Alain Guionnet – Journal Revision

28 décembre 2013

SCIENCE D’INSURRECTION

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:30

Existe-t-il science d’insurrection ? Elle est compliquée. Ultragauchos font partie de ses spécialistes, qui se basent sur l’insurrection hongroise de 1956. Sur prise de Bastille, tout le monde s’entend sur le fait que si le roi coupé Louis XVI avait envoyé régiment de hussards, elle ne fut jamais prise. Même si peu de hussards jasaient magyar à l’époque. Sous Commune de Paris, fédérés obéirent à leurs élus. S’ensuivit guerre civile. Lors du coup d’État bolchevique de novembre 1917, il y eut certes mouvements insurrectionnels, mais ce fut coup d’État. Au point qu’insurrection hongroise fait figure de modèle.

Venons-en à essentiel, insurrection exige que grande partie des fonctionnaires s’y rallient, en particulier policiers et militaires. Avec le soutien de la population, peu formée au combat armé, même si soviétisation du pays entraîna formation de milice en Hongrie, mal, mais un peu formée au combat militaire.

Fin 2013 en France, insurrection semble impossible, même si signes précurseurs apparaissent. Militaires clament Mon honneur s’appelle fidélité, tandis que flics lisent de plus en plus souvent lettre confidentielle d’Emmanuel Ratier. Mais situation n’est pas mûre, il en faut beaucoup plus pour qu’insurrection éclate. Qui sera œuvre, entre autres, d’ultragauchos et d’ultradroitos, qui s’entendent depuis longtemps sur certains points.

Distinction entre ultragauche et ultradroite est lourde de sens. Elle signifie à Valls qu’il doit retourner à sa niche. Sinon ultragaucho excitera ultradoito. Encore que celui qui tuera Valls sera peut-être ultragaucho.

4 commentaires »

  1. Il y a deux ans, du temps de Sarko, une source directe m’avait informé que la bimensuel de Ratier (Faits & Documents) était servi (un seul abonnement) au secrétariat général de l’Élysée et immédiatement photocopié à 150 exemplaires envoyés illico à tous les ministres et secrétaires d’État, le ministère de l’Intérieur dupliquant à son tour à des dizaines d’exemplaires « en interne ». Gros manque à gagner pour Ratier…
    J’ai passé Noël en famille en Normandie, loin de tout internet, et sous le sapin à mon intention, parmi de nombreux autres, le dernier Soral Dialogues désaccordés… Ce livre va empêcher Valls de dormir, c’est sûr! Bien écrit, éloges réitérées de Dieudonné, Faurisson, des condamnés de la loi Gayssot et du §130 allemand, antisioniste radical… Il fait date, l’animal…
    Pas trop de temps de lire Guionnet pour le moment, quelques-unes de ses fautes habituelles sautent quand même aux yeux : il ne sait pas qu’on n’écrit pas « führer », mais Führer… Le mot Zücker n’existe pas en allemand, seulement Zucker. Cukierman est du Yiddish pour Zuckerman(n), ça désigne un marchand de sucre (denrée assez rare autrefois et sur lequel les juifs devaient spéculer à qui mieux mieux)…
    Quant à l’origine du mot sucre, elle réside dans une très ancienne racine swu- qu’on retrouve dans suc, succulent, sucer, suave.. qui semble même être préindo-européenne puisqu’elle est comme une onomatopée, su- étant le bruit qu’on émet la bouche en cœur lorsqu’on déguste un susucre.
    Quant à l’origine du mot « pèse » ça me semble à l’évidence être lié à « pésète » de l’espagnol peseta, qui signifie aussi « quelque chose qui a du poids ».

    (Wisigoth, tu fais semblant de devenir civilisé, mieux vaut tard que jamais. Ratier pénètre hautes sphères de l’État, pas seulement police. Normal, car il cause au nom de GLNF. J’ai écrit machinalement Zücker, sans vérifier dans le dico. Tu as raison. Sucre est mot international, comme banane et éléphant. Sucre, Zucker, cukor en hongrois, zuccchero en rital, c’est pareil. En langues sémitiques, on dit ZKR. Mot que tout le monde comprend. Sauf que rosbif a inventé sugar, g et k étant souvent confondus. Tes autres péroraisons sont superflues, car on écrit fürher en françois, idiome où nous parlons de pèze, issu du mot hussard pénz, argent, sans rapport avec peseta, NDLR.)

    Commentaire par Dubreuil — 29 décembre 2013 @ 19:07 | Réponse

  2. AH ! J’oubliais de citer la publication youtrissime d’Anne Sinclair, un régal :

    http://www.huffingtonpost.fr/2013/12/29/quenelle-dieudonne-geste-antisemitisme-anti-systeme_n_4515740.html?1388335848

    Commentaire par Dubreuil — 29 décembre 2013 @ 19:10 | Réponse

  3. La portée de la théorie insurrectionnelle nécessite que le premier assaut ne soit pas un suicide. La situation de la révolte en France et dans le monde exhorte à construire, y compris au cœur de l’État comme semble le concevoir le toujours stal Soral, ce qui n’est pas surprenant chez un bolcho, ou prétendu tel, une vieille stratégie coutumière, celle qui consiste à investir le vieil appareil d’État aujourd’hui décrépit. Royco, natio et franc-maçon ne sont d’ailleurs pas en reste, mais ils deviennent tous pour la plupart pantouflards, sybaritiques, souvent loques inutilisables, car corrompus et trop gourmands en prébendes. Le pèze, toujours le pèze ! Sans pèze, pas d’insurrection de toute façon ! On se doit de détester les abrutis stals et néo-stals, toujours aussi bornés et obtus, toujours aussi totalitaires, mais ceux qui ont pensé autrement sont allés à l’assaut, isolés. Ils sont aujourd’hui morts, en prison ou en exil, en France et ailleurs.

    Pour une génération impatiente de jeunes gueux révoltés, qui veut en découdre, l’exercice d’endurance qui consiste à construire tout en passant inaperçu (ou presque), à se coltiner des jeux d’alliance improbables, avec des circoncis de surcroît, est difficile à admettre. Cette jeune génération a pourtant raison, c’est bien là le drame. L’expérience le prouve, et nous sommes en 2013.

    Mais gardons-nous de trop complaire à la Jeune-Fille, c’est prudent et sage.

    (Nous ne sommes plus pour longtemps en 2013. Insurrection est art difficile, tout le monde en convient. Argent est nerf de la guerre, disait-on autrefois, mais insurrection n’est pas guerre. Quand insurrection devient guerre civile, c’est qu’elle a échoué. Relis Riviale à ce sujet. On peut lui reprocher sa naïveté, comme à Hérodote et à moi. Mais sans espoir d’insurrection, on ne peut pas rêver. Regarde Vanves, pays d’attardés du bocal qui devrait être toujours sous juridiction issisoise ; ses indigènes appellent leur grand place place de l’Insurrection. Comme si insurrection était sacrée, au même titre que propriété. On peut mépriser le Vanvois pour toutes sortes de raisons, mais il n’a pas toujours tort, NDLR.)

    Commentaire par Danny — 30 décembre 2013 @ 14:11 | Réponse

    • Ce n’est pas une révélation, mais ta supposée naïveté me plaît, elle présente l’énorme avantage de mettre à nu l’adversaire ou l’ennemi, coupé ou pas.

      Merci de me recommander Riviale, et en attendant, pour achever 2013 en beauté, je te dédie cet extrait instructif d’un de ses essais, qui m’est tombé sous la pogne :

      « Cependant, les véritables adversaires de Guiguet, c’est Martener, le juge d’instruction, qui les nomme : ce sont les électeurs eux-mêmes. Car « le patriotisme de clocher est terrible contre un homme qu’on impose à des électeurs ; mais quand il s’agira, pour les bonnes gens d’Arcis, d’élever un de leurs égaux, la jalousie, l’envie, seront plus fortes que le patriotisme ». Je trouve ici le thème de l’envie, celui des hommes presque pareils, que j’avais étudié dans « Tocqueville ou l’intranquillité ». Bien sûr, c’est la pierre de touche de la critique que Balzac fait de la démocratie ; nous verrons plus loin que cette critique est nécessairement biaisée : c’est l’intranquillité de la soi-disant classe moyenne, ceux qui ont fait le deuil de la nature, des passions, de l’espérance en eux, c’est cela, et rien d’autre qui rend cette démocratie impraticable. »

      Philippe Riviale, Une lecture du Député d’Arcis, Une ébauche de Balzac continuée par un disciple.
      In Le Visage Vert n°7, Octobre 1999.

      Rêvons un peu : Vive Issy ! Vive la horde ! Parisalem n’a qu’à bien se tenir.

      Commentaire par Danny — 31 décembre 2013 @ 08:55 | Réponse


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