Alain Guionnet – Journal Revision

4 décembre 2012

SI TOI AUSSI TU M’ABANDONNES…

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:27

Courrier hui au proc’ de Nanterre, demain à la cour de cass’, et ce n’est pas fini. Guionnet résiste comme un beau diable. Il n’a pas été volatilisé jusqu’à présent par le Cahal, car il lui indique pistes à suivre pour combattre l’antijudaïsme. Tout le monde veut l’exploiter.

L’ultradroitiste, persuadé être plus malin que Guionnet. L’ultragauchiste, qui le renie souvent, surtout quand il fait carrière dans la com’. Le Magyar, quand il prétend que Guionnet n’est pas magyar.

Pourtant Guionnet a usé son froc à l’École pratique des hautes études. Plus que tout autre, il sait sur quoi repose la fable de la parenté suméro-hongroise. Elle est fondée au plan linguistique, mais après tout se dissipe dans le brouillard d’une histoire qui n’existe pas, car non écrite.

Et que cela changerait-il ? Le Magyar aurait-il histoire remontant à plus haute antiquité que celle du juif ? Oui, car les langues agglutinantes sont avérées avant les langues à flexions désinentielles,* aryennes et sémitiques. Oui, quand on considère la richesse artistique d’il y a cinq mille ans au sud de la Mésopotamie, quand on observe l’architecture tripartite des temples magiques, la place de la mythologie animalière, l’étendue des connaissances médicales et astrologiques, dont témoignent entre autres signes du Zodiaque. Le tout ayant été associé au naturisme, qui fut maudit par la suite. Par l’Assyro-Babylonien d’abord, par le juif ensuite, puis par le musulman, enfin par le puritain amerloque. Par le chrétien aussi, mais de façon moins marquée. Voyez l’art roman, avec le goût marqué des artistes pour la couleur. Les peintures murales ou des sculpture ont maintenant disparu, mais les couleurs sont conservées dans des livres. Même goût pour la couleur que les gens de Basse-Mésopotamie jadis, dont subsistent splendides mosaïques.

Bref, à défaut de parenté suméro-magyare, caractéristiques de ces deux cultures se recoupent, et le parti national radical Jobbik peut revendiquer sans conteste l’antériorité du fonds linguistique hongrois sur l’araméen, puis sur l’hébreu. De telle sorte qu’il y a décalage dans le temps, la culture hongroise étant antérieure à la juive.

Voilà révisionnisme ayant beaucoup plus intéressé Guionnet que les fadaises auschwitziennes, faciles à pulvériser. Encore que les deux soient liés, car le canular d’Auschwitz fut monté en 1944, lors de la déportation d’une grande partie des juifs de Hongrie dans le cadre de la solution finale. Même s’il n’y eut pas déportation de juifs, mais transport de juifs selon le régime hitlérien. Dans le même temps, en Hongrie, il y eut bannissement (számüzés) du juif, ce qui a échappé à Hilberg.

Pourtant Hilberg avait compris qu’Hitler avait pour objectif de bannir le juif d’une partie des pays d’Europe, mais le quart de juif Hitler n’a jamais employé ce verbe. Or Hongrie, au printemps-été 1944, était monarchie, et c’est presque naturellement que la gendarmerie royale procéda au bannissement du juif. Ce corps d’élite n’était pas corrompu, comme en témoigne Émeric Kertész, juif hongrois prix Nobel de littérature, dans son roman « Sans destination ». Pour le flic hongrois, c’est différent. Il lui arrivait d’être corrompu en 1944, comme en 2012, phénomène observable en Hongrie comme en France.

Digression avant d’en arriver à l’essentiel. Les pères du sionisme contemporain, Herzl et Nordau, étaient juifs hongrois. Les vedettes de l’historiographie holocaustique Élie Wiesel et Hilberg sont d’origine juive hongroise. Merci à la Hongrie, disent l’ottoman de Palestine et le François, qui aimerait ne pas être mêlé aux histoires israéloques. Hélas ! Magyar et François sont otages de cette foutue politique.

Auschwitz prit son envol en 1944 car des juifs hongrois y furent transportés pour motif racial. Or certains d’entre eux étaient en pointe du judaïsme. Néologues (mot que le juif hongrois emploie, que personne ne saurait contester), nombre d’entre eux faisaient mine d’être assimilés. Comme Nordau un demi-siècle avant, fils de néologue ayant étudié en lycée calviniste de Budapest. Là était scandale selon Cahal : juifs de Hongrie courtois, friqués, de mine civilisée, auraient été conduits dans l’« usine de la mort » Auschwitz (usine de la mort étant locution soviétique). Même si les plus néologues, qui résidaient souvent à Budapest, ne furent pas déportés pour la plupart, tandis que les plus riches partirent à l’étranger, via Espagne, Suède ou Suisse. Souvent en avion, naturellement.

Signes qu’il y a rapport entre histoire d’il y a cinq mille ans et celle qui se déroule. Nous ne disons pas cherchez la femme, mais cherchez le juif hongrois !

Maintenant si Jobbik et son nouveau guide Martin Gyöngyösi nous abandonnent, en tenant Guionnet pour antijuif de banlieue, libre à eux. Mais ce serait discourtois.

_________________

* L’expression flexion désinentielle est contestée, en partie à juste titre. Disons qu’elle s’applique bien au latin et à l’assyrien.

Un commentaire »

  1. Guionnet a raison sur le rôle-clé du juif hongrois…
    Surtout cliquer sur ce lien : http://balder.org/judea/Richard-Nicolaus-Coudenhove-Kalergi-Idealisme-Pratique-Vienne-1925.php

    (Il n’y a pratiquement plus que toi, Jojo, qui envoie commentaires. Le super-métis dont tu parles peut avoir goutte de sang magyar, bicause Kalergi, mais il a épousé juivasse. En outre il n’allume pas particulièrement le juif hongrois. Grave erreur. Tu auras beau chercher, Guionnet semble le premier à vouloir occire le juif hongrois de préférence à tout autre. Il est ravi d’apprendre, grâce à Kalergi, qu’il appartient à la noblesse d’esprit, alors qu’il maudit la noblesse tout court, Stévenin et du Badok en particulier, qu’il est impossible de traiter de mafieux car ils ne sont pas larbins de la GLNF, NDLR.)

    Commentaire par Theil — 5 décembre 2012 @ 21:56 | Réponse


RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :