Alain Guionnet – Journal Revision

11 février 2013

CHEMIN DE FAURISSON

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 13:31

C’est du papier d’Ariane Chemin « Le jour où Le Monde à publié la tribune de Faurisson », paru dans le Démon du 20 août 2012, mis à jour le 4 septembre 2012, dont il va être question. Vu son succès, le canard l’a mis en ligne sans faire payer de supplément.

L’entretien se déroula au domicile du professeur le premier août 2012. Il dura plus de deux heures et demie. Le début se passa bien, mais très vite Faurisson s’aperçut de l’ignorance de la journaliste, qu’elle ne cache pas, car elle a dit le 27 janvier qu’elle ne connaît rien du « négationnisme ». Alors pourquoi cette visite ? En août, cela s’explique. Mois de vache maigre pour la presse, elle cible publics qui mordront à l’hameçon. Tantôt en évoquant la franc-maçonnerie, sans rien dire de consistant, l’année dernière en appâtant Faurisson dont le nom rime avec poisson, bien qu’il ne soit pas gros mais « fluet », observe Chemin.

Faurisson fut ravi de rencontrer une goye, comme prévu par la rédaction, avant d’être navré par son ignorance, jugée souhaitable. Comme ça, Chemin sera docile, elle suivra le point de vue de la rédaction, pensèrent Dreyfus et Izraelewicz. Pour elle, tout doit être simple : Faurisson nie l’existence des chambres à gaz et des camps d’extermination. Il va à l’encontre de la Mémoire. Tant pis si elle écrit, dans la version revue et corrigée de son papier : « En cette fin des années 1970 (…) un ancien déporté politique, Paul Rassinier, raconte »…

Popol est mort en 1967. Chemin a-t-elle volontairement sorti cette énormité ? Façon de dire : « Voyez que j’ignore tout du révisionnisme. J’écris sur ordre, je ne crois pas un instant ce que je dis. » C’est tellement gros que Faurisson, dans sa « mégalomanie », ne s’en est pas aperçu ; car c’était lui thème du papier, pas Rassinier, encore moins Arthur Butz (à lire de préférence dans la langue de Shakespeare).

La salope connaît la passion de Fofo pour le Démon, auquel il est abonné depuis presque la première heure. Féministe, elle cite les gueuses Nadine Fresco et Valérie Igounet.* Pierre Vidal-Naquet aussi, référence obligée, car le bougre lisait au moins trois langues, boche, engluche, françois, dont la connaissance est indispensable pour étudier le dossier. Chemin cite aussi les noms de Bardèche, Duprat, Harwood, Darquier de Pellepoix, comme si le courant de pensée réviso était tenu par l’extrême-droite. Elle conteste la prétention d’homme de gauche de Faurisson, qui n’est plus d’actualité, car il se dit maintenant centriste. Image ayant correspondu à celle du maréchal Pétain de juin 1940 à 1943, qui représentait le centre pour la plupart des habitants des deux Frances.

Chemin a sans doute raison quand elle critique les anglicismes de Faurisson et l’hypermnésie dont il se vante. D’abord, les barbarismes de Fofo sont insupportables. Partagé entre deux langues, il juge parfois le mot rosbif plus juste, truc de linguiste. Mais c’est choquant pour le francophone, plus encore pour le François anglophone. Ensuite Faurisson se serait glorifié de son hypermnésie. Jeune, il aurait connu par cœur le nom de toutes les gares où s’arrête le transsibérien ; signe qu’il s’ennuyait à la maison et qu’il se croyait génial.

Chemin n’emploie pas le mot, mais nous soupçonnons Faurisson d’exhibitionnisme. Forcément, il n’a rien à dire, hormis chambres à gaz et judéocide n’ont pas existé. Voilà ce qui arrive quand on veut tout simplifier comme Faurisson, dit Igounet, rivale de Chemin.

Enfin Faurisson aurait emmené Chemin dans sa bibliothèque. Il lui avait parlé peu de temps avant de Raoul Hilberg. La salope eût aussitôt demandé : « Qui c’est ça ? »** Puis le sadique lui aurait montré les nombreuses éditions du bouquin d’Hilberg qu’il possède, dont une en boche, qu’il n’a pas lue.  Chemin prit peur, elle voulut fuir. L’homme de 83 ans, maintenant 84, ne l’en empêcha pas. Mais il lui courut après pour lui proposer de la conduire en voiture à la gare. La gueuse refusa. Elle venait d’échapper à un monstre, d’autres l’attendaient au Démon, beaucoup plus dangereux. Entre vieil exhibitionniste et vampires, Chemin avait choisi son camp. Elle souhaitait se faire sucer le sang.

Le but de l’opération est passé au-dessus de la tête des protagonistes. La direction du Démon savait qu’elle allait être accusée de négation du toutsicide de 1994, aussi voulait-elle éviter l’accusation de négationnisme suprême pour avoir publié tribune de Faurisson en 1978, lors des fêtes de fin d’année, quand les ventes baissent.

Faux procès en réalité, car Robert Badinter s’est félicité en 2007 que la cause holocaustique eût Faurisson pour adversaire. Même politique que Vidal-Naquet en 1987, pour qui la cible à abattre était Faurisson. Pas l’ultragauche révisote, Vieille Taupe depuis 1978, sinon depuis le début des années 70, Aigle Noir ouvertement depuis juin 1986 ; sans jaser du hâbleur Rassinier, depuis 1950.***

Badinter est sage de Sion, Vidal-Naquet l’était aussi, même si certains de ses ancêtres furent juifs du pape. Là est leur force, juifs allemands et du pape savent s’unir. Sans oublier Hilberg, alpha et omega du canular holocaustique, seul prétendu ennemi de Fofo, qui fait mine d’oublier que les parents d’Hilberg étaient juifs hongrois, ennemis les plus redoutables.

_______________

La féminisation d’un courant de pensée est signe de sa décadence.

** Fofo fait semblant de parler françois. Il écrit qui c’est çà ? Il a en partie raison. Notre correction est douteuse, ça et çà n’ayant pas même signification. Elle est due à notre parti antirosbif. Surtout que Fofo est versatile, il se retourne comme un biftec. Il écrit en titre qui c’est çà, puis qui c’est ça dans son texte.

*** Depuis l’antiquité l’ultragauche, qui n’existait pas, est réputée sans tête. Mais tout change au troisième millénaire, où des ultragauchistes, comme Élisée Reclus autrefois, reconnaissent l’existence des races et partent de cette constatation pour soutenir nouvelles thèses. Formule destinée au chaland, car thèses racistes d’ultragauche existent depuis longtemps.

Lecture fastidieuse conseillée

En commentaire, Bouteille reproduit le long pamphlet de Faurisson sur l’affaire. Le monstre sait qu’il est attendu au tournant avec ses anglicismes. Du coup, il n’y en a apparemment qu’un, quand il traite Hilberg de « Number One ». Mais Faurisson est sournois, il emploie anglicismes dissimulés, comme quand il parle de « police technique et scientifique », car on dit police technique en français, scientifique en anglais.

Les raisons de cette variation valent d’être signalées (même si c’est superflu pour d’aucuns). Parler de police technique vise à dévaloriser le travail de ses employés, le technicien étant ouvrier à peine qualifié. En atteste la parcellisation des tâches dans la police technique. Parler de police scientifique est commercial, cette appellation faisant vendre les séries télévisées amerloques, qui mettent en scène des « experts » de la « police scientifiques » plus ou moins polyvalents.

Sur la mégalomanie de Faurisson, il n’y a pas photo quand il écrit « contre ma modeste personne ». Il adore aussi l’expression de Chemin « sous les feux de la rampe », qu’il cite trois fois.

La question de savoir si Faurisson est faussaire est délicate. Il tronque et déforme maintes citations, sur lesquelles il plaque son interprétation souvent douteuse. Mais c’est là-dessus que repose l’enseignement des lettres. Faurisson trafique cependant moins les textes que les journalistes. Il n’est pas faussaire à proprement parler.

En voici exemple. Faurisson voit en Dieudonné « le plus grand de nos auteurs et acteurs de la scène comique française ». Que Dieudonné fasse rire à plus d’une lieue du ban, c’est possible. Que Faurisson pétarade en l’écoutant, c’est aussi possible, car Fofo a l’extraordinaire capacité de pétarader. Comme Mauvaise Tête, qui adore ça, précise Jacques Moulin. Mais, de grâce ! si le plus grand comique français s’appelle Dieudonné, autant se tirer balle dans la tête. L’idiot ignore tout du françois, il n’a jamais jasé, par exemple. Quant à trucher sur le toutime, rêve de Faurisson, cette expression lui est étrangère.

Faurisson est de mère scotuche, ce qu’il rappelle constamment. Ce que les gueuses Chemin, Fresco, Igounet font mine d’ignorer. Aussi sa diffamation par la salope Chemin est constituée quand elle prétend que Faurisson est pétainiste, car l’enfant écrivit bien « Mort à Laval ! » sur le pupitre de sa classe un jour de 1942, lendemain de la déclaration de Pierre Laval ayant annoncé : « L’Allemagne gagnera. » Bicause l’Écosse continuait à guerroyer contre la Germanie, qui ne pouvait pas gagner selon le fils à maman.

Fofo perdra son procès devant la dix-septième chambrette, mais les juges diront sur ce point diffamation de Chemin constituée. Ils lui accorderont peut-être bénéfice de bonne foi, comme à Badinter, monstre ayant traité le modeste vichisois de « faussaire de l’histoire », ce qu’il lui fut impossible de prouver (à lui comme à Revision). Eh oui, le tribunal ne peut pas condamner le canard de Dreyfus, qu’Alfred Jarry appelait Schweinfuss, financé par l’État et par Faurisson, qui lit aussi Libération, signe de sa gauchitude, comme dit l’inimitable sénégaloise Ségolène Royal.

Car Faurisson n’est pas seul, il a le soutien d’Ahmedinedjad, de Dieudonné et de Royal. Mieux, après le scandale provoqué par son papier hérétique, la Chemin a reçu près de vingt lettres, la plupart écrites par des « négationnistes ».

Fol amoureux de Zigounette, Attila ne songe pas à elle. Jacquot, en revanche, se propose pour tirer le jupon de Cheminée, bien que cette femme-plante ait la cinquantaine. Alain se tient quant à lui en retrait. Il est prêt à témoigner devant la dix-septième, où il a la cote (même Badinter l’apprécie), contre Chemin et Faurisson. Oui, plusieurs « insultes » de Faurisson par Chemin sont bénignes et en partie fondées. Mais Fofo n’a jamais été pétainiste, comme la gueuse prétend. Oui, Faurisson est soupçonné d’être faussaire dans tous les milieux, y compris réviso, mais personne n’a pu le prouver. Il commet erreurs, comme tout le monde, mais le tribunal est invité à respecter les clauses du traité d’alliance franco-écossaise qui date d’il y a plusieurs siècles et à condamner le Démon pour avoir réduit en esclavage la malheureuse Ariane Chemin.

Esclavage est crime contre l’humanité, mais il n’y a pas lieu de saisir le tribunal international de La Haye de cette affaire. Condamnation symbolique suffira, même si Faurisson ne doit pas perdre argent dans la procédure, qui est justifiée, car traiter Faurisson de pétainiste est diffamatoire. Les autres insultes sont pour la plupart secondaires. Les révisos s’en échangent mutuellement depuis longtemps.

Le judéocideur conspirationniste s’imagine que la guerre opposant Faurisson et Aigle Noir est spectacle. Il croit savoir que Georges Theil joue rôle d’intermédiaire. Faurisson se passionnerait pour les sottises de Revision, alors que l’inverse n’est pas vrai. C’est sous son influence que Herr Professor limiterait le nombre de ses anglicismes. Certes, Fofo persiste à dire qu’Hilberg est d’origine autrichienne, en oubliant de signaler que ses parents sont nés en Hongrie, dans une région qui se trouve maintenant en Ukraine, comme les ancêtres de Bérégovoy. Personne n’est faussaire dans l’affaire. Faurisson s’intéresse à la carrière universitaire d’Hilberg en Amérique, Revision à son origine hongroise, qu’elle juge capitale.

Qui a raison ? Qui a tort ? Peu importe, mais ce serait bien d’offrir victoire symbolique à Faurisson. Il l’a méritée en dépit de ses défauts. L’alliance franco-écossaise doit perdurer, elle est nettement préférable à l’alliance franco-malienne.

Un commentaire »

  1. Un peu dur à la détente, Alain Guionnet…
    Comment fait-il 6 mois après, pour ne pas souffler mot de l’analyse de la rencontre Chemin-Faurisson, par le professeur lui-même, très facile à trouver : http://robertfaurisson.blogspot.it/2012/09/les-chambres-gaz-et-le-monde-en.html
    Comment fait-il encore pour louper l’info importante de la plainte de Faurisson contre Chemin et Le Monde, qui passera je crois bien à la XVIIe le 28 novembre prochain ?

    (Faurisson n’analyse rien. Cet exhibitionniste parle encore et toujours de lui. Je n’ai pas assisté à l’entretien, mais Chemin peut me faire citer comme témoin. Auquel cas j’exploserai cette femme-plante ainsi que Faurisson, NDLR.)

    Commentaire par Theil — 11 février 2013 @ 14:44 | Réponse


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