Alain Guionnet – Journal Revision

4 mars 2013

REMÈDE AUX BÊTISES DE FOFO

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:30

Badinter a vu en Faurisson excellent porte-parole des thèses révisotes, car conduisant leurs partisans à la défaite. Fofo n’a jamais failli à sa mission. Quand il est filmé, il semble plus sympathique que quand il écrit, bien que son discours soit le même. Il est retors, narcissique monomaniaque.

Il nous apprend qu’enfant, avant-guerre, il était traité d’« english » en France à cause de son accent, car de langue maternelle rosbife, ayant précédemment été à écoles dans cet idiome, son père françois, autoritaire, lui ayant semblé étranger. Bien sûr, English est tiré d’engluche (en ancien françois).

Fofo ment ; quand il prétend qu’aucun mot de tribunal militaire international n’est justifié ; quand il feint ne pas savoir les pays d’Europe où loi antirévisote est en vigueur. C’est le cas en France, Germanie, Autriche, Hongrie, Suisse, sans doute en Belgique, mais ni en Italie, ni en Espagne, comme prétend le coquin.

Fofo défend sa cause, il n’en a rien à foutre de l’histoire. C’est lui qui a parlé de lex faurissonia au sujet de la cruelle loi du 13 juillet 1990, en commettant barbarisme latin comme il l’avoue maintenant, phénomène fréquent chez les professeurs de langues mortes. C’est lui seul qui a évoqué la lex faurissonia avant qu’elle fût votée, bien que la sinistre loi ne le visât point exclusivement, contrairement à ce qu’il prétend.

Faurisson se vante de sa ruse à Auschwitz. Il dit avoir parlé germain à un responsable du sanctuaire, alors qu’il jasait sans doute rosbif. Il aurait remarqué l’absence de suie dans le créma’ 1, le responsable eût alors rétorqué qu’il fut « rekonstruiert ». Fofo savait que le bâtiment avait été reconstruit, mais il veut se donner le beau rôle.

Il s’agit d’enfantillages, observera-t-on. C’est vrai, mais ils ont effets pervers. Quand Faurisson raconte ses sornettes sur la magique chambre à gaz d’Auschwitz (magique ayant dans ce cas acception péjorative), il s’oppose à la recherche historique, car il faut s’entendre sur la question : la négation des bains spéciaux d’Auschwitz est-elle point de départ ou d’arrivée de la critique ?

Pour Faurisson, elle est aboutissement ; pour Revision, départ. Plus de deux millions de juifs, selon différents documents, furent arrêtés et déportés pendant la guerre par les autorités germaniques dans le cadre du plan Orient, pour être évacués  en direction de l’océan Glacial. Sans compter les juifs détenus par des alliés du Reich, comme Hongrie et Roumanie. D’abord peu nombreux au service du travail en Hongrie, ils ne s’y trouvaient pas pour motif racial mais pour leur engagement politique ou pour délit de droit commun. Leur sort était tenu pour enviable par rapport à celui des juifs déportés pour motif racial. Ce qui n’empêcha pas des juifs du service du travail de la deuxième armée hongroise d’être anéantis en même temps qu’elle. Outre que le typhus tuait sur le front russe, soldats et auxiliaires.

Situation compliquée, étant entendu que la plupart des juifs morts pendant la guerre n’ont pas péri dans la quinzaine de camps de concentration répertoriés. Auschwitz est ainsi arbre cachant la forêt. D’où l’obsession de Fofo : en niant le bain spécial d’Auschwitz, il s’imagine rayer du même coup le mythe génocidaire. Il est certain que le régime hitlérien et ses alliés n’entreprirent pas de massacrer systématiquement la race juive, mais cela appelle une suite.

C’était avant 1990 que nous dussions trouver les mots juste. Il n’y eut pas judéocide mais politique de bannissement du juif, ou d’évacuation du juif, comme il apparaît sur des documents attribués au régime hitlérien. Mot fort que bannissement, même s’il appartient au passé, la République parlant d’expulsion.

La règle est la suivante : quand on nie quelque chose, on propose alternative. Or Faurisson nie chambre à gaz et judéocide, point barre. Revision ajoute : mais il y eut politique de bannissement du juif. Dialectique de banlieue, dira-t-on. Oui, négation de la négation.

Un commentaire »

  1. http://www.lefigaro.fr/international/2013/03/05/01003-20130305ARTFIG00332-quand-les-soldats-turcs-bizutent-les-allemands.php

    On comprend maintenant pourquoi Guionnet fait dans la turcophilie ! De même qu’il déteste la propreté intellectuelle de Faurisson, il a trouvé chez les Turcs le moyen de contrer la brillante armée allemande !
    Cet article ci-dessus est superbe à sa manière.

    (Niet, Guionnet ne verse pas dans la turcophilie à cause de la nuisance de l’islam, cette porcherie, comme eût dit Martin Luther. T’es crapule, Bouteille, il n’y a rien à ajouter, NDLR.)

    Commentaire par Theil — 5 mars 2013 @ 15:48 | Réponse


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