Alain Guionnet – Journal Revision

12 décembre 2014

GAL, GALOIS, GALANT

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 18:26

Ça a chauffé mardi à Issy avec le diablotin. Guionnet soutint qu’il voit dans les Guadeloupéens aryens, car ils jasent français, tandis que béké serait tiré du jargon des matelots français, classes dominantes imposant toujours leur langage. Théoriciens racistes du dix-neuvième siècle ont emprunté vocabulaire des linguistes, pour le pire le plus souvent. Sémite sort d’Ancien Testament, d’après interprétation réformée sans doute abusive. Touranien est supposé signifier fils de bonne famille en langues turkes, mais nous n’avons pas trace de sa racine présumée tur. En revanche, Tours et tourangeau existent. Enfin aryen, prétendument tiré d’arya, fils de bonne famille en sanskrit, est vraisemblable.

Bref, on considère les races suivant leur langue ou leur morphologie. Guionnet en est resté sur ce point à leur langue. Son interlocuteur de mardi était métis basque bidon, car son patronyme viendrait de la région d’Aurillac, immortalisée par Gerbert d’Aurillac, premier et grand magicien savant françois qui revêtit tiare pontificale peu avant l’an mil.

François est d’origine latine, ce qu’on ne nous cesse de nous rabâcher, mais aussi franque, secondairement normande en ce qui concerne langage des marins. En même temps ki en kiènguisois nous suggère ci, tandis que gal signifiait grand en kiènguisois. Rien de plus facile à écrire que ce mot, simple trident. Or Gaulois n’existe pas, déformation de Galois. Voyez galant. Si vous êtes galant, vous êtes grand, comme le Galois, sans jaser du gala.

Idée ayant trotté dans la tête de Guionnet vendredi 11 décembre au soir. Tandis qu’il liquidait ses bouteilles en verre dans le bac approprié, il vit se pointer gueuse désireuse de jeter minuscule bouteille de jus de fruit. Galant, Guionnet lui céda la place, mais la gueuse avait six ou sept autres bouteilles dans son sac. Merde ! dit Guionnet, j’ai eu tort d’être galant. Tous deux rigolèrent. Comme quoi on rigole à Issy, on ne fait pas que cogner le juif hongrois.

Megs, évitez d’être trop galants.

On devine expression qui va sortir de cette affaire : il est meg le mec !

Papier reproduit sur toile par Pfister, bien qu’il ne soye pas galois mais boche. Toujours la même histoire, étrangers jugent souvent mieux les langues qu’autochtones. Pfister lui donne en même temps le cachet de Normale sup’, tout le monde étant désormais autorisé à voir dans le Galois grand homme, même s’il l’est moins que le prince kiènguisois.

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