jouissif pour gens au-dessus des lois, magistrats ou parlementaires par exemple. Rumeur du Polytech’ est à prendre au sérieux vu la qualité présumée de l’école, mais tant que Guionnet n’avait pas d’os à ronger, il ferma sa gueule. Il était content d’être peu ou prou épargné par la justice en sa qualité de réviso antifaurissonien et se repliait en Basse-Mésopotamie, il y a cinq mils ans.

Mais voilà qu’un bretoc métis issiso-clamartois vient le relancer avec l’affaire des cadavres de quarante nourrissons qui auraient été exhumés à Issy. D’où rapprochement fait par Guionnet entre les propos du polytechno et ceux de son nouvel informateur.

Guionnet lui a conseillé d’enquêter, mais il n’est pas à la hauteur. Nous avons besoin du concours d’autres forces. Nous devrions finir par arriver à connaître cette affaire dans ses grandes lignes. Il nous a fallu dizaine d’années pour faire le rapprochement entre les propos du polytechno et le charnier d’Issy, ce n’est pas à nous d’aller plus vite que la musique. (En frangyar, polytechno signifie tortue polyvalente, ce que les bêtes seront intéressées d’apprendre.)

Car c’est aux jeunes de faire partie du boulot. Vieil Guionnet a soutenu polytech’, bien que cette école ne soit pas sa tasse de thé, mais il a du mal à avancer. Il soutient que Sade et Voltaire sont peut-être les meilleurs représentants du dix-huitième siècle. Il trace nouvelles frontières du pays d’Oïl, tandis que sa magyaritude empêche de la suspecter de francisme. Si vous voulez qu’il aille plus loin, soutenez-le. A Issy, on l’appelle Attila, quelques vieux Aigle Noir.

Corneille écrivit Attila roi des Huns en 1667, hommage à lui, même si sa pièce de théâtre est devenue maintenant difficilement compréhensible. Mais restons en à Sade et Voltaire. Difficile de parler de Voltaire sans songer à Sade, certes plus jeune, mais qui illustre bien lui aussi le dix-huitième siècle décadent.

Vérification de date s’est imposée, l’affaire Leveugle contre juiverie s’étant déroulée il y a dizaine d’années. Leveugle a perdu en justice, mais gagné au plan des idées. Voyez comment sont exposées ses thèses sur toile. De façon laissant à désirer, comme toujours, relativités restreinte et absolue étant théories distinctes, par exemple. Poincaré s’est interrogé sur le bien-fondé de la relativité restreinte, sans parler de relativité absolue. Toile indique que cette polémique est « francophone » et que Leveugle soutient que le lorrain Poincaré fut victime d’une « cabale » boche. Elle a raison, surtout sur le deuxième point. Leveugle fut d’ailleurs débouté de sa plainte par la cour d’appel de Paris à cause de son francisme présumé, mot qui n’existait pas à l’époque. Mais toile oublie de préciser que Leveugle fut soutenu par la branche révisote bretoke. Par T, ouvrier du livre marié à une alsacote, par G, métis bretoc.

Victoire de Leveugle soutenu par les révisos en général, car nul ne doute que Reynouard soye partisan de Leveugle, mais pas de Sade ou de Voltaire, que Revision soutient modérément, même si elle affirme qu’ils sont deux figures majeures du dix-huitième siècle.

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