Alain Guionnet – Journal Revision

25 février 2015

BLASPHEME D’AUSCHWITZ

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 18:04

Revision a très vite fait rapprochement entre cruelle loi Fabius-Gayssot de 1990 et attentat du 7 janvier contre Charlie-hebdo, mais il était difficile à préciser, surtout que le musulman n’a pas d’histoire. Pour lui, les pendules se sont arrêtées il y a quatorze siècles, quand le prophète a tout dit. Histoire juive existe en revanche depuis quelques décennies, bien que cette science fût longtemps étrangère au judaïsme.

Le caricaturiste juif américain Art Spiegelman prit aussitôt la défense du canard « satyrique », avant de se révolter en voyant que la presse américaine avait refusé de publier la moindre caricature de Mahomet. Ce qui est un peu compréhensible, car il fut lui-même victime de la censure. En 1986, sa bande dessinée Maus, souris, eut beaucoup de succès, Spiegelman obtint même le prix Pulitzer en 1992. L’action se déroule à Auschwitz, où les déportés ont tous un corps d’homme ou de  femme, mais une tête de souris. Publier ce livre en France en 1986 était encore possible en théorie, mais chasse aux révisionnistes français avait été ouverte cette année-là.

Cette œuvre complète fut toutefois publiée chez Flammarion. En deux tomes, auxquels s’ajoutent écrits annexes. D’où la variété des couvertures des différentes éditions. Celle-ci nous a paru la plus claire, car on y voit son père et sa mère en compagnie. Source de confusion que ces deux volumes parmi les lecteurs d’Égalité & Réconciliation, car il semble que Spiegelman, dont le nom signifie miroitier, n’ait pas fait allusion à la chambre à gaz dans le premier tome du feuilleton qu’il publia pendant des années, mais il aurait évoqué la « chambre à gaz » en dessinant le Krema 2 d’Auschwitz 2, sur deux pages, ce qui ne fait pas de lui un judéocideur, ou si peu.

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Couverture de la bande desssinée récompensée

C’est double blasphème, car les déportés ont têtes de souris, Hitler d’un chat. Comme si s’était déroulé jeu du chat et de la souris à Auschwitz, où son père serait arrivé en 1944. Il venait vraisemblablement d’un camp de travail ou de concentration situé plus à l’Est. S runique allait de soi, tandis que verser dans le tragi-comique vient facilement à l’esprit quand on sait que Witz signfie plaisanterie en germain ; ou encore quand on connaît un peu l’humour juif, car les blagues sont fréquentes en Israël sur la déportation, à Auschwitz en particulier. La presse boche en parle, ainsi qu’au moins un auteur juif américain, cette forme d’humour étant partout connue, sauf en France.

Puis Spiegelman fut vicime de la censure, non pour ses dessins, mais pour cette couverture du New Yorker du 24 septembre 2001, à la rédaction duquel il participait. C’est lui qui eut sans doute l’idée de cette couleur morbide pour illustrer ce numéro du magazine en grande partie consacré aux attentats du 11 septembre, qui fit scandale et entraîna un peu plus tard son départ de la rédaction.

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Voilà lien frappant entre Auschwitz et le 11 septembre. Non seulement Spiegelman était suspect de blasphème en 1986, mais il fut quasiment reconnu coupable de blasphème en 2001 et essuya ensuite maints refus de publication dans la grand presse. Aussi s’est-il senti personnellement visé par le massacre du 7 janvier 2015. 12 personnes tuées dont plusieurs caricaturistes pour avoir basphémé le prophète Mahomet. Ce n’est peut-être pas si simple, mais de nombreux éléments semblaient le confirmer sur le moment et dans les jours qui ont suivi.

Voyant que si tout commence à être sacralisé, Auschwitz, le 11 septembre, le prophète, et ainsi de suite, Spiegelman prend le parti opposé, il veut tout désacraliser. Il prend la défense de Dieudonné quand il a dit « je me sens Charlie Coulibaly », propos d’un comique. Spiegelman juge néfaste d’opposer à Dieudonné des témoignages de survivants d’Holocauste, comme dangereux d’en faire un martyr. Spiegelman rejette aussi les lois mémorielles.

Voyez son illustration de la « chambre à gaz » du Krema 2. Un architecte l’aurait tracé différement, il aurait allongé l’aile latérale du bâtiment, qui recouvrait une morgue dite chambre à gas selon le judéocideur, voyez plans de la Direction de la construction. Mais Spiegelman l’a peut-être raccourcie délibérément, façon de dire « je ne suis pas dupe de la CÀG », car ce n’est pas modestie qui étouffe Spiegelman, ni Dieudonné.

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Seul dessin du haut est à observer. CÀG que le créma’ 2, dont c’est caricature ? Plusieurs détails ne collent pas avec ce que nous croyons savoir, mais ce bâtiment ne renfermait sûrement pas chambre à gaz. Faute d’avoir pu sérieusement l’agrandir ne serait-ce que pour lire les légendes, impossible de prononcer.

Spiegelman est introuvable sur le blog de Robert Faurisson, sans doute parce qu’il feint de mépriser les bandes dessinées, tandis qu’il ne s’intéresserait qu’à la grande Histoire. Ce qui est faux, car il la réduit à quelques anecdotes et racontars. Or Spiegelman aurait apporté la preuve de l’existence de la CÀG d’Auschwitz avec ce dessin, preuve que Faurisson attend depuis des décennies. Il n’y a pas que le verbe, image et dessin sont aussi armes de propagande.

Le propagandiste réviso faurissonien Vincent Reynouard, qui se veut pédagogue, raffole des illustrations. Avant d’aller en prison ou de fuir à l’étranger, il pourrait au moins lire les deux tomes de Maus publiés par Flammarion. Il en jaserait, en évitant de trop parler de lui (même défaut que Fofo). S’il veut se montrer subtil, et ne pas être condamné à un ou deux ans de prison, nous lui conseillons de tenir discours en deux temps. D’abord éloge de Spiegelman, pour son trait, son imagination et son humour noir. Il a incontestable talent dans ces domaines.

Mais aussi en histoire, car voyez, dessins à l’appui, sa description de nombreux événements vécus par les souris correspond à la réalité, tout au moins à ce qu’on connaître d’après l’énorme documentation rassemblée sur Auschwitz. Pendant la guerre par l’aviation américaine et le renseignement britannique. Également par le renseignement amerloque, mais son homologue britannique lui fut supérieur dans bien des domaines. Quant au français, il était quasiment inexistant pendant la guerre. Sauf à la fin, en 1945, quand police militaire française commença à faire d’énormes efforts pour construire la chambre à gaz d’Auschwitz. Le musée et ses publications sont aussi sources d’information, même si ses conservateurs, comme Piper, changent d’avis comme de chemise.

Vidal-Naquet et d’autres « historiens » proposent d’abaisser la mortalité juive à Auschwitz à près d’un million. Goy Pressac applique la consigne, Piper s’en fait l’écho, en toute scientificité. Et c’est ainsi que mortalité à Auschwitz est passée de plus de quatre millions à un peu plus d’un million, dont près d’un million de juifs. Peut-être moins, disait Pressac peu avant de mourir d’une hémorragie cérébrale.

Voilà histoire, propos qui ne sauraient être condamnés en justice. Au lieu de les tenir, polémistes Faurisson et Reynouard veulent avant tout dire ce qu’ils pensent : « moi je suis national-socialiste », assure Reynouard, mais tout le monde s’en fout. Tu es comme le sioniste, ce « nazi » ? lui demandons-nous.

Deuxième temps de la critique de Souris. Spiegelman est comique-caricaturiste. Au courant de beaucoup de choses, il lit le français, ce qui est facile pour un amerloque. Surtout les jargons politique et historique, de plus en plus internationals. Lisez Zeit, elle commence par parler d’Anschlag, puis d’Attentat. Elle zigouille règles grammaticales teutonnes en causant d’une Banlieue, des Banlieues (banlyö en turc). Mais Spiegelman petites erreurs compréhensibles de la part d’un artiste. Architecture du créma’ 2 d’Auschwitz 2 n’est pas conforme. Comme telles ou telles autres scènes. Qu’une partie des juifs d’Europe aient eu impression d’être souris face au chat Hitler se comprend, mais, et patati et patata.

Spiegelman emploie très souvent la conjonction mais, rarement la copule et dont raffolent idéologues juifs. Bon point en sa faveur. Mais ce n’est pas Reynouard qui jase, c’est Revision qui lui fait la Lektion. Bouffi de narcissisme, Reynouard ne l’écoutera pas, sauf peut-être sur un point : lire Maus. En évitant de trop taper sur Spiegelman ? Ce n’est pas sûr.

Spiegelman a fait mine d’attaquer les révisos tout en les défendant, inversons les rôles, faisons mine de l’attaquer en reconnaissant sa vocation pour l’humour noir et de provocateur.

Bref, lisez l’entretien paru dans la Zeit (le Temps) du 29 janvier, intitulé « Liberté d’opinon, l’élégance de l’insulte ». Il est long et contient de nombreux liens. Les plus doués parmi vous doivent savoir comment s’y prendre pour le traduire automatiquement en français.

Le papier de la Welt (le Monde), mis en ligne par Blanrue, est introuvable sur son sit en revanche, tandis que la FAZ (Gazette de Francfort) ne parle pas de l’affaire. Ce qui s’explique, car elle est étrange. Rédaction de FAZ cherche à savoir ce qu’elle cache. Revision soutenait récemment qu’une assez grande partie des juifs d’Europe, par extension d’Amérique du Nord, d’Océanie, etc., sont prêts à laisser tomber Auschwitz, à l’exception des juifs arabes et des hommes politiques israéliens. Aussi Spiegelman n’est sans doute pas isolé. Il aurait été choisi comme porte-parole de ce courant de pensée à cause de sa célébrité, mais aussi parce que sa biographie explique en partie sa prise de position.

Welt du 23 février titre « Bien sûr qu’on peut nier l’Holocauste ! » Ce qui tombe sous le coup de la loi, mais apparemment pas quand c’est un juif américain qui le dit. Le canard écrit en chapeau : « Le caricaturiste inventeur de Maus critique le fait que dans la majorité des pays d’Europe la négation de l’Holocauste soit interdite. En réalité, le droit à l’insulte doit être égal pour tous. » Il n’est pas sûr du tout que la loi interdise expressément la négation de l’Holocauste dans la plupart des pays d’Europe. C’est sans doute faux, mais Welt écrit en langage populaire.

En Germanie, les révisos condamés à de lourdes peines le sont peut-être encore pour « excitation du peuple », mais tout le monde comprend pour révisionnisme. Welt précise que les deux parents de Spiegelman furent déportés. C’est eux qu’on voit en couverture de Maus, ouvrage dont la société allemande fut « effarée » quand elle le découvrit à la fin des années quatre-vingts. L’auteur du papier s’appelle Alan Posener, correspondant de presse à l’étranger, juif selon Blanrue.

Imaginez pareille situation en France, qu’un journal populaire titre « Bien sûr qu’on peut nier la Shoah ! » Pouvoir, dürfen, ayant en même temps pour acception avoir la permission, le droit de. Posener voit en Spiegelman un « provocateur », mais qui cherche-t-il à provoquer ? Mystère.

En un peu moins d’un mois, Spiegelman a baissé le ton. Le titre de Welt est accrocheur, mais les derniers paragraphes cités de Spiegelman sont plus modérés que dans Zeit, d’un point de vue judiocidaire s’entend. Il prétend parler avec son cœur, arme redoutable. Il dit vouloir « enculer les bâtards de merde nazis » en rosbif, mais tout le monde comprend.

Qui sont-ils ? Irving et Ahmedinedjad « maintenant ». Forcément, Irving fut réviso mou repenti. Germaniste, il a surtout étudié histoire du régime hitlérien qui intéresse le public d’outre-Manche, car le Roymaume-Uni a vaincu l’empire germanique, dont les armées étaient redoutables. Le sachant, Irving a voulu conforter ce sentiment, en sa qualité de commerçant d’idées, avec son style mi-historique mi-romanesque ; il ne fut donc jamais nazi. Quant à Ahmedinedjad, il l’est peut-être encore moins.

Spiegelman a cru ne pas pouvoir faire autrement, car il s’était dit opposé à toute condamnation de Dieudonné, Faurisson et Stolz dans Zeit. Puis il joue sur les deux tableaux. Il parle du crime de génocide, du crime contre l’humanité, etc., sans qu’on sache s’il s’agit des incriminations légales, mais il évoque en même temps les massacres de Prusse, de Saxe, de Maros, etc. Il est aussi partisan de la relaxe des 70 personnes poursuivies en France pour apologie de terrorisme.

Spiegelman n’a donc pas renoncé à sa prise de position de fin janvier, mais il semble avoir reculé, peut-être parce qu’il a reçu en échange offres de publication. Spiegelman n’a pas inventé l’humour noir et, comme c’est son gagne-pain, on comprend qu’il le défende. Son opposition à la « trivialisation » du crime de la pensée semble presque aller de soi, surtout qu’elle s’accélère. Pour une feuille volante, pour une image, pour une sottise prononcée par un jeune après qu’il se fut excité à jouer à la guerre en ligne.

En bochie Sylvia Stolz vient d’être condamné à 20 mois de prison, après avoir purgé plus de 3 ans, dans les deux cas pour crime de la pensée révisote. Elle est avocate. Comme Horst Malher, qui purge actuellement trois peines dont le total dépasse 12 ans pour le même crime : excitation du peuple. Mahler est en outre inculpé pour un livre qu’il a écrit en prison. Voilà le contexte dans lequel se déroule affaire Spiegelman, étant entendu que ce couple n’est pas nazi, mais initialement de race gauchiste. L’une et l’autre s’imaginent défendre honneur des gauches antijuives germaniques. Voyez combien ils sont courageux, même si taules de bochie sont trois étoiles comparées à celles de teub-ira.

2 commentaires »

  1. Nuit du 17-18 octobre 1977 – Liquidation des quatre derniers détenus de la prison de Stammheim : Andreas Baader et Jan-Karl Raspe sont abattus au revolver, Gudrun Ensslin est pendue. Irmgard Möller, frappée au couteau. Ingrid Schubert a été « suicidée » à la prison de Munich, le 12 novembre 1977, etc.

    Pendant toute la durée de la captivité de Schleyer (patron des patrons allemands) les prisonniers de la RAF ont été totalement isolés. Sur ordre du gouvernement, même les visites de leurs avocats sont interdites. C’est « l’état d’urgence prévu par les lois d’exception » selon Klaus Croissant leur avocat.

    Les taules de bochie n’ont jamais été prisons trois étoiles, pas plus aujourd’hui qu’hier.

    Sylvia Stolz, Horst Mahler méritent un soutien sans faille.

    (Tu prêches un convaincu. Je n’ai jamais cru République fédérale plus tendre avec ses opposants politiques partisans de lutte armée que régime hitlérien. Problème de la violence : taper modérément sur les flics est toléré dans beaucoup de pays, en premier lieu en France, où les cognes bénéficient maintenant de toutes sortes de protections. Maintien de l’ordre n’est pas guerre, comme on dit à la gendarmerie. Je jase des taules destinées aux droicos, beaucoup plus confortables dans de nombreux pays d’Europe qu’en France. Il existe mates de luxe en France, où on peut cantiner kascher, mais elles sont petites et peu nombreuses. Question de budget, les élus s’en mettant plein les poches, il reste peu de sous pour construire ou entretenir les prisons. Une des raisons des attentats de Coulibaly premier, révolté par ses conditions d’incarcération à Fleury-Mérogis. Créée par De Gaulle, plus grande prison d’Europe passa pour modèle pendant des années, mais nous sommes en 2015, elle devient de plus en plus inhospitalière. C’est maintenant trop tard pour modifier politique pénitentiaire, anciens taulards sont lancés dans l’assassinat politique, ils ne vont pas s’arrêter là. Personnellement, j’aime mieux Stolz que Mahler. Tu me diras forcément, car elle est femme. Pas seulement, car j’ai impression de mieux comprendre ses positions que celles de Mahler. Les soutenir à fond ? D’accord, mais ce n’est pas ça qui les fera sortir de prison. Regarde le fonctionnaire frisé avec son casque à pointe, tu ne le feras pas changer d’idée. A mon avis, le mieux est de résister avec le verbe. Violence suivra, comme toujours, mais ce n’est pas à nous de la pratiquer. Je viens de remonter bretelles d’antisémites de France sur les propos qu’ils prêtent à Spiegelman. J’ai impression qu’il y a urgence et que ça risque bientôt de péter. Hier j’ai gagné au poker. J’ai eu chance et su suffisamment ruser. Ma popularité est en hausse dans le cercle, le réviso passant pour parfaitement respectable. S’il compatit aux malheurs de Mahler et Stolz, dont il ne partage pas toutes les idées, c’est son droit. Modus vivendi est mon objectif, NDLR.)

    Horst Mahler
    c/o JVA Brandenburg
    Anton-Saefkow-Allee 22
    D-14772 Brandenburg/Have

    Commentaire par Danny — 27 février 2015 @ 13:17 | Réponse

    • « À mon avis, le mieux est de résister avec le verbe », position que je partage aujourd’hui après avoir longtemps prétendu le contraire. Je considère désormais que l’activité défensive est aussi légitime que l’offensive, à condition de surmonter les préjugés légaux. Tout est question de lucidité et d’opportunité, de santé physique aussi. Une grande colère des silencieux n’est pas impossible, l’histoire surprend toujours.

      De derrière les barreaux, ou en cavale, Jacques Mesrine dénonçait déjà les conditions révoltantes d’incarcération dont on parle.

      Petit rectificatif : c’est Ingrid Schubert qui a été « suicidée » à Munich.

      J’aime quand tu remontes les bretelles d’antisémites de France, ça me fait bien rire.

      (Colère des silencieux correspond souvent à réaction. Comme elle commence à apparaître en Syrie, en Irak, voire en Iran, où des volontaires venus d’Europe et d’Amérique prennent les armes pour combattre État Islamique. On n’en est qu’au début et c’était prévisible. Je ne crois pas qu’histoire surprenne. On assiste actuellement à floraison de blogs mal-pensants et j’ai du mal à suivre les nombreux conflits en cours uniquement en France. Aussi je me replie sur mon terrain : un coup de Magog, un coup d’Issy, un coup d’Auschwitz, un coup de traduction = trahison. Mieux vaut moins mieux, NDLR.)

      Commentaire par Danny — 27 février 2015 @ 19:22 | Réponse


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