Alain Guionnet – Journal Revision

15 janvier 2013

CHAMPION POLEVOÏ

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:45

Enfin vraies questions sont posées. Contrairement à Fofo et Reynouard, nous nous fichons du procès des criminels de guerre de 1946 devant le tribunal militaire international. Nous sommes le 2 février 1945. Comme tout le monde, nous lisons la Pravda, où, ô stupeur ! nous découvrons « L’usine de la mort à Auschwitz », papier de l’illustre écrivain Boris Polevoï.

En 1995, quand nous le publiâmes en Revision, nous ignorions que Polevoï, né en 1908 à Moscou, était de mère juive. Truc secondaire, car le juif a officiellement cessé d’exister en 1945 en Union Soviétique. En janvier 2013 le hasard a voulu que nous nous rappelassions du papier, pour cause de rivalité révisote. Faurisson ne parle que de Nürnberg, à tort, alors que c’est avant qu’il faut chercher l’origine de la chambre à gaz homicide. Faurisson commet la même erreur que de nombreux plumitifs. Il remonte le temps à partir de l’immédiateté, il marche sur la tête, alors qu’on ne saurait reconstituer le passé qu’à partir du passé.

Notre récente évocation de Polevoï était fautive, les victimes de l’usine de la mort Auschwitz n’ayant pas été directement jetées dans des hauts-fourneaux, leur mise à mort ayant été plus subtile, comme nous l’avons redécouvert dimanche 13 janvier 2013 dans le métro, en nous rendant à la Manif’ pour tous. Voici cinq paragraphes éloquents.

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L’année dernière, quand l’armée Rouge a dévoilé devant le monde entier des horribles et dégoûtants mystères de Maïdanek, à Auschwitz les Allemands ont commencé à dissimuler les traces de leurs crimes. Ils ont rasé les monticules desdites « vieilles » sépultures dans la partie est du camp, ils ont fait exploser et éliminer les traces du tapis roulant où des centaines de gens étaient tués simultanément par électrocution ; les cadavres tombaient sur ce tapis, roulant lentement, qui les conduisait dans le four de la mine. Dans ce four, les cadavres étaient brûlés et les cendres étaient destinées à la fertilisation des champs.

On a amené à l’arrière des appareils spéciaux démontables destinés à tuer les enfants. Les chambres à gaz fixes dans la partie est du camp ont été reconstruites. On leur a adjoint des petites tours et des décorations architecturales pour qu’elles aient l’air de garages innocents.

Mais peut-on dissimuler les traces des meurtres de millions de gens ? À l’aide des témoignages des prisonniers libérés par l’armée Rouge, il n’est pas difficile d’établir tout ce que les Allemands ont voulu cacher si soigneusement. Cette gigantesque usine de mort a été équipée selon le dernier cri de la technique fasciste et pourvue de tous les instruments de torture qui pouvaient être inventés par les scélérats allemands.

Pendant les premières années du camp, les Allemands jouaient à l’apprenti bourreau : ils conduisaient les prisonniers vers une énorme fosse, les faisaient s’allonger visage contre terre et leur tiraient une balle dans l’occiput. Quand la première rangée était achevée, on faisait s’allonger d’autres prisonniers en sens inverse sur les cadavres de la première rangée. Il en allait ainsi pour la deuxième, la troisième, la quatrième… Quand la fosse était pleine, pour plus de sûreté, les entassements des gens étaient transpercés de balles de mitraillettes à plusieurs reprises, et ceux pour qui la place manquait comblaient la fosse, ainsi étaient remplies des centaines d’énormes fosses, portant le nom de « vieilles » sépultures dans la partie est du camp.

Les bourreaux allemands ont décidé d’accroître la productivité de l’usine de mort et, considérant ce moyen d’exécution primitif, l’ont mécanisé, ont introduit les chambres à gaz, l’appareil électrique, ont construit le four de mine pour l’incinération des cadavres et lesdites « cheminées ».

Boris Polevoï

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Voici trame de la mythologie d’Auschwitz. Elle explique que des témoins assurent avoir vu des flammes s’échapper en haut des cheminées des fours crématoires, tandis que la fidélité de notre traduction est assurée. À preuve, tirer balle dans la nuque est gallicisme inusité en russe, où on tire balle dans l’occiput. Et il se pourrait que les tueries effectuées dans les fosses contiennent part de vérité, car c’est peut-être ainsi que des dizaines de milliers d’officiers polonais furent massacrés à Katyn.

À noter l’interprétation matérialiste de Polevoï. Lors de leur création, les camps de concentration hitlériens n’étaient pas équipés de système massif de mise à mort. Puis ils l’auraient été, par électrocution sur tapis roulant conduisant à « four de mine », expression que nous comprenons mal. Viennent enfin les chambres à gaz, locution étrangère au matérialisme scientifique, finalement adoptée sous la pression du Congrès juif mondial, en grande partie amerloque.

Il n’empêche, les apparatchiks ont longtemps tenu au système nazi de mise à mort par électrocution, beaucoup plus conforme à leurs yeux que la chambre à gaz, qui leur semblait, à tort, sortie de nulle part. Procédé que Faurisson travestit apparemment en prétendant que des détenus auraient été électrocutés en étant jetés sur les fils de fer barbelés. Selon Georges Theil, faussaire avéré.

En revanche Faurisson est rouge, ni centriste, ni de gauche, ni athée car moliniste, quand il jase de Majdanek, anglicisme trompeur correspondant à Maïdanek, camp de concentration de Lublin situé dans le quartier Maïdanek. Ce qui saute aux yeux quand on lit le papier de Polevoï en russe. Seulement, Faurisson n’avouera jamais sa russophilie, bien que démontrée.

Mais ne tapons pas sur le baudet. L’adoption de la chambre à gaz comme mode d’exécution en Union Soviétique fut tardive, l’électrocution ayant longtemps été favorite, comme le révèle PolevoÏ, car la chambre à gaz cadrait mal avec usine de mort conçue sur le modèle taylorien, vite adopté en Union Soviétique, contrairement à la propagande du régime qui prétendait s’opposer à la division du travail, car l’Union Soviétique prit très vite le taylorisme pour modèle. Or travail à la chaîne et chambre à gaz ne collent pas, les Allemands devaient tuer leurs victimes de façon industrielle, pas comme des amateurs dispensant « mort douce » par asphyxie à l’aide d’un gaz inodore.

Mort douce est expression de notre ami d’un jour Jean-Claude Pressac. Quant à l’acide cyanhydrique, il est inodore, contrairement au Zyklon B, à odeur d’amende amère destinée à éviter les accidents.

Avec sa courte vue, le réviso soutient souvent que les gaz de combat utilisés pendant la première guerre mondiale sont à l’origine de la « magique » chambre à gaz dont parla Céline. Ce qui est doublement faux, car l’idée de la chambre à gaz date de 1897, tandis qu’on ne saurait dénigrer la magie, science sublime par définition. Oh ! pas la magie noire du nègre et de La Francisque, mais la magie blanche et noire de jadis, à l’origine de nos connaissances médicales, astronomiques et de philosophie de l’histoire.

Les sages du Cahal et quelques goys irrédentistes savent que la chambre à gaz fut conçue par la crapule juive hongroise dite Max Nordau au premier congrès sioniste de Bâle, en août 1897. Ce médecin définit le juif comme anaérobique, comme le réviso dur. Privez le d’air, cet être apparemment inoffensif se transformera en tueur. Autrement dit, gazez le juif, il vous tuera.

Eh oui, le juif respecte sa tradition avec sa culture scribique. Plus que le goy, comme Thulestürmer, qui a du mal à comprendre que sa culture est de lointaine inspiration bénédictine.

Il n’empêche, Polevoï a tout dit, comme assurerait le publiciste. En février 1945, il était plutôt favorable à la chambre à gaz, mais rien n’était décidé, le meurtre par électrocution à Auschwitz étant alors préféré par nombre d’appatchiks goys.

23h15, à noter que les visites de Russie sont en hausse marquée, pour une fois.

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