Alain Guionnet – Journal Revision

11 avril 2015

INFANTICIDE TABOU ?

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 08:57

Énorme baisse du nombre d’étoiles ces derniers jours s’explique peut-être parce que nous envisageons de traiter sujet tabou de l’infanticide possible des nourrissons de religieuses chrétiennes, thème nulle part abordé. Il existe associations en Amérique pour la prévention de l’infanticide. Elles disent que l’infancide fut pratiqué sur tous les continents et au moins dans les trois religions issues de la Thora, et qu’il fallut attendre Maïmonide pour que les juifs condamnassent l’infanticide.

Lequel est multiforme. Dans l’antiquité, de puissants juifs auraient sacrifié leur fils aîné comme signe de la profondeur de leur engagement, tandis que nombreux furent les bébés filles jetées au « lit du fleuve » en Chine et que des chrétiens accusèrent les mages d’Arles d’infanticide au Moyen-Âge (que pères de l’église avaient condamné). Mais condamnation d’un crime n’entraîne pas sa disparition. Rubrique des faits divers est pleine d’infanticides. C’est souvent la mère qui tue ses enfants, comportement contre-nature.

Histoire est visible sous deux angles, tradition orale et version officielle. A Issy rumeur court depuis des décennies que bonnes sœurs furent engrossées dans l’actuel séminaire Saint-Sulpice. Ce qui leur était possible en empruntant les souterrains. Ajoutez à cela que ses bâtiments accueillaient au dix-huitième siècle courtisans débauchés et religieux consacrant leur vie à prière et chasteté, mélange explosif. Image de l’époque était celle du libertinage et d’une chasteté sacralisée, disputée par les religieux après que les réformés eurent été exterminés par le fat Louis XIV sous le conseil d’un jésuite.

Pour les jansénistes, il existait fautes impardonnables. Il reprochèrent à un jésuite qu’il acceptât de confesser des putains, confirmation que pratiques sexuelles jouaient rôle important dans l’opposition entre jansénistes et jésuites. Pour l’historien officiel, elle était théologique, et aucun historien d’Issy n’a parlé de l’affaire des bonnes sœurs engrossées.

C’est un homme d’une vingtaine d’années qui nous en a jasé. Il fut logé pendant un an au séminaire où il étudia informatique. Il parle des cadavres de « 40 nourrissons » exhumés « il y a longtemps ». Nous le croyons d’autant plus qu’il jase de nourrissons, pas de nouveau-nés ou de bébés. Il avait le choix entre les trois mots, mais nourrisson renvoie au rapport charnel amoureux à sa mère du bébé, une des raisons pour lesquelles les 40 auraient été tués, car s’ils avaient été laissés en vie, confiés à Assistance publique par exemple, leurs mères eussent souvent songé à les retrouver.

Désordre en vie religieuse ! Supposons que ces religieuses furent sanctionnées pour leur péché, viol de leur vœu de chasteté étant faute impardonnable, il s’agissait de sauver leur âme en leur permettant de consacrer de nouveau leur vie à Dieu et Vierge Marie. De telle sorte que c’était pour leur « bien » que leurs enfants auraient été tués.

Nous avons rechigné à accuser sans preuves les jésuites de ces infanticides, surtout que.les jansénistes, en toute logique, ont pu les approuver. Quant au sulpicien, il n’était ni janséniste ni jésuite. Saint-Sulpice était école de sciences politiques au dix-huitième siècle. Le sulpicien avait étudié histoire du conflit entre les deux ordres, qui opposait noblesse nationale éclairée et partisans de l’absolutisme.

Noblesse nationale éclairée et jansénistes ont pour ainsi dire disparu. En revanche, partisans de l’absolutisme prospèrent, jésuites étant complices de coterie juive, comme on le voit avec le pape François.

Ce papier est consécutif à visite hier soir de Bernard, ancien séminariste qui ne fut pas ordonné curé. Il n’aime pas trop les jésuites et feint d’avoir en horreur les jansénistes. Il est d’orientation sulpicienne. Il reprocha à Guionnet son parisianisme. « Faux, car je suis issisois ! » C’est-à-dire privilégié, car il existe plusieurs historiens d’Issy, contrairement à Issy-l’Évêque et Issoudun, façon d’indiquer à Bernard qu’Issy ou Issi est toponyme d’origine galoise, surtout pas gauloise. Et puis, Port-Royal se trouve à côté. Pas de chance, en fin de semaine sa bibliothèque est fermée. Il faudra attendre quelques jours pour bigophoner à ses conservateurs, aimables fonctionnaires.

Sur issi, Bernard a bien sûr jasé d’hic en latin. Mais où est passé h dans ici ? Association-parenté d’hicHier en germain, here en engluche, va de soi, h ayant été conservé, mais pas dans ici. Sur ce point, ici ressemble au hongrois itt, mot sans doute d’origine turke. Au point qu’on prête à ici origine galoise, ce nom ayant d’abord été écrit issi ou isci, quand le latin dominait.

Par peur de pensée unique, conservateurs de Port-Royal prétendront ne rien savoir de l’infanticide et de la position des jansénistes à ce sujet, mais ils devraient laisser fuiter tuyaux. Toujours la même chose en France, où armée et église sont prétendument muettes, mais grattez et vous trouverez.

Comme l’obsession sexuelle de l’église. En particulier du catholique romain de sa fille aînée. Elle est connue via le castrat, chanteur de sexe masculin castré peu avant sa puberté pour qu’il conservât le registre aigu de sa voix d’enfant, sacrifice humain soi-disant opéré pour plaire à Dieu. Or gens émasculant gamins peuvent parfaitement navrer nourrissons fruits de faute impardonnable.

Nous ignorons la proportion des lecteurs catholiques romains de Revision, mais elle est élevée. Ils souhaitent que Revision tape sur le juif et le cahal, nom qu’ils commencent à employer. Bernard a demandé sa signification au fourreur. Sans hésiter, il lui a répondu « État juif », ce que Bernard avait compris. Forcément, il fut élève de classe préparatoire à grande école d’économie, ce qui explique en partie le déficit de France, car il fut partout recalé, avant d’être dirigé sur Nantes, ville de ploucs. Il fit alors mine de découvrir la vraie foi en devenant séminariste, avant d’être recalé au concours de curé.

Malgré son grand âge (huit piges de plus que le fourreur), Bernard a mémoire. Il sait importance des dates, il en connaît un rayon sur les schismes chrétiens. Aussi que catholiques romains se rassurent, fourreur d’Issy ne se reconnaît pas totalement dans les deux catégories d’antijuifs que décrit Bernard-Henri Lévy : l’antisioniste et celui de nouvelle vague, qui accuse le juif d’avoir inventé Jésus.

Sœur du juif arabe s’est convertie à la vraie foi, dit Bernard, ce qui se comprend mieux de la part d’une femelle que d’un mâle, car elle est plus hostile à l’excision que lui. Mais Bernard sait que Revision juge le juif inconvertible. Il sait aussi que dans le régiment il sera affecté à logistique ou intendance, car nous n’attendons que miettes du vieux croûton.

Décontracte-toi, lecteur, d’Action française notamment, Revision n’accusera pas sans preuves le jésuite d’infanticide, mais elle ne reculera pas devant le parti jésuitique. Idéologues d’AF jasent actuellement du Cercle Proudhon, qui aurait réuni anarchistes et royalistes au début du siècle écoulé. Curieuse cette manie de l’extrême-droito à courtiser l’anar’.

Bernard et le fourreur sont d’accord sur un point : Marine est dégueulasse quand elle cherche poux à son père, elle outrage tradition frambretoke.

Bernard évoqua l’internement de soldats bretocs pendant la guerre de 1870-1871 dans la Sarthe, où certains moururent de maladie, de typhus notamment. Ces conscrits ne disposaient ni des armes ni de la formation militaire pour vaincre le prusco, mais dirigeants de la République judéo-maçonnique du 4 septembre les jugèrent suspects d’hostilité à la République, le bretoc étant réputé royaliste, ce qui est loin d’avoir toujours été vrai, car leurs ordres militaires étaient bons.

Foutaise, attendu que les dirigeants du gouvernement provisoire voulaient depuis leur prise de pouvoir signer paix avec Bismarck et les Frères qui l’entouraient. Ils firent cependant mine de céder à la pression de Paris et de sa banlieue (qui se trouvait à une lieue des murs de Paris, comme tout le monde devrait savoir). Pour eux, seul comptait le fait qu’ils avaient renversé l’empereur – Napoléon III. Ils étaient prêts à abandonner Alsace-Moselle pourvu qu’ils obtinssent compensations territoriales par la suite en Savoie et en Algérie, colonie de peuplement formée de départements français. Il était possible de briser l’encerclement de Paris au prix de la vie de 30 000 hommes fin 1870, dit-on, mais l’odieux gouvernement ne l’a pas voulu.

Façon de rappeler que Revision n’avance jamais sans biscuits. Elle a étudié guerre de 1870-1871, qu’historiens officiels appellent improprement guerre de 1870. A BN, où il n’y avait que là où elle pouvait s’allaiter, Revision s’est entourée de précautions. Quand elle résume guerre de 1870-1871 en deux paragraphes, ce n’est pas truc de toileux.

Ce sera pareil avec l’infanticide présumé des quarante nourrissons. Sauf que les sources seront en grande partie étrangères à BN.

Popularité d’Attila monte en flèche à Issy, où sarrazins le soutiennent. Attila fut vite liquidé au poker ce matin, mais il n’était pas malheureux, vu la courbe en hausse de sa popularité. Tout le monde recommence à dire issisois, isséen étant barbarisme.

C’est avec rus qu’on forme grandes rivières, opinion hussarde. On n’entre pas dans tas d’ennemis plus forts, on les désarçonne. On leur fout leur nez dans leur merde, tactique appréciée à Issi, tandis que barbares clamartois, meudonois et vanvois envahissent en ce moment la vergne.

Où le nom vergne est connu des habitants, au moment où le germain se dégrade. Oyez les hommes politiques boches, ils emploient énormément de barbarismes français. Quand vous visitez bochie, votre impression première est que le pays est américanisé, mais c’est faux, les patois sont francisés, plus encore qu’en Hongrie, où on jase de lettre « recommandé(e) » et de « permis de conduire », mais entendre députée écolote boche parler d’« Armée » est choquant.

Cette mode langagière débuta sous Napoléon. Elle fut poursuivie sous Hitler, avec le Gouvernement général, etc., avant de s’accentuer. Voyez à quel point le boche et ses hommes politiques sont rusés. Ils font mine de défendre leurs dialectes à Bruxelles, contrairement à leurs homologues français, alors qu’ils emploient langue diplomatique.

Anecdote contée car Revision tourne en rond en ce moment. Elle fait des révolutions, comme il y a quelques années, quand elle apprit l’existence d’argot issisois au dix-huitième siècle. Puis son fourreur passa des jours à l’Institut catholique de Paris à lire le manuscrit au prix de quelques deniers, ou de quelques sols, argent ayant incroyable nombre de noms.

C’est en partie de là qu’est sans doute partie l’affaire des 40 nourrissons, sans rapport avec Ali Baba et les quarante voleurs, tout au moins nous l’espérons. Dans l’attente du début de semaine, Attila se morfond, il écoute les bêtises de Soral, d’où sont tirées ses remarques sur la dégénérescence du boche. Il se pointera lundi au département histoire du musée de la carte à jouer. Il bigophonera à Port-Royal, sans être sûr que la bibliothèque sera ouverte. De mémoire, c’est possible l’après-midi. Idem pour musée de la carte à jouer, ouvert dimanche, mais peut-être pas lundi.

Participative management, dit le barbare. Non seulement Revision vous invite à suivre déroulement de complot antijuif, mais aussi angoisses de l’historien.

Endemain 8 heures, hausse des visites du Canada. Forcément, quand on cause de Saint-Sulpice, le canadoque se sent concerné. Il partage l’opinion du sulpicien sur les doctorats en théologie bidons de maints jésuites, le canadoque étant plus proche spirituellement d’Issy que de toute autre ville de France, son parler étant beaucoup plus voisin de l’argot issisois du dix-huitième siècle que le novlangue. Truc méconnu des barbares voisins d’Issy : Issy tient en partie le Canada. Il s’agira de passer coups de fil au Canada, maintenant que c’est gratuit, pour avoir avis des « indigènes » sur le massacre présumé des 40 nourrissons.

Bibliothèque nationale pleurera en vain. C’est à d’autres sources que ses mamelles que Revision s’allaite désormais.

13 heures, conversation est engagée en commentaire sur jansénisme et jésuitisme, pomme de discorde n’ayant toujours pas été croquée. Nous croyons savoir Nanard athée stupide, bien que ous ne jugeons personne avec notre mental apocalyptique reptilien.

Un commentaire »

  1. A quand un débat avec Marion Sigaut, l’historienne d’Ég’ et Réc’ qui prend systématiquement le parti des jésuites. Tu ne feras qu’une bouchée de cette impostrice, qui s’est contentée du DESS (depuis 2003, un master), ne se sentant pas assez armée intellectuellement pour franchir le cap du doctorat ! C’est une sorte de Reynouard en jupon (Bac + 5 comme ce dernier).

    (Débat impossible si on veut éviter tirage de cheveux et gifles. Soral l’a récemment censurée, il a réduit à près de 45 secondes sa dernière allocution de plus d’une heure où elle dénigre Voltaire. Je défends modérément Voltaire. Je n’aime pas les jésuites, sans prendre pour autant le parti des jansénistes, mais ce serait souhaitable d’évoquer de nouveau le combat ayant opposé jésuites et jansénistes. Quant à la compétence de Reynouard en chimie, elle est certaine. Il est certes fâché avec histoire et boche, mais il n’a plus vingt ans, impossible de le reformater, NDLR.)

    Commentaire par Nanard — 12 avril 2015 @ 10:25 | Réponse


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