Alain Guionnet – Journal Revision

29 octobre 2013

PHILOSOPHIE D’HISTOIRE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 10:01

Jusqu’à présent point de philosophie de l’histoire en « Vidal-Naquet fonctionnaire », mais ça y est ! Nous venons de publier ces lignes : «  Le réviso a tort de ne pas commenter “voyez l’expérience de l’histoire”. Référence juive, seule entre parenthèses en Protocole, signes de ponctuation longtemps étrangers au germain. En 1948, le juif n’avait pas d’histoire, comme le tzigane. Mais il s’est vanté d’en avoir une, car auteurs du Protocole Wannsee sont juifs. Que signifiait, dans leur tête, voyez l’expérience de l’histoire ? Qu’elle est jalonnée de constructions et de destructions, judaïsme étant construction faite sous deux influences : despotique oriental et grecque. C’est au mélange de ces deux cultures que le judaïsme a dû sa puissance. » Juif a eu raison, car mélange du faux et du vrai est arme redoutable.

Le reste du papier est factuel et philologique, trucs d’ancien élève d’ÉPHÉ, qui cause maintenant de Protocole Wannsee, comme le journaliste du Bayern Munich.

Philosophie d’histoire se trouve rarement en Revision. Il faut la chercher comme aiguille en botte de foin. Ce papier vise aussi à signaler à Gaillard et Israelowicz que, quand ils communiquent document sur l’holocauste, qu’ils l’envoient en commentaire de « Vidal-Naquet fonctionnaire », pas de « Cadavres bleus ! » Pire, Israelowicz les expédie souvent en commentaire du dernier article paru, comme s’il souffrait d’immédiatisme. C’est pourtant simple, actualité compte peu pour Revision.

À la suite de la révolution du 11 septembre, Guionnet a décidé de publier étude pointue d’holocauste et des révisos, qui ne sont pas blancs comme neige, étant persuadé que c’est ça que tête noire attend, mais deux cas posent problèmes : mortalité des juifs de Pologne et en ancienne Union Soviétique, en un mot au Yiddishland. De quelle façon ont-ils péri ? Par balle(s) dans certains cas, jamais en chambre à gaz. Mais après ? Il ne faut pas croire François Sauvenière qui, en 2006, prétendait que le Yad Vashem n’était parvenu qu’à dresser liste de 3 millions de noms. Elle contient de nombreux doublons, triplons, voire quadruplons, noms des juifs morts au service du travail hongrois, ceux décédés à plus de 80 ans en CC, etc. Mortalité juive pendant la guerre demeurera inconnue, mais l’historien, nous n’osons pas dire le réviso, ne renoncera pas à la préciser, compte tenu des différentes catégories de décès.

24 octobre 2013

IGAZSÁG

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 23:25

Nous ne savons pas trop comment vérité se dit en latin, peut-être veritas, mais nous préférons parler barbare : igazság signifie vérité et justice en hongrois. « Ah oui ! i gaz chag, y’a gaz en vérité ! » s’exclame Jacques Moulin.

En ce moment, pendant que tête noire s’attarde sur histoires de Revision avec Bouteille, Israelowicz et consorts, Cahal se fout que Guionnet veuille exterminer Israelowicz. En revanche, il s’inquiète de la façon dont elle dégomme Vidal-Naquet et Wieviorka. Cela risque de marcher, se dit Cahal, vu l’antisémitisme viscéral du Français.

Quelques mots sur « Vidal-Naquet fonctionnaire ». Vidal-Naquet est prétexte pour retracer histoire d’action Holocauste, soumise à fluctuations. Dans ses cinq essais publiés en 1987 sous le titre Les assassins de la mémoire, VN voyait en Faurisson cible facile. Il se permit de dire que le professeur de lettres a Himmler pour maître, insulte suprême à ses yeux. Il sortait des usages universitaires au nom de la mémoire, car il voulait toucher la fibre sentimentale du lecteur juif, supposé aimer discours haineux. Mais il s’était bien documenté.

Il s’est inspiré de Raul Hilberg en corrigeant et recyclant deux de ses âneries. Il joua presque la carte semi-révisote en imputant la responsabilité du judéocide à Himmler. Il abandonna l’Einsatz Reinhardt, appelé à tort Aktion Reinhardt, bien qu’il fût déjà recyclée par le président du Yad Vashem Yitzhak Arad. Il rattacha en revanche Treblinka, Belzec et Sobibor, par ordre décroissant d’anéantissement, au rapport Korherr de mars 1943, qui fixait à près de 1,8 million le nombre de juifs évacués, en grande majorité à l’est, en territoires conquis en Union Soviétique.

Bien qu’en partie falsifié, ce document a existé. Richard Korherr est vraisemblablement l’auteur du long préambule. La liste des camps de concentration du grand Reich est incomplète, peut-être parce que Korherr ne savait pas la mortalité juive de certains camps, ni le nombre de personnes « libérées ». Mais une chose apparaît à la lecture de cette statistique : au 31 décembre 1942, il n’y avait plus ou presque plus de juifs détenus pour motif racial dans les CC de l’empire, hormis à Terezien, Auschwitz et Lublin. La solution finale de la question juive avait commencé. Elle consistait à éloigner ou évacuer le juif dans les territoires conquis en Union Soviétique en direction de l’est russe.

Voilà ce qu’aurait dû dire et développer Faurisson depuis longtemps avant 1987, au lieu de se focaliser sur la chambre à gaz d’Auschwitz. VN était d’ailleurs partisan d’abaisser de 4 millions à 1 million la mortalité d’Auschwitz, et c’est sans doute lui qui a permis à Jean-Claude Pressac de publier archives de la direction de la construction du camp, ouvrage tripleplus formaté, publié par la Fondation B. et S. Klarsfeld. VN ne faisait pas que polémiquer, il était maître d’orchestre. Il corrigea quelques erreurs de ses coreligionnaires et a fait écrire ouvrage en apparence holocaustique par un goy ! C’est fort, car tous les fonctionnaires holocauseurs étaient juifs en France à l’époque. Ce qui n’est plus le cas, car la gueuse Valérie Igounet sévit et se trouve en bonne compagnie. Avec Yves Ternon, spécialiste de l’armingocide, en passe de se recycler dans le judéocide, alors que le Père Desbois s’illustre avec ses racontars, qui viennent de Russie. À force de répéter que la shoah est religion, Faurisson a poussé Rome à Einsatz, nom traduisible de maintes manières, par intervention dans ce cas.

Voyez à quel point prétentions hégémoniques de Faurisson ont eu effets catastrophiques. Dommage ! car le montage holocaustique fut mal ficelé. Il tient en trois noms : Reinhardt, Korherr, Auschwitz. Outre sur d’incroyables aveux et d’innombrables témoignages, plus fantastiques les uns que les autres. Quant à de nombreux juifs disparus, beaucoup furent libérés par l’Armée rouge en Union Soviétique, car l’état-major du Reich prévoyait ses victoires, rarement ses défaites.

On a découvert aussi que pour Hitler, le 16 avril 1944, il n’était pas « nécessaire » de tuer le juif. Grâce à la toile, qui facilite certaines recherches. Mais il reste pain sur planche, avec Protokoll dit de Wannsee. Pourquoi pas protocole ? Parce que Protokoll fut longtemps faux ami. Le mot engluche protocol a acception proche de celle du français, mais n’est pas identique. À ces trois langues s’ajoute jargon juif. Pour celui qui le parle, construction et destruction n’ont pas sens commun. Idem pour foyer, ou encore pour ancien et nouveau, messianisme oblige. Dès lors, quand vous entendez parler de foyer de nouvelle construction juive, vous pouvez être sûr que c’est un juif qui jase.

La dernière fois que Guionnet fut conduit par les flics chez un expert psychiatre, il lui causa du plan Orient. Le médecin lui répondit : « Bien sûr, le Protocole de Wannsee ! » Signe que tout le monde n’est pas abruti, comme Faurisson, seul à ne pas voir plan Orient derrière ce document et à le juger comme pouvant être authentique. Ainsi que son toutou Vincent Reynouard, qui garantit son authenticité. Ou encore Georges Theil, qui ne cesse de nous harceler avec ses histoires de bistrot, la dernière se trouvant en commentaire de ce papier : Il gaze Chague. Dissension à présent dans l’équipe, entre Moulin et Guionnet, qui ne supporte pas qu’on joue au plus idiot que lui. « Voilà la vérité », comme disait le commandant Poisson, qui combattit en Hongrie en 1849 du côté des révolutionnaires, puis à Paris, en automne et pendant le « rude hiver » de 1870-1871, à Ivry.

D’où aussi la chanson : « Les loups sont entrés dans Paris, soit par Issy soit par Ivry… », qui ont toutes deux tenu, avant que les judéo-veuvards décidassent de capituler. Histoire destinée à exciter Bouteille, qui voit en Revision site franchouillard. Quelle horreur !

23 octobre 2013

HAINE DU DIEU ARGENT

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 14:05

C’est Danny qui nous a poussés (Alain, Attila et Jacques) à dire notre haine du dieu Argent en commentaire d’« Affaire ritale ».

C’est truc chrétien, dit le juif, y compris des anabaptistes boches d’autrefois, mais cela n’existe plus en 2013…

Erreur, car Revision haït dieu Argent, qui n’est pas seulement celui du juif. Voilà ce qu’est ultragauche. Elle s’imagine qu’argent ne devrait pas réguler rapports socials. Vue de l’esprit, dira-t-on, mais voyez comment Revision s’interroge sur la mortalité juive pendant la guerre. Elle indique ses sources, contrairement à d’autres. Elle n’est ni partisane de Staline, ni de Roosevelt ni d’Hitler.

De Gaulle jugeait utile ultragauche pour créer diversions. Il avait raison, ultragauche combattant dans l’intérêt du François, puis du Germain, du Finlandois, du Hongrois, du rital, etc., engluche venant après. Car hostilité demeure vis-à-vis de l’engluche, qui cause françois dégénéré.

Mais revenons à notre mouton, ou à notre brebis (pour faire plaisir à Duflot), ultragauche est seule à présent à dire publiquement sa haine du dieu Argent, espérons qu’elle ne sera pas massacrée.

Bien sûr, Revision est sollicitée par droites nationales, en même temps par Iran, mais elle restera sur ses positions, droite dans ses bottes.

21 octobre 2013

AFFAIRE RITALE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 18:35

Commentaires de Bouteille sur projet de loi antirévisote en Italie affluent. Son adoption serait dramatique, selon Faurisson, qui y voit preuve qu’il a raison. Mais non, Fofo a souvent tort. Aryens, ariens, hérétiques, manichéens, gnostiques, etc. dénoncent ses bêtises, bien que révisos.

Premier message de Bouteille, il semble persuadé que cette loi inepte sera votée par le parlement rital, mais son vote a été reporté et elle ne sera pas adoptée selon Revision. Économie pour la péninsule. Elle n’aura pas à l’abroger, comme en Espagne, et peut-être en Suisse prochainement. Bien sûr, le « fasciste » Carlo Mattogno la fout mal dans la vitrine en Yisraêl. Bien sûr pape François Premier est jésuite, comme Faurisson, mais ce n’est pas raison de les accuser de collaborer, même si c’est vrai. Avec leur culte commun du mont Sion et de la caverne d’holocauste.

Visites du site de ritalie ont crû après notre première réponse à Bouteille (4 en un jour), comme hui, à cette heure (3), après que nous eûmes invité Bouteille à avaler son bouchon, il y a quelques heures.

Aussi Revision répète que Mattogno est un con. L’idiot jase d’Aktion Reinhardt, au lieu d’Einsatz Reinhardt. Il est coupable. « Il ne faut pourtant pas le brûler », comme Voltaire disait du juif.

Téléphones franco-rital, franco-boche et franco-engluche marchent moins bien que téléphone juif, mais quand même ! Allez Étrusque, réveille-toi ! Tu jasais langue asianique jadis, comme Revision. Soyes fier de Volterra !

volterra_etrusque112

18 octobre 2013

CADAVRES BLEUS !

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 18:09

Nous connaissions les loges bleues, le peur bleue, le bleu, l’autre bleu, dans le sens de bleusaille, et tant d’autres encore, mais voilà que cadavres bleus « ensardinés » nous tombent dessus ! Ça fait beaucoup pour un seul homme. Écriture de « Vidal-Naquet fonctionnaire » ne sera pas achevée le 23 octobre.

Nous avons d’abord vu en commentaire de l’article par ledit Jean-Pierre Gaillard bonne source, puis tout s’est compliqué, car il reprend en partie thèses du judéocideur Myers dans la controverse qui l’oppose à bande des trois. Kurt Gerstein aurait déclaré, qu’après gazage à l’aide d’un vieux moteur diesel russe, qui tombait souvent en panne, les victimes restaient debout, tassées les unes contre les autres, et que leurs « cadavres étaient bleus ». « Bleus ou noirs », selon un rescapé de Sonderkommando, Gerstein ayant énormément inspiré les holocauseurs. Même l’idée du ramassage des cadavres dans la chambre à gaz par un commando juif à Belzec, qui fouillait anus et vagins des victimes pour y trouver objets précieux, tandis que des dentistes juifs arrachaient leurs dents en or, vient de lui (ou de la justice militaire). Quelques-unes des trouvailles de Gerstein sont relatées dans « Vidal-Naquet fonctionnaire ».

Myers signale que, selon la déposition du 10 novembre 1961 de Karl Alfred Schluch, seules lèvres et nez des cadavres de Belzec étaient légèrement bleutées, alors que tout le monde sait que le visage d’un gazé au CO, comme au HCN, est de couleur rouge cerise (Reinhardt,  838). Mattogno voit en cette allégation de Schluch plagiat de Kurt Gerstein, qui aurait avoué le 26 avril 1944 : « On jette les corps bleus, humides de soudre [sueur] et d’urin, les jambes pleins de crotte et de sang périodique » (Roques 29). Il s’agit de la première déposition de Gerstein, les cadavres bleus n’apparaissant plus ensuite.

Origine possible de cette affaire : les officiers français ayant torturé Gerstein savaient qu’il leur fallait passer du moteur diesel à l’acide prussique, aussi apprirent-ils que ce produit s’appelle Blausäure, acide bleu, en germain. D’où leur déduction : les corps des gazés doivent être bleus. Même si c’est un gazage au diesel qu’aurait décrit Gerstein. Ils se seraient ensuite aperçus qu’ils n’avaient pas été malins, d’où la disparition du bleu dans les sept dépositions postérieures. Mais c’était trop tard : quand mensonge officiel est lancé, difficile de l’arrêter, au point que judéocideurs et révisos continuent d’en débattre. Quant aux appellations d’acide bleu et prussique, elles sont liées par le bleu de Prusse, couleur découverte à Berlin en 1704. Gaillard a aussi rendu mot boche, typiquement féminin, en l’affublant du neutre ou du masculin. Fâcherie entre juif et Allemand, ou de juif allemand, nous semble-t-il.

Mais imaginons que notre plan soye en passe d’aboutir, qu’Israelowicz ait été remplacé par Gaillard, présumé juif hongrois car ayant comportement de néologue. Gaillard écrit d’abord « témoin » ou « témoignage ». Revision lui répond en supprimant les guillemets, car elle partage point de vue du juge : tout témoignage est faux, au moins en partie. B’ney Brith sait qu’il a perdu bataille holocaustique, mais il voudrait négocier avec « le plus implacable ennemi de la Shoah », qui lui concède massacres de juifs sans chambres à gaz et sans cadavres bleus. D’où sa tentative de détourner son attention par des broutilles. Interprétation douteuse,  car Gaillard est peut-être innocent, mais telle fut l’intention des judéocideurs ayant prétendu réfuter les thèses révisotes sur la prétendue opération Reinhardt : gagner du temps.

Le plan de retraite du judéocideur est clair : il s’appuie sur des décisions de justice militaire. D’abord nationales, puis internationale. Par la suite sur des jugements de justice pénale, forcée de s’inspirer de la jurisprudence militaire. Ainsi que sur les œuvres de quelques historiographes juifs, comme Raul Hilberg, Pierre Vidal-Naquet et Yitzhak Arad, à l’origine de la controverse sur le bleu, car c’est lui qui a publié extraits de la déposition de Schluch dans Belzec, Sobibor, Treblinka, the Operation Reinhard death camps (Indiana 1987). Arad a réussi un joli coup. Sachant Auschwitz condamné, il s’est replié sur Reinhardt, ce hochet, dans le but de continuer de faire jaser dans les chaumières.

17 octobre 2013

IMPLACABLE ENNEMI DE LA SHOAH

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 20:37

Compliment que nous a décerné hier Luc Pfister. Il a même dit « le plus implacable… », surenchère typiquement juive. Israelowicz nous avait prévenus quand il causait du « Juif Freya ». D’ailleurs, Pfister emploie recette juive bien connue : il renvoie fachos à leurs histoires de cul, supposées les désarçonner.

Nous aurions donc assisté à transmission de pouvoir des parasites de Revision. D’abord d’Avraham Mathête à Israelowicz dit Mohacs, puis d’Israelowicz à Pfister, prétendu ancien élève d’ÉNS et HÉC. Il a certes bonne connaissance du français et s’adapte à nos soye, aye, voyes ou croive, comme un espion juif. Ce qui nous rappelle les préjugés de Hitler. Selon lui le Germain n’était pas marin, contrairement à l’engluche, avec qui il voulut s’allier. Il comptait lui abandonner la maîtrise des mers, tandis qu’il allait faire la guerre au judéo-bolchevisme et accroître l’espace vital du nouveau peuple élu. Autre préjugé, ayant eu effets désastreux pour le Reich, Hitler était convaincu que le juif était doué pour l’espionnage. Aussi en recruta-t-il énormément, comme l’a constaté l’ambassadeur américain William Bullit. Politique qui s’est poursuivie tout au long de la guerre, puisque quand Joël Brand quitta la Hongrie en mai 1944 pour négocier l’échange d’un million de juifs contre 10 000 camions et diverses denrées, il était, dit-on, accompagné d’un agent du Service de sécurité du Reich juif hongrois, Bandi Grosz, converti au christianisme. Nom typique d’espion juif, Bandi étant sobriquet d’André, comme Dédé en français, Grosz translittération du germain groß, grand. Sous réserves, Hilberg doutant de l’authenticité de cette affaire révélée au procès Eichmann. Vraie ou fausse, Israël s’est vanté en tout cas qu’au moins un espion juif aurait travaillé pour le Service de sécurité du Reich en 1944.

Le plus implacable ennemi de la shoah tombe bien, car ce jugement est celui d’un observateur s’apercevant que « Vidal-Naquet fonctionnaire », en cours d’écriture, est fruit de vraies recherches. Opération Reinhardt et Auschwitz sont en effet explosés, même si le mythe d’Auschwitz s’est effondré en 1989, quand l’Union Soviétique a communiqué à la Croix-Rouge internationale les nombreux registres de décès du camp en sa possession. Simultanément, vieille école révisote est dénoncée pour ses lacunes et ses erreurs, de façon aisément vérifiable. Grâce à la toile, il n’y a plus besoin d’une riche bibliothèque pour lire les documents d’archives hitlériennes et la littérature révisote. Quant aux critiques de vieille école, elles sont faites au fur et à mesure, en relevant interprétations douteuses ou erronées.

Côté réviso, il n’y a rien à attendre. Le gars est convaincu d’avoir raison, il ne corrigera rien. Pas même ses coquilles, dans le cas de Faurisson. Il a confondu une fois Höss et Höttl, ce que nous avons signalé, Fofo n’a pas corrigé. Il ajoute ainsi confusion à la confusion. La bande des trois continuera quant à elle de parler du rapport Gerstein,  faux, car il s’agit d’un procès-verbal ou d’une déposition. Elle persistera à voir en lui un « dérangé mental », faux. Dans un livre n’ayant pas encore été publié…

Le site a deux catégories de lecteurs : le juif, qui sait que l’holocauste a une histoire et un cours, comme une action en bourse. Il est soumis à des variation, aussi Revision est intéressante à consulter pour connaître l’évolution du marché. S’il subsiste un léger doute sur la judaïté de Pfister et d’Israelowicz, il n’y en a pas en revanche sur celle du CRIJF (Comité représentatif des institutions juives de France), qui nous envoie son bulletin du 17 octobre « contre l’interdiction de la circoncision », où l’organisation appelle à pétitionner. Nous n’avons rien demandé au CRIJF, qui s’étonne sans doute que nous ayions relayé seulement une fois cette information. Puis vient le goy initialement non réviso, comme Danny. Oh ! il l’est sans doute depuis longtemps, mais grosso modo. Pour lui, les chambres à gaz et les 6 millions, c’est du pipeau, comme dit en résumé Faurisson. Mais il croyait que Revision parlait depuis peu du plan Orient, quelle erreur ! C’est Faurisson qui a tout fait pour en cacher l’existence.

Faurisson prend les gens pour des cons. Savoir chambres à gaz et 6 millions bobards ne mène à rien, faute d’explications. Qui ? Quand ? Quoi ? Comment ? Sans généralités. Parler de propagande de guerre d’Israël, tout le monde le sait. De « religion », fanfaronne Fofo, quelle bêtise ! C’est la façon dont l’affaire fut montée qui nous intéresse. Sans oublier le rôle capital joué par la justice militaire française. Et puis, où sont passés les juifs ayant disparu ? S’ensuivent fluctuations du marché holocaustique, qui intéressent surtout le journaliste.

Nous préférons le mot biblique holocauste à shoah. Car la dimension religieuse du litige est certaine, dès l’instant où on parle de croisade ou de judéocide, mais point n’est besoin d’en rajouter, surtout que l’acception première de religion n’est pas claire. Et voyez l’ampleur de l’opposition entre Guionnet et Faurisson. Guionnet parle volontiers de croisade hitlérienne, mais Faurisson inverse le sens du mot. Ce seraient tantôt les Alliés, tantôt les juifs, qui auraient lancé une croisade contre le troisième Empire. Quant au judéocide, il n’en parle pas, mot employé depuis longtemps par Revision. Mais elle jase comme le nègre, s’offusquera Pfister, quand il cause de toutsicide ! Forcément, on est implacable ou on ne l’est pas.

16 octobre 2013

SONDAGE D’OPINION

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 20:21

Il n’y a pas qu’IFOP et SOFRES, Revision aussi possède institut de sondage. Voici résultats de sa dernière enquête :

Pensez-vous que chambres à gaz homicide hitlériennes ont existé ?

Oui 38 %, non 37 %, sans opinion 25 %.

Pensez-vous que Robert Faurisson, comme a dit l’historien Pierre Vidal-Naquet, est idiot ?

Oui 53 %, non 21 %, sans opinion 26 %.

Pensez-vous qu’il faut condamner les révisionnistes pour leurs bêtises ?

Oui 13 %, non 76 %, sans opinion 11 %.

Êtes-vous vous-même antijuif ?

Oui 36 %, non 28 %, sans opinion 36 %.

Pensez-vous qu’un jour le révisionniste Alain Guionnet, comme il le prétend, sera maître du monde ? 

Oui 3 %, non 88 %, sans opinion 9 %.

Vous savez Guionnet le plus implacable ennemi de la Shoah, comme dit Luc Pfister ?

Oui 37 %, non 41 %, sans opinion 22 %.

D’après vous, qui a répandu gaz sarin à Damas le 21 août ?

Assad 6 %, des officiers syriens ayant désobéi 8 %, des rebelles 21 %, Israël 12 %, France 1 %, sans opinion 52 %.

D’après vous, le régime spécial est-il favorable ou défavorable au détenu qui en bénéficie ?

Favorable 83 %, défavorable 8 %, sans opinion 9%.

Comme en tout sondage questions et réponses proposées sont tendancieuses. Pour le gazage de Damas, seuls deux pays étrangers sont cités. Nous aurions pu ajouter Turquie, mais tous les armingos auraient accusé la Turquie. La meilleure question est à la fin : 8 % des sondés pensent que le régime spécial est défavorable au détenu qui en bénéficie ! Nous aurions pu remplacer bénéficier par autre verbe, mais c’est loi qui l’emploie.

PLUS ANTIJUIF QUE REVISION, TU MEURS

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 16:03

Papier « Vidal-Naquet fonctionnaire » est d’écriture longue et hardie. Il nous faut corriger Faurisson, ce qui est à la portée d’un enfant, mais aussi Butz, ce qui est beaucoup plus difficile. Et nous mêmes, Alain, Attila et Jacques, disons parfois bêtises. Jacques presque toujours, Attila rarement, car il est du genre discret. Autrefois son discours tenait souvent en un mot, Ujj! à l’assaut ! À moins que nous le confondissions avec le conquérant magyar, mais c’est pareil au même. C’est dur en revanche pour Alain quand il dit bêtises. Quand il se plante sur dates, catastrophe, car il représente École pratique des hautes études et Issy, qui résista au prusco en janvier 1871 et qui l’empêcha d’envahir Paris.

Issy fut vaincue quelques mois plus tard, sous la Commune de Paris, mais c’est autre histoire ; dont le souvenir est tenace dans l’esprit de l’Issisois, mais pas de l’étranger.

Bref, last but not least, comme aimait dire crapule Vidal-Naquet, voici ce que déclare à présent le juif pour sa défense : « Hitler a dirigé la dernière croisade. Il a voulu nous expulser d’une grande partie d’Europe et nous empêcher de nous reproduire, en un mot nous détruire. Tout le monde comprend ce que signifiait notre transport à l’est russe. Brrr ! Nous, peuple élu, nous sommes vengés en jouant sur les mots. Nous avons rendu expulsion par extermination, ce qui n’est pas faux au plan sémantique. Notre plus belle invention est le mosaïsme, auquel de nombreux peuples sont soumis. Nous avons détourné le sens de régime spécial pour le rattacher à la chambre à gaz, qui ne nous est pas indispensable, mais nos dirigeants du gouvernement provisoire français en ont décidé ainsi. Cependant nous sommes prêts à collaborer. Nous pouvons abandonner la chambre à gaz. Massacres de juifs eurent lieu, Revision l’admet. Son estimation d’un million de juifs morts en liaison avec politique antijuive du régime hitlérien et de ses alliés est négociable, bien qu’à notre avis inférieure à la réalité. Revision est habile, elle dit “en liaison”, sachant que cette expression ne veut rien dire. Elle cause comme un néologue. En réalité, elle a appris madjar pour espionner le juif hongrois, supérieur au juif allemand. Mais ne reprenons pas sa phraséologie. En aucun cas nous n’accepterons de débattre. En revanche, nous sommes prêts à négocier. »

Citation authentique. Nous sommes sûrs qu’elle sera bientôt répandue dans le monde, même si idiots ne comprendront pas néologue.

13 octobre 2013

FERME AVEC GANT DE VELOURS

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 16:09

Conseil du Parisien au taureau ce matin : se montrer ferme avec gant de velours, mais ce n’est pas simple. Comment voulussiez-vous que taureau fît dans la finesse ?

Toutefois c’est parti, après révolution du 11 septembre, nous n’avons plus le choix. Brouillon de « Vidal-Naquet fonctionnaire » sera revu et corrigé pendant longtemps. Notre ennemi n’est plus tant coterie juive que canular holocaustique monté par gouvernement provisoire français illégitime en 1945.

Le texte pourrait être interminable, ce qu’il s’agit d’éviter. Nous avons parfois eu tort de nous acharner sur Faurisson, alter ego de feu Vidal-Naquet. En résumé, tous deux sont coupables d’avoir été fonctionnaires, ce qui a conduit histoire en impasse. En revanche Revision n’a pas ce statut. Elle ne prend pas parti, ni pour l’empire hitlérien, ni pour Staline, ni pour les Alliés, ni pour le juif, prétendu et vrai maître d’orchestre.

Mortalité des juifs d’Union Soviétique en représailles fut sans doute sous-estimée par les deux camps. Celle des juifs d’Europe, plus présentables, énormément exagérée. Et nous tenons à notre estimation d’un million de juifs morts en liaison avec la politique antijuive du régime hitlérien et de ses alliés.

14 octobre, 10h30, vous avez vu le coup de Brignoles hier ? « Ni droite, ni gauche, Front national ! » bon slogan.

15 octobre, 2 heures, « Vidal-Naquet fonctionnaire » prend forme, avec retard sur la révolution du 11 septembre. Pamphlet comparable à De la misère en milieu étudiant (Strasbourg 1967) ; il n’aura pas précédé la révolution du 11 septembre, mais s’inscrit dans sa foulée. Nous projetons d’achever écriture du brûlot avant le 23 octobre, jour anniversaire de la glorieuse insurrection hongroise de 1956.

9 octobre 2013

VIDAL-NAQUET FONCTIONNAIRE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 20:15

Baisse des visites, comme toujours quand Revision jase du révisionisme vieille école. Dommage, car nous tentons d’apporter éclairage nouveau, en liant entre elles les différentes pièces du dossier, ce qui n’a jamais été fait. En utilisant le brûlot de Pierre Vidal-Naquet paru en 1987 comme levier, Les assassins de la mémoire, seul ouvrage paru en français esquissant tableau d’ensemble de la problématique.

À Jussieu, Guionnet a subi les cours de Vidal-Naquet, historien juif gauchisant, plus originaire de Basse-Saxe que descendant de juifs du pape en dépit de son patronyme. À l’époque, il était secrètement ennemi de Faurisson, leur conflit ouvert ayant éclaté plus tard. Vidal-Naquet avait les traits du petit-bourgeois juif de Saint-Germain-des-Prés. Ou du bourgeois, comme il aimât qu’on dît. Il parlait bien boche et engluche, idiomes qu’il aurait pu enseigner. Il adorait le teuton que lui avait appris sa nounou boche, dont il s’est toujours rappelé les têtons. Vidal-Naquet aimait plus boche qu’engluche. Ce qui nous renvoie à la prétendue symbiose judéo-allemande s’étant achevée il y a moins d’un siècle. L’étudiant Guionnet essayait de saisir le mental juif, Vidal-Naquet l’y a aidé. Voici photo correspondant au souvenir que garde Guionnet du temps où il l’eut comme professeur d’histoire de « Grèce ancienne », comme il ose dire dans Les assassins de la mémoire, alors que l’usage veut qu’on jase de Grèce antique, mais Vidal-Naquet a toujours voulu jouer à l’original. Par exemple, sous l’Occupation, il a vu dans les Français des collaborateurs, des ennemis, beaucoup plus souvent que des résistants, sur lesquels il ne s’est jamais fait d’illusions. Il qualifia Paris de « société concentrationnaire »  (voyez commentaire de Danny).

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Révélation, même si nous l’avons déjà dit en autres termes. Ensuite, Vidal-Naquet habitait à côté de l’ancienne prison du Cherche-Midi, où Maurice Joly fut emmaté et Kurt Gerstein suicidé. Au nord, en direction de Saint-Germain. Forcément, Vidal-Naquet est devenu directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales en 1969 selon Juifkiépia, construite à l’emplacement de la prison du Cherche-Midi.

Premier lien, que faisaient Vidal-Naquet et Faurisson en 1987, mais qu’aucun n’a évoqué cette année-là :

L’AFFAIRE GERSTEIN-REINHARDT

Jewkipedia indique que l’historien français Vidal-Naquet cause de Gerstein dans Les assassins de la mémoire. Quel foutoir ! Vidal-Naquet titre, avant de conclure, « La confusion des sentiments ». Il avait raison, car il était champion en matière de confusion. Cependant, on comprend vite pourquoi aucun fonctionnaire n’a fait le lien entre ces deux hommes : pour ne pas incriminer la justice militaire française

Vidal-Naquet écrivait en Assassins de la mémoire (42) :  « Kurt Gerstein, par exemple, principal témoin du processus d’extermination à Belzec en 1942, chrétien antinazi revêtu de l’habit SS, ne peut se comparer avec le commandant d’Auschwitz Rudolf Hoess. Or son témoignage, mis en cause pour différentes raisons qui n’étaient pas toutes mauvaises (caractère manifestement erroné des précisions numériques, médiocre qualité des premières publications), a victorieusement subi l’épreuve. Il a même été confirmé par le professeur nazi , W. Pfannenstiel ». Et papati et patata. Déchiffrement s’impose :

Gerstein aurait été principal témoin d’un gazage homicide en 1942, à Belzec, supposé par la suite avoir été opéré en application du plan Reinhardt. On dit uniforme SS généralement, pas habit. Puis Vidal-Naquet écrit Hoess, au lieu de Höss, choix de juif de cour. Ensuite, le témoignage de Gerstein fut mis en cause pour « raisons qui n’étaient pas toutes mauvaises ». Autrement dit, pour de bonnes raisons. Mais il aurait subi l’épreuve du temps grâce au Cahal, dont Vidal-Naquet était porte-parole. Il indique cependant pistes à suivre : précisions numériques de Gerstein et ses premières « publications ». Comme si le chrétien réformé antinazi avait revêtu l’habit SS dans le but de devenir écrivain…

Il n’y a pas à chercher loin, déposition T I du 26 avril 1945, Gerstein aurait déclaré, en français, au sujet des gazages homicides : « 1°) Belzec à la route Lublin-Lemberg au secteur à la ligne de démarcation russe. Maximum 15 000 par jour (vu !) 2°) Sobibor (je ne sais pas exactement où, pas vu !) 20 000 par jour maximum – 3°) Tréblinca – 120 km NNE de Warsawa, vu, 25 000 par jour maximum. 4°) Maidaneck, près de Lublin, (vu) en préparation ».

Page 2 du premier document, vive l’esprit militaire qui veut qu’on commence par l’essentiel. Il s’agit clairement d’aveux arrachés sous la torture. Ayant craqué, Gerstein a recouru à l’unique technique de résistance à sa disposition : donner chiffres incroyables. Même procédé que Höss, dont les spéculations les plus absurdes portent sur le nombre de juifs qui devaient arriver à Auschwitz au cas où la guerre se fût prolongée : « par exemple 4 millions de Juifs roumains, 2 millions et demi de Juifs de Bulgarie » (46). Personne n’était dupe, à commencer par ses bourreaux, mais ils s’en fichaient. Leur mission avait été d’arracher les aveux de l’officier SS, ils l’avaient accomplie. Par la suite, cette statistique était si grossière que Vidal-Naquet fut obligé de s’en démarquer, mais sans accuser l’armée française. Il confirme que parler de rapport Gerstein est douteux, quand il évoque un « procès-verbal de l’interrogatoire de Gerstein devant la justice militaire française » (196, n51). Procès-verbal ou déposition, peu importe, seul compte le fait que les tortionnaires de Gertein travaillaient pour la justice militaire française. Vidal-Naquet indique aussi l’ouvrage de Saül Friedländer Kurt Gerstein (Paris 1964).

Il note plus loin : « en prévenant un diplomate suédois de ce qui se passait à Belzec, Gerstein agissait, selon Guillaume, pour le compte des nazis. Il s’agissait d’obtenir des Alliés divers avantages, “en échange de l’amélioration du sort des Juifs” » (220, n63). Citation tirée d’Annales d’histoire révisionniste n° 1 (printemps 1987), d’un papier signé Pierre Guillaume, bien que Faurisson eût écrit ce passage.

Vidal-Naquet cite aussi Henri Roques : « pour pénétrer dans le monde des chambres à gaz, il fallait un maître magicien et Gerstein fit parfaitement l’affaire. Avec lui, avec d’autres aussi, les chambres à gaz devenaient immatérielles et elles exerçaient un pouvoir d’attraction qui grandissait avec leur immatérialité. J’ai tenté de contribuer à rompre ce cercle magique. J’ai considéré et étudié le document Gerstein dans ses six versions comme n’importe quel autre document auquel on prétend donner une valeur historique » (153-154). Vidal-Naquet est forcé d’avouer que les six versions du témoignage sont « bourrées d’invraisemblances et de contradictions », avant de reconnaître que Gerstein « n’était certes pas le témoin idéal dont rêvent les présidents de cour d’assises, mais dont le récit est amplement vérifié » (155). Amplement signifie abondamment, largement, outre mesure.

Pour les amateurs d’anecdotes, les premiers gazages auraient été effectués avec un moteur diesel, puis à l’acide prussique, selon Gerstein. Le gaz cyclone (Zyklon) n’était pas encore à la mode, mais il est composé d’acide prussique ou cyanhydrique. Ce qui signifie qu’avant fin de guerre commandement de justice militaire française avait décidé que ce gaz allait être arme du crime de masse en chambre.

En arrachant les aveux de Gerstein, France a accrédité le massacre d’au moins deux millions de juifs à partir de 1942, puis celui de plusieurs millions à Auschwitz, en arrachant d’abord aveux de Gerstein sur ce point, puis ceux de Josef Kramer, quelques mois plus tard, qui accusa Höss d’avoir commandé « la » chambre à gaz d’Auschwitz, avant d’être pendu en décembre 1945. Plus tard, en mars 1946, justice militaire britannique arrêta et tortura trois jours durant Höss avant qu’il avouât. C’est pas mal qu’il tînt aussi longtemps. Il allait ensuite être torturé par les polacs, avant d’être exécuté. Höss avait l’air totalement soumis peu de temps avant sa mort, commentent auteurs juifs, qui font mine de se demander pourquoi. Mais il résista d’une certaine manière, en sortant inepties, comme Gerstein. Le gouvernement provisoire de France libre a ainsi eu grande part de responsabilité dans le montage holocaustique.

La citation de Faurisson attribuée à Guillaume in AHR est à mettre en rapport avec la « fameuse mission de Joël Brand quittant la Hongrie avec la bénédiction d’Himmler pour troquer les Juifs hongrois voués “au moulin” d’Auschwitz, comme disaient entre eux les négociateurs, contre 10 000 camions » (23). Cette négociation, ou plusieurs de ce type, ont abouti, quand on considère les dates de libération anticipées de nombreux juifs détenus à Buchenwald. Observations pouvant être étoffées à partir de cette note de Vidal-Naquet : « Sur l’histoire de la mission de Joël Brand, voir le témoignage, évidemment très personnel, d’André Biss, Un million de Juifs à sauver, Grasset, 1966 et l’analyse de Yehuda Bauer, The Holocaust in Historical Perspective, Un. of Washington Press, Seattle, 1978, p. 94-155 » (192, n10).

Vidal-Naquet remarque également : « En se référant à la bibliographie citée ci-dessus, note 81, on constatera que, en 1962, le nombre de livres publiés sur Buchenwald dépassait nettement celui des ouvrages consacrés au grand abattoir silésien » (214, n92). À cause de la rivalité judéo-bolchevique. C’est le procès Eichmann qui permit d’inverser cette tendance, Israël ayant fait d’Auschwitz le grand abattoir, en s’appuyant sur la documentation soviétique et sur des aveux de prétendus bouchers. Image douteuse cependant, car on imagine plus facilement un boucher avec son couteau que faisant marcher une chambre à gaz. Mais peu importe Vidal-Naquet  jugeait Auschwitz indispensable pour combattre les antisémites.

Nous avons dit que ni Vidal-Naquet ni Faurisson n’ont fait le rapport entre Gerstein et Reinhardt en 1987, alors qu’il était évident. Mais Vidal-Naquet cite un bouquin de Yitzhak Arad, Belzec, Sobibor, Treblinka, the operation Reinhard death camps (Indiana 1987),  B, S, T, l’opération Reinhardt des camps de mort. Arad a raison, mieux vaut parler d’opération que d’action Reinhardt. Arad est troublant, car il porte nom d’une ville de Transylvanie, d’une autre en Yisraël. Cependant Yitzhak Arad est né Rudnicki en 1926. En septembre 1939, il quitta Varsovie pour se réfugier en Lituanie, sous domination soviétique. Puis, emprisonné, il se serait évadé en 1943 et eût commandé groupe de partisans, selon Juifkipédia. De 1972 à 1997, il dirigea le Yad Vashem. En 2007, le parquet de Vilnius le convoqua en vue de l’inculper de « crimes de guerre ». Depuis, il n’est plus allé en Lituanie.

De telle sorte qu’Arad serait sage de Sion. D’où son autorité quand il prétend que Belzec, Sobibor et Treblinka sont étroitement liés à l’opération Reinhardt, opinion que Vidal-Naquet était dans l’impossibilité de ne pas signaler. Bien que ce ne fût pas la sienne, car il savait action Reinhardt impropre à la consommation et a voulu la noyer dans l’eau du bain Korherr.

Voyez la différence des dates : Arad a parlé de l’opération Reinhardt en 1987, liée à Belzec, Sobibor, Treblinka, par conséquent à Gerstein. Et il faudra attendre fin octobre de cette année pour voir publier le pavé de 1 500 pages de la bande des trois, Graf, Kues, Mattogno, sur ce thème. Mis en ligne par Revision, en commentaire de « Succès boche » (1/10/2013), très peu de gens le consultent. Forcément, les loustics s’adressent au maigre public d’initiés, judéocideurs et révisos. Vidal-Naquet ne connaissait pas Jürgen Graf en 1987, qui monta sur scène peu après, ni Thomas Kues, qui apparut plus tard. En revanche, son verdict est sans appel pour Carlo Mattogno : c’est un « écrivain fasciste » ! (210, n64). Et alors ? Il peut y avoir de bons écrivains fascistes, même si Mattogno n’est pas du genre comique.

Dans The “extermination camps » of « Aktion Reinhardt”, la bande dit quelques mots de Gerstein, « pierre angulaire » des gazages de Belzec. Elle parle tantôt de son « rapport », tantôt de ses « confessions », au lieu de ses procès-verbaux d’interrogatoire par la justice militaire française. D’où son jugement méprisant de Gerstein : il eût été « dérangé mental » ! (25) Mais non, quand on avoue sous la torture, on raconte n’importe quoi. Truc bien connu du renseignement britannique, ayant pour consigne d’éviter la torture dans la mesure du possible, car aveux ainsi obtenus ne sont pas fiables. Vous en connaissez beaucoup des ingénieurs fous, comme Gerstein ? Cela peut arriver, comme dans le cas de Vincent Reynouard, mais c’est exceptionnel.

Gerstein a déclaré qu’au total 20 millions de personnes furent gazées (26), argument rédhibitoire selon les trois. Pour le réviso ayant étudié maints dossiers depuis une vingtaine d’années, peut-être, mais pas pour la presse pipole. Or c’est elle que dirige le judéocideur, qui veut toucher le grand nombre et se fiche de la minorité de gens incrédules. Surtout qu’ils se taisent très souvent, par peur. À quelques exceptions près, comme Graf, Kues et Mattogno, qui semblent mener combat suicidaire. Il l’est d’autant plus à cause de leur fascination pour leur ennemis. Bref, en deux pages, deux monstruosités. Il s’agit de parler des dépositions de Gerstein, au pluriel, car il y en a six , mot préférable à procès-verbal(s) qui appelle un complément (l’expression complète étant procès-verbal d’interrogatoire par la justice militaire française). Ensuite Gerstein n’était pas dérangé mental. C’est en disant pareilles bêtises que le réviso vielle école se discrédite. Il a tellement d’atouts en main qu’il n’arrive pas à les jouer correctement. Il ne voit pas l’éléphant dans le magasin de porcelaine.

Comme Faurisson, qui s’imagine que plus il en dira, plus sa voix portera. D’où ses répétitions et sa volonté de se justifier sur tout et sur rien. Ce dont Vidal-Naquet se fichait. Il choisissait son terrain. Faurisson a longtemps évité de parler de Reinhardt ? Vidal-Naquet l’a imité, bien qu’il eût connaissance du dossier, vide au plan judéocidaire. Mais pas Arad, qui continuait sa guerre de partisans. En 1987, Vidal-Naquet et le directeur du Yad Vashem savaient Auschwitz condamné à court terme, alors que la chute du mur de Berlin était prévisible. En 1987, Vidal-Naquet achevait presque son dernier essai par ces lignes : « Aucun historien, certes, ne retient aujourd’hui le chiffre de 4 millions d’être humains disparus à Auschwitz. Parler d’un million de morts est une hypothèse raisonnable et énorme. Mais il est vrai que le chiffre de 4 millions est partout affiché à Auschwitz par le soin des Polonais, et Claude Lanzmann a eu tort d’écrire que “les estimations les plus sérieuses tournent autour de trois millions et demi” » (184). Vidal-Naquet précise en note que cette estimation est celle de Raoul Hilberg.

Parenthèse à ce sujet. Hilberg a beau être amerloque, Guionnet a toujours vu en lui juif hongrois, ses deux parents étant d’éducation hongroise, ce qui marque les gens pour leur vie, y compris leur fils. Hilberg a voulu écrire historiographie de la destruction des juifs d’Europe, sans trop chercher à y inclure les juifs d’Union Soviétique. Or il montre dans son livre sa bonne connaissance de l’histoire de Hongrie et de ses lois antijuives, plus strictes que celles de Nuremberg. Il savait que le bannissement des juifs de Hongrie en 1944 ne pouvait en aucun cas expliquer les « plus de 4 millions de morts » d’Auschwitz. Aussi joua-t-il au « néologue », comme de nombreux juifs hongrois. Il a voulu tenir discours semi-historique, accessible au goy. C’est lui qui, le premier, s’est déporté d’Auschwitz sur l’opération Reinhardt. Avant de reconnaître certaines de ses erreurs ; surtout dues à des témoignages, bien entendu.

Hilberg, Vidal-Naquet… Pressac, dont Vidal-Naquet dit, dans la note qui précède celle sur Hilberg : « Je pense au travail qu’a entrepris J.-Cl. Pressac, un ancien révisionniste qui, à Auschwitz, a été terrassé par l’évidence de ce qu’il niait » (227, n138). Tu parles que Pressac a été terrassé ! Il est resté réviso jusqu’à sa mort. Son problème, c’était Faurisson et sa dictature. Pourtant pharmacien peut être utile en histoires de camp de mort, mais Faurisson se prend pour le caïd du révisionisme. Cette note de Vidal-Naquet porte sur sa phrase : « Le travail archéologique était inutile en 1945 parce que les ruines fumaient encore et que les témoins criaient, il est devenu indispensable aujourd’hui » (184).

Archéologie ? Bonne idée. Mais qui dit archéologie, dit États finançant les fouilles. Or aucun ne sera d’accord. Quelques révisos se sont toutefois lancés dans l’aventure avec moyens modernes, par exemple avec appareil permettant de savoir si la terre a été remuée en profondeur. Pas besoin de creuser, si l’appareil dit non, il n’y eut pas de charnier à cet endroit.

Vidal-Naquet aurait dû se produire au théâtre, peut-être aurait-il eu succès, car il jouait au pitre comme Kertész. Mais Vidal-Naquet n’a jamais avoué qu’il travaillait pour l’industrie française d’holocauste, contrairement à Kertész, fier d’être pitre de l’industrie germanique d’holocauste.

Pour en revenir à Gerstein, les englo-boches connaissent surtout ses deux dépositions en germain, T III et T VI, la plus complète, dont nous disposons d’au moins trois versions : la traduction française publiée par Roques, sans signature, mais avec indication sur la dernière page «  Gez. : Kurt Gerstein », signé Kurt Gerstein ; son texte gemrain, publié en annexe ; version revue et corrigée en germain de NS-Archiv, accessible en un clic. À l’aise dans sa langue, Gerstein aurait été prolixe. On s’aperçoit au passage qu’il parle d’abattoir, comme Vidal-Naquet. Et de Blausäure, que Sachs-Vilatte rend par acide prussique ou cyanhydrique, prussique prévalant en jargon militaire, cyanhydrique chez le savant.

Extrait : « J’estime le nombre de ceux qui, sans défense et sans armes, ont été assassinés à l’instigation d’Adolf Hitler et de Heinrich Himmler, attirés sans aucune possibilité de résistance dans ces pièges meurtriers où il furent mis à mort, à au moins 20 millions d’êtres humains. Car il ne s’agit pas seulement des quelque 5 à 6 millions de juifs d’Europe qui furent ainsi mis à mort, mais surtout de l’intelligentsia polonaise et d’une grande partie de la tchèque, ainsi que des couches dirigeantes d’autres peuples, par exemple des Serbes, mais tout particulièrement des Polonais et des Tchèques » (Roques 117, T VI du 6 mai 1945). Propos de Gerstein ou de la justice militaire ? À notre avis de cette dernière, car l’idée que le régime hitlérien n’ait pas uniquement gazé des juifs correspondait parfaitement aux thèses soviétiques. Pour le gouvernement provisoire il fallait les accréditer, tout en calmant l’ardeur des communistes français. On trouve quasi doublon de cette citation en TVa daté du même jour (93).

Gerstein avoue aussi : « en vérité il s’agira cca ensemble de 25 millions d’hommes ! » (Roques 43, T II). Gazés, bien sûr, tandis que cca signifie camps de concentration allemands. Dates ont leur importance, T I et T II furent écrits le 26 avril 1945, premier jour des aveux de Gerstein. Il abaissa un peu plus tard son estimation de 25 millions à plus de 20 millions, il ne parla plus ensuite des « corps bleus » des gazés, dont il est question dans « Cadavres bleus ! », du 18 octobre 2013. On a l’impression de lire différentes moutures d’un même texte, revu, corrigé et augmenté au fil du temps. Auschwitz apparaît vite. Roques écrit : « À Auschwitz, plusieurs millions d’enfants ont été tués par application d’un tampon d’acide cyanhydrique (T V et T VI). Dans T III, les enfants meurent de la même façon mais ils ne sont pas plusieurs millions » (245). La farce eût été incomplète sans Auschwitz, et il faut reconnaître le tampon d’acide cyanhydrique burlesque.

26 juin et 19 juillet 1945, interrogatoires de Gerstein au tribunal militaire de Paris. Voici extraits du dernier, traduits de l’allemand. Gerstein : « Des prisonniers juifs étaient chargés de vider les chambres à gaz des victimes que celles-ci contenaient et qui étaient couvertes de leurs propres excréments. Des prisonniers également juifs, dentistes de profession, étaient chargés d’examiner les cadavres et leur retirer l’or qu’ils pouvaient avoir dans la machoire. On fouillait également les anus et les parties sexuelles des femmes pour savoir s’ils ne recelaient pas des matières précieuses. Les cadavres étaient ensuite entassés dans d’immenses fosses communes et recouvertes d’à peine dix centimètres de sable » (164).

Voilà comment furent inventés les Sonderkommandos, qui eurent énorme succès dans la littérature holocaustique. Ils étaient formés de juifs, parce que doués pour ce travail.

À la question « comment s’appelait exactement le service, si l’on peut dire, dont relevait cette extermination préméditée et exécutée pendant si longtemps ? » Gerstein : « Il s’appelait EINSATZ REINHARDTZ. Ce service relevait lui-même du R.S.H.A (service central de sécurité » (ibidem).

En trois phrases, trois éléments-clés du montage holocaustique. Extermination, mot préféré à anéantissement, Einsatz, qui a eu énorme succès avec lesdits Einsatzgruppen. Dans une guerre coloniale, on parle d’installer, établir, implanter, fixer, ou mettre en place, voire disposer. Un groupe de soldats n’est ni installé, ni établi, parce que mobile, mais mis en place. Sachs-Vilatte dit qu’Einsatzbefehl signifie ordre de mission, ou d’engagement. Aussi est-il tentant de rendre Einsatz Reinhardt par mission ou dispositif Reinhardt. Ce qui montre le haut niveau d’engagement de la justice militaire française dans le montage holocaustique, car elle a fourni ces éléments-clés dès juillet 1945.

Bande des trois traduit très souvent Einsatz par déploiement. À la rigueur ça peut coller pour « déploiement de travail », Arbeitseinsatz, mais pas pour dispositif Reinhardt. Le plus drôle est que des publications savantes, depuis au moins 2001, en reviennent à parler d’Einsatz Reinhardt, mot que la justice militaire française a placé dans la bouche de Gerstein le 19 juillet 1945, sans doute juste avant de le faire tuer dans sa cellule, le 25 juillet 1945. Le plus navrant dans cette affaire est que bande des trois persiste à parler d’Aktion Reinhardt, sans comprendre qu’Einsatz Reinhardt est appellation d’origine. Voilà ce qui arrive quand on méprise le « dérangé mental » Gerstein, on ne se donne pas la peine de le lire. Mais c’est secondaire, car le dispositif Reinhardt n’a jamais existé, les consignes du secrétaire d’État aux finances ayant porté sur les conditions d’application du plan Orient. Einsatz a tellement d’acceptions qu’on le traduit au cas par cas. Ainsi Einsatzgruppe signifie groupe d’intervention, comme « Haeflingseinsatz », intervention à l’aide (709), « Einsatz ungarischer Juden », intervention en faveur du juif hongrois (747 note).

Vidal-Naquet a tiqué sur « EINSATZ REINHARDTZ », expression qu’il jugeait confondante, car il savait sa vraie signification. Et on comprend que le judéocideur, en général, ait préféré parler d’Aktion Reinhard, avant qu’Arad corrigeât : « opération Reinhard ». Arad s’inspirait du procès Eichmann à Jérusalem, Vidal-Naquet des documents de la justice militaire française, raison pour laquelle il a rattaché ces trois prétendus camps d’anéantissement au rapport Korherr, plus sérieux et en grande partie authentique.

AFFAIRE KORHERR

Vidal-Naquet parle deux fois de Korherr dans son pamphlet. Quand il cause de Himmler, qui « reçoit en avril 1943 le rapport de R. Korherr, “Inspekteur für Statistik” de la SS, il lui fait dire rapidement qu’il souhaite que nulle part il ne soit parlé du “traitement spécial” (Sonderbehandlung) des Juifs » (25-26). Note : « On trouvera le dossier du rapport Korherr dans l’excellente brochure de G. Wellers, La solution finale et la Mythomanie néo-nazie, éd. B. et S. Klarsfeld, Paris, 1978, p. 41-84 » (192, n18).

Second passage : « Je n’affirmerai rien ici sur le nombre des disparus, notant simplement que, selon le rapport déjà mentionné de Richard Korherr, inspecteur SS pour les questions de statistiques (que l’ouvrage de Thion ne mentionne pas une seule fois), à la fin de mars 1943, plus de deux millions et demi de juifs avaient déjà été “évacués”, ce qui signifie sans le moindre doute dans l’immense majorité des cas : tués, et que ce chiffre ne comprenait pas “les décès survenus […] dans la zone de front”, ce qui, peut-être, en exclut les victimes des actions des Einsatzgruppen (Wellers, Mythomanie, p. 43.) » (54). Deux millions et demi, c’est faux, 1 873 594. Vidal-Naquet a confondu rapport Korherr et Protocole dit de Wannsee, qui parle de 2,5 millions de juifs, pour la plupart vadides, qui seront prochainement évacués à l’est du Reich (Stäglich, Mythos 53). Confondre ces deux prétendus documents est calamiteux.

Ce qui n’empêche pas Vidal-Naquet de pérorer : « On a donné du rapport Korherr des interprétations lénifiantes (Butz, The Hoax, p. 113). L’objection la plus grave est que le chiffre des hôtes du ghetto de Theresienstadt est couplé avec celui des Juifs soumis au “traitement spécial. Mais toutes les statistiques militaires ne parlent-elles pas des morts et des blessés ? Il ne faut tout de même pas oublier que le rapport Korherr conclut que la population juive de l’Europe a, entre 1937 et la fin de mars 1943, diminué de quatre millions et demi d’individus, ce chiffre comprenant l’émigration » (198, n74).

Il s’agit d’un débat entre judéocideurs, Vidal-Naquet s’opposant à Wellers sur le sens de Sonderbehandlung, improprement traduit par « traitement spécial », alors qu’il signifie régime spécial. Vidal-Naquet rappelle implicitement à Wellers que des juifs de Terezien ont bénéficié du régime spécial, parce que souvent âgés ou ayant eu statut social respectable, par exemple soldats de 14-18 décorés. Dans les premiers mois de 1942, il n’était pas prévu de les évacuer à l’est, mais 10 convois auraient quitté Terezien pour Treblinka en 1942.

Le 31 mai 1990, Faurisson publie « “Plaise au tribunal”, conclusions de l’affaire Georges Wellers », de Robert Faurisson contre Georges Wellers, directeur de la publication Le Monde juif. » Herr professor glousse :

« Quant au gaz nécessaire pour la “Sonderbehandlung” (traitement spécial) des juifs, M. Faurisson en a aussi parlé dans le même ouvrage à la p. 24. Ainsi que le déclarait le statisticien Richard Korherr après la guerre, la “Sonderbehandlung » des juifs s’appliquait aux juifs qui étaient “angesiedelt”, c’est-à-dire transplantés et établis. (…) Précisément, à cause de l’implication sinistre qu’on pouvait donner à “Sonderbehandlung”, Himmler faisait savoir à Korherr qu’il préférait l’emploi de “Transportierung von Juden” (transport de juifs). »

Faurisson semble n’avoir rien appris pendant les quinze jours qu’il a passés en prison, où tout ce qui sort de l’ordinaire est spécial. Un détenu s’est pendu dans sa cellule ? Action spéciale. Idem à Auschwitz, mais à une autre échelle quand un convoi arrivait, contenant quelques morts, des malades, des gens de tous âges qu’il fallait trier. Avec au moins un médecin et un effectif SS réduit, qui suscitait l’admiration de Jean-Claude Pressac : « Un SS pour cinquante détenus ! » Mais ni en France ni à Auschwitz il n’y eut de traitement spécial. Ensuite ansiedeln signifie établir, pas transplanter, énorme faute d’interprétation.

Coup d’œil sur « Korherr-Bericht » à présent. Judenkipedia prétend en citer extraits, mais ils sont faux, car le boche ne parlait pas du prétendu camp de Theresienstadt. Voyez « Evakuierungen insgesamt (einschl. Theresienstadt und einschl. Sonderbehandlung)… 1.873.549 Juden », Total des évacuations (y compris Theresienstadt et y compris régime spécial)… 1 873 549 juifs », phrase que Korherr ne pouvait pas écrire, car il a dit plus tard que le régime spécial était celui de juifs établis, ils n’étaient donc pas évacués !

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Page 10 du rapport Korherr. Si vous avez de bons yeux, voyez lignes agglutinées proches de tête de page. Elles sont œuvre de faussaires maladroits, au point que le nombre  « Sans Therensienstadt … 1 786 336  » » est plus vraisemblable qu’1,873 million. Parmi les juifs évacués, 41 911 auraient été transportés de France occupée dans des territoires conquis en Union Soviétique. De toute façon le total est supérieur à la réalité, car 6 504 juifs expulsés du Bade et du Palatinat en France sont inclus dans cette statistique. Le nombre des juifs ayant été conduits à Minsk, Riga, Kaunas, Raasiky, Maly Trostinec, Baranovici et autres camps se trouvant dans les territoires conquis en Union Soviétique fin mars 1943 s’élevait sans doute à plus d’un million et demi sans qu’on puisse le préciser.

Nous avons d’abord été paumés dans nos recherches sur toile, avant de tomber sur NS-Archiv. Vous avez tout, y compris ordre de Himmler à Korherr daté du 10 avril 1943. Il n’est pas signé, mais peu importe. Himmler aurait demandé à Korherr de corriger la page 9, en supprimant le mot Sonderbehandlung, auquel il eût préféré transportation vers l’est russe. Pourtant Sonderbehandlung se trouve en haut de page 10, dans une phrase qu’un socialiste national germain ne pouvait pas écrire, Theresienstadt étant englo-germanisme de création postérieure. Dans une de ses versions, NS-Archiv écrit en bleu le paragraphe que Korherr aurait corrigé page 9 sur ordre de Himmler, ainsi que la phrase précitée. Si NS-Archiv a voulu indiquer par là que ces passages sont litigieux, bravo ! Mais la ligne suivante, page 10, n’est pas écrite en bleu (« Sans Theresienstadt… »), alors qu’elle est œuvre de faussaire.

Querelle de Vidal-Nquet avec réviso habile cette fois, Arthur Butz dont il juge les propos lénifiants (Hoax, 113). Butz résume assez bien l’affaire Korherr-Himmler et ne manque pas d’indiquer que Korherr chiffre à 27 347 le nombre de juifs morts en camps de concentration de 1933 au 31 décembre 1942. Puis il bute sur régime spécial. Il se demande quel est le lien entre régime spécial, Theresienstadt et le transport du juif « à l’est ». Colossale erreur, car Himmler aurait fait dire à Korherr « vers l’est russe » (nach dem russischen Osten), ce qui n’est pas pareil. Mais le plus grave est peut-être que Butz ne s’est pas aperçu que Korherr ne pouvait pas parler de Theresienstadt. Que Faurisson ne l’ait pas vu, rien d’étonnant, mais Butz, ce germaniste ? Aussi Vidal-Naquet, qui avait vu l’éléphant, a en partie raison quant il parle des propos lénifiants de Butz, mais on ne juge pas un livre à partir d’un de ses paragraphes.

Surtout que Butz a remarqué que l’expression régime spécial a été employée par le Foreign Office pour désigner certaines catégories de prisonniers de guerre, comme les prêtres. Il aurait pu ajouter comme les témoins de Jéhovah en CC, d’après le témoignage du résistant pacifiste Paul Rassinier, qui lui aussi aurait ciré les bottes d’un SS pendant un temps.

Butz se réjouit toutefois un peu vite du faible nombre de juifs morts en CC de 1933 au 31 décembre 1942, car le taux de mortalité en camps ouverts peu de temps avant, comme Auschwitz, Lublin et Natzwiller (Natzweiler) est incroyablement élevé :  61 % à Lublin hommes sur 14 217, dont 4 509 sortis (seulement 4,6 % à Lublin femmes sur 2 849, dont 59 sorties) ; 76 % à Auschwitz hommes sur 4 917, dont 1 sorti ; 77 % à Auschwitz femmes sur 932 ; 100 % à Natzwiller, en Alsace, sur 10. Proportions énormes.

Suivent Lichtenburg, Flossenburg, Sachsenburg, Estenwegen, Niederhagen, CC méconnus où peu de juifs furent détenus. À l’exception de Flossenburg, où 98 % des 80 juifs détenus seraient morts, 2 sortis. Soit 78 + 2 = 80 (nous arrondissons ces pourcentages à la décimale près).

Dans ces derniers camps, comme à Natzwiller, mais aussi à Ravensbruck, Dachau, Groß-Rosen, Neuengame, il n’y aurait eu plus aucun juif détenu pour motif racial le 31 décembre 1942. Ce qui illustre la réalité du plan général Orient. Comme les statistiques de Buchenwald, 17 % de morts sur 16 822, dont 13  805 sortis, Mauthausen/Gusen, 96 % sur 2064 ; Sachsenhausen 17 % sur 7 960, dont 6 570 sortis. Le cas de Mauthausen est particulier, avec ses 96 % de juifs qui y seraient morts, qui expliquent la légende persistante selon laquelle il y aurait eu chambre à gaz dans ce camp. Cependant, la grande majorité des 13 805 sortis de Buchenwald, comme les 6 570 de Sachsenhausen, auraient été transférés à l’est dans le cadre de la solution finale de la question juive, le but étant qu’il n’y eût plus un seul juif détenu pour motif racial à Lichenbourg, Flossenbourg, Sachsenbourg, Estenwegen, Niederhagen, Natzwiller, Ravensbruck, Dachau, Groß-Rosen, Neuengamme, Sachsenhausen, Buchenwald, Stutthof.

Il s’ensuit que l’estimation de la mortalité juive dans les CC est surestimée par les révisos, qui se basent à tort sur la statistique du service spécial d’état-civil de la Croix-Rouge internationale. Mais elle est sous-estimée en réalité, car celle-ci est partielle et ne porte que sur la quinzaine des plus grands CC du Reich (même si elle ajoute « autres CC »), en faisant abstraction de ceux qui se trouvaient en territoires conquis en Union Soviétique, où mortalité juive est inconnue, faute de documents. Sauf peut-être à Riga, dont l’histoire fait maintenant l’objet de recherches — car se trouvant dans la Communauté européenne.

Les confusions de Faurisson en statistiques sont manifestes. Selon Vidal-Naquet, il prétendait dur comme fer en 1980, que le nombre « des morts d’Auschwitz, Juifs et non-Juifs, “s’est élevé à 50 000 environ” » (34). Bêtise de Faurisson, qui se basait sur la statistique partielle de la CRI. Or nous savons maintenant que la mortalité d’Auschwitz est de 125 000, selon Pressac et Revision, qui s’est ensuite ravisée et a repris l’estimation de Graf, 115 000, étant entendu que quelques registres de décès sont manquants, mais que l’hygiène s’est améliorée en 1944 et que l’évacuation des détenus à l’ouest, cette fois, débuta en octobre 1944. Mais nous pouvons l’estimer entre 115 000 et 125 000. Faurisson a donc eu tort de la chiffrer d’abord à 50 000, ensuite à 150 000, avec son prétendu goût de l’exactitude. Pire, son disciple Mattogno a dit 160 000 en 1994 ! En 2000, à la conférence révisote amerloque, Graf annonça que Mattogno comptait abaisser son estimation. Mieux vaut tard que jamais. Voyez son discours en engluche en commentaire.

De surcroît, près de la moitié des gens morts à Auschwitz étaient goys. Selon Korherr, Auschwitz était camp de transit pour le juif. Il aurait écrit, juste avant de dresser ce tableau statistique : « Ne sont pas compris juifs logés dans les camps de concentration d’Auschwitz et Lublin au cours de l’action d’évacuation » (Nicht enthalten Zuge der Evakuierungsaktion in den Konzentrationslagern Auschwitz und Lublin untergebrachten Juden). Propos peut-être de faussaire, car que seraient devenus les 4 501 juifs de Lublin sortis, s’ils n’ont pas été pour la plupart transférés à l’est ? On retient néanmoins que Lublin et Auschwitz furent camps de transit, et que l’accent est mis par les auteurs de cette statistique sur Lublin et Auschwitz, camps supposés d’anéantissement beaucoup plus tard (Gerstein disait Lublin « en préparation » en 1942).

Enrique Aynat confirme l’énorme taux de mortalité des juifs déportés de France pour motif racial en 1942, car les juifs des cinq premiers convois furent tous immatriculés. Ils transportaient près de 5 000 hommes et au moins 100 femmes (le sexe n’était pas indiqué, tandis que les prénoms des gens ne permettant pas toujours de le déterminer). Arrivés fin mars pour l’un, en juin pour les quatre autres, les registres de décès indiquent que 3 034 étaient morts fin septembre 1942. Deux registres ayant disparu, Aynat a trouvé trace de 327 autres décès dans divers documents (Revision n° 82 de novembre 1998, 10-11). La proportion de 76 % de juifs morts à Auschwitz hommes en 1942 selon Korherr est donc plausible.

Il s’ensuit que si ce pourcentage est exact, les autres nombres peuvent l’être aussi. Tournant au mois d’août 1942, quand l’épidémie de typhus atteint un pic (1 782 morts, arrivés pour plus de la moitié dans les cinq premiers convois). Il est alors décidé de construire 3 fours crématoires à Auschwitz II, tandis que la grande majorité des arrivants ne font que transiter à Auschwitz, l’évacuation des juifs dans les territoires conquis en Union Soviétique ayant débuté en ce qui concerne les juifs déportés de France. Au point qu’en juin 1943 ne figure plus un seul nom de juif déporté de France dans les registres de décès, à trois exceptions près.

Observations d’Aynat tirées pêle-mêle de Revision n° 84 de septembre 1997 : « Sont décédés 45 % des hommes immatriculés pour seulement 10 % des femmes immatriculées » (15) ; « en août, septembre et novembre, seule fut immatriculée dans le camp une minorité, qu’on peut estimer à environ 20 % des déportés » (15) ; « le plus fort pourcentage de décès (un peu plus de 50 % du total) se produit dans le premier mois du séjour dans le camp », dans le cas du premier convoi (16) ; « à partir d’avril 1943 on n’enregistre quasiment aucun décès » (16) ; « très rares cas de décès de mineurs de moins de 15 ans et de vieux de plus de 60 ans » (17).

La remarque précitée de Korherr renvoie à la question des juifs immatriculés dans tel ou tel camp. S’ils ne l’étaient pas dans un camp, c’est qu’ils n’étaient pas destinés à y rester. Franciszek Piper, directeur de recherche du musée d’Auschwitz, a publié en 1993 Die Zahl der Opfer in Auschwitz, Le nombre des victimes juives à Auschwitz. Il révèle que 400 000 déportés sur 1,3 million y furent immatriculés, dont 205 000 juifs sur un peu moins de 1,1 million. Comme 115 000 goys sur 200 000. Faites le compte : 115 000 + 205 000 = 320 000, pas 400 000. Ce qui s’explique par le fait que 80 000 détenus furent transférés à Auschwitz après avoir été immatriculés dans un autre camp. (D’après propos de Graf cités en commentaire.)

Grande majorité de juifs et grosse minorité de goys ne furent pas immatriculés à Auschwitz, car ils l’étaient déjà ou parce que telle n’était pas leur destination, Auschwitz ayant été camp de transit, idéalement situé pour évacuer les juifs à l’est en 1942, 1943, jusqu’à été 1944. Ensuite à l’ouest. À noter que Wieviorka, dont il va bientôt être question, parle d’évacuation des juifs, mais seulement à l’ouest, à partir de 1944, comme si évacuation des juifs à l’est n’avait pas existé, exemple de négation d’histoire par une chercheuse du CNRS.

Le rapport Korherr a existé, mais il fut au moins en petite partie trafiqué avant d’être représenté en justice. Rien n’était plus facile que de le réécrire sur papier identique avec même modèle de machine à écrire, de telle sorte que nous ignorons l’étendue des faux en écriture. La volonté des faussaires était triple : 1°) ne pouvant passer sous silence l’importance du plan Orient en ce qui concerne l’évacuation du juif « vers l’est russe », ils l’ont dénaturée ; 2°) ils ont tenté d’incriminer le banal régime spécial (d’où leur mention de Theresienstadt, qu’ils appelèrent malencontreusement ainsi, dans leur jargon) ; 3°) ils voulurent mettre l’accent sur Lublin et Auschwitz, qui auraient été camps d’anéantissement et de transit, tout en remerciant le Cahal de France, qui administrait le gouvernement provisoire, en lui accordant 100 % de morts juifs à Natwiller.

Mais 100 % sur 10 personnes est signe que le judéocideur se méfiait du François. Comme ensuite, avec la quatre-vingtaine de juifs qui auraient été tués en Alsace à titre expérimental en chambre à gaz, ce qui est faux.

Puis Herr Professor psalmodie : « Il ne fait pas de doute que l’armée et la police allemandes, comme toutes les autres polices et armées du monde et compris les administrations (et comme tout le monde dans la vie courante ?), utilisaient des euphémismes. »

Comptez le nombre de et, copule juive, dans la première phrase ! Voyez à quel point Fofo se soumet à la phraséologie juive ! Pourquoi diable le prétendu socialiste national boche, aussi con fût-il, aurait-il employé euphémismes, alors qu’il pouvait encore espérer vaincre en mars 1943 ?

Faurisson défend enfin sa cause quand il assène : « Il n’est pas admissible de soutenir sans preuves directes et concordantes que telle expression comme “traitement spécial“ ou “action spéciale” signifie gazage homicide systématique. C’est pourtant ce que fait G. Wellers. » Faurisson aurait dû commencer par dire ça. Éventuellement s’arrêter là, en précisant en note ce que nous avons dit du régime spécial et des actions spéciales. Ce qui ne s’imposait peut-être pas, car les juges sont supposés connaître le régime spécial en vigueur pour délit de presse et avoir entendu parler des actions spéciales de l’administration pénitentiaire.

Note de Fofo. Il renvoie au Spiegel de 1977, n° 31, sans autre précision. C’est déjà bien si les juges lisent ses conclusions, mais ils se fichent de ses références, surtout en boche. Dommage, car ils apprissent que Korherr ne fut pas membre de la SS, mais seulement du NSDAP, et qu’il nia avoir eu connaissance de l’holocauste, disant qu’il avait seulement entendu parler d’extermination du juif après la débâcle, en 1945. Voici extrait de sa lettre parue dans le Spiegel du 25 juillet 1977 : « L’allégation selon laquelle j’aurais exposé que plus d’un million de juifs seraient morts dans les camps du Gouvernement général et du Warthegau par le biais du régime spécial est également inexacte. Je dois protester contre le mot “morts” employé dans ce texte. C’était précisément le mot Sonderbehandlung qui m’amena à appeler le RSHA par téléphone pour lui demander ce qu’il signifiait. Je reçus la réponse qu’il s’agissait de juifs établis dans le district de Lublin » (Mythos 391, n58).

Notez différence de traductions. Revision rend durch Sonderbehandlung par par le biais du régime spécial, l’édition rosbife par as a result of special treatment, comme un résultat du traitement spécial, avant d’ajouter « dans les camps ». Or ni résultat, ni dans les camps ne figurent dans la lettre de Korherr. Pédagogie révisote est abominable, qui veut trop démontrer se confond.

À défaut de connaître texte intégral de sa lettre, nous savons que «  Korherr dit qu’il n’a pas écrit son rapport sur ordre de Himmler », d’après version engluche, ce dont nous nous doutions.

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Page 9 du rapport Korherr, c’est le quatrième alinéa qui aurait été corrigé par Korherr sur ordre de Himmler

Nous en sommes là. Pour leurs prétendus crimes contre l’humanité, Korherr aurait été emprisonné pendant un an ou plus, de 1945 à 1946, sous le coup d’« arrestation automatique », Reinhardt condamné à trois ans de travaux forcés en 1949.  Puis Korherr fut employé du ministère fédéral des finances jusqu’en 1961, année où il dut démissionner à la suite de la publication de Final solution de Richard Reitlinger. C’est amusant de voir comment économiste et statisticien du Reich fut épargné avant de reprendre son service auprès de la République fédérale, comme s’il y avait eu continuité entre les deux. Mais pas Reinhardt, secrétaire d’État aux finances de l’empire, condamné à trois ans de travaux forcés en 1949, qui dut travailler dans le privé après sa libération comme comptable. Korherr se paya même le luxe de nier implicitement l’holocauste dans sa lettre au Spiegel de 1977, signe que hauts fonctionnaires, économistes et statisticiens en particulier, ont droits supérieurs à la plèbe.

Ce qui fait désordre. Voilà deux hommes accusés d’avoir supervisé ou planifié judéocide de deux millions d’hommes ou plus, « et de femmes », ajoute Duflot, passés à travers mailles du filet de la justice morale, comme dit Hollande.

Quant aux sans doute plus de deux millions de juifs valides transportés vers l’est russe avant fin 1943, nous avons cru un moment qu’ils étaient âgés de 17 à 45 ans, à la lecture d’un site barbare. Cela collait à ce que nous croyions savoir, car il existait camps destinés aux enfants de moins de 16 ans et partout il est question d’évacuer les juifs « aptes au travail », en séparant hommes et femmes, mais jusqu’à quel âge ? De 17 à 45 ans, quand ils sont en âge de procréer ? Cela semblait logique. Sauf que le nombre de juifs déportés de France occupée de 41 9111 dans les territoires conquis à l’est selon le rapport est élevé, si on considère que ces gens auraient été tous valides et âgés de 17 à 45 ans. Également si on tient compte de l’énorme mortalité d’une partie d’entre eux détenus à Auschwitz en 1942.

Estimation de cette tranche d’âges était tirée de Judenkipedia. Dans son papier sur Aktion Reinhardt, l’« encyclopédie » écrit : « Quand l’ordre de tuer les juifs d’Europe aurait-t-il été précisément donné ? Il ne peut pas être daté, sinon par un courrier de Göring à Heydrich, aucune trace écrite des hautes sphères du gouvernement n’étant connue. Il n’est également pas sûr qu’il existât jamais ordre écrit de tuer les juifs donné par Adolf Hitler. Les groupes d’intervention SS du Service central de sécurité du Reich (RSHA) et les unités de police commencèrent peu après l’invasion germanique d’Union Soviétique à tuer les juifs de sexe masculin âgés de 17 à 45 ans dans les nouveaux territoires qu’ils avaient conquis. »

Judenkipedia s’adresse à public différent de celui de Juifkipédia. Première information, des unités de police, Polizei Bataillone, fusillèrent des juifs. Comme des troupes des armées régulières, en représailles d’actes terroristes ou à titre préventif, comme ce fut peut-être le cas selon un major teuton monarchiste, qui en rendit compte dans son journal. Il commandait camp de prisonniers de guerre soviétiques et s’étonnait de ces exécutions. Puis le TMI condamna la SS pour crimes de guerre, mais pas la SA, ni la police ni la Wehrmacht. Du coup, les exécutions de juifs dans les territoires conquis furent uniquement attribuées aux groupes d’intervention SS, mais c’est faux.

Ensuite Judenkipedia parle d’exécutions de mâles juifs âgés de 17 à 45 ans, parce que ces hommes étaient en âge de combattre, bien sûr. Mais aussi parce que Judenkipedia ne s’avance sans doute pas sans biscuit. Et cela colle avec notre interprétation. Hitler a voulu évacuer le juif d’Europe en direction de l’est russe, de l’océan Glacial, dit Götz Aly. Sans qu’il fût nécessaire de le tuer, comme nous le verrons plus loin. Opération ambitieuse, longue et coûteuse. D’où priorité : éloigner juifs en âge de procréer, de 17 à 45 ans, aptes au travail. Étant entendu que guerre au judéo-bolchevisme n’était comparable à aucune autre, il suffit de lire ordres militaires pour s’en convaincre.

Dans Dubitando de mars 2006, consultable en commentaires de « Cadavres bleus ! », François Sauvenière écrit « Gazé à Treblinka et mort à Minsk ». Il parle de Siegmund Rothstein, transféré le 26 septembre 1942 de Terezien à Treblinka, à l’âge de 75 ans. Inapte au travail, il aurait dû être gazé, hé non ! car il est mort à Minsk, en Russie Blanche, comme c’est indiqué sur le mémorial d’holocauste de Berlin, conçu par Yad Vashem. « Comment ne pas y voir la preuve de ce que les inaptes envoyés à Treblinka n’y étaient pas gazés ? » jubile Sauvenière.

Partant du principe qu’il s’agit d’un cas isolé et que le judéocideur a toujours un coup d’avance, Yad Vashem a peut-être vu dans cette inscription piège à réviso, car cela va à l’encontre de notre thèse sur l’âge des juifs transportés en priorité dans les territoires conquis. Mais pourquoi pas ? En-dessous de 16 ans, aucun enfant ne fut évacué à l’est. Mais quelle était la limite d’âge supérieure ? Hitler voulait éloigner le juif le plus loin possible d’Europe, aussi a-t-il peut-être existé deux catégories de détenus en territoires conquis. Ceux, loin du front, comme à Minsk, en partie camp « ghetto » accueillant inaptes au travail, comme Rothstein ; ceux plus avancés, loin à l’est de Minsk, Kaunas ou Riga, où travaillaient juifs vigoureux comme auxiliaires de l’armée boche, « en grandes colonnes de travail », comme dit avec lyrisme Procès-verbal de conférence connu sous le nom de Protocole de Wannsee.

Car enfin, si tous les CC étaient libérés de leurs détenus juifs en 1942, à l’exception de Terezien, Lublin et Auschwitz, où se trouvaient la plupart des juifs déportés pour motif racial en mars 1943, sans doute à peine plus de deux millions en tout ? En territoires conquis à l’est. Aussi, quand Korherr fixa le nombre de détenus juifs de France évacués à 41 911 fin mars 1943, il avait peut-être raison. Comme semble le confirmer l’article paru dans Notre voix n° 71 d’avril 1944. Le papier de Sauvenière qui l’évoque se trouve en Dubitando de mars 2006, en commentaire de « Cadavres bleus ! » Sauvenière signale qu’Annette Wieviorka en parle dans Déportation et génocide (Paris 1992), mais il n’indique pas la page (55), quel sagouin !

Wieviorka écrit : « En avril 1944, les responsables de la presse communiste juive semblent encore ignorer qu’Auschwitz-Birkenau fut la destination principale des déportés de France. Notre voix titre alors à la une : “L’Armée Rouge poursuit les nazis en fuite en Roumanie. Dans son irrésistible marche en avant, elle porte la liberté à tous les peuples opprimés. 8 MILLE JUIFS DE PARIS DÉPORTÉS À L’EST SONT SAUVÉS PAR LES SOLDATS DE L’ARMÉE ROUGE. ” » Sauvenière ne cite pas l’intégralité du propos, car il s’arrête sur le fait qu’Auschwitz II aurait été principale destination des juifs déportés de France, mais ce n’est pas Wieviorka qui le dit, elle parle au nom de la légende. Elle est en même temps claire quand elle dit que Notre voix était organe de presse communiste juive, beaucoup plus que Sauvenière, qui jase de « journal communiste judéo-français », car judéo-français est ambigu.

Ensuite, Wieviorka connaissait la réponse à son observation en 1992, mais pas Sauvenière en 2006. En avril 1944, les responsables de la presse communiste juive de France ne savaient pas qu’Auschwitz allait être élu suprême camp d’anéantissement du juif, car le bannissement du juif de Hongrie n’avait pas débuté.

Résumé du papier de Notre voix : l’action se déroule en Ukraine. Sachant que les bandits SS vont les fusiller, car l’héroïque Armée Rouge avance, les Juifs de Paris ont fui avant d’être recueillis par l’Armée Rouge. Ils sont maintenant tous en Union Soviétique. Vive l’Armée Rouge !

Or nous savons qu’ils n’ont pas fui, contrairement à la garnison du camp. Ils sont restés sur place, à attendre leurs libérateurs. Situation s’étant produite des centaines de fois, car en plus des camps et des sous-camps, il y avait les commandos de travail. Le nombre de 8 000 est en revanche douteux, quand on connaît les procédés de propagande soviétiques. Pour le réviso de base, elle dit vrai, quand ça l’arrange, elle ment, quand ça le dérange. Sauvenière parle de juifs de Paris « réimplantés » en Ukraine, il eût beaucoup mieux fait de dire transportés, car Ukraine n’était pas leur destination.

En matière de chiffres, coup d’œil sur la mortalité juive selon le Comité antifasciste juif créé par le père de tous les peuples : Moscou, Kiev, Odessa, plus de 100 000 morts dans chaque ville. On suppose qu’il s’agit d’habitants, plus que de juifs déportés. D’autres noms sont ceux de CC. Voici liste des villes où il y aurait eu de 20 000 à 100 000 morts, du nord au sud : Riga, Kovno, Vitebsk, Minsk, Bobrouïsk, Jitomir, Poltava, Berditchev, Krementchoug, Vinnitsa, Kichinev, Nikolaïev (Le livre noir, Paris 1995, carte mal légendée, 62-63).

Mais à propos, que dit Wieviorka, de Reinhardt et Korherr ? Rien. Pas un mot non plus de Gerstein. Forcément, la fonctionnaire ne voulait pas incriminer le gouvernement provisoire pour son rôle majeur dans le montage holocaustique de 1945. Elle parle à trois reprises de Josef Kramer, mais sans évoquer la façon dont justice militaire française lui arracha ses aveux, qui jouèrent rôle capital dans la fabrication du mythe d’Auschwitz. Bah ! elle y était obligée, car Kramer commanda le camp de Belsen, « mouroir » à la fin de la guerre, expression juste pour une fois, gardé par des SS hongrois. Wieviorka a surtout lu coupures de presse, car elle adore les cancans. Elle note que « Kramer fut successivement commandant d’Auschwitz-Birkenau et de Bergen-Belsen » (220). Mais pas seulement, Kramer commanda Natzwiller ! Revision ne sait pas comment contenir rage de l’alsaco face à cet oubli.

Extrait de vaine littérature de la garce, qui évoque « Nuit et brouillard », illustre film d’Alain Resnais : « Dans la lumière des projecteurs arrivent, en voiture découverte, Kramer, le commandant du camp, Mandel et son adjoint Drexel. Le commandant se dresse. C’est un homme énorme à face de bouledogue, aux yeux minuscules perdus dans la graisse. L’acteur évoque bien la personnalité de cet homme fruste, célèbre dans le camp pour sa brutalité » (303). Et ainsi de suite. Voilà ce que donne à lire chercheuse au CNRS.

Note de Wieviorka sur Vidal-Naquet, sentimentale : « Pierre Vidal-Naquet nous a signalé l’existence de ce poème, paru alors dans Les Lettres françaises et qu’il connaissait par cœur, tandis qu’il attendait le retour de ses parents » (122). La féministe juive voulait prendre la place de Vidal-Naquet, en disant la pitié qu’elle éprouvait pour lui. Note encore sur Vidal-Naquet, simple référence cette fois. À propos de la modeste contribution des universitaires français en littérature holocaustique, « comparée à celle des Allemands, des Américains et des Israéliens ». Phénomène imputable au « jacobinisme français, dont l’Université française est partie prenante », qui « répugne à isoler les Juifs du reste de la nation » (431). Quel dommage !

Wieviorka confirme que : « c’est en octobre et en novembre [1944] qu’arrivent les premiers convois en provenance d’Auschwitz, dont l’évacuation a commencé » (208). À Belsen, que la salope appelle Bergen. « C’est surtout avec l’arrivée des Juifs de Hongrie, en mai-juin 1944, que la destruction atteint à Birkenau un niveau jamais égalé auparavant » (306).  « La fonction du crématoire n’est jamais de mise à mort » (197). Et zou ! finie chambre à gaz d’Auschwitz II, qui se fût trouvée en morgue de créma’ !

Le meilleur de Wieviorka se trouve dans « Le raz de marée des Juifs hongrois » (255). Elle chiffre à 435 000 le nombre de juifs hongrois déportés à Auschwitz du 15 mai au 8 juillet 1944. Mais aussi et surtout elle écrit : « Si certains furent gardés à Auschwitz et dans ses différents Kommandos, d’autres furent dispersés dans 386 camps ou Kommandos différents, notamment les plus grands : Bergen-Belsen, Buchenwald, Dachau, Gross-Rosen, Günskirchen, Mauthausen, Neuengamme et Ravensbrück. » Observation capitale apparemment ignorée du faurissonien.

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Salope Wieviorka

Après qu’il eut volé son bouquin au drugstore juif de Saint-Germain-des-Prés, juste après sa parution, Guionnet fut ravi : Auschwitz II fut camp de transit pour le juif de Hongrie. Vu sa maigre documentation, il n’imaginait point que juifs de Hongrie bannis à Auschwitz fussent dispersés en 386 camps et commandos. Problème du goy, qui a du mal à compter comme le juif.

Enfin Wieviorka confirme notre thèse sur la libération anticipée de juifs de Hongrie. Elle écrit : « C’est ce qu’Alain Dieckoff appelle “l’affaire Musy”.  Affaire douloureuse et controversée, qui concerne la libération en février 1945 de 1 200 Juifs hongrois » (61).  Garce ajoute en note : « Cette affaire ne nous concerne pas ici. » Elle avait les pétoches. Elle savait que Guionnet allait consulter les archives militaires hongroises, s’il ne l’avait déjà fait, bien qu’il fût surtout branché sur les archives nationales et celles des chemins de fer avant 1992, mais sa conclusion est terrible : il n’y eut pas un, mais plusieurs convois de juifs libérés avant fin de guerre, comme on s’en aperçoit au camp de Buchenwald. En décembre 1944 et janvier 1945 notamment. Marché de 10 000 camions contre 1 million de juifs de Hongrie a donc existé, mais pas de façon aussi caricaturale qu’en cause presse juive.

Archives militaires hongroises : liste des noms des arrivés de Buchenwald, « Buchenwaldból érkezett névsor ». Ból est ablatif d’un lieu fermé, qui n’existe pas en français, où il faudrait préciser de l’intérieur de, l’usage voulant qu’on dise je sors du cinéma ou d’un camp. Dans cette liste de plus de 5 000 noms, uniquement des hommes. Prenons un nom presque au hasard, Neumann, homme nouveau en germain. Plus de 35 noms. Tous ces Neumanns n’étaient peut-être pas juifs, mais la plupart si, eu égard à leur date d’arrivée de Buchenwald : 6 en décembre 1944, 6 en janvier 1945, 16 en février 1945, 7 en mars 1945 (+ 1 en juin 1944, 1 en août 1944, 1 en juin 1945). Ces dates de sortie (Revision n° 109 de décembre 2007, 3-4) ne laissent planer aucun doute.

Lors de la débâcle, à partir de décembre 1944, la situation devint de plus en plus catastrophique pour la population, mais aussi dans les CC surpeuplés, où le nombre des morts s’accrut énormément par manque d’hygiène et de ravitaillement. Aussi le régime hitlérien ne demandait pas mieux que de libérer juifs de Hongrie en échange de quelques dizaines ou centaines de camions. Le document est consultable à Budapest, ce devrait être au réviso hongrois de le consulter et de l’expliciter. Mais il y a blocage, Orbán et Jobbik s’opposant à toute recherche sur ce thème en Hongrie. Certes, de nombreux jobbicards sont révisos, mais ils laissent aux étrangers le soin de faire le boulot. Ils applaudissent le semi-réviso David Irving, qui a signé un bon livre sur l’insurrection de 1956, comme Jérôme Tharaud l’avait fait avec Quand Israël est roi, mais ils ne bougent pas le petit doigt.

Le choix de Vidal-Naquet de ne pas parler de Reinhardt, mais uniquement de Korherr, fut partagé par Arno Mayer, dont le livre paru à New-York en 1988 fut publié en France dès 1990, avec préface de Vidal-Naquet, sous le titre La “solution finale” dans l’histoire. Mayer va plus loin, il ne cite pas le nom de Gerstein, ni celui de Kramer. mais il écrit : « Le 18 janvier 1943, Himmler demanda au Dr Richard Korherr, chef du bureau des statistiques de la SS, de lui soumettre un rapport détaillé sur “la solution finale de la question juive en Europe” » (447). Faux, a dit Korherr en 1977. Mais Mayer s’en fichait, car Korherr était sous les ordres de Himmler. Si Hitler jugeait qu’il n’était pas nécessaire de tuer le juif, c’est Himmler qui aurait dirigé le judéocide.

Suivent dizaine de lignes contenant information précédemment indiquée et l’inévitable confusion entre Lublin et Maïdanek, que Faurisson a toujours faite, dont nous éclusons cette phrase : « À la date du 31 décembre 1942, 145 301 Juifs avaient transité, été envoyés ou été éclusés (durchgeschleust) dans les camps du Warthegau, et 1 274 166 dans ceux du Gouvernement général. » Ceux qui avaient transité dans les camps du Gouvernement général avaient pour la plupart été évacués dans les territoires conquis en Union Soviétique, en application du Generalplan Ost. Appellation que nous avions presque oubliée à force de parler de plan Orient, alors que les socialistes nationals germains parlaient de plan général Orient. Abréviation a paru s’imposer, mais en partie à tort, car plan général Orient indique grande dimension du projet.

Mayer poursuit : « Le ghetto de Litzmannstadt (Lodz) compte, en ce début d’année 1943, 87 100 Juifs, don 83 133 étaient de nationalité polonaise », citation de Korherr. Mayer enchaîne : « Les cinq principaux districts du Gouvernement général renfermaient un total de 297 914 Juifs, « essentiellement dans les ghettos résiduels (Restghettos) » : 37 000 à Cracovie, 29 400 à Radom, 20 000 à Lublin, 50 000 à Varsovie et 161 415 à Lvov. »

C’est bien d’évoquer les juifs de Pologne, du Warthegau, partie occidentale destinée à être totalement germanisée, où se trouvait Auschwitz, et du Gouvernement général. Mais 2 284 000 se fussent trouvés dans le Gouvernement général en janvier 1942 selon Protocole Wannsee, et il n’en aurait subsisté que 297 914 à la fin de l’année en ghettos résiduels. D’où conclusion, d’après les dires de Mayer : beaucoup de juifs de Pologne seraient morts en 1942. À peine moins de deux millions de juifs auraient ainsi disparu en un an, rendez-vous compte. Mais Mayer est malin, il laisse le soin au lecteur de faire le calcul.

Vidal-Naquet et Mayer ont eu raison de préférer Korherr à Reinhardt. Les dernières citations de Mayer du rapport Korherr se trouvent dans la sous-partie intitulée « Les juifs dans les ghettos ». Avec, en prime, la mention de « l’ancien ghetto Theresienstadt ». Autrement dit ville aurait existé dans l’ancienne forteresse tchèque Thérèse, et sans doute alentour, avec son quartier juif (Judenviertel) ; Germain, Hongrois et François n’ayant jamais parlé de ghetto. On parlait de quartier juif en germain et en hongrois, de juiverie en françois, ghetto étant mot juif d’origine italienne.

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Quartier juif d’Anderlecht en 1942

Or Korherr, non content de parler de ghetto, en rajoute avec Litzmannstadt et Theresienstadt, comme si le quartier juif d’une agglomération avait formé ville. C’est certain dans l’esprit du juif. Aussi ce passage du rapport Korherr est sans doute œuvre d’un faussaire juif. Il doit d’ailleurs être facile de démontrer qu’il y avait plus de 300 000 juifs dans le Gouvernement général début 1943. Le pire est peut-être lettre s de Theresienstadt, secondairement h, signes d’écriture inconnus du boche dans ce contexte.

Imaginez que ville s’appelle Thérèse. Causerions-nous d’un train en partance de Thérèse-ville ou de Thérèse ? Conservateurs du musée d’Auschwitz ont tranché. Ils jasent de Terezin.

Les juifs de Pologne forment gros morceau de propagande holocaustique. Un responsable de la CRI estimait, dans les années 70, à 300 000 le nombre d’Allemands (y compris sans doute autrichiens), juifs et goys, morts en CC ; en majorité juifs, croit-on comprendre (Myth, annexe VI, 304, lettre de Vilbert, directeur du service des publications et de documentation de la CRI, se trouve dans l’édition anglaise du livre de Stäglich parue en 1986, mais ni dans la deuxième édition de Mythos, de 1984, ni dans Mythe, adaptation française publiée en 1986 par Vieille Taupe). Ajoutons-y moins d’une centaine de milliers de juifs de Hongrie, peut-être 50 000 juifs étrangers déportés de France, des dizaines de milliers d’autres de Belgique, Hollande, Grèce, etc., nous sommes loin des 5 millions de Hilberg. Juifs morts en CC l’ont été en liaison avec la politique antijuive hitlérienne. De mort naturelle, de maladie, car ayant très rarement été tués ou exécutés. Mais il est vrai que s’ils n’avaient pas été déportés, ils vécussent souvent plus longtemps.

Pour combler le trou devant lequel se trouve le judéocideur, deux sésames : les juifs de l’ancienne Pologne ayant disparu et ceux du Yiddishland d’Union Soviétique. Ces deux groupes sont ceux où mortalité fut la plus élevée. Aussi Mayer a eu raison de laisser tomber Auschwitz, le problème se trouvant au Yiddishland, qui s’étendait en Europe avant-guerre, en Pologne et en Bessarabie. Mais une chose est sûre, il n’y eut pas destruction du juif d’Europe.

D’aucuns s’étonneront peut-être que Google relaye bêtises de Revision. Mais c’est tantôt blanc, tantôt noir. Tantôt Google relaye, tantôt il cesse de le faire. Maintenant Google a raison, il ne faut pas que judéocideur répète toujours mêmes sottises. Voyez Vidal-Naquet, dont Les assassins de la mémoire est seul et unique succès français holocaustique dans le monde. Il était faussaire, mais a mis l’accent sur l’exception française, l’ultragauche jouant rôle déterminant dans le combat réviso en France plus partout ailleurs. De telle sorte que quand Google diffuse conneries de Revision, il applique consigne du sage de Sion Vidal-Naquet, d’accord avec son confrère Robert Badinter.

C’est but utopique, car discours du judéocideur ne peut plus être amélioré, dira-t-on. Il peut seulement être réformé en ces termes : « Hitler a dirigé la dernière croisade. Il a voulu nous expulser d’une grande partie d’Europe et nous empêcher de nous reproduire, en un mot nous détruire. Tout le monde comprend ce que signifiait notre transport à l’est russe. Brrr ! Nous, peuple élu, nous sommes vengés en jouant sur les mots. Nous avons rendu expulsion par extermination, ce qui n’est pas faux au plan sémantique. Notre plus belle invention est le mosaïsme, auquel de nombreux peuples sont soumis. Nous avons détourné le sens de régime spécial pour le rattacher à la chambre à gaz, qui ne nous est pas indispensable, mais nos dirigeants du gouvernement provisoire français en ont décidé ainsi. Cependant nous sommes prêts à collaborer. Nous pouvons abandonner la chambre à gaz. Massacres de juifs eurent lieu, Revision l’admet. Son estimation d’un million de juifs morts en liaison avec la politique antijuive du régime hitlérien et de ses alliés est négociable, bien qu’à notre avis inférieure à la réalité. Revision est habile, elle dit “en liaison”, sachant que cette expression ne veut rien dire. Elle cause comme un néologue. En réalité, elle a appris le madjar pour espionner le juif hongrois, supérieur au juif allemand selon elle. Mais ne reprenons pas sa phraséologie. En aucun cas nous n’accepterons de débattre. En revanche, nous sommes prêts à négocier. »

MÉLANGES

Vidal-Naquet, faute d’avoir trouvé ordre donné par Hitler de tuer le juif, développait thèse du « semi-révisionniste » David Irving (165) : ce serait Himmler qui aurait dirigé le judéocide. Partant du principe que « le maître de Faurisson s’appelle Himmler » (61), quasi appel au meurtre, Vidal-Naquet soutient que « Himmler avait donné l’ordre de tuer (umbringen) les hommes, les femmes et les enfants du peuple juif » (62), selon ses Discours secrets.

Ce qui nous rappelle que Protocole des sages de Sion fut titré en germain « Les secrets des sages de Sion ». Tentation est grande de cliquer umbringen sur le pavé de bande des trois : une seule entrée. En 1944, Hitler aurait confié au maréchal Miklós Horthy qu’il n’a jamais voulu tuer le juif. Les révisos en parlent sur trois pages, en voici paragraphe :

« En résumé, 16 avril 1944, Horthy dit à Hitler que Hongrie a pris toute mesure possible contre le juif et qu’elle ne pouvait pas le tuer, Hitler répondit que ce n’est pas nécessaire, en aucune manière, car il peut être détenu en camp de concentration, comme en Slovaquie. Horthy n’ayant pas voulu expulser (exterminate) le juif, Hitler n’hésitât pas à l’ emmater. Comme Horthy était réticent, Ribbentropp lui dit le 17 avril qu’il n’avait qu’une alternative vis-à-vis du juif : l’expulser ou l’envoyer en camp de concentration » (563).

Les trois ont le chic pour employer mots piégés. Notre traduction d’exterminate par expulser est douteuse, les trois ayant voulu dire tuer. Mais ils devraient savoir que françois est langue mère d’engluche et qu’en moyen françois extermination des juifs signifiait expulsion des juifs. Toutefois on se demande comment Hongrie aurait pu expulser les juifs en avril 1944. En bateau, via l’Adriatique ? En Union Soviétique ? Pour qu’ils rejoignent l’ennemi et lui donnent informations pour vaincre Hongrie ? Les expulser n’était pas envisageable, mais leur bannissement en camps de concentration, ainsi que le départ des plus riches d’entre eux en avion pour l’Espagne, ou munis de passeports étrangers de complaisance, comme suédois, l’étaient. Tandis que plus de 200 000 juifs ne furent pas déportés de Budapest. La plupart habitaient le quartier juif de Pest, que Soviétiques évitèrent de bombarder.

Ce n’est pas Hitler mais Horthy qui employa le verbe umbringen, quand il aurait dit « on ne pourrait bien sûr pas les tuer », d’après les archives du ministère des affaires étrangères germanique (Auswärtiges Amt, Aktion zur deutschen auswärtigen Politik 1918-1945, série E, 1941-1945, vol. 5, 631). Hitler préconisa alors de faire travailler les juifs dans des mines et de les empêcher dans tous les cas d’exercer la moindre influence dans leurs pays hôtes (561). Excellente idée de lire archives des États. Ce qui est possible en Hongrie, en Germanie, aux États-Unis, etc. pour la dernière guerre, mais pas en France ! Il y a une douzaine d’années, Guionnet s’est vu refuser la consultation d’archives militaires de 1917, en dépit de l’avis favorable de la commission ad hoc

Sur umbringen Vidal-Naquet s’est inspiré de la première édition de La destruction des juifs d’Europe par Raul Hilberg, en Amérique, en 1961. Page 177, Hilberg affirmait avoir connaissance de deux ordres de Hitler de tuer, umbringen, le juif. Le premier, sur les territoires soviétiques au printemps 1941, le second, un peu plus tard, disait que tous les juifs européens devaient être occis en camps d’anéantissement. Hilberg a supprimé ses bêtises dans les éditions suivantes, mais mal était fait. Il a dû en partie son succès à ces deux gros mensonges. Le coup des territoires soviétiques est amusant, car il reflète la réalité du plan Orient. Voilà ce que nous disions après avoir cherché umbringen sur le blog de Faurisson, sans nous apercevoir qu’il s’agissait de la version boche du discours du professeur à la conférence de Téhéran de 2006. Voici ce qu’il aurait dit dans la version française qu’il publie :

« R. Hilberg a entamé ses recherches sur la prétendue “destruction des juifs d’Europe” en 1948. Il a publié son livre, intitulé The Destruction of European Jews, en 1961. À la page 177 de cet ouvrage, il ne craignait pas d’affirmer qu’il avait existé deux ordres de Hitler d’exterminer les juifs. Le premier ordre, donné au printemps de 1941, commandait, paraît-il, d’aller tuer les juifs sur place, dans le territoire soviétique, et, peu après (sans précision de date), le second ordre commandait, paraît-il, de transporter tous les autres juifs d’Europe vers des camps d’extermination. Mais R. Hilberg ne mentionnait ni source, ni document, ni libellé de ces ordres, ni date précise. »

Notre résumé et cette citation font doublon, mais notez différences de langages. Faurisson s’accroche à l’anglicisme camp d’extermination, tandis que nous parlons de camp d’anéantissement. Vernichtung et extermination furent inventées fin de guerre par juifs amerloques, les Germains ayant toujours parlé de camps de concentration ; mais anéantissement est clair, extermination ambiguë. Autre variante, Faurisson parle du territoire soviétique, Revision des territoires soviétiques, vu leur étendue et le grand nombre de pays « frères ». Dans un cas comme dans l’autre, il eût fallu parler de territoire(s) anciennement soviétique(s), ou conquis.

Par la suite, Vidal-Naquet a fait mine de n’avoir jamais entendu parler de ces deux âneries d’Hilberg, mais c’est faux, car il a recyclé Umbringen, qu’il trouva en Discours secrets de Himmler.

Dans son premier essai « Eichmann de papier », de juin 1980, « revu en 1987 » (84). On dit en pareil cas revu et corrigé, mais pas le juif de Saint-Germain-des-Prés, qui adore souffler chaud et froid. Ses insultes des révisos vont crescendo dans son recueil de cinq essais. Il montre en outre sa bonne connaissance de « l’Internationale révisionniste », expression lancée par Aigle Noir.

Œuvre d’un fonctionnaire se voulant rassembleur, au service d’un État prétendument laïque. Circoncisant d’abord révisionisme à France, Vidal-Naquet ne parle que de Butz, réviso étranger, en faisant abstraction de l’école germanique. Ses traductions du germain sont souvent conformes. Il rend ausrotten par extirper (23). Il cite Himmler, qui parle d’éloigner, entfernen le juif (23), la revue ayant surtout retenu évacuation, mot qu’on rencontre fréquemment. Mais éloigner ou évacuer revient au même. Bonnes traductions de Vidal-Naquet du germain d’un côté, dérapages de l’autre, comme quand il traduit Ausrottung des Judentums par « extermination du judaïsme ». Il aurait dû dire extirpation, s’il avait été cohérent avec lui-même.

Contrairement à Vidal-Naquet, Revision a laissé de côté les discours d’Himmler, parce que leur authenticité n’est pas garantie, étant entendu qu’il est facile de changer un mot par un autre, mais aussi parce que Himmler était homme politique. Or on ne compte pas les bourdes ou excès de langage des propagandistes quand ils déclament. Surtout quand ils improvisent quelques-uns de leurs propos. Nous nous méfions énormément des Discours secrets de Himmler. Cela dit, Vidal-Naquet fait énorme faute de traduction quand il rend Sonderbehandlung (passim) par traitement spécial, ce mot pouvant uniquement être traduit par régime spécial.

« Enculage de mouche », dira mauvaise langue. Nenni, cette faute est capitale, régime spécial étant favorable au détenu en France, comme sous Hitler ; Léon Blum, par exemple, s’est réjoui de son régime spécial en camp de concentration. A contrario « traitement spécial » aurait signifié, sous le dernier Reich, liquidation physique, quelle horreur ! Réaction à la lecture de la première partie du livre, « Un Eichmann de papier ». Or, en 1985, dans ses « Thèses sur le révisonnisme », Vidal-Naquet écrit : « Ainsi cette statistique établie le 18 octobre 1944 au camp des femmes de Birkenau et qui additionne comme autant de “départs” diminuant les effectifs du camp : mort naturelle, transit et “traitement spécial”, ce qui fut déchiffré ensuite comme signifiant le gazage » (115). Note : « N. Blumental, Dokumenty Materialy z Czasów Okupacji Nemieckiej w Polsce, i Obozy, Lodz, 1946, p. 118 » (206, n29). Salutaire précision, déchiffrement étant aléatoire. On imagine en effet que femmes aient bénéficié du régime spécial, comme celles enceintes ou mères d’un nourrisson.

Heureusement, après avoir assommé le lecteurs à coups de « traitement spécial », Vidal-Naquet avoue l’interprétation holocaustique douteuse. Il écrit en note : « Bien entendu Sonderbehandlung pouvait avoir un sens parfaitement bénin » (192, n19).

Régime spécial est favorable partout dans le monde, sauf en France. En 1993, Guionnet en a « bénéficié ». Du coup, il fut transféré de maison d’arrêt de Nanterre à Fresnes, où il fut emmaté en conditions abjectes, sous prétexte qu’il devait être séparé des autres catégories de détenus. Seul réconfort, Jean-Claude Pressac lui envoya son dernier bouquin « exterminationiste », comme on dit vulgairement, tandis que Fofo se pavanait. Par la suite, Guionnet rendit visite à Pressac. Ils n’étaient d’accord sur rien, mais sur tout à la fois. Pressac était chic type.

À noter que Vidal-Naquet parle comme Nordau quand il évoque un de « ses informateurs de Pologne » (43). Il savait qu’Auschwitz allait bientôt être cuit. Il savait aussi que repli sur Belzec, Sobibor, Treblinka ne tiendrait pas, c’est lui-même qui a dit dépositions de Gerstein invraisemblables. Il a aussi fait allusion au plan Orient, qui consistait à « refouler » le juif à l’est. Verbe qui s’ajoute à évacuer et éloigner, liste non exhaustive, expulser, chasser, faire disparaître se rencontrent également. Dans ce cas, Vidal-Naquet jase de « l’expulsion des Juifs en direction de l’Est européen, le “refoulement” comme dit élégamment Faurisson » (33). Vidal-Naquet a préféré dire le refoulement plutôt que leur refoulement, pour que le lecteur se ralliât à la cause juive. Hélas ! Vidal-Naquet ne parle pas du bannissement du juif, ainsi que Faurisson. Pourtant centaines de milliers de juifs furent bannis de Hongrie en 1944, nullement déportés, Revision peut en témoigner. Comme sans doute juifs du royaume de Belgique avant eux.

PROTOKOLL

Protokoll a pour acception première procès-verbal en germain, d’où source de confusion avec protocole, mot de jargon administratif français. Pour le fonctionnaire, protocole est sacré. Mais ce n’est pas le cas en bochie, où Besprächungsprotokoll signifie procès-verbal de conférence (du 20 janvier 1942). De conférence ou de conversation, mais vu les personnalités réunies, il s’agissait d’une conférence. « Top secrète », dit la version engluche du livre de Wilhelm Stäglich pour rendre « Reich, affaire secrète ! »

S’il s’agit d’un faux, ce que de nombreux éléments suggèrent, il fut tardivement rédigé par des gens maîtrisant trois langues, engluche, français, germain (peut-être quatre, en incluant hongrois), et le jargon juif, supposé supérieur. Ce que ne saisit apparemment pas Stäglich dans son commentaire du Protokoll. Selon lui, ce texte ne serait pas procès-verbal, mais « aide-mémoire » (Mythos 54), thèse de l’Institut d’histoire contemporaine.

Mais revenons-en à Vidal-Naquet. Il assure : « Il a jadis été nécessaire de prouver que les Protocoles des Sages de Sion étaient un faux », avant de citer Hannah Arendt (112). Puis il écrit : « Ces “protocoles d’Auschwitz” devaient être rendus publics par le War Refugee Board américain seulement en novembre 1944 » (114). Mince ! il fut question des protocoles d’Auschwitz.

Avant d’en arriver au Protocole de conférence. Vidal-Naquet écrit : « Du “Protocole de Wannsee” (20 janvier 1942), qui montre un certain nombre de fonctionnaires à l’œuvre autour de la “solution finale”, on dira à la fois — ou on suggérera — qu’il est un document peu fiable, parce que non signé, et qu’il ne comporte rien de bien dramatique » (120-121). Vidal-Nacquet se met dans la peau de Stäglich. Mais éléments amenant à douter de l’authenticité de cette pièce sont très nombreux. Pour une fois, cependant, Vidal-Naquet a procédé en historien, en parlant du Protocole des sages de Sion (Paris 1899 ou 1900), puis des « protocoles d’Auschwitz » (Bratislava 1944), enfin du Protocole de Wannsee (Nuremberg 1948, bien que daté de 1942).

Le titre du document Besprechungsprotokoll est étonnant en germain. D’où l’idée que ses auteurs se sont inspirés du Zionisten Congress in Basel — Officielles Protocoll, Congrès sioniste de Bâle — Protocole officiel », du 29 au 31 août 1897, paru en 1898 ; puis du Protocole des sages de Sion, supposé secret. Vidal-Naquet dit du Protocole de conférence qu’il « montre un certain nombre de fonctionnaires à l’œuvre autour de la “solution finale” ». Or s’il les montre, il les met en scène. Il s’agit d’un « spectacle », mot qu’emploie souvent Vidal-Naquet, plus rarement « représentation » (Darstellung, dont la mauvaise traduction en français par spectacle a inipiré Guy Debord) et de « spectacularisation » (133) — d’holocauste.  Non seulement Vidal-Naquet fait sienne thèse de Revision, mais il la confirme avec les « protocoles d’Auschwitz ».

Presse juive amerloque écrit maintenant Auschwitz Protocol au singulier (New York Times du 7 avril 2006). C’est Randolph Braham qui parla vraisemblablement le premier des « protocoles d’Auschwitz » en 1981, dans Politics of genocide : the holocaust in Hungary (New-York 1981), livre dont nous possédons version hongroise. Né Adolf Ábrahám à Bucarest en 1922, Ábrahárm vécut en Transylvanie, où il parlait hongrois comme l’écriture de son nom l’indique, avant d’être astreint au service du travail en Ukraine, en 1943, sans qu’on sache pour quel délit. Il fut fait prisonnier par l’Armée rouge, qui l’interna comme prisonnier de guerre jusqu’en 1945. Ábrahám se réfugia en Amérique en 1948, où il changea son nom. Il jugea qu’Adolf la foutait mal, qu’il remplaça par Randolph, Braham recommandé, à cause de son ambiguïté. Tout juif comprenait Abraham, mais pas forcément le goy.

Il est question des « procès-verbaux d’Auschwitz », auschwitzi jegyzökönyvek, dans A magyar holocaust (Budapest 1988, t 2, 102). Même problème qu’en germain, jegyzökönyv ayant pour sens premier procès-verbal. En 1999, le francophone Áron Mónus publia Protocole des sages de Sion, qu’il titra « Procès-verbaux des sages de Sion », car protocole n’existait pas officiellement, bien que le mot fût connu du juif hongrois.

Auschwitz Protocols repose sur le rapport de Rudolf Vrba, né Walter Rosenberg en 1924, en Slovaquie, mort le 26 mars 2006, à Vancouver, et d’Alfred Wetzler dit Josef Lanik. Ils se seraient évadés ensemble d’Auschwitz le 7 avril 1944, en se cachant sous une pile de bois alors que les chiens des SS n’étaient pas loin. Heureusement, d’autres détenus les avaient couverts de bois, mais aussi répandu alentour du tabac russe imprégné d’essence pour égarer les chiens. Rosenberg et Wetzler attendirent là trois jours avant de fuir, habillés en civil. Ils auraient marché pendant une dizaine de jours avant d’arriver en Slovaquie. Là, ils écrivirent leur rapport, du 25 au 27 avril, qu’ils remirent aux « sages juifs » (Hoax, 95) et à la nonciature apostolique romaine.

Copies de ce rapport parvinrent d’abord en Suisse, en Hongrie, au Vatican, après que la nonciature apostolique romaine l’eut tardivement envoyée. le 22 mai 1944. Mais pas celle envoyée à l’Agence juive d’Istamboul. Des récipiendaires budapestois assurent qu’il était écrit en germain et qu’il a fallu le traduire en hongrois. Mais les avis divergent, des témoins prétendent que le texte original aurait été écrit en germain, d’autres en slovaque, d’autres en hongrois. On ne sait pas non plus où il fut écrit, ou bien tapé à la machine, après avoir été sténographié selon d’aucuns. Disons à Bratislava, alors capitale de Slovaquie, après avoir été celle de Hongrie, sous le nom de Pozsony.

Six raisons ont poussé Braham à parler de protocoles d’Auschwitz. 1°) Vrba, le plus célèbre de ses deux auteurs, ayant témoigné à plusieurs procès et publié en 1964 I cannot forgive, Je ne peux pas pardonner, et Wetzler auraient révélé l’existence d’un plan secret d’exécution massive. 2°) Les identités de Rosenberg et des quatre autres auteurs du rapport furent assez longtemps tenues secrètes. 3°) Rosenberg aurait été commis aux écritures à Auschwitz, au bloc de quarantaine, d’où sa vocation à écrire protocole. 4°) Braham avait lu Butz et son évocation des sages juifs (Jewish elders). 5°) la diffusion du texte, comparable à celle du Protocole des sages de Sion. 6°) Son caractère prophétique.

Diffusion du protocole d’Auschwitz aurait prétendument été opérée sur large échelle, comme autant de bouteilles jetées à la mer, cas du texte français du Protocole des sages de Sion en 1900, en Russie. Il devait être traduit et publié par un Russe ayant découvert ce texte. Il n’y avait que deux possibilités : un traditionaliste orthodoxe ou un nationaliste. C’est le traditionaliste Serge Nilus qui l’a fait fait en décembre 1900 ou janvier 1901, selon ses dires, en annexe de « Ce qui est grand dans ce qui est petit », gros ouvrage théologique. Dans une version didactique redondante. Puis Georges Boutmi, en 1903, journaliste nationaliste. Sans périphrases, en version condensée. C’est peut-être lui qui a évoqué le Cahal entre parenthèses. Car enfin, comment se pouvait-il que Protocole parlât de Russie sans jaser du Cahal ? Parce que son auteur était rusé.

Protocole d’Auschwitz correspond au rapport attribué à Rosenberg et Wetzler, les trois autres auteurs du WRB ne comptant guère. À commencer par le goy  Jerzy Tabeau, major de l’armée polonaise, cardiologue dont le texte serait antérieur et dont on ne sait pas grand chose, car il ne fut identifié qu’en 1985, puis à celui de deux autres juifs, écrit après le début du bannissement du juif de Hongrie, car protocole d’Auschwitz aurait été prophétique.. Mais juifs de Hongrie ne l’ont apparemment pas lu, car ils se comportèrent en grande majorité comme des moutons conduits à l’abattoir. Comme le décrit Imre Kertész dans son roman « Sans destination », récompensé par le prix Nobel de littérature en 2002. Autrement dit, académie suédoise a jugé protocole d’Auschwitz, ou des sages juifs de Bratislava, faux.

Mais c’est après le début de la déportation, cette « catastrophe menaçante » selon Braham,  que le protocole commença à être diffusé dans le monde, qu’il parvint au Royaume-Uni et en Amérique. Dans son rapport, Rezsö Kasztner, président du Comité de secours juif hongrois, dit se souvenir d’« une correspondance poursuivie avec Bratislava, Istamboul et la Suisse, en liaison « avec des procès-verbaux d’Auschwitz, de Treklinka et de Lvov » (A magyar holocaust, par Randolph Braham, Budapest 1988, t. 2, 104). Quant à la distribution du protocole, d’abord réservée à des élites budapestoises, y compris calvinistes, elle n’aurait député de façon plus large que dans la seconde quinzaine de juin 1944.

Aspects des choses ayant échappé à Aynat, qui publia en 1990 Los protocolos di Auschwitz. ¿Una fuente historica? (Les protocoles d’Auschwitz. Un source historique ?). Comme ce propos de Braham  sur le protocole « de loin le plus significatif fut celui de Walter Rosenberg (Rudolf Vrba) et Alfred Wetzler (Josef Lanik) dont l’évasion date du 7 avril » (Magyar,  103). Braham précise : « Wetzler, qui reçut le nom d’auteur Josef Lanik comme pseudonyme, utilisa par la suite ce nom. Sous ce nom, il écrivit entre autres le livre Oswiecim, hraka styroch milionov ludi (Auschwitz, tombe de quatre millions d’hommes) » (119, n69) paru en 1946. Pourquoi a-t-il reçu et non pris ce pseudonyme ? Parce que c’est écrit comme ça en hongrois et que Wetzler rédigea cet ouvrage sur commande. Des sages juifs de Bratislava, mais aussi d’Union Soviétique. Il s’inspirait de son protocole de fin avril 1944, mais sous forme revue et augmentée, comme l’atteste le nombre de 4 millions, qui date de 1945.

Akribeia n° 3 d’octobre 1998 a publié édition revue et considérablement augmentée de petit livre d’Aynat 1990, sous le titre Les “Protocoles d’Auschwitz” sont-ils une source historique digne de foi ? Nous nous sommes inspiré de deux ou trois de ses remarques dans les paragraphes qui précèdent sans indiquer la source, car il s’agissait de questions mineures. Aynat décortique les « témoignages » des trois protocoles, qu’il je apocryphes, nous pas. Cependant, il aurait existé des protocoles de Treblinka et Lvov selon Kasztner. Et oui, avons surtout lu Braham sur cette affaire, car mieux vaut parfois écouter ce que dit un sage de Sion du protocole Auschwitz, plutôt qu’un goy.

Wetzler dit Lanik est mort en 1988 en Tchécoslovaquie. À la question d’Aynat, nous répondons oui, protocole d’Auschwitz est source historique, car ayant abouti aux quatre millions de morts d’Auschwitz, pendant le procès du TMI. Il y eut bien conspiration et application du protocole des sages de Sion avant, pendant et après-guerre.

Sans avoir lu première version du texte, bourgeois juifs de Hongrie avaient compris en mars 1944 qu’il était temps pour eux de déguerpir, en avion en direction d’Espagne ou avec passeports étrangers de complaisance, suédois notamment. Ce à quoi Hongrie et Germanie ne firent pas obstacle, car un but de Germanie était, selon Hitler, de débarrasser de tout juif les pays sous sa domination, ou sous son influence, Hongrie n’ayant jamais été hitlérienne à proprement parler, esprit hongrois étant plus tordu que celui du boche et surtout que celui de son guide. À preuve, c’est Tibor Pocsai qui fut champion d’Europe de go en 1988, après avoir vaincu Ronald Schlemper en finale, de deux points et demi. On objectera que Schlemper est hollandois. Mais il porte nom boche, tandis que hollandois est pur germain selon nous.

À tort, Faurisson juge protocoles d’Auschwitz « dénomination pompeuse » (« Naissance de la légende d’Auschwitz », 20 avril 1987, note). Erreur, car Fofo pense en fonctionnaire pour qui protocole est sacré. En revanche il est arme dans l’esprit des sages de Sion et de ceux de Bratislava, pour qui il y a continuité entre leurs deux protocoles,  de 1897 et 1900, et ceux d’holocauste.

Vidal-Naquet revient sur les « Sages de Sion » au sujet de Stäglich, « beaucoup plus habile » que Faurisson (164), bien que majuscule de sages ne s’imposât point ; Stäglich ayant écrit son livre contre ces « milieux qui, par leur puissance financière, contrôlent pour une large part le domaine de l’information », c’est-à-dire les SS.

Parmi les sages de Sion historiographes, on trouve Hilberg, Vidal-Naquet, Arad, Braham, Mayer. Ils tiennent conseil, même s’ils habitent à des milliers de kilomètres de distance les uns des autres.  A magyar holocaust fut publié à Budapest en 1988, un an avant chute du mur de Berlin. Le marché était le suivant : nous autoriserons la chute du rideau de fer à condition que vous, Hongrois, reconnaissiez existence et étendue de l’holocauste magyar, sinon ce crime suprême ne sera plus seulement attribué aux Allemands, mais à vous aussi.

Puis il y a niveau intermédiaire, composé de Wellers ou Poliakov, à qui le sage fait parfois reproches, en reconnaissant la qualité de leur travail. Suit niveau inférieur +, auquel appartiennent Vrba et Wetzler. Leur littérature de gare est truffée d’invraisemblances, mais les sages savent qu’il est dans leur intérêt de mentir. Aussi qualifier leur rapport de protocole d’Auschwitz  tombe bien, car cela permet au sage de montrer à quel point il est puissant. Lanzmann aussi est inférieur +, car il filme et dit n’importe quoi, tandis que ses histoires de cul la foutent mal. Presse française a pour protocole de n’en point parler, mais ce n’est pas le cas en Grande-Bretagne. Si Lanzmann vivait là-haut, ou là-bas, les tabloïds de Sa Majesté britannique l’exploseraient. Enfin niveau inférieur -, avec le hongrois Élie Wiesel et l’ottoman d’origine Shlomo Venezia. Tous deux sont et resteront dans le caca. À ceci près que Wiesel est riche, même s’il s’est fait arnaquer par Madoff, Venezia pauvre.

Bref, protocole d’Auschwitz est datable de 1944, 1946, 1963 ou 1981, on ne sait pas. Le mot se comprend d’abord dans l’acception fonction publique : ensemble de règles ou de dispositions à appliquer dans le cadre d’une procédure ; l’ancienne signification de minutes d’un acte étant souvent oubliée, même si on la retrouve dans le sens de protocole contenant actes, registre des résolutions d’une assemblée, ou encore de document diplomatique constituant procès-verbal d’une réunion. Ces acceptions ont caractère officiel. Mais c’est différent pour le juif d’Europe occidentale, qui distingue protocoles officiel et secret, depuis que le juif hongrois Max Nordau a fait publier en 1898 « protocole officiel » du premier congrès sioniste de Bâle de 1897, ce qui signifiait qu’il existait protocole secret. Par la suite, la diffusion du protocole secret présumé, Protocole des sages de Sion, débuta à petite échelle en Russie en 1901, avant d’avoir succès mondial à la fin de la première guerre mondiale. C’est donc dans le sens de protocole secret, correspondant à ensemble de règles à suivre dans l’application d’un plan, qu’il faut comprendre protocoles de janvier 1942 et de novembre 1944, documents ayant prouvé holocauste.

Protocole Wannsee aurait visé à anéantir le juif d’Europe, protocole Auschwitz à le tuer de façon industrielle. Mais il y a bémols. D’abord, protocole d’Auschwitz est tissu de mensonges, comme si ses auteurs n’avaient jamais mis les pieds à Auschwit,z tandis que Protocole Wannsee est plus fin, bien que piteux.

Dans un lyrisme époustouflant, il dit : « Unter entsprechender Leitung sollen nun im Zuge der Endlösung die Juden in geeigneter Weise im Osten zum Arbeiteinsatz kommen. In großen Arbeitskolonnen, unter Trennung der Geschlechter, werden die arbeitsfähigen Juden straßenbauend in diese Gebiete geführt, wobei zweilfellos ein Großteil durche natürliche Verminderung ausfallen wird. » (Stäglich, Mythos 45.)

Paragraphe suivant : « Der allfällig endlich verbleibende Restbestand wird, da es sich bei diesem zweiffellos um den widerstandfähigsten Teil handelt, entsprechend behandelt werden müssen, da dieser, eine natürliche Auslese darstellend, bei Freilassung als keimzelle eines neuen jüdisches Aufbaues anzusprechen ist. (Siehe die Erfahrung der Geschichte. » (Mythos 45.)

Ces deux paragraphes sont les plus controversés. Ils auraient été ajoutés ou réécrits. Voici nouvelle version : « Sous direction appropriée, au cours de la solution finale des juifs, ceux qui sont aptes au travail doivent partir pour l’est. En grandes colonnes de travail, sous séparation des sexes, les juifs aptes au travail seront conduits dans ces territoires en construisant des routes, ce qui entraînera sans doute qu’une grande partie d’entre eux disparaîtront par réduction naturelle. »

« Ce qui en restera à la fin, sans doute la partie la plus résistante, doit être traitée de façon appropriée, car représentant une sélection naturelle, elle est à considérer à sa libération comme cellule germinative d’une nouvelle construction juive. (Voyez l’expérience de l’histoire.) »

Première remarque : comment ces gens auraient-ils été conduits en Extrême-Orient en construisant des routes sur des milliers de kilomètres ? Soit ils auraient été transportés vers l’est (nach dem Osten transportiert zu werden [Mythos, 46]), soit ils auraient construit routes pour les y conduire, mais pas les deux à la fois. À moins que les commandos les plus avancés construisissent routes sur lesquelles leurs coreligionnaires fussent transportés. Ou bien c’est humour juif. Mais c’est vrai d’une certaine manière, car le juif a financé sa propre évacuation, comme l’expose Protocole Wannsee, comme il ressort aussi de l’ordre de Reinhardt et d’autres documents.

En 1961, à Jérusalem, Eichmann a tout avoué, sauf cette proposition. C’est lui qui aurait écrit le discours de Heydrich, mais pas ce membre de phrase. Israelowicz a trouvé extrait du procès Eichmann à ce sujet, lisible en langue barbare en commentaire d’« Igazság », du 24 octobre.

Nonobstons. Le traducteur rosbif a rendu colonnes (de travail) par gangs. Il a eu tort, car le boche a adopté mots françois en hommage à Napoléon et à son armée, suupérieure à ses Landswehren, troupes territoriales dit Sachs-Vilatte, de principautés ou régionales. D’où son adoption de mots barabares comme bataillon, courage, étape, évacuation, etc. L’idiot engluche n’avait qu’à dire column, comme tout le monde. Il est également brouillé avec question juive, qu’il traduit souvent par problème juif. Comme lui, Revision n’a jamais compris pourquoi Hitler parlait de question juive, pas de problème juif. « Par euphémisme », dira Faurisson. Mais Protocole Wannsee a tranché : « solution finale des juifs » est plus simple.

Vient ensuite cellule germinative, qu’on appelle foyer en françois. Foyer correspondit longtemps à feu en langage administratif, mais foyer est lieu d’où émanent flammes et vie. Aussi cellule germinative juive signifie foyer. Quant à Aufbau, que le rosbif rend par development, il signifie construction. De telle sorte que Protocole Wannsee jase d’un foyer de nouvelle construction juive, expression employée dans la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917, quelques jours avant le déclenchement de la révolution bolchevique.

Enfin le réviso a tort de ne pas commenter « voyez l’expérience de l’histoire ». Référence juive, seule entre parenthèses en Protocole, signes de ponctuation longtemps étrangers au germain. En 1948 le juif n’avait pas d’histoire, comme le tzigane. Mais il s’est vanté d’en avoir une, car auteurs du Protocole Wannsee sont juifs. Que signifiait, dans leur tête, voyez l’expérience de l’histoire ? Qu’elle est jalonnée de constructions et de destructions. Judaïsme étant construction faite sous deux influences : despotique orientale et grecque. C’est au mélange de ces deux cultures que le judaïsme a dû sa puissance.

Autre signe inusité dans la pièce : SS en écriture runique, ce qui est incompréhensible. On lit aussi : « Les juifs évacués seront ensuite conduits petit à petit dans lesdits ghettos de passage, et de là seront transportés plus loin à l’est » (Mythos 46). Encore et toujours ghettos, précédé par lesdits (sogennante Durchgangsghettos, Mythos 46). Mais qui les appelait ainsi ?

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Quartier juif. Interdit d’entrer aux chrétiens.

Confirmation que ghetto est mot juif, mais aussi de la politique du régent Horthy. Il aurait pu faire écrire interdit d’entrer aux non-juifs, mais non, le régime avait depuis longtemps abandonné sa politique catholique romaine pour l’étendre à l’ensemble des chrétiens, car calvinistes représentaient poids énorme, contrairement au petit nombre de luthériens, souvent souabes. Il existait aussi libres-penseurs et païens, proportionnellement plus nombreux qu’en pays slaves voisins. Aussi, en prenant l’inscription au pied de la lettre, ils étaient autorisés à pénétrer en quartier juif.

Amusant aussi le symbole de croix-fléchée, mouvement d’ultradroite d’inspiration catholique romaine. Sa croix était comparable à la croix gammée, signes ayant double origine : chrétienne et païenne. Croix hongroise était chrétienne, mais flèches païennes — ou conquérantes. Double croix eût peut-être été préférable, mais comment la dessiner ? Là peut-être est à chercher signification de croix gammée : elle serait double croix, bien qu’originaire de Susiane il y a plus de 5000 ans. En croix celtique aussi, on peut voir symbole pagano-chrétien.

C’est en partant du magyar que nous fûmes convaincus que les socialistes nationals germains ne pouvaient en aucun cas parler de ghetto, mais de quartier juif. C’est en partant du magyar que nous voyons en croix gammée double croix ; de qui renvoie à la gnose qu’étudiaient cercles socialistes nationals germains avant l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler.

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Aucune croix-fléchée n’a paru satisfaisante, hormis celle-ci, emblème de la 25e division de grenadiers SS. Mais que viennent faire les deux tridents au-dessus ? Avec pointes de deux de leurs flèches à moitié coupées ? Représentation d’arianisme est vraisemblable. De telle sorte que guerre fut croisade, comme dit le sage de Sion, ce que refuse d’admettre Faurisson dans ce sens. Elle rassembla chrétiens, ariens, païens contre l’imposture juive, héritière du despotisme oriental.

Emploi du mot ghetto en Protocole Wannsee, comme en rapport Korherr, ne passe pas, même si ce mot figure dans le Große Brockhaus. Il a pour avantage d’être plus court que Judenviertel, mais à peine. Liste des surprises contenues dans cette pièce est longue. Nous n’avons pas l’intention de rabâcher, mais d’apporter nouvel éclairage, tout en écoutant ce que disent les judéocideurs, dont Yehuda Baueur, historiographe du Yad Vashem, né en Tchècoslovaquie.

Bauer a déclaré, selon dépêche d’Agence télégraphique juive du 30 janvier 1992, que Protocole Wannsee était « rejeté ». Selon lui, il y eut réunion, mais « à peine une conférence » ; « peu de ce qu’on a dit a été exécuté dans les détails » ; « le public répète encore, jour après jour, l’histoire inepte qui veut que ce soit à Wannsee que l’extermination des juifs ait été décidée. Wannsee n’était qu’une étape dans le processus du meurtre de masse. »

Bauer a raison. Il y eut peut-être réunion, mais pas conférence, raison pour laquelle on devrait parler de Protocole de conversation. Maints projets prévus ne furent pas appliqués, c’est vrai, nous allons en jaser. Stupide histoire que celle qui consiste à prétendre que politique d’anéantissement du juif débuta à Wannsee, simple étape de la liquidation du juif d’une partie d’Europe, qui passait par son évacuation ou son bannissement ; pas par le meurtre de masse, comme prétend Bauer.

L’objectif de la réunion aurait été de libérer l’espace vital germanique des juifs qui s’y trouvaient « de façon légale » (Mythos, 41). La solution finale de la question juive en Europe aurait concerné plus de 11 millions de juifs. Nombre discutable, incluant métis au premier degré et 700 000 juifs de la France non occupée, dont une grande partie vivaient hors d’Europe, en Afrique du Nord notamment. Ce qui est curieux, car cette statistique inclut juifs de la partie européenne de Turquie, mais pas ceux d’Asie Mineure. Ceux aussi d’Espagne, Irlande, Royaume-Uni, Suède, Suisse, etc., tandis que plus de 5 millions se fussent trouvés en Union Soviétique, dont près de 3 millions en Ukraine et 500 000 en Russie Blanche (44), pays conquis le 20 janvier 1942, ou sur le point de l’être. Comme s’il avait fallu grossir le nombre de juifs afin de justifier le meurtre présumé de 6 millions d’entre eux.

Mesure prévues non appliquées : juifs valides seront évacués toujours plus loin à l’est, mais pas ceux âgés de plus de plus de 65 ans, qui seront internés dans le ghetto de Theresienstadt en cours de construction, en particulier ceux ayant été décorés (46). Or nous avons vu le cas de Rothstein, 75 ans, déporté de Terezien à Minsk, via Treblinka. Les métis au premier degré seront exemptés d’évacuation s’ils demandent à être stérilisés (49). Clause jamais entrée en vigueur. En revanche, juifs et goys amerloques, comme Morgenthau et Hemingway, voulurent stériliser le boche, ceci explique peut-être cela. En métis juif au second degré, nous comprenons quart de juif, comme Hitler, qui ne seront pas évacués, à six exceptions près, parmi lesquelles enfants d’un couple de métis au premier degré (51). Mais ils sont 50 % juifs, pas 25 % ! Calcul que le boche aurait été incapable de faire… (52) Secrétaire d’État Neumann aurait en outre décidé que juifs employés dans importantes industries militaires ne devaient pas être évacués aussi longtemps qu’aucun remplaçant valable n’aura été trouvé. Affaire de liberté spéciale, rarement évoquée.

Pourtant cette mesure fut appliquée dans les services d’espionnage, car le guide jugeait le juif doué pour cette activité. Puis Protocole de conversation cause de Neumann, nom que nous avons choisi « par hasard » dans la liste des arrivés de Buchenwald, patronyme pouvant être juif ou goy, comme Schneider, tailleur, szabó en hongrois. Neumann est en outre écrit N e u m a n n, comme quelques autres noms de personnes. Sans doute pour donner l’impression qu’il s’agissait d’une conférence entre dignitaires du régime. H e y d r i c h aurait longtemps parlé, mais Dr S t u c k a r t, N e u m a n n, Dr B ü h l e r, Dr M e y e r s auraient fait remarques en fin de réunion (52-53).

Graphie que versions anglaise et française du livre de Stäglich ne reproduisent pas. Dommage, car mots employés ne suffisent pas pour comprendre un document, écriture et ponctuation sont à prendre en considération. Jusqu’à présent, pareil usage nous était inconnu. Même John Smith ne l’emploie pas. Le bougre met certes deux espaces au lieu d’un entre chacun de ses mots, pour souligner à quel point il les a pesés, mais uniquement en français, langue qui lui est étrangère, pas en amerloque. Mystère que personne n’a signalé à notre connaissance.

Procédé comparable à Protocole des sages de Sion, qui donne l’impression d’une réunion où il y eut quelques intervenants. Mais c’est faux, quand on sait que les passages en question sont tirés du livre de Maurice Joly, qui inventa dialogue entre Machiavel et Montesquieu. La réunion des SS (sages de Sion) n’a donc jamais eu lieu, comme peut-être celle dans la belle villa de Wannsee, selon Kertész, le 20 janvier 1942.

Vidal-Naquet évoque le procès Eichmann, référence obligée sur le judéocide, en sus du jugement du TMI. Eichmann avoua avoir écrit le discours de Heydrich, qui aurait tenu le crachoir pendant majeure partie de la réunion ; très courte, « à peine plus d’une heure », bien qu’Eichmann ne se « rappelât pas » (voyez procès-verbal engluche du procès Eichmann sur Wannsee, communiqué par espion Israelowicz dit Mohacs en commentaire d’« Igazság » du 24 octobre). Eichmann n’était pas autorisé à « ouvrir sa boche » à la réunion (le texte engluche parle de bouche). À un moment, le procès faillit déraper, quand Eichmann dit : « Je ne peux rien imaginer, mais… » Heureusement, il fut interrompu. Eichmann jura à la fin : « Je ne fus jamais antisémite. »

Il fut également question de « problème juif » à Jérusalem, pas de « question juive », euphémisme hitlérien. Ce disant, nous nous apercevons à quel point Israelowicz nous est précieux. Tandis que goys désertent les uns après les autres, y compris lieutenant Danny, Israelowicz fournit pièces capitales. Il se fiche des discours didactiques de Nilus ou Faurisson, contrairement à ce qu’il prétend, il veut du tranchant, comme Guillotine. Il a raison, filons à l’essentiel, en jasant d’ultragauche.

Pour un François, il y a deux raisons d’apprendre le germain : s’il est teinté de marxisme ou s’il est réviso. Quand il est les deux à la fois, il y est doubleplus contraint, même s’il est paumé en déclinaisons et incapable de jaser parler vulgaire. En revanche, il connaît Vergegenständlichung mieux que tout le monde.

VERGEGENSTÄNDLICHUNG

Revision tape sur le juif à coups de Vergegenständlichung, mot de Charles Marx signifiant objectification selon le juif allemand Maximilien Rubel. Soit, mais nous préférons le traduire par circonstanciation, qui fait que les hommes ont tel ou tel comportement. « Les circonstances font que… », dit-on. Ce qui irrite, on le devine, l’idéaliste révolutionnaire.

On peut dire aussi spectacle veut que tel rôle soit imparti. Mais ce n’est pas pareil. Et puis, ultragauche est prétentieuse, elle veut s’affranchir des règles de circonstanciation et de celles du spectacle. Elle a aussi son protocole, qui stipule aucun respect pour Hitler, ni pour Staline, ni pour Roosevelt, son plan reposant sur de toutes autres bases. Ticounistes ? demande le juif. Non, françoises.

Ultragauche révisote est plus forte en France que partout ailleurs, selon Vidal-Naquet. Faurisson a feint de s’étonner des papiers de Jacques Baynac parus en Quotidien de Lausanne les 2 et 3 septembre 1996, disant qu’il n’y a pas de preuve de l’existence de chambre à gaz, uniquement témoignages. « Historien orthodoxe » que Baynac, porté « vers la gauche », selon Faurisson, mais c’est faux, car il vient d’ultragauche. Nullement fonctionnaire, contrairement à Faurisson et Vidal-Naquet, Baynac gagne son pain à la sueur de son front. Il travaille dans le livre, comme d’autres ultragauchos.

Unknown

Voyez Baynac, Il n’est pas tout jeune mais a suite dans les idées. Il n’a pas soutenu Faurisson pour ses délires, mais pour la cause révisote, liée à celle d’ultragauche françoise. Après éclatement des affaires abbé Pierre et Garaudy, après qu’Événement du youdi eut titré « La victoire des révisionnistes ».

2 septembre 1996, Quotidien de Lausanne titre « Comment les historiens délèguent à la justice la tâche de faire taire les révisionnistes ». Chapeau en gras : « Saisie du livre de Garaudy en Suisse, affaire de l’abbé Pierre en France, le révisionnisme ne finit pas de faire des vagues et d’exacerber les passions. Or le recours aux tribunaux ne peut trancher un débat qui relève de l’histoire » (Revision n° 78 de décembre 1996, 11). Bravo !

Baynac jase de la « secte négationniste » ayant Robert Faurisson pour « gourou », Pierre Guillaume pour « chef d’état-major », encore bravo ! Il connaissait l’éducation militaire de Guillaume, mais savait-il si le bougre travaillait pour le renseignement militaire ? Nous ne savons pas, mais Baynac fait partie des 3 000 journalistes les mieux informés en France. Le gars passe son temps à lire presse et livres. Il sort tas de noms d’opposants et de gens favorables à cruelle loi de 1990. À l’époque, Claude Imbert, de la Trilatérale et du Point, y était opposé, comme la prétendue historienne jussieusarde Madeleine Rebérioux, présidente de la Ligue des droits de l’homme (création de la Veuve), forcée de constater que « ce texte entraîne quasi inéluctablement son extension un jour à d’autres domaines qu’au génocide des juifs ». Ce qui fut le cas, car il fut étendu mollement à l’armingocide, mais pas au toutsicide, dont France est en grande partie responsable.

Simone Veil y était opposée à l’époque, comme Pierre-André Taguieff, les journalistes Dominique Jamet et Jean-François Kahn. Le communiste Gayssot n’était pas trop fier de la loi qui porte son nom. C’est lui qui déclara que « plusieurs élus du RPR réclament une révision de la loi ». Ils étaient toutefois réservés, car ils ne voulaient pas toucher aux mythes de la Résistance. Vidal-Naquet aussi prétendait y être opposé, mais à sa manière. Il déclara en juin 1996 « Je suis prêt à tuer Faurisson, mais pas à le poursuivre en justice ! » Vidal-Naquet l’avait dit avant en d’autres termes.

A contrario peu de gens étaient favorables à cette loi. Baynac en donne deux exemples : l’avocat Charles Korman et Bernard-Henri Lévy. Arno Klarsfeld était plus prudent. Il dit : « La loi Gayssot a été faite afin d’éviter les débats scabreux entre historiens et pseudo-historiens. » Mais qui est historien ? Le tueur Vidal-Naquet ?

Baynac jase aussi du rôle d’ultragauche dans le conflit, sans parler de lui ; en faisant allusion au lynchage médiatique de cette mouvance.  D’abord en citant l’ordure et faussaire stalinien Jorge Semprún, ancien ministre socialiste d’Hispanie, après qu’il fut kapo en CC, qui assura : « Les racines traditionnelles de l’antisémitisme sont l’idéologie anticapitaliste et le discours contre l’argent » (12). Puis en citant Libertaires et ultra-gauche contre le négationnisme (Paris 1996), ce qu’il fallait démontrer, car ultragauche était divisée.

Baynac juge : « on voit bien que c’est la dérobade des historiens qui a contraint la société à refiler le bébé monstrueux au tribunaux », avant de conclure : « La question est donc de savoir pourquoi les historiens se sont défilés. » Façon de dire suite au prochain numéro.

3 septembre 1996, titre « Faute de documents probants sur les chambres à gaz, les historiens esquivent le débat ». Chapeau : « Comme les nazis ont agi dans l’ombre, la légende de l’inexistence des chambres à gaz a pu se répandre peu à peu. Face à cette monstruosité, les historiens n’ont pas su apporter des réponses adéquates et convaincantes. Car leur méthode est en cause. »

Premier paragraphe, Vidal-Naquet encore une fois cité, car il était seul en pointe des judéocideurs depuis l’éclatement de l’affaire Faurisson, quelques mois après l’assassinat de François Duprat. Il dit : « l’historiographie sur ce sujet est longtemps restée médiocre [à cause] du syndrome de Vichy, en France, nous avons toujours une sorte de panique devant l’histoire contemporaine » (13). Historiographie ne signifie pas simplement écriture de l’histoire, mais d’une histoire officielle, engageant la responsabilité d’État.

Puis vient la création de Vidal-Naquet et du couple Klarsfeld : Pressac, cet « historien amateur ». Cinq longs paragraphes sur les revirements successifs de Pressac, qui abaissa le million de morts à Auschwitz à 800 000, dont 630 000 juifs, puis à 600 000 en tout, et qui ne serait pas arrêté là si on l’avait laissé faire. Baynac précise que les négationnistes « ont maintenant réduit leur estimation à 130 000 décès ». Il savait que Guionnet avait été relaxé par le tribunal, puis par la cour d’appel de Paris, pour Auschwitz : 125 000 morts », mais aussi que le gourou parlait de 150 000. D’où sa péréquation favorable à Guionnet, car un journaliste d’investigation s’aperçoit vite de la tendance de Faurisson à tout exagérer.

Après avoir constaté les lacunes des histrions judéocideurs, Baynac observe qu’il existe « deux discours parallèles ». « L’un, scientifique, où le témoignage prime. » Quel culot ! Hilberg, Vidal-Naquet ou Wieviorka, dont Baynac ne jase pas, s’appuient presque exclusivement sur des témoignages, y compris des aveux. Mais Baynac se garde d’opposer les deux camps. Il oppose la scientificité du témoignage, de Primo Levi et David Rousset en particulier, à l’histoire « scientifique », beaucoup plus exigeante. Pour elle, « pas de papier(s), pas de fait avéré » (14).

Baynac parle aussi de « positivisme », qui veut que l’histoire soit, « en tant que telle (…) révisionniste par nature, voire négationniste ». Pour lui, ces mots sont presque synonymes. Il ajoute : « dès lors qu’on est sur le terrain scientifique, il est interdit d’interdire de réviser ou de nier. »

Baynac cite plus loin Marie-France Stirbois ayant lancé aux partisans de la loi Gayssot : « Vous êtes incapables de démontrer scientifiquement la réalité du génocide. » Avant de trancher : « Soit on abandonne le primat de l’archive au profit du témoignage et, dans ce cas, il faut déqualifier l’histoire en tant que science pour la requalifier en tant qu’art. » Il faudrait choisir, soit on exclut « le réel au profit du virtuel », soit on fait l’inverse.

Baynac a pigé l’essentiel. D’un côté témoignages, de l’autre archives qui ne valent pas un clou. Comme nous l’avons vu.

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