Alain Guionnet – Journal Revision

2 octobre 2014

ENFIN NORDAU

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 15:56

Le barbon n’y croyait plus, jusqu’au coup de foudre de ce matin. Ce n’est pas Zeus qui l’a lancée, mais Mohacs, dont le pseudonyme a donné naissance au « diminutif » Mohacsounet, petit Mohacs. C’est la moindre des choses, car le gars n’est pas mohacsois, il n’est même pas magyarisant ! Oh ! il s’intéresse à cet idiome argotique, il en connaît peut-être centaine de mots, qu’il sait lire, écrire, mais rarement bien prononcer. Mohacs est présumé massisois. Il passe grande partie de son temps à fouiner sur la toile, et il vient de découvrir le numéro de Revision reproduisant le texte intégral du discours de Südfeld dit Nordau au premier congrès sioniste de Bâle de 1897. Tout y est, couverture, illustrations, index des noms cités. Au premier coup d’œil, petites altérations de mise en page, que l’éditeur a modifiée. Contrairement à ce qu’on lit, il n’y a pas de trait d’union à Zustimmung, il provient d’une coupe forcée en fin de ligne destinée à supprimer des blancs. Idem pour la signature de l’auteur Max Nordau, qui ne se trouve plus au fer à droite, contrairement à l’usage.

Revision a publié deux excellentes traductions du germain. La première de Dühring, où ce socialiste traite de la nuisance de la race juive, la seconde de ce fameux discours. Comment le piètre bochisant Guionnet est-il parvenu à ces tours de force ? En maîtrisant peu ou prou trois jargons : historique, politique, administratif. En revanche, il est perdu dans une maison. Il sait dire cuisine, mais pas casserole. Nul en littérature, c’est à peine s’il arrive à lire les contes de Grimm. Quant aux noms d’arbres et de fleurs, n’y pensez pas, il est médiocre en français, archinul en boche. En revanche il comprend dans leurs grandes lignes les papiers de la FAZ et du Spiegel, ainsi que les livres traitant de l’Holocauste. Y compris ceux des fonctionalistes qu’il a parcourus à l’université d’Asnières. Il a en outre un joker : un alsaco qu’il sort de sous les fagots quand il bute sur une locution.

Pour ce discours, il disposait de trois autres avantages. Il venait d’être traduit en français par une association de traducteurs professionnels, après que des extraits l’eurent été précédemment, qu’il a facilement trouvés à la bibliothèque d’Alliance israélite universelle. Il s’agissait alors de tout comparer et vérifier. Il connaissait aussi assez bien vie et œuvre du polémiste, médecin surtout journaliste de presse germanique, auteur de livres, par exemple sur la décadence fin de siècle, ou encore de pièces de théâtre de boulevard. Enfin et peut-être surtout, Guionnet fut en contact à Paris et en Hongrie avec des descendants de néologues juifs hongrois dont il connaît certains tics et trucs. Il eut des accrochages avec certains d’entre eux, sans aucun échange de coups.

Or les pères du sionisme contemporain, Herzl et Südfeld, étaient fils de néologues juifs hongrois. Enfants, il furent gâtés à Pest, comme le relate Nordau, beaucoup plus prolixe sur sa jeunesse que Herzl, juriste illuminé et paumé. Expérience et connaissance que n’avait pas la traductrice professionnelle ritale qui fit le boulot. Elle ouvre rarement  dictionnaire et traduit au fil de la plume. Elle passe cependant longtemps a traduire certains mots. Elle a buté cette fois sur anaérobie. Respectueuse du germain et du français, elle a vainement cherché forme adjectivale d’anaérobie en français. De mémoire, elle a parlé d’« êtres anaérobie ». Pourtant Le Pen avait indiqué voie à suivre. Faute de forme adjectivale de SIDA, il jasa de sidaïque. En 2008, confronté au même problème, Guionnet a vite tranché : êtres anaérobiques ! Quel soulagement ! C’était à un François d’effectuer cette dérivation, pas à un étranger. Aussi la traductrice ritalingue a eu raison de causer d’« êtres anaérobie », bien que cette cette locution heurte l’entendement. En parlant de microbes (anaérobiques), dictionnaire des termes techniques de médecine va à l’essentiel, aussi Nordau aurait pu dire microbe anaérobique, auquel le juif serait comparable. Ce qui a échappé à Hitler, qui a traité le juif de tous les noms (pou, termite, etc.), mais pas de microbe anaérobique, comme le lui avait suggéré Nordau.

Question cuisine, pour rendre Judenthum, comme on écrivait à l’époque, judaïsme, pas de problème. Mais Judenheit ? De mémoire, la pro’ a rendu ce mot par judéité. Aussitôt l’historien saute au plafond. Judéité ou judaïté n’existait pas en 1897. Judéité fut inventé par Memmi en 1961. Mot novlangue que Revision n’a jamais employé, lui préférant judaïté, qu’elle a fini par imposer dans l’usage (comme ce sera le cas pour fonctionaliste, pas avec un seul n, puisqu’il y en a deux, mais avec deux au lieu de trois). D’où le choix de juiverie, en usage en 1897, sans que ce mot fût péjoratif, comme l’attestent les nombreuses rues de la Juiverie. Étant entendu que les juifs se rassemblaient autrefois d’eux-mêmes dans une rue ou un quartier sans y être contraints, comme c’est le cas à Sarcelles. Mais ce n’était pas suffisant, Guionnet a indiqué Judenheit entre parenthèses pour que les choses soient claires. Truc d’historien, par de traducteur professionnel.

Le clou du discours se trouve à la fin. C’est un médecin qui parle, dans son jargon. Il a fait découvrir à Guionnet les êtres anaérobiques, anaérobie étant manitenant en usage en milieu sportif. S’ensuit notre interprétation : Nordau a conçu la chambre à gaz homicide destinée au goy récalcitrant dans ce discours. Point n’est besoin de faire gros effort d’imagination pour cette déducttion, simple transposition, limpide pour le juif hongrois.

Cette soudaine mise en ligne s’explique peut-être par deux raisons. 1°) Guionnet ayant pris sa retraite, c’est presque comme s’il était mort, et nombreux sont les auteurs dont l’œuvre est « découverte » après leur décès. 2°) La demande d’écrits antijuifs croît, de préférence de qualité. En plus, l’auteur n’est autre que Max Nordau.

Mais les choses sont plus simples, l’éditeur étant Lenculus, connu pour son snobisme. Il a raison de sélectionner bonnes études de Revision, il y en a d’autres. Nous attendons réactions de Reynouard, Soral et autres. Non, dira peut-être Reynouard, Nordau parle des microbes anaérobiques, pas de chambre à gaz homicide. Excité par les menaces qui lui sont faites, le maître de sport de combat Soral appréciera mieux la nature de la menace : « C’est presque pire que Protocole des sages de Sion et c’est signé ! clamera-t-il. Je dis la franc-maçonnerie satanique, car je ne prends des gants que quand je monte sur le ring. Je vais cogner Nordau sans mes gants ! »

Voici belle ouvrage :

Nordau Max Simon – Discours de Max Nordeau Ö BÉle

Après troisième coup d’œil sur l’édition Lenculus, deux petites shoahs sont observées. On se demande d’où il sort certains traits d’union, non plats mais ascendants. Fantaisie d’éditeur, désireux d’élever la pensée du lecteur ? Quand on s’appelle Lenculus, ça se comprend. Dans sa mise en page, au moins trois coupes des notes en pied de page, c’est trop ! Nonobstant, Revision lui donne la mention bien -, après avoir songé à assez bien +, mais tout le monde connaît la sévérité de sa direction, que d’aucuns trouvent injuste. Et puis, politique de relance par la production oblige, il s’agit de donner nonos à Lenculus, tandis que Guionnet a commis imperfections. Il en a noté une ou deux dans les notes et sans doute pas décelé d’autres, aussi se donne-t-il la mention bien +. Il hésite avec très bien – ; à vous de juger, en dépit de vos lacunes en boche. Tout le monde en a n’importe comment.

2 commentaires »

  1. Mais quel est donc cet embrouillamini, mon doux barbon ? Serais-tu saisi de la fièvre tierce ou quarte, pour délirer pareilles divagations ?

    (Je t’ai allumé, Pfipfi, aussi t’autorisé-je à répondre, surtout que « doux barbon » est gentil, mais « fièvre tierce ou quarte » ne colle pas. Je risque beaucoup plus d’être atteint de fièvre obsidionale au fort d’Issy, avec ma crainte de l’anaérobie. Surtout que CRIJF et ambassade d’Israël m’assaillent. Mais passe à table, je te soupçonne d’être sérieux bochisant, ai-je tort ou raison ? Je suis Shakok en boche, je pédale, je pédale, bien que de loin supérieur en cet idiome à maints natios, révisos ou nazebroques. Le François ignore souvent langues étrangères, lacune. J’ai prétendu que Mohacsounet savait lire et écrire centaine de mots magyars pour le flatter, dans ma politique de relance par la production, mais n’en crois rien. Il déteste le rosbif, ce qui se comprend, mais il est médiocre sinon nul en langues étrangères, en dépit de son talent de fouineur. Et il te complimente. Selon lui tu ne ferais pas de coquille, contrairement à lui. Mais c’est facile quand on envoie message d’une ligne en renvoyant l’ascenseur. Je te traite de barjo, tu m’accuses de divaguer ; ça peut durer longtemps comme ça et tout le monde s’en fout. Aussi t’accusé-je maintenant de stérilité. Tu as incontestablement capacités, mais montre-les ! T’es dingue mais pas idiot. Dis-nous si tu bochises sérieusement, Aigle Noir ayant besoin de suposts. Pas d’archisupost [les scribes qui écrivent les dictionnaires sont ravis à la lecture du sit. Ils peuvent désormais jaser d’anaérobique, bochiser, fonctionaliste et sit], NDLR.)

    Commentaire par Edouard LAFEUILLE — 2 octobre 2014 @ 18:12 | Réponse

  2. Es-tu nu lorsque tu rédiges tes textes, Alain ?

    (J’aimerais bien, mais ne peux le faire qu’en été, or j’étais à la retraite cet été. Surtout pour l’hygiène de la muqueuse de mon prépuce, qui se trouve ainsi protégée des microbes anaérobiques, qui ne peuvent vivre au contact de l’air. En disant cela je m’inspire du dictionnaire des termes techniques de médecine Garnier Delamare, pas de Robert, en qui j’ai moins confiance sur le sujet. Le mot anaérobie est prêté à Pasteur, aussi personne n’a apparemment songé à former l’adjectif anaérobique après sa mort. Autre précaution, je porte caleçon la plupart du temps, car il me protège mieux de l’anaérobie qu’un slip, plus serré, limitant la circulation de l’air et, comme c’est bien connu, préjudiciable à la virilité. Il m’arrive aussi parfois de laisser ma braguette ouverte, non pour mieux aérer ou ventiler ma verge et mon prépuce, verbes nullement synonymes qu’emploient les spécialistes des chambres à gaz, mais par oubli. Ces précisions vont te passionner, Pfifi, alias Alex Revision de Stormfront, mais aussi de nombreux lecteurs. Je m’inspire à présent de Mirabeau plus que de Voltaire. Eh oui, j’essaye de me mettre à ta portée de normalsupien, NDLR.)

    Commentaire par Alex Révision — 2 octobre 2014 @ 18:20 | Réponse


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