Alain Guionnet – Journal Revision

20 novembre 2014

BANALITÄTEN

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 13:55

Banalités, de base ajoute tout situationniste, ayant mal compris la signification de ce mot tiré du franc. Pas de la monnaie, mais du parler germanique. Précision destinée au bougnoul et au nègre, public de Soral — de banlieue —, comme Mathias Cardet, qui parle bien du rap et de son histoire. Le gars ne cause pas des cités, comme la prétendue grand presse, mais de la « street », quelle horreur ! Il comprend libertaire, mais pas libertin. Père de famille, il s’oppose au Sénégalois sergent recruteur de la charia, surtout pas du djihad, comme on dit vulgairement. Cardet ne sait sans doute pas que Mátiás fut roi illustre de Hongrie.

Vidéos du Parisien ce matin sur les « Français » chariatistes sont précédées de réclame pour Chanel, confirmation qu’islam dit radical est produit commercial. Mais ils brûlent leurs passeports avec fierté, ils ne sont donc plus français. Ils crachent sur France enjuivée et corrompue. Certains d’entre eux ont quitté la pizzeria où ils travaillaient pour prendre les armes, qui leur donnent impression de toute-puissance. Grâce à la charia, ils seraient hommes purs et durs n’ayant pas peur de la mort.

Il y eut de tout temps et presque partout, sauf en Assyro-Babylonie et en Chine notamment, gens à esprit guerrier, aimant la guerre pour l’exaltation qu’elle procure, tuer étant à leurs yeux plus jouissif que livrer des pizzas. Ou baiser une gueunon, plaisir éphémère auquel tout le monde n’a pas accès. Sarrazins ne risquent pas de souffrir de phimosis ou de paraphimosis, mais gageons qu’une partie des anciens Galois d’État Islamique en sont victimes. D’où leur désir de vengeance. Ce qui n’est jamais évoqué dans les médias, pas plus que par Soral.

Avril 2014, petit guide Alain Guionnet prend sa retraite, car ça craint trop. Notre temps est celui d’avant-guerre proche. Blanrue s’est mis en vacances fin juin, avant de remettre ça deux mois plus tard. Depuis jeudi 13 novembre, il n’a rien sorti sur son blog. Le titre de son dernier papier est désastreux : « Deux importants textes historiques de Blanrue sortent enfin en poche, dans une édition prestigieuse ! »

Quelle prétention ! Un moment bien accueilli par Bney Brit, encore récemment publié par Historia, Blanrue n’a jamais vraiment écrit histoire, mais c’est son boulot officiel. Son dernier livre, Jean-Marie, Marine et les juifs est succès commercial. Pour une fois, Guionnet a voulu le commander en librairie. Mais non, son pamphlet n’est diffusé qu’en grandes surfaces, à FNAC et Cultura, secondairement à Facta, du fils de Veuve Ratier, dont nous avons salué l’excellent papier sur Plenel.

Gageons que ça chauffe pour Blanrue avec le FN, dont les élus s’imaginent aussi élus que le juif, mais c’est faux. Il y eut affrontements entre Marine et Guionnet dans le passé, mais Guionnet n’attaqua pas la gueuse comme Blanrue. Elle avait peur de la camarilla juive, c’est tout.

C’est facile de taper sur Marine ou Zemmour, sur lequel s’acharnent Blanrue et Soral. Blanrue de façon alambiquée, Soral de façon plus directe, mais Zemmour n’a pas tout à fait tort. Bloc identitaire partage le point de vue de Zemmour sur la « remigration » des musulmans de France, dont la superstition est nuisible, comme celle des juifs. À un niveau peut-être comparable à celle des chrétiens réformés puritains, ce n’est pas à l’observateur de juger.

Quant aux camps de concentration pour chariatistes, ils sont envisagés. À Fresnes, ils sont internés dans un quartier qui leur est réservé. Mais ce n’est pas solution dans la mesure où justice ne suit pas. Un gars, invité à partir combattre en Syrie, n’y est pas allé. De mémoire, il fut condamné à deux ans de prison ferme. À notre avis, il eût dû être condamné tout au plus à prison avec sursis, délit d’intention n’existant pas.

Il y a des juifs parmi les juges, mais surtout des veuvards, maintenant aussi souvent des dames Pipi, parfois veuvardes ; comment voulussiez-vous qu’elles défendissent les intérêts de France ?

D’un côté vous avez le fat Blanrue, Soral et son lieutenant nègre de la street, de l’autre Revision, qui bombarde la masse à coups de subjonctif, à vous de choisir.

Reste l’ancien dissident Faurisson. Il est en forme, regardez-le sur télé Égalité et réconciliation, interrogé lors du procès qu’il intente en appel le 6 novembre au Démon et à une de ses journalistes qu’on appelle diablesse ou succube. Faurisson dit clairement pourquoi elle l’a insulté, pas diffamé, argu de la défense, car Chemin l’a traité de « menteur professionnel », de « faussaire » et de « falsificateur » sans dire pourquoi, auquel cas poursuites en diffamation fussent possibles. Il parle ensuite du tribunal militaire international de Nuremberg et de ses statuts uniques.

Enfin Fofo jase françois, ce n’est pas trop tôt. Il causait avant du « tribunal de Nuremberg », comme la presse, de la même façon qu’il employa toujours langage des vainqueurs américano-sionistes, souvent en l’assortissant de ses barbarismes maternels. Mais tribunals de Nuremberg sont très nombreux, alors que TMI est hors catégorie, comme on dit en cyclisme. Et mettez-vous à la place d’une jeune tête noire. Elle sait tribunal redoutable, tribunal militaire encore plus, elle imagine tribunal militaire international terrible. Elle a raison.

Faurisson va plus loin, il demande à un moment « c’est-i pas mignon ? » À un autre, « je suis dans la galère révisionniste » ; à la cadène peut-on ajouter, chaîne en moyen françois. Preuve qu’il jase françois malgré les apparences qu’il a données pendant grande partie de sa vie, quand seules sa secte et une petite bande le soutenaient. Plus de 47 000 visions de ce court-métrage à ce jour, quel record ! Faurisson a vu dans la toile libération, ou bouffée d’oxygène, quand on considère qu’il fut enfermé dans une chambre à gaz pendant « soixante ans », comme il dit, surtout pendant quarante ans en réalité, quand il commença à démolir publiquement la chambre à gaz.

Cardet apparaît à l’écran. Il parle mieux français que quand il cause du rap. Il dit quelques mots allant à l’essentiel. Il est là, entre autres, au cas où nervis de LDJ viendraient chercher noises à Fofo, ce qui est presque inconcevable, CRIJF y étant opposé, surtout que cette affaire oppose Faurisson et le Démon, tandis que CRIJF fait confiance à la justice, qui a toujours servi ses intérêts, sauf sous l’Occupation, bien que certains de ses dirigeants collaborassent avec le régime de Pétain.

Cette télé a bien sélectionné les propos de Fofo, qui a tendance à palabrer pendant des heures, comme tout professeur de lettres. Blanrue avait déjà fait tri de ses dires dans son film « Un homme », au titre maçonnique. Mais il est longuet et forcément Fofo coupe par moments les cheveux en quatre. Il parle de lui et part du jugement du TMI de Nürnberg pour donner son interprétation de la persécution du juif par le régime hitlérien, quelle erreur ! Car tout le monde se fout de ce qu’a dit le TMI, c’est ce qui s’est passé qui nous intéresse.

La façon dont le régime hitlérien a prétendu régler la « question juive » est claire dans ses grandes lignes, mais moins dans ses conditions d’application. Mortalité des cinq premiers convois de juifs étrangers déportés de France pour motif racial à Auschwitz fut énorme dans les mois qui suivirent leur arrivée en 1942, alors que tout le monde s’accorde sur le fait qu’il n’y avait pas de chambre à gaz à Auschwitz à ce moment-là. Le typhus dont parle Faurisson a bon dos. Il fit des ravages en été, surtout au mois d’août, mais pas au printemps.

C’est là une des raisons pour lesquelles des révisos prennent leurs distances avec Faurisson. Bien sûr, il n’exista pas de chambre à gaz homicide pour liquider le juif, tout le monde le sait, mais cela ne nous apprend rien sur les conditions d’application du plan d’expulsion (Ausrottung) du juif. Eh oui, on ne peut pas faire du mot à mot quand on traduit langues, y compris aryennes entre elles. Voyez les problèmes de Google dans ce domaine, ses versions aboutissent parfois à contresens.

Heureusement, Cardet redécouvre argot. Il parle tantôt de bif, abréviation de bifton, tantôt d’oseille, pour désigner l’argent ; mot impropre, puisqu’il s’agit d’un métal. Encore qu’argent fût très prisé au troisième millénaire avant notre ère et que c’était monnaie d’échange, compte tenu de son poids et de sa pureté. Temps révolu, puisque nous vivons sous le diktat du papier-monnaie et du capital fictif. Mais ça fait plaisir de voir nègre découvrir argot, comme de voir Faurisson commencer à jaser françois.

De là à envisager restauration du royaume d’Argot, il n’y a qu’un pas. Encore que seul royaume de France ait disparu, pas royaume d’Argot, il n’a donc pas besoin d’être restauré mais revitalisé. Ancêtres de la mère de Faurisson et de Cardet n’ont pas connu cet État dans l’État lors de sa fondation au début du dix-septième siècle, vraie origine de la dissidence. Ancêtres de Soral non plus, car ils étaient savoyards, donc barbares.

Or quiconque envisage sérieusement réconciliation nationale doit commencer par dater dissidence du début du dix-septième siècle et de la fondation du royaume d’Argot, quand écoliers débauchés s’allièrent aux gueux contre le pouvoir totalitaire. C’est Chomsky qui traite France de pays totalitaire, il a raison, France étant totalitaire depuis l’Ancien Régime, sinon avant. Or qui est Faurisson, sinon un écolier débauché ? Qui est Cardet, sinon un ancien taulard ? Faurisson aussi a goûté à la mate, mais y passer quinze jours compte peu, surtout qu’il n’était pas droico.

À ce sujet, martyr par vocation Reynouard vient de se voir condamner à six mois de prison ferme pour avoir détourné quinzaine de dessins du monstre Riss de Charlie-hebdo, périodique proche de la faillite.

Mais tant va la coupe à l’eau qu’à la fin elle se casse. On commence par moquer, par faire mine de rigoler devant les innombrables condamnations des résistants à la pensée unique, puis on sort de ses gonds.

3 commentaires »

  1. http://www.liberation.fr/societe/2014/11/21/qu-est-ce-que-la-haine-aux-yeux-de-la-justice_1146810

    (Papier à deux tiroirs. Le meilleur : haine est sentiment, à ce titre non répréhensible. L’horrible : Libération sait que le délit d’incitation à la haine n’existe pas, mais bombarde tout le monde avec ce barbarisme, que reprend le stupide Soral. Or il est uniquement question de provocation à la haine en droit français, ce qui exige qu’elle soit clairement constituée. Même idée en droit germanique, qui parle d’excitation du peuple. Avec cette distinction que le droit teuton est héritier du deuxième Reich, qui continuait de condamner l’excitation du peuple à la jacquerie. Et il y eut glissement sémantique, jacquerie ayant été transformée en haine. Mais jacquerie est soulèvement, phénomène concret, alors que haine est sentiment auquel tout le monde est autorisé. Et puis, qui excite le plus le peuple à la haine ? Bernard-Henri Lévy, ce faiseur de guerres ? Laurent Fabius, qui dépassa les bornes dans ses attaques du Lion de Syrie au nom de la France, qui n’a rien à voir dans cette affaire ? Qui intéresse Israël en revanche. Sans parler de la LICRA, championne entre toutes les ligues de vertu en provocation à la haine, point sur lequel s’accordent tous les dissidents. Journalistes de grand presse, menteurs professionnels comme les avocats et les hommes politiques, sont de plus en plus attentifs aux dires de la presse dissidente. Ils ont longtemps tenu Revision pour championne dans ce domaine. C’est le cas en matière de loi sur la presse française, mais aussi germanique ou hongroise. Et le récent rappel par Revision que le délit d’incitation à la haine n’existe pas est peut-être à l’origine du bombardement de Libération hui, NDLR.)

    Commentaire par jules — 21 novembre 2014 @ 09:38 | Répondre

  2. L’argot fait son apparition dès le XIIIe siècle, dans les bas-fonds parigots. Mais c’est en 1455, avec l’arrestation et le jugement, à Dijon, des Coquillards (bande de détrousseurs de pèlerins) que l’argot — alors appelé jobelin — est officiellement mentionné. Poète Villon s’en est inspiré pour l’écriture de ses Ballades en jargon. On est donc 173 ans avant la parution du fameux dictionnaire d’Olivier Chéreau (1628). Mais ce n’est qu’à l’époque de Cartouche (début du XVIIIe siècle) que l’argot trouvera alors sa consécration.

    Soit dit en passant, lieutenant banlieusard de Soral s’appelle Cardet et non pas Cordet !

    (Et vlan ! nouvelle note de lecture, mais il faut se méfier comme de la peste de ce qu’on peut lire sur toile, où, comme à l’université, les auteurs se copient les uns les autres. C’est en sens inverse qu’il s’agit d’avancer. On ne part pas du présent pour étudier le passé. Même erreur que Faurisson, qui part du TMI de Nuremberg, qu’il corrige, alors qu’il s’agit de partir du dix-neuvième siècle, avant d’avancer pas à pas jusqu’au régime hitlérien, puis année après année, surtout pendant la guerre, en ce qui concerne histoire du sionisme et de l’antijudaïsme, qui ne fut pas partout identique, en Germanie et en Hongrie notamment. Sans parler de Pologne, que je connais mal. Tu prétends qu’argot apparut dès le treizième siècle dans les bas-fonds parisiens. Doubleplus faux, car le mot argot n’existait pas, pas plus que son royaume. Et pourquoi le jargon serait-il né à Paris ? Il fut d’abord en usage dans l’ensemble du pays d’Oïl. Je jase de jargon, ou iargon, mot incontestablement en usage avant l’apparition d’argot, nom tiré d’Argos, tandis que jobelin est tiré d’une pièce judiciaire, n’ayant pas plus de valeur que les documents représentés au TMI. Tu dis ensuite sottises. Nous ignorons l’année de parution de Iargon ou langage de l’argot réformé, mais cet ouvrage date des années 1610, comme le confirme l’écriture de iargon. Que BN ne dispose que d’une édition postérieure, de 1628, n’importe pas. En tout cas cela n’autorise pas ton idiot calcul de 173 ans. Et puis le presumé tourangeau Chereau, que d’aucuns pensent s’être appelé en réalité Cherreau, n’a pas écrit un dictionnaire, mais un opuscule suivi d’une création originale, mi index des mots d’argot cités, mi dictionnaire d’argot. Que d’erreurs en quatre lignes ! Signes de ta feignantise de toileux. Tu me corriges sur Cardet, très bien, mais écris Ollivier Chereau, s’il te plaît, NDLR.)

    Commentaire par Antiveuve — 21 novembre 2014 @ 11:59 | Répondre

    • Oui, je me trompe quand ça t’arrange ! Libre à toi de ne pas me croire, mais moi j’abandonne le navire. Adishatz!

      (Enfin aveu. Adishatz, adieu, au revoir, est mot de patois occitan. Comme Ollivier Chereau, qui aurait signé son œuvre anonyme de façon partielle et subtile, Antiveuve se dit occitan, d’où son incompréhension du jargon et de son histoire, car il fut créé au pays d’Oïl. Même si opposition entre langues d’Oïl et d’Oc est souvent exagérée, voyages et échanges entre gens des deux « pays » étant depuis très longtemps avérés. Et puis la question n’est pas de croire, comme se l’imaginent maints catholiques romains, mais de tenter de savoir. Toile est révolution comparable à celle de l’imprimerie. En quelques clics, on communique avec qui on veut, quand on veut. On croit pouvoir s’informer sur tout et n’importe quoi, sauf qu’histoire est science, pas affaire de copiers-collers. En Occitanie, il n’y a pas de BN, mais Iargon ou langage de l’argot réformé se trouve en ligne. Rien de plus facile que de s’apercevoir qu’il ne s’agit pas d’un dictionnaire, prêté à Ollivier Chereau sous toutes réserves, NDLR.)

      Commentaire par Antiveuve — 21 novembre 2014 @ 18:12 | Répondre


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