Alain Guionnet – Journal Revision

17 décembre 2014

MAGE À SAINT-ÉTIENNE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 16:17

Revision se bat d’arrache-pied contre DSRI, entre les deux pas de cadeau. Mais catholiques romains complotent en même temps. Sur le parvis de l’église Saint-Étienne, ils ont sorti un mage barbu semi-couronné, car ils entretiennent en catimini le mythe des rois mages qui n’ont jamais existé, les trois mages présumés du Nouveau Testament étant venus de Chaldée. C’est eux qui, les premiers, ont vu en Jésus fils de dieu, en leur qualité d’astronomes.

C’est Jérémie qui, en Ancien Testament, aurait parlé du « grand mage », pléonasme. À savoir de Nergalsaréser, produit de deux noms composés, sar étant suffixe du premier, tandis qu’esér suggère esik en hongrois, il tombe ou il pleut. Jérémie jase aussi de Nebulhazbân, qui signifie dans la maison de Nebul, même si ce mot est contraire à harmonie vocalique. Jérémie ne précise pas qu’il était mage dans ce verset, déduction des auteurs de la verssion française de Bible de Jérusalem.

Après Jérémie se trouve Ézéchiel, inventeur du roi Gog qu’il associe à Magog, nom qui apparaît dès Genèse 10,2, qui commce par ces mots « Gomer, Magog, les Mèdes », comme si Gomer et Magog étaient touraniens, car associés aux Mèdes. Puis appparition peut-être unique mention du mage dans le livre de Jérémie, avant retour de Magog, cette fois maudit par Ézéchiel. Ordre inverse en Nouveau Testament, qui débute par Matthieu et son récit sur les mages rusés venus d’Orient en Judée, qui s’achève par l’évocation de Gog et Magog en Apocalypse de Jean, livre adoré en loges maçonniques. De telle sorte que rapprocher mage et Magog est tentant, ne serait-ce qu’à cause des moments d’apparition de ces noms en Bible.

Mais revenons à Issy, mercredi 17 décembre 2014 après-midi. Visage du mage est mal dessiné, on n’arrive pas à savoir si sa barbe était coupée comme il y a cinq mils ans. Complotistes catholiques romains se sont dit rien de plus simple pour provoquer Guionnet que d’associer mage et Saint-Étienne. Quels lâches !

Quant à Soral, ennemi des jansénistes, mieux vaut qu’il ne se pointe pas à Issy. Propos un peu déplacé, conservé parce qu’Antiveuve a donné précisions à ce sujet en commentaire. Mais si Soral estime que sa récente conversion au catholicisme romain l’oblige à prendre le parti des jésuites contre les jansénistes, réflexe d’apparatchik, qu’il s’interroge pluôt sur l’histoire des mages, personnages qu’il devrait vénérer en cette veille de Noël, alors que jour de l’an est fête de l’excision du divin enfant.

4 commentaires »

  1. Quelle croix du prince ? Y a pas trace de croix du prince dans la « lanterne du bon Dieu ».
    Le Nouveau Testament ne mentionne aucunement le nombre de mages ayant visité Jésus. C’est Origène (185-253) qui, le premier, en a déduit qu’ils étaient trois, en se basant notamment sur le nombre de présents offerts (or, encens et myrrhe). Leurs noms respectifs, Bithisarea, Melichior et Gathaspa, n’apparaissent pour la première fois que dans un manuscrit du Ve siècle, conservé à la Bibliothèque Nationale de France et intitulé « Excerpta Latina Barbari ». Si les historiens s’accordent presque tous pour dire qu’ils sont originaires de Kaldi (qui correspond au Chatt-el-Arab actuel), en revanche, le livre de Jérémie n’a jamais fait partie du Nouveau Testament, même si Matthieu le cite souvent. Quant à Nergalsaréser, on pourrait le traduire par « Dieu Nergal protège le roi ».

    (Je me serais planté sur Ancien et Nouveau Testament ? C’est possible. A part Genèse, Exode, Ézechiel et Apocalypse de Jean pour Magog, Actes des apôtres pour Étienne, je n’ai rien lu. Je suis fils de Magog et adore Étienne. Tout ce qu’on pourra utiliser pour taper sur le juif est bon. Quand tu me dis que Kaldi correspond à Chatt-el-Arab, chatte de l’Arabe en issisois, je t’écoute avec excitation. Mais je ne suis pas d’accord avec toi sur ton interprétation de Nergulsaréser, sar étant clairement suffixe, préfixe dans Sárközy, mais c’est produit du hasard — on trouve d’ailleurs sar dans hasard. « Dieu Nergal protège le roi » est interpétation bidon. Mais nous ne jouons pas dans la même cour, mes sources étant Bible de Jérusalem et ÉPHÉ. T’en as connu beaucoup des goys qui peuvent cogner Malthête à mains nues ? NDLR.)

    Commentaire par Antiveuve — 17 décembre 2014 @ 19:12 | Réponse

  2. Vous êtes tous de faux mages de Hollande !

    (Tu as changé de sexe, Trouduc, tu n’es plus Carole mais Édouard, c’est Danny qui va être content, il t’attend dans la cour de récré’, NDLR.)

    Commentaire par Attila Lemage — 2 janvier 2015 @ 16:34 | Réponse


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