Alain Guionnet – Journal Revision

8 octobre 2013

FOFO FONCTIONNAIRE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 18:01

Grâce à un commentateur, nous venons de prendre conscience d’une lacune de Revision. Elle fut toujours horripilée par les anglicismes de Faurisson et par son emploi du langage des vainqueurs, ou prétendus tels (le seul vrai vainqueur ayant été Cahal). D’où première réaction : c’est parce que Fofo, sujet de Sa Majesté britannique, est de mère scotuche. C’est vrai, mais nous oubliions sa condition de fonctionnaire.

Or rappelez-vous des documents de l’administration militaire française qui occupait Hongrie au lendemain de première guerre mondiale. Ils préconisaient d’obtenir renseignements auprès des enseignants français exerçant en Hongrie. Sous-entendu, armée et université servent mêmes intérêts, tout fonctionnaire étant au service de l’État, de l’égoutier au plus haut cadre administratif. Manque de chance, la plupart des enseignants français en Hongrie étaient médiocres en hongrois, donc nuls en renseignement. Certains ont peut-être espéré toucher prime en sortant calomnies. Nous ne savons pas, car c’est secret défense.

Occupation militaire de Hongrie par France était bidon. À Szeged, troisième ville du pays, il y avait vingtaine de soldats français. Souvent officiers, ils dépensaient partie de leur solde en putes. À Budapest, légation militaire française était sans doute plus importante. Elle était dirigée par le commandant Fernand Vix, promu lieutenant-colonel. Autrement dit, l’occupation de Hongrie fut bidon. Elle eut lieu en termes diplomatiques, baste ! En revanche, troupes  françaises furent déployées en Roumanie, puis en Pologne, où elles combattirent les bolcheviks jusqu’au moment où l’État judéo-amerloque dit halte ! Quand il juga l’expérience bolchevique profitable à ses intérêts.

D’où nouvelle politique de la revue. Faurisson exagère avec ses anglicismes, mais il fut toujours fidèle à sa condition de semi-haut fonctionnaire. Il a dénoncé l’armée britannique, qui a torturé Höss en 1946 pendant trois jours, avec d’autant plus de cruauté que le chef des tortionnaires était juif. Soit, mais pourquoi Faurisson oublie-t-il rôle capital joué par France dans le montage holocaustique de 1945 ? Parce qu’il bosse pour la salope.

Voyez bande des vieux cons révisos. Faurisson, comme Theil, déteste Revision, mais la clique l’approvisionne ; elle compte sur la revue pour faire le sale boulot. Il consiste à accuser France d’être à l’origine des accords de Londres du 8 août 1945, qu’elle a inspirés et signés au nom d’un pays qui n’existait pas. Au nom d’une « France libre », ou d’un « gouvernement provisoire » illégal. D’où le mot accord. Lequel a abouti, comme il appert dans la loi antirévisote de 1991, à la formation du tribunal militaire international de Nuremberg, dont le procès débuta en décembre 1945.

Or, pour Faurisson, « mystification » holocaustique débute à ce moment-là. Il néglige ce qui s’est passé entre 8 mai et décembre 1945, car il veut épargner la France pour son rôle pendant cette période. En résumé, France, dernier pays de la bande des quatre prétendus vainqueurs, devait accréditer la propagande soviétique, ce qui n’était pas simple. Royaume-Uni s’en fichait un peu. Il se préoccupait surtout de condamner nazis ayant tué sujets britanniques en violation des lois de guerre. Pour les États-Unis, guerre continua pendant longs mois après la défaite du Reich contre le Japon, qu’il finit par vaincre après deux holocaustes nucléaires. Puis ses chefs militaires, assez souvent d’origine boche au sens large, se calmèrent. Ils avaient fait leur job. Mais pas les amerloques du Cahal, pour qui guerre est permanente. Ils étaient au diapason avec leur coreligionnaires de France, qui administraient le gouvernement provisoire.

Voilà comment et pourquoi France fit sale boulot. Sa justice militaire se distingua en arrachant les propos de Kurt Gerstein, venant à l’appui de l’action Reinhardt, qui aurait entraîné la mort de deux à trois millions de juifs ; mais aussi en démontrant par l’absurde le bien-fondé du Document URSS-008 sur l’usine de la mort Auschwitz, où auraient péri plus de quatre millions de personnes, de nombreuses nationalités, mais pas un seul juif (prétendu communisme oblige). Opération Reinhardt = 2 à 3 millions de juifs tués. Auschwitz = plus de 4 millions, dont grande majorité de juifs selon la presse, la moitié selon le réviso Graf. Ajoutez à ces nombres les millions de juifs morts en autres camps et ceux occis par balle, notamment en Russie, vous approchez la barre des 10 millions. « Plutôt 9 millions », précise l’illustre statisticien Georges Theil, ancien haut fonctionnaire. Si on se base sur le résultat des enquêtes de la justice militaire française en 1945, c’est certain.

En défense du fonctionnaire Faurisson, un seul argument : il a soutenu Henri Roques en 1986, auteur d’une thèse sur les « rapports » Gerstein d’avril-mai 1945, rédhibitoires pour la justice militaire française. Mais Faurisson n’a pas signé la thèse, il n’a pas voulu se mouiller. Il faisait pourtant lien entre Gerstein et opération Reinhardt. À preuve, il écrivit papier sur Reinhardt en 1986, qu’il ne publia qu’en 2009, car il ne voulait pas accuser France d’être à l’origine des canulars d’Auschwitz et de  l’opération Reinhardt. En revanche, Faurisson vanta la qualité de l’expertise d’un professeur d’université de pharmacie, qui établit que la quatre-vingt-dizaine de cadavres présumés avoir été gazés à Natzwiller étaient morts pour d’autres raisons.

Faurisson jubilait. Il avait trouvé argu réviso, tout en vantant qualité de l’université. Il se montrait bon fonctionnaire, au service de l’armée. D’ailleurs, son souteneur Pierre Guillaume est d’éducation militaire ; comme Jean-Claude Pressac, son ennemi bidon, devenu pharmacien. Ce qui nous rappelle deux choses. D’une part, professeur de pharmacie peut être aussi compétent qu’un médecin pour faire dire à un cadavre la cause de sa mort ; d’autre part, les révisos de France sont marqués par l’emprise de l’État. Quand ils ne sont pas fonctionnaires, ils avaient vocation à l’être.

Liaison Gerstein-Reinhardt est évidente. Clic sur Google à « Reinhard Gerstein ». Puis, avec prénoms des deux hommes, car les réponses sont beaucoup trop bordéliques. Nombreuses entrées, souvent incomplètes. Mais quand donc responsables des moteurs de recherche comprendront-ils qu’il s’agit d’indiquer en priorité les sites correspondants à demande complète ? Peut-être jamais, dans leur désir de gagner argent. Première entrée : Juifkipédia engluche. Rien à voir avec médiocre version française. Plus facile à lire que Faut-il fusiller Henri Roques ? par André Chelain (Paris 1986), qui reproduit thèse d’Henri Roques. D’abord racine, puis tronc, puis branches, puis branchages, puis ramifications, seule façon de procéder quand on écrit histoire. Mais c’est thèse de doctorat, où on commence par complications et où on jase de soi, de sa démarche, et patati et patata. Pourquoi Roques parle-t-il de « confessions », non de rapport ? En réalité parce qu’il y en a cinq, quatre en français, langue que Gerstein ne causait pas, un en boche, langue que lisent amerloque, engluche et juif allemand. Comme Butz, qui reproduit en Canular ce rapport, où on trouve les noms de Globocnik et Wirth.

Butz parle du statement Gerstein, littéralement établissement, mot traduisible par exposé, rapport, compte rendu, déclaration, déposition, entre autres. Vu le contexte, déclaration semble souhaitable. Nous en dirons quelques mots plus loin, à partir du texte germain publié in Faut-il fusiller Henri Roques ? et engluche, in Hoax.

Racine selon Jewkipedia : Kurt Gerstein (Münster, 11 août 1905, Paris, 27 juillet 1945), sixième des sept enfants d’une famille pruscote, fut indiscipliné. Il réussit néanmoins à obtenir diplôme d’ingénieur. Il aurait lu la Bible à ce moment-là, alors que sa famille n’éprouvait guère d’attirance marquée pour la religion. À cause de son comportement, dans les année trente, il fut frappé une fois par les SN et exclu du parti, deux fois emprisonné. 5 semaines, puis 6 semaines, ayant été libéré la deuxième fois faute de charge. En 1941 il s’engagea dans la SS, on ne sait trop pour quelle raison. Vite promu au service technique, Gerstein fut en contact avec Odilo Globocnik et Christian Wirth. Le 17 août 1942, il assista au gazage de 3 000 juifs à Belzec. Horrifié, il aurait informé un diplomate suédois et la nonciature apostolique romaine de ce qu’il avait vu. Ce que le Suédois aurait plus ou moins confirmé, mais pas la nonciature. En 1945, Gerstein se serait rendu au commandement français de Reitlinger. Bien reçu, « dans un hôtel », il aurait rédigé ses rapports. Puis, tenu pour criminel de guerre, il fut incarcéré à Paris, à la prison militaire du Cherche-Midi, où il se serait « prétendument suicidé ».

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On ne peut mieux dire, les doutes sur le suicide de Gerstein n’étant pas ceux que de Roques et Faurisson. Même Juifkipédia engluche les partage ! Cette encyclopédie va plus loin quand elle soutient que l’action Reinhard est celle de Fritz Reinhardt selon « des chercheurs ». Exit donc les révisos ! Roques et Faurisson ne sont pas seuls à douter du suicide de Gerstein, pas plus que Faurisson n’est le premier à voir en Reinhard Fritz Reinhardt, secrétaire d’État aux finances du défunt empire, condamné à trois ans de travaux forcés en 1949, pour avoir fait tuer entre deux et trois millions de juifs. « À ce prix-là, je suis volontaire pour me taper trois ans et plus de travail forcé », dit Jacques Moulin.

La déclaration Gerstein du 26 avril 1945 contient intéressantes précisions, comme celle-ci : Gerstein adhéra aux Jeunesses évangéliques en 1925 et au Cercle d’études bibliques supérieures. La version engluche publiée par Butz mélange les noms des deux organisations, mais indique qu’elles étaient protestantes, sans autre précision. À notre avis, Gerstein était luthérien et voyait en synagogue porcherie, mais c’est spéculation, comme on dit en loge. « Reine une harte Spekulation », pure et dure spéculation, ajoute tout Moulin (Mühle) boche. Plus sérieusement, 30 janvier 1935, public proteste au théâtre de la ville de Hagen, en Westphalie, contre le drame antichrétien « Wittekind », Gerstein est alors publiquement frappé et blessé par des membres du NSDAP. Le 27 septembre 1936, il est arrêté et emprisonné après avoir distribué 8 500 brochures religieuses antinazies à des autorités administratives et ministérielles. Libéré 5 semaines plus tard, il fut exempté de service civil. De nouveau emprisonné du 14 juillet au 28 août 1938, il le fut au camp de concentration de Welzheim, cette fois.

Les approximations de la version engluche publiée par Butz ne laissent aucun doute sur ce qui s’est passé. Ce germaniste a été paresseux, il s’est contenté de reproduire la version officielle. Mais il trouva mot juste en 1976, quand il parla du canular holocaustique. Temps révolu en 2013, car nous rigolons à présent. Voyez fonctionnaire Faurisson, qui s’acharne envers et contre tout à disculper France dans le montage holocaustique de 1945, il est plus drôle que M’Bala M’Bala !

Langue de serpent Pfister persifle : « Butz a sorti canular en 1976, Guionnet rigole en 2013, pas étonnant qu’il admire la vitesse de réaction du juif. »

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