Alain Guionnet – Journal Revision

4 mars 2014

PROCÈS RENVOYÉ

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 11:22

Vieille garde révisote se débande, Guillaume abandonne son combat, il ne fréquente plus le temple de la dix-septième chambrette. Guionnet hésitait à y aller avec retard hui, tandis que Joël Bouard, qui n’est pas réviso, s’apprêtait encore hier soir à y aller.

Par ignorance, car il n’a pas lu ces lignes de Paul-Éric Blanrue datées du 27 février : « En raison de la QPC déposée par Maître Bonneau, avocat de Robert Faurisson, lors du procès du 20 février (affaire de Téhéran), le procès de “Un Homme”, qui devait se tenir le mardi 4 mars, vient d’être reporté à une date indéterminée. L’information est confirmée par le président et le procureur. »

Les seules informations que nous avons eu précédemment sur le renvoi du procès du 20 février nous venaient de Bouard. Elles étaient confuses. Nous avons d’abord cru cette question préalable de constitutionnalité restreinte, Faurisson ayant tenu propos sacrilèges incriminés à Téhéran, dans un pays où le délit de révisionnisme n’existe pas. Nous nous doutions que le tribunal n’avait pas retenu la QPC de Bouard, mais celle du conseil de Faurisson. Laquelle est plus large que nous l’avions pensé.

Elle doit s’appuyer sur plusieurs argus. D’abord sur les accords de Londres du 8 août 1945, signés par une délégation française incompétente, car n’étant pas légalement mandatée pour ce faire, car France n’était pas État constitué à cette date. Ensuite sur le caractère anticonstitutionnel de la loi Gayssot du 13 juillet 1990, les parlementaires étant incompétents à dire l’histoire et à interdire tout débat contradictoire au tribunal sur certains thèmes. Ce faisant, ils ont instauré loi antirépublicaine, niant la séparation des pouvoirs, de nature despotique.

Paragraphe limpide, ce nous semble, mais pourquoi QPC de ce type n’a-t-elle pas été posée précédemment ? Maître Delcroix a certes soulevé plusieurs incidents in limine litis dont certains tournaient autour de la question. Même s’il n’évoqua pas l’illégalité de la délégation française ayant signé les accords de Londres. Je ne me souviens pas non plus qu’il ait cité Montesquieu, excellent allié des victimes de la cruelle loi. Il l’eût fait, cela ne changea rien dans les années 90, car le tribunal aurait rejeté pareille QPC sans la soumettre à la Cour de cassation. Mais nous sommes en 2014, le ton change, même Jean-François Copé s’est plaint hier d’être victime d’antisémitisme médiatique.

Il n’est pas totalement exclu que la QPC soit approuvée, auquel cas s’ensuivra disparition de toute loi mémorielle associée à sanctions pénales. Quel rêve ! Dans le cas contraire, les ligues de vertu holocaustique seront affaiblies, et nous irons assister au procès Blanrue-Faurisson. Ne serait-ce que pour observer les signes maçonniques que fera Blanrue et pour noter ses locutions d’homme à l’abri de la pluie. Remarquez, Montesquieu aussi fut fils de la Veuve.

Recommandation aux avocats de la défense, qu’ils citent Montesquieu ! Une fois ou deux, cela suffit, juges de la dix-septième chambrette connaissant grandes lignes de son œuvre. S’ils n’ont pas lu Montesquieu, ils en ont entendu causer. D’où avantage, car ils se trouveront en position de faiblesse.

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