Alain Guionnet – Journal Revision

21 avril 2013

HALBRONNERIES

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 20:28

Grand-père Halbronn s’établit en France en 1888, où il travailla chez Stern comme graveur, tandis que sa grand-mère Carcassonne est née à Avignon. Halbronn ne serait pas seulement juif allemand et du pape, secondairement argentin, car il fut formaté par Georges Vajda, professeur juif hongrois de l’École pratique des hautes études qui faisait mine de garder accent magyar, mort en 1980. C’est Vajda qui aurait encouragé Halbronn à poursuivre ses études astrologiques, tenues pour apostasiques par le grand rabbinat, c’est lui qui l’aurait incité quelque part à collaborer à Revision. Voilà comment se traduit judaïsme néologique hongrois en actes.

Parti vivre en 1968 en Israël, Halbronn quitta le pays en 1969, après un an et demi, car il ne s’y sentait pas chez lui, bien qu’il étudiât à l’université hébraïque.

Sur le « Graun » de Vilna, que nous appelons Talmud de Vilnius, Halbronn dit que ce texte est antihassidique. Information relayée car précédemment inconnue, vu que dans son séminaire comme dans son dictionnaire du judaïsme Esther Benbassa n’en parle pas, car elle se préoccupe surtout de l’histoire du séfarade, la sienne.

Heureusement Juifkipédia remédie en un clic aux lacunes de Benbassa et de Jean-Christophe Attias, goy converti au judaïsme. Il parle du Gaon de Vilna, qui signifie génie de Vilnius.

Gaon2

Génie de Vilnius

Eliyahou ben Shlomo Zalman (1720-1797) maîtrisait Talmud, halakha, cabale, tout en étant versé en sciences profanes, comme mathématique. Il se passionnait aussi pour Euclide. Il aurait écrit plus de 50 livres publiés par ses élèves après sa mort. De là viendrait légende du Talmud de Vilnius. Par goût du raccourci, un juif aura qualifié son œuvre de Talmud, ce qui est vrai d’une certaine manière, vus postérité du gaon et sens de talmud en hébreu, qui désigne ensemble d’écrits composites liés à une époque et à une ville à laquelle ils sont rattachésD’où Talmuds dits de Babylone et de Jérusalem.

Voilà rançon du judaïsme : à force de spéculer, le juif adore approximation au plan des idées qu’il n’a pas, d’où son attirance pour le plagiat. À ce sujet, il semble que Freya von Asgard songe à usurper l’identité d’Halbronn en se faisant passer pour lui. S’il met son projet à exécution, ils vont bien s’amuser tous les deux.

9 commentaires »

  1. Quelques précisions : « Gaon » ne signifie nullement « génie ». Les « Guéonim » (pluriel de Gaon), sont les exilarques de Babylone, allant du VIIème au XIème siècle (jusqu’à exactement 1008, date de la mort de Haï Gaon, dernier exilarque). On trouve ce terme hébreu 48 fois dans la Bible hébraïque (1ère occurrence dans le « Cantique de la mer », en Ex 15.7); il a le sens premier de « hauteur » (des vagues, cf. Job 38.11; de haute végétation, cf. Jérémie 12.5). Au sens métaphorique, « grandeur », « majesté » (cf. Isaïe 24.14), mais aussi « orgueil » (cf. Isaïe 13.11).
    Par la suite, le terme de Gaon a été attribué à des autorités et des grandes figures rabbiniques ; cependant, le Gaon de Vilna est le seul à avoir l’article défini devant son titre, si bien que lorsqu’on dit « Le Gaon », il n’est question que de lui.
    À propos d’Euclide, Le Gaon a écrit un traité de géométrie sous le titre de « Ayil meshullash » (Le pilier des triangles), publié en 1833 à Vilna et Grodno.

    Mais le mieux est de lire, à son sujet, l’article que j’ai publié en 1996 chez Autrement dans « Lituanie juive, 1918-1940, message d’un monde englouti », http://www.bibliomonde.com/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=5524&texte_aff=table
    Il se trouve que je suis un des spécialistes du Gaon.
    Comme mon article a été massacré par les éditeurs, je t’envoie l’original à ton adresse email.

    (Merci. Je ne transcris pas tes mots hébreux en italique, car on comprend aussi bien comme ça. Enfin, comprendre est vite dit. Les goys convertis au judaïsme sont amusants. Je parle d’Attias, pas seulement de toi. Ils voient en judaïsme sorte de science à cause de leur positivisme inconnu du vrai juif. Ils n’ont pas saisi la dimension pataphysique de cette discipline, source d’interminables discussions. Que signifie tel mot araméen ou hébreu aux différentes époques ? Selon tel rabbin ceci, selon tel autre cela. Grâce à Halbronn j’ai découvert hier le Gaon de Vilna à travers ce qu’en dit Juifkipédia et ai avoué que je suis allé un peu vite en parlant du Talmud de Vilnius. Je veux bien faire quelques concessions à la casuistique juive, mais ai appris auprès du juif hongrois qu’il ne croit pas un instant ce qu’il dit. Il est champion du spectacle. D’ailleurs j’aimerais savoir ce que signifie talmud mais ai flemme de chercher, car j’ai l’impression qu’il existe autant d’interprétations de ce mot que de juifs, NDLR.)

    Commentaire par TammKoat — 22 avril 2013 @ 10:36 | Réponse

    • « Talmud » signifie littéralement « étude ». Il se compose de la Mishnah et la Gemara, qui est, grosso modo, commentaire de la première. La Mishnah (« répétition ») est un recueil de lois orales juives rassemblées et commentées par les rabbins de l’époque du Christ. Ce travail de recensement s’est poursuivi tout au long du II ème siècle de notre ère, pour s’achever en 219. Quant à la Guémara (« perfection »), rédigée, elle, en araméen, elle divergea progressivement pour former deux variantes, savoir la galiléenne, milieu du IVème siècle, et la mésopotamienne, milieu du VIème siècle. Elles formeront chacune avec la Mishnah les Talmuds de Jérusalem et de Babylone.

      (Tu vois que t’as entendu parler de trucs, mohacsiste. À t’entendre, ce n’est plus rosbif que nous devrions apprendre mais hébreu. Moulin croit avoir tout compris : « Ah oui ! s’exclame-t-il, le taliban est grand lecteur du Talmud ! » Mais laissons Jacquot dans son coin. J’ai impression que tu m’assailles à coups de prosélytisme juif, comme Halbronn et Malthête. Tu te dis que Revision est incorruptible, aussi le truc consiste à la séduire. Mais il s’agit de doublepenser. Quand le juif parle d’étude, le goy pense ratiocination, mais cela ne te vient pas à l’esprit — même locution en françois et en hongrois —, NDLR.)

      Commentaire par mohacs — 22 avril 2013 @ 12:07 | Réponse

      • N’importe quoi ! Comment un antisémite carabiné comme moi peut-il faire du prosélytisme juif ?

        Commentaire par mohacs — 22 avril 2013 @ 13:27 | Réponse

      • Pour être encore plus diablement précis, Talmud vient de la racine LMD (למד), qui est la racine de l’apprentissage; elle prend divers aspects et sens, selon les conjugaisons : au Pa’al « LaMaD », il a appris ; au Pi’él « LiMMéD », il a enseigné ; au Hithpaél « hithLaMéD », il s’est instruit, au Nifal « niLMaD », il a été enseigné, au Hifil « hiLMiD », il a apprivoisé.
        Ceci étant et contrairement à ce qu’écrit Mohacs, la Mishnah date date de bien avant J.C. La date de 219 qu’il avance est trop précise pour être vraie ; on dit plus couramment que la compilation de la Mishnah a été achevée vers la fin du IIIe siècle C.E.
        « Guémara » ne signifie pas « perfection », comme il l’écrit, mais plutôt « achèvement ». Elle se compose de plusieurs couches littéraires, en hébreu ou en araméen, selon les époques. On y trouve des mots grecs, latins, arabes, persans.
        Pour Mohacs : puisque le plagiat est dans l’air du moment, il ne suffit pas d’aller faire un copier-coller dans Wikipedia ou ailleurs ; encore faudrait-il comprendre ce qu’on copie et ne pas reproduire des conneries.

        (Pour une fois, Malthête dit choses en partie vraies, NDLR.)

        Commentaire par TammKoat — 22 avril 2013 @ 13:28 | Réponse

        • Non, la Mishnah a commencé à être compilé peu ou prou à l’époque du Christ et achevée en 219. Excuse-moi d’être précis ! Quand on dispose d’une date précise, on la mentionne. Je ne fais pas de copier/coller et n’ai pas puisé sur Juifkipédia. On voit que tu me connais mal. Guemara a plusieurs sens, c’est le cas de la plupart des mots des langues sémitiques. « Achèvement » est proposé au même titre que « perfection » (dans le sens de peaufinage). Ne fais pas de procès d’intention à tort et à travers, car tu répands pas mal de conneries glanées sur le net. Certes, il y a des passages de la Mishnah qui laissent penser que sa compilation a débuté dès le V ème siècle avant notre ère (Néhémie, 8-10), mais l’essentiel fut publié au milieu du Ier siècle de notre ère.
          Malthête devrait revoir sa copie !

          Commentaire par mohacs — 22 avril 2013 @ 17:04 | Réponse

          • Monsieur Mohacs, je ne glane pas, comme tu le prétends des « conneries sur le Net », mais il se trouve que les études juives et la littérature biblique et rabbinique, c’est mon domaine.
            D’où sort cette date de 219, j’aimerais bien connaître ta source.
            Je te cite ici une des nombreuses sources dont je dispose sur le sujet, et on ne pourra pas taxer cet ouvrage d’être sémitophile ; il s’agit du « Dictionnaire encyclopédique de la Bible », édité chez Brepols en 1987, et publié sous la direction du Centre Informatique et Bible, Abbaye de Maredsous. Beaucoup de mes maîtres et collègues y ont participé.

            Prenons l’article MISHNAH, page 848 :

            2. Constitution
            On peut considérer la M. comme le résultat de l’activité juridique des maîtres juifs à partir peut-être de du IIe siècle av. J. C. … rabi Yehuda ha-Nasi (le « Prince »), appelé d’ordinaire « Rabbi » tout court (135-217), donnât à la M. sa forme officielle et normative.

            Elle ne peut donc être terminée 2 ans après sa mort !

            Par ailleurs, tu emploies le mot « publier » pour une époque qui ne connait pas le Codex, mais le Volumen, et encore moins l’imprimerie.

            Pour ta gouverne, en tant qu’épigraphiste et paléographe, j’ai été pendant 13 ans en charge des manuscrits hébreux à la bibliothèque de l’AIU à Paris.

            Donc, contrairement à ton docte conseil, je n’ai nullement à revoir ma copie.

            Commentaire par TammKoat — 22 avril 2013 @ 17:57 | Réponse

            • Evidemment que le verbe « publier » n’est pas à prendre dans son sens moderne. C’est une façon de parler. Nul besoin d’être un épigraphiste (preuve ?) pour comprendre. Bien sûr que tu glanes ici et là. D’ailleurs, tu ne cites qu’une source, dont tu as repris purement et simplement les conclusions. J’appelle ça du copier-coller. Je croyais que les épigraphistes et autres paléographes avaient des connaissances suffisamment solides pour se passer de sources aussi « communes ». On ignore la date exacte de la mort de Judah le Prince (certains disent 217, d’autres 219). Disons qu’on a chacun proposé une hypothèse (qui se valent, dans la mesure où les historiens ne s’accordent pas sur l’année de son décès). Je n’ai d’ailleurs jamais dit qu’il n’avait pas clos la compilation de la Mishnah. C’est même précisément ce que j’ai laissé entendre en donnant la fameuse date.

              Commentaire par mohacs — 23 avril 2013 @ 11:20 | Réponse

  2. C’est scandaleux ! Sur le site de Bob un faux Mohacs se pseudonyme « Mohacs-le-vrai » pour faire croire que j’en suis un faux ! Ça va mal aller moi je vous le dis !

    (Faussaire Freya, tu continues de t’acharner sur Mohacsounet, attaqué de toutes parts. Pourquoi n’usurpes-tu pas l’identité d’Halbronn ? Parce que l’antisémite ne comprendrait pas ? Ou parce que tu ne veux pas t’en prendre à un membre de ta secte ? NDLR.)

    Commentaire par M0HACS — 22 avril 2013 @ 18:37 | Réponse

  3. Le Gaon de Vilna fut un opposant farouche du Hassidisme et en particulier du Hassidisme ‘Habad (Loubavitch).

    Commentaire par TammKoat — 23 avril 2013 @ 13:02 | Réponse


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