Alain Guionnet – Journal Revision

24 janvier 2013

SS EN CHAIR ET EN OS

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 15:25

Par ignorance, en réponse à un commentaire de Bouteille, nous avons envoyé paître l’avocate Sylvia Stolz, dite SS, ayant épousé la cause révisote lors du procès Zündel. Nous la soupçonnions d’appréhender la question sous l’angle judiciaire, alors qu’histoire et justice n’ont rien à voir. Sauf dans les pays totalitaires, comme France et bochie. Nous avions raison et tort, voyez l’extrait de l’allocution de SS en Suisse communiqué par Georges Theil en commentaire du papier suivant.

En robe noire, comme Barbara et comme les gens de cour, SS est séduisante sans miser sur son appel sexuel. Elle hésite parfois sur ses mots, devant nombreux public composé de germanophones mais aussi de francophones, qui l’écoutent dans un silence de cathédrale, car ayant l’impression d’assister à événement majeur. Ils l’applaudissent à la fin, seuls rares petits sifflets étant audibles.

SS ne verse pas dans le faurissonisme. Elle commence par citer Jacques Baynac et son papier du Quotidien de Lausanne, où il dit qu’il n’y a pas de traces des prétendues chambres à gaz homicide. Au passage, nous constatons que le françois de la bochine est parfaitement compréhensible. Bien sûr, nous oyons son accent boche quand elle dit Chacques au lieu de Jacques (g mouillé n’ayant jamais été évident pour le boche), mais il existe en France. La bochine cherche à séduire le François. Elle y réussit, bravo !

Elle cite ensuite Ernst Nolte, historien fonctionaliste ami de Revision. Elle suggère par là qu’elle n’est pas faurissonienne, encore bravo ! car le faurissonisme est calamiteux.

Puis Hans Mommsen, qui dit qu’il n’y a pas eu d’ordre direct de Hitler de tuer le juif. Voyez à quel point le boche est facile à comprendre, direct se dit direkt ! (Remarque de Jacques Moulin.)

Mais le meilleur est pour la fin, quand SS cite Fritjof Mayer, dont nous ignorions l’existence, au prénom slave, au nom boche. SS prononce Friedjof, façon d’insister sur l’origine teutonne du nom slavisé, Friedhof signifiant cimetière.* En mai 2002, Mayer, membre de la nomenklatura médiatique bochine, écrivit que les gazages homicides à Auschwitz se déroulèrent « vraisemblablement dans deux maisons de paysans » (wahrscheinlich in zwei Bauernhaüser). La version engluche parle de farmhouses. En françois le traducteur est tenté de parler de fermes, maisons du paysan plus que du bétail. Dommage que la version engluche omette vraisemblablement, mot de même construction en françois et en boche n’ayant pas d’équivalent rosbif.

À cause de cette difficulté, le traducteur en engluche a jeté l’éponge. Mais ce qui semble vrai est ce qui ressort de la documentation soviétique. En premier lieu de l’article de Boris Polevoï du 2 février 1945, grâce auquel nous apprenons qu’il y eut « des chambres à gaz fixes dans la partie est du camp ». Elles furent appelées baraques dans le Document URSS-008 de juin 1945. Dans sa très officielle version publiée en 1995 dans Le livre noir, nous lisons : « Au début, les Allemands avaient deux chambres à gaz situées à trois kilomètres l’une de l’autre, chacune rattachée à deux baraques en bois. Les gens débarqués des convois passaient dans les baraques et s’y déshabillaient avant d’être conduits dans les chambres à gaz… Une fournée faisait entre 1 500 et 1 700 personnes » (939).

La version de Revision du document n’a pas encore été consultée, mais elle est traduite du germain, pas du russe. Toutefois Stolz a raison : c’est de ces anciennes maisons de paysans qu’il s’agit de partir ; du « début », seule approche valable.

Vérification faite, la revue a peut-être omis membre de phrase, car elle écrit « D’abord les Allemands n’avaient que deux chambres à gaz distantes de trois kilomètres l’une de l’autre. » Jusque là, ça colle. D’abord ou au début ne pose pas de problème, surtout si Udo Walendy a écrit zuerst, mot que Guionnet traduit automatiquement par d’abord. Seule son emphase est douteuse, n’avaient que deux chambres à gaz est peut-être erroné, les deux ou quatre témoins cités dans le document, qui parlaient d’une seule voix, ayant peut-être dit que les Allemands avaient deux chambres à gaz sans en rajouter avec ne que. Puis tout se corse. Revision prétend : « C’était deux baraques en bois du même type. Les gens qui arrivaient en train étaient conduits dans ces baraques, ils étaient poussés dans les chambres à gaz », etc. Non, les baraques en bois n’étaient pas chambres à gaz, mais attenantes aux chambres à gaz. Là, les victimes se déshabillaient, avant d’être sacrifiées dans les chambres à gaz.

Walendy est sans doute étranger à cette confusion, dont Revision est présumée coupable. Que les victimes arrivassent en train, en convoi ou en transport est secondaire en comparaison. Et puis les témoins cités sont quatre selon Walendy, Syloma, Dragon, Genrich, Tauber ; deux selon Le livre noir, Szlema Dragon et Henrich Tauber. Autrement dit un dragon et un sourd (Tauber). Les experts soviétiques ayant écrit le document URSS-008 voulaient-ils faire de l’humour ? Ce n’est pas exclu, tant leur récit est aberrant. Ils parlent aussi des « bains spéciaux construits auprès des crématoriums, qui se présentaient comme des chambres à gaz aménagées soit dans les caves, soit dans des annexes des crématoriums » (938). Or Revision a loupé le « bain spécial », invention géniale, que la revue traduit par « bain à usage particulier ». Ce n’est pas faux, car le bain spécial est à usage particulier, mais cette traduction est celle d’un germaniste bidon. « Outre d’un russiste nul », ajoute Jacquot.

Nous rechercherons dans nos archives la version de Walendy, qui a peut-être part de responsabilité dans nos errements, mais il est dommage que nous ayions loupé en 1994 le « bain spécial », surtout quand nous soutenons que tout est spécial pour le faussaire. Ainsi Fofo n’a jamais parlé du bain spécial à notre connaissance, preuve qu’il est faussaire ; car le réviso devrait depuis longtemps jaser du bain spécial au lieu de chambre à gaz.  Ainsi tout serait clair.

Revenons à nos moutons. Fritjof Mayer doute de la version soviétique quand il dit vraisemblablement, comme Revision. Mais il la respecte, comme la revue, car elle s’inscrit dans l’histoire.

L’idéal serait d’inviter à s’exprimer en France, c’est-à-dire à Paris, SS, que nous appellerons Sylvie Stolz par démagogie, éventuellement en compagnie des fonctionalistes Ernest Nolte et Götz Aly. Pour interpréter leurs propos il existe d’excellents professionnels ultragauchistes (bien sûr pas Guionnet, qui fut incapable de passer en deuxième année de boche), qui sauront rendre wahrscheinlich par vraisemblablement.

Sylvie Stolz est excitante parce que peu faurissonienne. Elle pardonne ses lubies au professeur, en partie au nom de sa bochitude, qui demeure celle d’une partie des Francs. Elle a raison quand elle dit que c’est des deux maisons de paysans qu’il faut partir en ce qui concerne Auschwitz, elle a tort en revanche de ne pas jaser des bains spécials. Elle a fait la moitié du chemin, aussi mérite-t-elle applaudissements.

_______________

* Jacquot insiste pour signaler que la rue d’Alembert, à Issy, est adjacente à l’ancienne rue du Simetier, qui se trouvait à proximité du siège de la revue. Il a raison, le cimetière étant lieu où on repose en paix selon le Teuton. Toutefois SS revendique sa bochitude en disant Friedjof. Nous ne lui reprochons pas. En revanche, cette ancienne gauchiste joue la carte de la bochie quand elle sous-entend Friedhof et fait semblant de mal jaser francois. Mais il y a deux vrais Reich en Europe, France et Germanie, et il s’agit de remettre le boche à sa place. Sans l’aide de la France, la bochie est perdue, et vice-versa. C’est la France le moteur de l’antijudaïsme en Europe, aidée par la Hongrie ; moins par la bochie, tenue pour auxiliaire.

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