Alain Guionnet – Journal Revision

11 mars 2014

DERNIER FAURISSON

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 00:27

Au sujet du livre Shoah Story par le prétendu Philippe Mozart (Jessains 2013), il fut longtemps prévu d’augmenter titre du papier par point d’interrogation, désormais superflu.

Faussaire Fofo prétend s’appeler Philippe Mozart, qui aurait écrit cet ouvrage il y a « vingt-cinq ans », en 1988. Journaliste underground, il aurait alors tenté de se faire un « prénom » grâce à ses écrits, mais son éditeur aurait refusé de publier son ouvrage. Mozart aurait décidé de le faire beaucoup plus tard, en 2013, en dédiant son livre à Robert Faurisson et Serge Klarsfeld. Avec des mises à jour, ayant permis à Fofo d’écarter les questions qui le dérangent, pour ne parler que de ses thèmes de prédilection.

Avantage, il n’y avait que lui sur la scène révisote en 1988, son laquais Guillaume ayant compté pour du beurre, tandis que l’Aigle noir était connu d’une partie de la masse, mais pas des élites autoproclamées — loin d’être uniquement juives. Ledit Mozart, qui a plagié le nom du jeune musicien vite emmaçonné, ne prendrait pas parti. Il rejetterait les mots révisionniste et négationniste, pour leur préférer appellation « neutre » de « révigationniste ». Curieux mot, tandis que Fofo rend négationniste par négasioniste, jeu de mots de potache.

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Révigationniste est amalgame de révisionniste et négationniste, ce mot montre à quel point Faurisson méprise le journaliste souterrain Mozart. Comme souvent, le professeur pense à la place des autres. Il leur prête des réflexions grossières, lui même étant seule lumière dans la nuit.

Pat, nouveau correspondant présumé de DCRI, vient de nous annoncer que Shoah Story est diffusé par Plantin, confirmation que Faurisson en est l’auteur. Le livre contient assez nombreuses coquilles. Forcément, Fofo fut prof’ de lettres, pas correcteur. Et puis, il vieillit. Mais force devrait être pour Fofo d’épargner noms propres, comme Hiroshima, ou étrangers, comme Evakuierung, dont e se prononce indirectement. Quant au français vulgaire, comme années quatre-vingts, nous avons depuis longtemps renoncé à donner leçon au scotuche. On écrit années soixante et quatre-vingts, c’est comme ça, pas besoin de lui expliquer pourquoi.

Fofo judace. Il semble presque sincère quand il écrit : « Bien sûr, les révisionnistes ont également leur part de responsabilité. Ils se posent en martyrs sans paraître s’aviser qu’ils contribuent à attirer la foudre qui les frappe. De plus, une pédagogie parfois maladroite rebute certains esprits et tend à embrouiller les questions qu’elle prétend éclairer » (208).

Aveu depuis longtemps attendu. Non seulement Fofo attire la foudre qui s’abat sur les révisos, mais sa pédagogie simpliste est détestable. Il poursuit, en parlant de lui : « une opiniâtreté irascible, une obsession tatillonne du moindre détail, qui peuvent toutes deux rebuter et qui, en termes de communication, déterminants aujourd’hui, donnent des armes contre lui aux dialecticiens qui les combattent » (208-209). Fofo cause de lui et de lui seul. Aveuglé par les détails, versant dans la psychologie bon marché quand dit ce que pensent les gens, il oublie l’essentiel.

Il écrit par exemple : « L’erreur de Faurisson, qui consiste à prendre pour postulat ce qui ne devrait être qu’une hypothèse [les sionistes sont les principaux bénéficiaires de la gigantesque escroquerie holocaustique, NDLR] et la conclusion éventuelle d’une démonstration, se double d’une faute psychologique : en prenant pour cible les juifs et les Israéliens après les chrétiens, Robert Faurisson ne facilite pas la pénétration de son œuvre dans  le grand public. Ceux qui la jugent entièrement nulle ou purement néfaste s’en réjouiront. Ceux qui pensent qu’il pose de bonnes questions et a effectué un immense travail de décapage dont l’a crédité implicitement Hilberg, le regretteront » (210).

Faurisson veut imposer son postulat et ses interprétations psychologiques, il en sera question plus loin. Ou dès maintenant, puisqu’il dit ce que les gens pensent de lui de façon grossière. Soit ils le jugeraient nul et néfaste, ce qui est rarement le cas, car on imagine mal un nul néfaste. Soit il poserait de bonnes questions, avis répandu, mais la suite de son propos est choquante, car cette opinion n’entraîne pas nécessairement que Faurisson ait effectué un immense travail de décapage, locution emphatique. S’ensuit sa caution Raoul Hilberg, qui aurait témoigné implicitement de l’immensité de son travail, or c’est faux. Hilberg a songé à ses lacunes et a voulu jouer au grand seigneur, en avouant une de ses fautes, contrairement à Faurisson, qui n’en commettrait jamais.

Il n’a qu’un seul interlocuteur en France, Guionnet, qui peut lui répondre sur Protocole de Wannsee et Protocole d’Auschwitz, qui lui fait observer que rapport Korherr de 1943 sur l’évacuation des juifs en territoires anciennement soviétiques est peut-être surestimée, mais sans doute pas pour la raison que Faurisson avance (il s’agirait d’une ruse secrète de Himmler). Juifs expulsés du Bade et du Palatinat en France en 1940 furent selon lui internés en camps dans les Pyrénées, avant d’être déportés à l’est. Aussi n’auraient-ils pas été comptabilisés deux fois, contrairement à ce que prétend le professeur, car Korherr parle d’évacuation des juifs de France occupée.

Spécialiste d’analyse de textes, Fofo critique tout document, parfois à tort. Il voit coquilles partout, alors qu’il en commet. Non seulement il fait mine d’oublier que les auteurs des rapports militaires ou de police sont rarement fins lettrés, mais il feint de soupçonner Korherr d’avoir surestimé le nombre de juifs évacués à l’est en 1943 sur ordre de Himmler. Nous y avons aussi songé, avant de juger que le statisticien l’a peut-être fait de façon modérée, mais pas sur ordre de Himmler et pour raisons indépendantes de sa volonté. En outre, certains passages de son rapport prêtent à douter de son authenticité. Il a existé, c’est sûr, mais il était facile d’en modifier certains passages.

En se prétendant neutre, Faurisson est parfait imposteur ; perfect, comme il dit. Il ne parle jamais de l’essentiel. Ni du plan général Orient, ni des différents protocoles, ni de l’aveu final de Gerstein sur le plan Reinhardt, ni du rôle décisif joué par Josef Kramer en 1945, ni de la plus grande victoire judiciaire du siècle écoulé, « Auschwitz : 125 000 morts ». Soi-disant pointilleux, Faurisson s’arrête à broutilles casuistiques ou jésuitiques. Il avoue qu’il confond histoire et son postulat, comme indiqué précédemment. Il accuse juifs, sionistes ou Israéliens d’être « principaux bénéficiaires » de l’arnaque holocaustique, or là n’est pas la question. Il feint certes de distinguer d’autres pays, comme Engleterre et États-Unis, qui auraient vu en Holocauste façon d’occulter leurs bombardements holocaustiques, comme s’ils s’étaient jamais préoccupés de questions morales, ou encore Pologne, mais en oubliant France, devenue résistante du jour au lendemain.

Fofo va plus vite que la musique, comme Mozart. Il veut faire valoir ses « convictions » (209). Il rebute gens en s’appelant Mozart et en se comparant à Galilée. En se disant modérément antichrétien, ce qu’il n’est pas, et ainsi de suite.

C’est lui qui a mandaté Jules pour donner son ouvrage à Revision, supposée ne pas se douter de qui en est l’auteur, car ventes du livre, piteusement mis en page, sont quasiment nulles.

Son agent a semblé un peu initié. Je lui ai dit que Faurisson fut béni par Badinter en 2007 et qu’il débuta sa carrière en 1978, après la mort de François Duprat, prof’ d’histoire de collège proche de Jean-Marie Le Pen, qui avait publié le petit livre d’Harwood Six millions de juifs sont-ils vraiment morts ? Fin 1978, je lui ai parlé des papiers du Matin de Paris et du Démon, en oubliant de signaler l’entretien avec Darquier de Pellepoix paru dans l’Express, qui dit « à Auschwitz, on a gazé que des poux ». Pellepoix avait raison et tort à la fois, car poux n’étaient pas seuls gazés, tout insecte et vermine le furent également.

Pellepoix était clair, contrairement à Faurisson, qui a accrédité la mythologie gazière avant de prétendre la détruire de façon scientifique. Que de temps perdu par sa faute ! Nous en restassions, en 1978, à Rassinier et Pellepoix, tout le monde se portât mieux, même s’il y eut politique antijuive et massacres de juifs — n’ayant rien d’extraordinaire ou de scandaleux, car il s’agissait de pauvres, pas de riches juifs.

De là à dire que Faurisson, c’est pour les cons, il n’y a qu’un pas ; qu’il m’est difficile de franchir car je l’ai soutenu à partir de 1986 au nom de l’antijudaïsme. En ma qualité de martalék, comme je disais à l’époque, mot magyar difficilement traduisible, signifiant proie et kamikaze, car je déteste la dictature juive en Hongrie de 1948 à 1956, avec sa Maison de la terreur. Idem en France, paradis des escrocs, où je combattrai jusqu’au bout la terreur juive.

4 commentaires »

  1. Parce que Plantin distribue Mozart, Mozart est Faurisson. Et moi je suis la Flûte enchantée !!!
    Faut arrêter de picoler, l’Aigle, c’est pas bon !!!

    Et la Hongrie et sa langue ne sont pas le centre de la réflexion. Vous tournez en rond. Au point d’accélération ce sera la mise sur orbite jusqu’au soleil. Et on ne vous reverra plus !!!.

    Redevenez sérieux, si vous l’avez été un jour.

    (Connard, pédé, enculé ! J’identifie facilement bêtises de Fofo, surtout qu’elles sont cousues de fil blanc. Son clan s’imagine qu’elles sont finaudes, mais c’est faux. Aigle picoleur est ritournelle de Fofo. Ce n’est pas faux, mais cela suffit-il à disqualifier homme au QI beaucoup plus élevé que la moyenne ? [Sans qu’il atteigne des sommets, loin s’en faut.] Je suis anti-oungvarois et antiboche, je ne l’ai jamais caché. Je juge le boche rusé, peut-être plus encore que le poilu. Le Magyar, tordu, débrouillard, est difficile à définir. Il est courageux et fidèle à ses engagements. D’aucuns le jugent paresseux, ce qui n’est pas totalement faux. Il défend sa double croix d’origine orientale, car il ne s’agit en aucun cas d’oublier œuvre des chrétiens et des gnostiques du Proche-Orient et d’Afrique. Il a visions du monde orientale et occidentale, ce qui n’est pas votre cas, Patos. Je fusse Faurisson, je vous appelasse Pathos, mais ne veux pas être trop dur avec vous. Votre potence est dressée en tout cas, je vous invite sur la butte, NDLR.)

    Commentaire par Pat — 11 mars 2014 @ 21:22 | Réponse

  2. Mozart est Pelletier, eh « patates » !

    (Il s’agit peut-être de remarque ultrasubtile, mais personne ne comprend, NDLR.)

    Commentaire par toni — 11 mars 2014 @ 23:54 | Réponse

  3. Je ne suis pas là pour vous opposer systématiquement à Fofo.
    Je n’ai pas de vision strictement occidentale. Sinon je n’étudierais pas le Talmud !!!
    Pour Pelletier, je cherche aussi…

    Commentaire par Pat — 12 mars 2014 @ 00:15 | Réponse

  4. Je voulais dire Martin Peltier, pardon.

    Commentaire par toni — 12 mars 2014 @ 12:10 | Réponse


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