Alain Guionnet – Journal Revision

6 décembre 2014

COURS DE SEMI-PATAPHYSIQUE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 21:33

Un Soral, ça va, deux sœurs Anne tu meurs. Il faut mettre un peu de DSRI dans son vin. Zemmour est glamour. Mieux vaut avoir un harem que d’être frappé du herem. Arrête ton char, charia ! Faurisson est hérisson, qui s’y frotte, s’y pique. Guerre est salutaire, paix traîtrise. Un Magog vaut mieux que deux démagogues. On va sucrer Cukierman. Meg est préférable à mégère. Entre-Boue est mieux qu’en pleine boue. Paris vaut bien une crêpe au sarrazin. Boche est lent de la caboche. Poutine est plus fort que deux bochines. Franc-maçon est roi des cons.

Notez avec quelle facilité on pourrait supprimer être dans les phrases qui précèdent. Rien de pataphysique dans nos propos, que nous tenons en faisant cuire nos patates, car pataphysique est tiré de patate. Mais ces dictons sont seulement semi-pataphysiques et ne nous poussez pas, s’il vous plaît, dans le discours pataphysique. Auquel cas nous dirions chaque médaille a son avers, antisémitisme n’a jamais cassé des briques, nous appellerions ki en gi ci en gui, etc.

Rapport entre boche et caboche fut âprement disputé mardi à Issy. Guionnet soutenait qu’on déchiffre parler en kiènguisois ka, de telle sorte que caboche signifie parle-bouche. Hélas ! son interlocuteur n’était pas d’accord, pas plus que Larousse d’ancien français, qui prétend : « caboce : (1160, formé de boce, bosse, et d’un préfixe ca-, expressif), bosse. » Mais qui va croire Laroussse ? tandis que le collabo français passait brosse à reluire sur les bottes du boche pendant l’Occupation. Rassinier aussi a ciré bottes d’un SS, il n’en eut jamais honte. Et puis, si ca- est expressif, il cause. D’autre part, il y eut parfois confusion entre boce et boche, en dépit de leur étymologie présumée distincte, boce ayant peut-être origine franque, boche latine (bucca). Boche n’avait qu’une seule acception, bouche, même si on croit comprendre joue dans un poème du onzième siècle, boce au moins trois majeures, par ordre décroissant bosse, bouton de la peste, bubon, plaie, ulcère.

Boche lent de la caboche est locution géniale, susceptible de nombreuses interprétations. Petit suppôt d’Aigle Noir a demandé pourquoi Fofo ne parle jamais du document URSS-008, qui a notamment permis au TMI de Nuremberg de dire que chambres à gaz homicide sont prouvées. Parce que Fofo a toujours voulu incriminer l’empire américano-sioniste en sa qualité de responsable du canular holocaustique, Union Soviétique ayant à ses yeux joué rôle subalterne. Mais ce sont les documents — soviétiques — que le TMI évoque dans son jugement, pas les aveux, ni les témoignages. Pendant très longtemps Faurisson ne parla pas d’empire américano-sioniste, mais il aurait pu le faire. En revanche, il savait que hoax signifie canular, mot auquel il préféra mystification, comme s’il avait souffert de boce dans les trois acceptions du mot : bosse, bouton de pestiféré, plaie.

Bosse de Faurisson n’est pas celle des maths mais de littérature. Il aime décortiquer, voire charcuter les textes, un peu comme un boucher, sa plus grande réussite étant son dépeçage du journal d’Anne Frank. Confirmation qu’on peut jaser de boce et de boche sur toutes sortes de sujets. Il n’y a là rien de pataphysique. Ni dans l’observation du caractère magique de l’initiale b à l’origine de la vie. Elle est celle du bébé, qui découvre vite les nombreuses utilisations de sa bouche, en laquelle il voit organe primordial. Ajoutez-y bobo en langage enfantin, bobard appris un peu plus tard à l’école, où il y a parfois bagarres, etc. Aussi b se trouve à sa place en deuxième position dans l’alphabet, juste après a, reine des voyelles.

Voilà ce qui arrive quand ça commence à péter un peu partout, Guionnet se planque. Après avoir été retraité, il a réssuscité en observateur nullement réviso. Avant de se rabattre sur histoire multiséculaire ou multimillénaire, car il sait que personne ne viendra l’emmerder sur ces terrains. Il a pourtant fait deux découvertes : argot n’a pas une étymologie, mais deux. Quant à la croix d’Anjou, elle date d’il y a cinq mils ans. (Même règle pour mil que pour cent : cinq mils ans, cinq mil un an.)

Actualité est cependant inquiétante : Cukierman assure que 2 000 juifs de France ont fait leur alyah en 2012, 3 000 en 2013, 6 000 en 2014. Il n’a pas bosse des maths et omet de préciser combien de ces émigrés sont revenus en France, terre de dispersion, où elle se fait couilles en or, comme a dit en substance une Israélienne, peut-être sabra vu son âge. À Créteil, ville colonisée par 23 000 juifs, bande de sarrazins auraient cambriolé, volé et violenté 3 juifs, fait divers que subissent tous les jours des François. Mais cela devient affaire d’État. Fantôme d’Halimi est ressorti de sous les fagots, tandis que les instigateurs de ces actes de barbarie ne seraient autres que Dieudonné et Soral. Dans leur hâte, les propagandistes oublient de citer Hervé Ryssen, devenu « antisémite » après avoir étudié histoire à université de Créteil. C’est là que ce gentil anar’ devint gudard. Même s’il n’a pas inventé la poudre, ce motard est correct, bien qu’il habite Levallois-Perret, ville ennemie d’Issy, conflits racials étant vifs dans ce département.

Diablotin a observé que Guionnet est privilégié à Issy, où il n’y a quasiment que des pâles, mais ça n’empêche pas le vieil de se débiner, de clamer antisémitisme n’a jamais cassé des briques. De mère bretoke, Guionnet serait bretoc conformément à loi juive ; il serait courageux. Il explose Riri, par exemple, qui prétend détenir record des condamnations pour délits de presse antijuifs avec ses onze minables sanctions, alors que Guionnet fut sacrifié trentaine de fois, sans qu’il ait jamais fait le compte, bien que son casier judiciaire 3 soye vierge à présent.

Guionnet est vieil, il voit en Riri semi jeune prêt à monter au casse-pipe après son étude d’histoire à Créteil, science étudiée par Robert et Blanrue. Entre eux et Guionnet, maître d’histoire, personne n’est d’accord, sauf qu’il n’y aura pas guerre. Ou bien pour le spectacle, à fleurets mouchetés.

Voilà coterie juive, tu as contre toi bande organisée. Descendre Guionnet, supposé maître d’orchestre par les grades supérieurs dits sages, ne résoudra rien. Tu le sais, ver est dans le fruit. Tu ne t’attendais pas aux attaques des pataphysiciens, mais les voilà. Guionnet se replie à la mongole. Il fait mine de se débiner afin de conforter l’ennemi, convié à penser bataille gagnée et à se décontracter, avant de se retourner contre lui et de l’anéantir, à coups de flèche et de sabre.

Meg, meg, meg, azt csinalunk! Expression intraduisible pour Google parce que frangyare. Nous pouvons la rendre par nous, nous, nous le ferons.

5 commentaires »

  1. Les bouffeurs de vie se croyaient en sécurité ici, en France. Les fourbes se croyaient tout permis, la République à leur botte, il semblerait qu’ils déchantent.

    Cukierman, qui ne sucre pas encore les fraises, se dit « désespéré », l’infortuné !

    Décidément la roue tourne, de plus en plus vite.

    Il est vivement conseillé de se rendre chez les intrépides Bretoks du site « Breiz Atao » pour y visionner l’émouvante vidéo, qui fend le cœur des plus endurcis.

    Commentaire par Danny — 7 décembre 2014 @ 21:21 | Répondre

  2. Kertesz de Buda:
    http://laregledujeu.org/2014/12/05/17809/imre-kertesz-premier-philosophe-de-la-shoah/

    Commentaire par Jules — 9 décembre 2014 @ 15:59 | Répondre

  3. Hello – je vois que tu continues de sévir. Bonne continuation ! Attila n’est pas mort malgré ce qu’on a pu me dire… Michel Trombetta

    (OK, j’ai pris ma retraite car ça craint et ne veux pas être accusé pour les conneries de Faurisson, mais je déteste le juif hongrois, que je sais beaucoup plus dangereux que le juif arabe, comme Zemmour. Au fort d’Issy, Attila rêve d’exploser le juif hongrois. Il méprise le juif allemand, second couteau, comme son coreligionnaire amerloque. Je suis calme, prends ma retraite face au juif allemand, car je pense à mes batoches, mais ai vieux compte à régler face au juif hongrois. Auquel cas je sors de mes gonds. Je suis prêt à guerroyer seul contre centaines de juifs hongrois. Je serai vaincu, mais aurai fait œuvre de martalék. Autrement dit, c’est le juif hongrois qui en prendra plein la gueule par la suite, NDLR.)

    Commentaire par Trombetta — 11 décembre 2014 @ 12:07 | Répondre

    • Ça me fait penser à un certain don Quichotte qui cherche ses moulins à vent. Toujours l’âme aventureuse et grandiloquente.
      Et où est passée la barbe sumérienne ? S’est-elle consumée aux discours pataphysiciens ?

      Commentaire par Trombetta — 11 décembre 2014 @ 14:22 | Répondre

  4. Correction d’une erreur d’appellation répandue depuis longtemps qui pourrait paraître inutile de faire ici, mais nous savons que seul le détail compte, et ce détail me tient à cœur.

    « Il n’y a pas de “croix de Lorraine” »
    Henri Moranvillé In Bibliothèque de l’école des chartes, 1901, tome 62. pp. 618-621.

    « Il est aisé de comprendre par quelle pente naturelle la Lorraine, devenue terre héréditaire de la maison d’Anjou, a pris l’emblème personnel de ses princes (Louis 1er d’Anjou, René 1er). Il ne faut donc pas dire « croix de Lorraine », lorsqu’on veut désigner la croix à traverse du roi René, mais « croix d’Anjou » puisque la Lorraine s’est bornée à adopter la croix (elle apparaît à Nancy et à Bar, seulement en 1435), image de celle qu’a accueilli, que conserve et vénère encore l’Anjou.»

    (Je ne me suis pas embarrassé de ces confirmations. Croix d’Anjou date d’il y a cinq mils ans, point barre. Son acception n’était pas religieuse mais politique, avec tout le respect qu’on doit au prince, NDLR.)

    Source : site Persée. Portail des revues de sciences humaines et sociales.

    Commentaire par Danny — 11 décembre 2014 @ 13:38 | Répondre


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