Alain Guionnet – Journal Revision

1 octobre 2014

SOCIALISME NATIONAL

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 15:24

Cet été, Alain Soral et Vincent Reynouard sont devenus ouvertement nationals-socialistes, ou nationau-socialistes (comme chevau-légers), mot d’origine française tiré du germain.

Hélas ! Soral et Reynouard suivent mode langagière dominante. Comme les travailleurs de Renault qui formèrent syndicat national-socialiste quand l’entrreprise était régie nationale. Ils étaient tantôt d’accord avec les revendications de la CGT, tantôt pas. D’aucuns parlèrent sans doute entre eux de socialiste national, conformément à la grammaire française, mais ils avaient été marqués par la politique socialiste nationale germanique qui n’eut pas d’équivalent en France, sinon la révolution nationale du maréchal Pétain, sorte de caricature.

D’un autre côté, Soral critique le militantisme de 1968 à nos jours, après avoir été tour à tour membre du Parti communiste et du Front national. Il accorde une large place au gauchisme, en augmentant ses propos d’une riche documentation filmographique, tout en parlant peu de lui, ce qui est appréciable. Il décrit l’itinéraire en dents de scie de Bernard-Henri Lévy, du gauchisme au mondialisme du capital financier, augmenté de bellicisme. Apparente contradiction, moins surprenante qu’on imagine parfois. Il alpague aussi des trotskards, qui ne sont pas tous dirigeants du Parti socialiste. Comme l’un d’eux, qui soutenait mordicus le bobard amerloque de 2003 sur les armes de destruction massive dont aurait disposé Irak.

Menaces et attaques portées à Soral l’ont stimulé. Il coupe peu à peu son cordon ombilical le liant au marxisme. Il diversifie ses propos, verse même dans l’ésotérisme via Guénon, tout en dénonçant la Veuve, qu’il juge satanique en s’appuyant sur des propagandistes amerloques. Ce qui pose au moins deux problèmes. Après avoir dit la maçonnerie satanique, il n’y a rien à ajouter. Prise de position comparable à celle des partisans d’État Islamique quand ils traitent les yézidis de satanistes, au motif qu’ils ne croient pas à l’enfer. Ensuite, Lucifer et Satan ne sont pas synonymes. Quand Roger Peyrefitte titra son brillant ouvrage Les fils de la lumière, il faisait allusion à Lucifer, cet ange déchu, pas à Satan. Histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein, Lucifer ayant d’abord été ange puis démon. Confusion de Soral pouvant lui être préjudiciable, car toute mauvaise langue dira qu’il a voulu faire le ménage autour de lui, en éliminant ses concurrents « satanistes » Paul-Éric Blanrue, Emmanuel Ratier et Dieudonné, en partant du principe que tout petit maître de la Veuve demeure frangin toute sa vie.

Exemple de la façon dont Soral s’enferme dans les mots comme dans une prison : ayant découvert l’importance de la religion, il ne parle désormais plus que de foi, jamais d’idéal, mot laïque. D’une part, parce qu’il juge la prétendue laïcité de la Veuve satanique, d’autre part parce que la dénonciation marxiste de l’idéalisme petit-bourgeois est entrée dans ses gènes.

Avantage cependant, en diversifiant ses propos, Soral formule quelques observations économiques. Sur la baisse tendancielle du taux de profit chère à Marx, en partie vraie, mais qui gagnerait à être précisée, voire révisée. Mais aussi sur Keynes, dont l’étude est obligée en science économique, étant entendu que sciences économique et politique sont expressions assez loufoques. Pour les idiots et maints dirigeants du Parti socialiste, tantouze Keynes aurait résolu la grande crise de 1929 avec sa théorie de la relance par la consommation, quelle imposture !

Elle appelle contredit : le Troisième saint empire romain germanique pratiqua avec succès politique de relance par la production, comme l’expose maladroitement Reynouard sans employer cette locution. Il omet aussi d’évoquer le rôle capital joué par le service du travail dans l’affaire. Reynouard a cependant étudié le boche en prison, comme il l’avait annoncé. Il jase de la NSDAP, acronyme de Parti socialiste national ouvrier germain. Or Guionnet a pu évoquer le NSDAP dans le passé. Reynouard a raison, Partei étant féminin, mais la francisation de Guionnet est compréhensible.

Partei est tiré du français, comme Nationalsozialist. Le boche a noté l’homophonie de parti et partie, mots de même souche. Mais le suffixe i n’existe pas en germain, contrairement à ei, qui régit le féminin. Or le boche cherche depuis longtemps à simplifier l’usage des trois genres de ses noms, de telle sorte que suffixes ung et ei entraînent le féminin, comme ion et ie en français. Illustration : Bäckerei, boulangerie. De telle sorte qu’on peut voir en Partei traduction de partie.

Autre progrès de Reynouard : il montre, document à l’appui, que Sobibor était un Durchganglager, passage-camp, mot connu des jeunes enfants. Ou camp de transit, locution ayant prévalu en français. En revanche, il a tort de dire que les révisos n’ont pas de preuve que Sobibor fut camp de transit, car des détenus juifs présumés morts à Sobibor furent internés en Russie après leur décès. Phénomène pataphysique.

Les remarques de Reynouard sur la diversité d’opinions des membres de la NSDAP sont fondées en revanche. Ils n’étaient pas obligés d’aimer l’imbécile propagande de Rosenberg, tandis que Hitler avait interdit à la presse de publier citations de Mon combat, dans le but présumé de ne pas ériger son livre en doctrine intangible. Seulement, le pédagogue Reynouard est excessif. Un internaute, ou toileux, a trouvé Reynouard stalinien après qu’il eut vanté le dirigisme hitlérien. Il n’avait pas tort, car Reynouard a omis d’évoquer la place du libéralisme dans la société hitlérienne, hormis au plan des idées. Mais il existait dans la vie économique, pas seulement micro-économique, en matière artistique, ou encore de création, comme l’atteste le grand nombre de brevets industriels déposés, qui furent ensuite pillés et exploités par les alliés. En réalité, le régime hitlérien était à la fois dirigiste et libéral, comme l’avait préconisé Lénine à la fin de sa vie. Modèle actuellement suivi en Chine, dont on voit les résulats.

Autre avantage du régime SN dont personne ne parle : la réduction de la corruption, qui mine les sociétés démocratiques, avec leurs assemblées parlementaires qui remplacent de plus en plus politique par morale, l’escroc brillant par sa propension à donner leçons de morale.

Reynouard parle plus de lui que Soral, pour raisons compréhensibles. Saisies, pauvreté, gardes à vue, prison sont insupportables pour un ingénieur fils de médecin. Reynouard et Fofo sont tous deux en quête de postérité, tandis que leurs discours divergent. Celui de Fofo est inscrit sur papier-musique, il ne change pas d’un iota, ou presque. Celui de Reynouard est plus déconcertant. Il fut sédévacantiste, il ne l’est plus, ni même catholique romain. Il avoue à demi-mots avoir dit bêtises sous la pression. Trois procès l’attendent, où il risque prison ferme. Surtout en province, où les p’tits juges ont la main lourde dans l’espoir d’une promotion, être nommés magistrats hors classe en région parisienne par exemple. Reynouard est en outre modérément antijuif, contrairement à Faurisson, plusieurs fois frappé au cœur par des juifs, comme il l’a récemment exposé.

Reynouard et Soral sont peut-être précurseurs d’une nouvelle forme de socialisme national ayant des répercussions au Front national, comme l’assure Manuel Valls en ce qui concerne Soral, aucune majorité électorale ne pouvanr être constituée en l’absence de discours social, au moment où celui d’UMPS est œuvre de bonimenteurs. Soral gère mieux ses affaires que Reynouard, plus isolé et dans le pétrin, attachant trop d’importance à sa propre opinion. Laquelle est en grande partie leurre médiatique, car l’avis des gens compte peu, seul importe leur comportement. Luc Pfister dit âneries ? Oui, mais surtout pendant son temps libre, moins dans son travail de fonctionnaire, aussi est-il absous. Reynouard en dit aussi ? Oui, mais pas toujours. Il est cependant doublement coupable, parce qu’il cherche à toucher grand public, après s’être longtemps adressé à des fonctionnaires, qu’il ne faut surtout pas déranger au nom de la raison d’État.

Convaincu de détenir la vérité, Reynouard verse dans la caricature, comme s’il parlait à des enfants. Il ne dit pas un mot du plan Orient, sinon en le résumant par le Protocole dit de Wannsee, dont il a un jour garanti l’authenticité, à tort. C’est à peine s’il se rattrape quand il fait allusion au caractère improvisé de certaines mesures hitlériennes. Il dit aussi que le parti fut tantôt opposé, tantôt favorable au travail des femmes. Nous croyons comprendre qu’il fut opposé au travail des femmes avant-guerre, auquel il devint favorable pendant la guerre. Mais à quelle date ? Pareille lacune est signe de son amateurisme en histoire.

Soral semble quant à lui avoir récemment découvert existence d’histoire. Il s’est aperçu que près de 95 % des rabbins furent longtemps opposés au sionisme, mouvement profane à leurs yeux. Mieux vaut tard que jamais, alors que les juifs ne cessent de le dire et le répéter. Quant aux faits que Tivadar Herzl fut tué par les sionistes, ou que Südfeld dit Nordau conçut la chambre à gaz homicide en 1897, destinée au goy résistant à la domination juive, Soral n’en parle pas. Il donne l’impression d’avoir lu des abécédaires sur l’histoire juive, comme sur Keynes et Guénon. Il lui est conseillé, comme à Reynouard, de parler de relance par la production, par opposition à relance par la consommation, et de souligner que régime hitlérien fut à la fois dirigiste et libéral. Il existe quelques ouvrages de qualité à ce sujet, comme ceux de Götz Aly et des fonctionalistes en général. Hélas ! Faurisson voit en eux des concurrents déloyaux ménageant chèvre et chou.

Il a en partie raison. Mais négation des chambres à gaz homicide n’est pas alpha et oméga de cette page d’histoire. Quant au manque de loyauté du fonctionaliste, il s’explique par sa bochitude lui permettant de bien comprendre les documents d’archives qu’il consulte. Ce qui n’est pas évident, y compris pour le Germain, dont la langue contient de nombreux jargons. La signification de Durchganglager est limpide, comme on l’a vu. Celle de Judenviertel, quartier juif, également. Mais que penser de Ghetto, apparent barbarisme en jargon SN, figurant dans un document de la SS que nous savons en grande partie authentique ? Que certains passages auraient été falsifiés par les vainqueurs ? Qu’il y eut glissement sémantique ? En 1943, son auteur aurait employé le mot juif de préférence à Judenviertel, vu qu’il était prévu qu’il n’y eût plus un seul quartier juif sur le territoire de l’empire germanique d’abord, du Gouvernement général ensuite, nom une fois encore piqué au français. Le mot Ghetto n’était d’ailleurs pas juif, car ayant depuis longtemps été germanisé, Große Brockhaus en donnait même l’étymologie controversée. Ajoutez à cela le bouleversement des toponymes. Pour les noms de villes, passe encore, on arrive assez facilement à s’y retrouver. Mais c’est plus difficile pour les noms de régions, dont une n’est toujours pas clairement délimitée. Domaine dans lequel l’historien boche s’y retrouve beaucoup mieux que son homologue français, surtout quand il est piètre bochisant. A cela s’ajoute que lecture d’engluche est beaucoup plus aisée pour le boche que pour le François, déconcerté par les adverbes germano-saxons. A la réflexion, pour une fois Faurisson a raison. Le fonctionaliste est concurrent déloyal du réviso. Il ménage en outre chèvre et chou.

Deuxième fois que Guionnet dit Faurisson a raison. Il colla d’abord papillon de Vieille Taupe « Faurisson a raison : les chambres à gaz c’est du bidon ! » slogan repris à la manif’ du Jour de colère près de vingt-cinq ans plus tard. Bien qu’à la retraite, Guillotine est comme Édith Piaf, il ne regrette rien.

Que peut signifier à présent relance par la production ? Pas la même chose que sous Hitler, sous le règne de grande industrie. J’ai traduit à tort Arbeit macht frei par Le travail rend libre. Travail rend libre aurait suffi, car travail fut sanctifié ou sacralisé par le régime hitlérien, mais j’ai cédé à la mode française qui veut qu’un travail et le travail n’aient pas même signification, le travail étant valorisant. Distinction capitale en français et en hongrois, sous formes légèrement différentes. C’est du magyar plus que du germain, d’ancien françois aussi, que vient ma manie de supprimer articles, en partant du principe que seule compte substance, pas enrobage, contrairement à l’opinion du marchand du temple. A première vue, augmentation de la production annonce baisse des prix, à condition que lois du marché s’exercent librement, ce qui n’est pas le cas, à cause des excès d’une spéculation toujours plus immédiatiste. Économie est compliquée, d’autant plus qu’elle n’existe pas, car seule compte économie politique. Soral se détache peu à peu de la fable communiste d’inspiration chrétienne, reposant sur le principe que l’homme serait naturellement bon, comme a osé le soutenir crapule Rousseau. Avant le communisme, il y eut l’anabaptisme, d’autres courants de pensée encore avant. Jusqu’à remonter aux sociétés primitives, que la Guerre sociale a prétendu communistes. Ce qui est en partie vrai.

Mais restons-en au mutualisme, dont le socialisme national est héritier. D’inspiration païenne, il fut rejoint par le catholicisme romain. Il y a certes contradictions entre les deux, mais beaucoup moins qu’entre judaïsme, islam et paganisme. Au point que quand je jase de Troisième saint empire romain germanique, cela semble provocation du nazebroque, mais il s’en fout. Nouvelle pique d’Aigle Noir, se dit-il, mais il avance avec biscuits. Il corrige Reynouard et Soral. Il prône nouvelle forme de socialisme national, il a raison, sociétés industrielle et numérique étant distinctes (le nazebroque est versé dans les questions technologiques). Avant qu’apparussent les nationau-socialistes Reynouard et Soral, il exista jeunes nazebroques français, avec un ancien sous-lieutenant de gendarmerie à leur tête. Ils sont toujours corrects avec Aigle Noir, confirmation du libéralisme socialiste national.

Jacques Moulin croit avoir tout compris : « Le chef est antiboche parce que piètre bochisant, comme il l’avoue. D’où son racisme antirosbif et anti-amerloque, car il voit en eux germano-saxons, avec leurs adverbes à la con. Il s’accroche au magyar car ce nom est imprononçable, c’est son ésotérisme à lui. Il traite Rousseau de crapule, Keynes de pédé, sans preuves, car il est jaloux de leur succès. De même pour Soral et Reynouard. Quand il jase de Soral, il n’arrive pas à cacher son racisme antimeudonois, quand il cause de Reynouard, son racisme anticaenois saute aux yeux. A sa retraite, le salaud m’a mis au chômage. Il m’autorise maintenant à persifler. Il s’imagine qu’on m’achète avec un os, comme un toutou, forme de relance par la production selon lui. Mais ça ne marche pas, je défendrai jusqu’au bout ma Weltanschauung, mot dont il m’a fallu très longtemps pour apprendre l’orthographe, sans la comprendre. Le chef à la retraite est demeuré ce qu’il est depuis toujours, crapule pire que Rousseau, parce que plus rusé. »

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