Alain Guionnet – Journal Revision

14 décembre 2014

PETIT-ROSEAU CONTRE DANNY

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 17:36

Mohacs dit Antiveuve étant apparemment en vacances, seul se dresse sergent Danny face au guide. Il a raison de lui faire corriger Károly, parler magyar étant instinctif pour la bête d’Issy.

Au point qu’on ne trouve pas britony dans les dictionniaires hongrois-français de Sauvageot ou d’Eckardt, mais Guionnet n’a pas assez d’imaginaiton pour avoir inventé ce mot. Patronyme Britony se trouve d’ailleurs partout sur toile.

Tu vois, bretoc, Issisois défend ta cause en Europe centrale. Tu n’es plus seulement bretok, mais aussi britogne. Ça va un peu vite pour toi, action se déroulant à Issy, ville aéroportuaire, mais ça se tassera.

En novlangue hongrois, on jase de Bretagne, horrible barbarisme, Bretagne étant contraire à harmonie vocalique. Et on suppose, en toute logique, que bretoc se dit bretagni. Bretagne est éloignée de Hongrie, Lorraine plus proche. C’est de Lorraine que sont venus nombreux François vivre en Hongrie au Moyen-Âge, mais aussi aux dix-septième et dix-huitième siècles. Peu d’entre eux étaient huguenots. Ce n’est pas comme à Berlin, où huguenots envahirent la ville après révocation d’édit de Nantes, où on continua de jaser françois dans certaines loges maçonniques au dix-neuvième siècle, Berlin étant lieu d’affrontement entre juifs et François, juifs et maints Prussiens de Berlin ayant été opposés à Napoléon, contrairement à de nombreux huguenots.

Aussi, Danny, croix d’Anjou dite de Lorraine n’est pas expression totalement usurpée, Lorraine étant plus liée à Hongrie qu’autres régions. Ce qui explique en partie l’entente entre le lorrain Guilaume, fils de lieutenant-colonel, et l’Issisois. Croix du prince, puis d’Anjou, enfin de Lorraine se trouvant derrière les deux, qui ont le plus vivement soutenu Faurisson après avoir lu Rassinier. Et Butz en ce qui concerne Guionnet, plus fortiche en engluche que Guillaume, dont Le canular fit sur eux l’effet d’une bombe. Comme sur Vidal-Naquet, car cet ennemi du genre humain n’était pas stupide.

Que de temps perdu ! Idiot Guionnet a eu raison de dessiner deux pictogrammes en couverture de Revision en 1989, mais il aurait dû choisir la flèche, ti, qui signifiait vie, mais aussi sous certaines variantes détruire, démolir, et la croix du prince, nun. On pense à nun en germain, noon en engluche, mais il n’y a sans doute pas de rapport entre ces trois mots. À moins de considérer que le prince est maintenant en place et qu’on parle de lui, pas de son prédecesseur, encore moins de son successeur, pour l’instant inconnu, même si prince il y aura. Comme roi-prêtre, qui fut malheureusement renversé par lesdits Akkadiens.

Bref, petit roseau plie mais ne rompt point. Il est fidèle à Pascal, défenseur des jansénistes. Les Magyars connaissent cette citation de Pascal et ont entendu jaser des jansénistes, avec leur superstition nationaliste. Imbécile Soral, dont nous avons oublié le prénom, promeut actuellement bonne femme qui attaque jansénistes et prend le parti des jésuites, quelle horreur ! Même le polémiste Faurisson ne s’avance pas sur cette question, qui craint un maximum. Il préfère se rabattre sur Néron, en pensant à nez rond, locution en usage à Issy, où on dit parfois d’un Issisois qu’il a le nez rond.

Faurisson a raison : il ne faut pas réveiller vieille querelle. Politique suivie par Revision, convaincue que quand Petitroseau attaque Danny, il ne craint rien. Il n’y aura pas effusion de sang, n’en déplaise au toileux, qui ferait mieux d’aller aux toilettes.

6 commentaires »

  1. En disant « Croix d’Anjou dite de Lorraine n’est pas expression totalement usurpée » Guionnet n’a pas tort. Mais il s’agissait avant tout de retracer une ébauche de l’itinéraire compliqué de la Vraie Croix. dont il est dit selon cette même source :

    « L’origine de cette Croix de Hongrie est d’après la majorité des historiens, la Sainte-Croix, aussi nommée la Vraie Croix. Elle est la Croix sur laquelle Notre Seigneur Jésus-Christ a été crucifié. Elle est devenue à partir du IVe siècle une des principales reliques de la Chrétienté, faisant l’objet d’une vénération particulière.

    Selon des récits en partie légendaires, qui apparaissent à partir du milieu du IVème siècle, c’est sainte Hélène, mère de l’Empereur Constantin Ier, qui aurait découvert la Croix de Jésus lors d’un pèlerinage en Palestine entrepris en 326.

    (…)

    Cette croix à double traverse est constituée d’une grande barre horizontale, ayant porté le supplicié, appelée le patibulum surmontée d’une autre, plus petite, figurant l’inscription de la condamnation, appelée le titulus.

    Cette représentation de la Croix à double traverse était considérée comme une relique sainte et comme apportant la victoire dans les batailles menées contre les païens. Elle fut très souvent représentée dans l’Empire Byzantin comme le symbole de l’Église et de l’Empire et en devint le symbole au même titre que le Labarum. »

    Il est bon que Guionnet se colle à son tour au boulot, peaufine et nuance selon son goût, c’est bien le moins.

    Manquent à l’appel Anti-Veuve, sans doute à l’entraînement en forêt de Fontainebleau ou placardisé par ses chefs, peut-être en vacances, sait-on jamais… le fidèle Jules, bien sûr, ainsi que les criailleries de l’oiseau rare niché à Strasbourg, peut-être à Angers chez quelque gueuse de petite vertu de lui seul connue… et bien d’autres oiseaux au plumage bariolé…

    (Tu rigoles, meg, mais ne confonds pas Julot et Pfipfi. Julot est sans doute poivrot savoyard récemment francisé, Pfipfi boche de la pire espèce, moitié boche moitié français. Labatum me rappelle Labat, je vais enchaîner sur Abram venait d’Our. Demande-toi pourquoi, question compliquée, NDLR.)

    Commentaire par Danny — 15 décembre 2014 @ 10:22 | Réponse

    • Tu te trompes sur mon compte, Danny ! Je suis bien là, à l’affût (old style) d’un prochain article moins rébarbatif que le rabâchage dont nous abreuvé notre Aigle jusque-là ! C’est juste que je suis en panne d’inspiration. Et quand je n’ai rien à dire sur le fond, je m’efface. D’ailleurs, tu t’en tires très bien tout seul, comme le chef de horde que tu es !

      Croix de Lorraine désignerait croix ayant ses deux barres transversales d’égale longueur, contrairement à Croix patriarcale, dont la barre supérieure est plus courte. Cette dernière, qui se retrouve dans les armoiries de la monarchie hongroise est abusivement appelée Croix de Lorraine. C’est Béla III (mort en 1196), élevé à Byzance, qui ajouta cet emblème dans les armoiries royales.

      Quant aux premières représentations que la tradition chrétienne fit de la croix du Christ, elles incluaient, outre le patibulum et le titulus, le suppedaneum, traverse où reposait les pieds du Crucifié.

      (Non, les deux barres sont d’inégale longueur. Maintenant, nun, si Danny et Mohacsounet veulent s’entretuer, libre à eux, NDLR.)

      Commentaire par Antiveuve — 15 décembre 2014 @ 11:54 | Réponse

      • Non, pourquoi en voudrais-je à Danny ? Et pourquoi as-tu « corrigé » affus, qui est ancienne version d’affût ?
        Quant à la croix que l’on retrouve dans les armoiries royales hongroises, il s’agit bien d’une Croix patriarcale, aux barres transversales d’inégales longueurs, comme je l’ai dit dans mon précédent commentaire. Par abus de langage, on les qualifie indistinctement de Croix de Lorraine, mais c’est faux ! Voilà ce que je voulais dire !

        (Tout le monde sait que tu ne cherches pas crosses à Danny. Pour tes affus je peux corriger, mais si tu te mets au moyen françois on n’est pas sorti de l’auberge. Tu reviens à la charge avec ta croix patriarcale bidon, alors que je dis qu’elle est celle du prince, preuve à l’appui. Tu gémis, car tu ne trouves pas Dictionnaire d’épigraphie akkadienne sur toile, alors que je l’ai sous la main, privilège d’ancien pilier de BN. Accroche-toi bien, car Revision va attaquer « Abram venait d’Our », NDLR.)

        Commentaire par Antiveuve — 15 décembre 2014 @ 12:32 | Réponse

        • Crois ce que tu veux, mais je sais que j’ai raison ! Quant à la bonne femme à laquelle tu fais allusion, c’est Marion Sigaut, historienne du XVIIIe siècle. Le jansénisme fut condamné par l’Église dès 1642, par la bulle In eminenti et non pas seulement en 1713, comme le pensent encore certains (bulle Unigenitus). Sur le plan politique, ce mouvement s’est violemment opposé à l’ultramontanisme jésuite, qui, eux, considéraient l’autorité du pape supérieure à celle des souverains. Quoique Sigaut s’en prend aux jansénistes plus pour des raisons religieuses — elle a en aversion la prédestination et ce qu’elle appelle la « tartufferie » de ces parlementaires arrogants — que pour leur opposition acharnée à Louis XV, qu’elle n’aime pas vraiment — elle l’accuse d’être un pédophile. Par ailleurs, elle ne cesse de dénoncer leur gestion criminel de l’Hôpital Général, institution censée, selon elle, prendre en charge les enfants trouvés et les jeunes filles perdues. Le problème, c’est qu’elle va plus loin dans ses accusations, vu qu’elle aurait démontré que ces enfants, certains étaient carrément arrachés à leurs parents, étaient livrés à la prostitution au sein même de l’établissement. Et comme le personnel était, pour l’essentiel, janséniste, bah, elle a vite fait le raccourci ! A ce propos, elle prétend que la fille de Damiens, le futur régicide, aurait été enlevée en 1750, puis relâchée après les émeutes qui ont secoué Paris en mai de cette même année. Or, des rumeurs circulant dans les bas-fonds parigots faisaient de Louis XV un amateur de très jeunes filles. Il n’a pas fallu longtemps à Robert le Diable pour imaginer ce qu’aurait pu être le sort de sa fille unique, prénommée Marie, dans les bras de ce pervers. Moins de sept ans plus tard, il aurait décidé de se venger en tentant d’occire le Mal-Aimé. Entretemps, il a beaucoup arpenté les couloirs du Parlement en tant que laquais. Il a d’ailleurs servi un temps le marquis de Marigny, frère de la Pompadour !
          .
          Je précise que je me suis contenté de résumer la thèse de Sigaut. Je ne la partage pas ! Sigaut a, en effet, développé une haine d’ordre talmudique envers les jansénistes, bien qu’elle se prétende françoise de souche depuis Clovis.

          (Tu vois que ça peut vite chauffer si on relance polémique entre jésuites et jansénistes. Revision voit dans la grosse Sigaut de Soral une crapule ou une ordure. D’où la question, Soral ne serait-il pas traître de la cause qu’il prétend défendre ? Je ne le juge pas, mais Savoyard ne vaut pas un kopek selon le Magyar. Quant à Louis XV, c’est affaire d’Issy ou d’Hercule Fleury, pomme de discorde toujours pas réglée. Je m’appuie sur certains séminaristes de Saint-Sulpice, mais maintenant qu’il y a nègres dans cet établissement, j’ai la trouille. Je veux bien combattre le mosaïsme, mais pas le vaudou, NDLR.)

          Commentaire par Antiveuve — 15 décembre 2014 @ 14:43 | Réponse

  2. Il m’arrive de me tromper, mais tu es enfin sorti du bois, là est l’essentiel. Vois comme je te ménage Antiveuve. Il va sans dire que je ne confonds pas Julot et Pfipfi, ce serait le comble.

    Commentaire par Danny — 15 décembre 2014 @ 13:56 | Réponse

    • Oui, j’ai vu. Tu es chef de horde et, à mes yeux, tu le resteras !

      Commentaire par Antiveuve — 15 décembre 2014 @ 22:30 | Réponse


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