Alain Guionnet – Journal Revision

12 novembre 2012

MENSONGE DE BOCAGE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 22:36

Avec toutes ses bêtises, Bocage aura beaucoup nui à la cause révisote que ce blog semi-confidentiel prétend défendre. Voici ses derniers bobards que dénonce à juste titre Joël Bouard dit Bête Immonde. Accrochez-vous :

« Alors que le président de la 31e chambre du TGI de Paris avait refusé à l’avocat de Vincent Reynouard un report dans le procès que lui intente Charlie-Hebdo, un report a tout de même été décidé ce 6 novembre parce que l’avocat de Charlie-Hebdo et le procureur étaient d’accord. Curieusement, l’audience a été fixée au 13 mai 2013. Faut-il y voir une volonté chez les adversaires de repousser une affaire finalement gênante pour eux ? Nous l’ignorons. Quoi qu’il en soit, Vincent Reynouard obtient un répit de plusieurs mois. Il remercie tous ceux qui s’étaient proposé de venir le soutenir ce 6 novembre et les informe que le 13 mai, il sera ravi de partager avec eux le verre de l’amitié. »

Bocage

___________________________________________________________________________

Quelle horreur ! Le renvoi de l’affaire était prévu depuis plusieurs jours par le président, après que Maître Pichon, avocat de Reynouard, eut informé le tribunal par courrier de l’impossibilité dans laquelle il était de plaider le 6 novembre. Notez ensuite l’interprétation machiavélique de Bocage : procureur et partie civile auraient finalement été d’accord sur le renvoi, car ils savaient cette affaire gênante pour eux. Sous-entendu à cause de sa dimension colossale.

Délire supposé partagé par Reynouard, puisque Bocage parle en son nom. D’où conclusion des juges : Reynouard ment, comme les révisos qui le soutiennent. Détail, car tout le monde ou presque ment au prétoire. Seulement Reynouard, via Bocage, accrédite la thèse du complot juif, qui se traduirait dans cette affaire par la complicité du procureur et de Maître Malka.

Or la tactique à employer est inverse. Reynouard a reproduit des dessins de Riss sans son autorisation, affaire se réglant généralement à l’amiable, le plagiaire versant compensation financière à l’éditeur d’un montant en rapport avec le tirage de sa publication, près de 200 exemplaires, et de ses revenus. Puis il s’agit de ne pas être hautain devant le tribunal, sans non plus être lèche-bottes. Reynouard a voulu rehausser la qualité de sa publication en publiant dessins de Riss. Il plaide coupable sur ce point.

Ensuite, s’il veut contre-attaquer, libre à lui ou à son conseil de fustiger le nazi Malka, au besoin en faisant citer comme témoin un rabbi de Nétouré Carta qui expliquera le sens de nazi en araméen et en hébreu, qui échappe à la masse des Français, y compris aux piliers de la Bibliothèque nationale. Ainsi l’audience servira à quelque chose.

Bref, il s’agit de dédramatiser l’affaire, qui en est à peine une au regard de la loi sur la presse de 1881. Puis il y a peut-être nullité de la procédure, car la 31e n’a pas à juger affaires de presse, seule 17e étant compétente dans ce domaine à part. Dans le passé, Pichon a écouté conseil de Revision, qui a évité la mate à Theil dit Bouteille.

A contrario, la métisse scotuche de Bocage fait monter les enchères, gravissime erreur ! Bien sûr Reynouard ment, mais il est sincère d’une certaine manière. La justice lui reproche de ne pas être corrompu comme presque tout le monde, mais il est souhaitable qu’exceptions confirment la règle, comme dit le Français, dont le tribunal de Paris est supposé défendre les intérêts.

Les conseils de Guionnet tiennent la route, comme sait Pichon, moins Reynouard, qui veut n’en faire qu’à sa tête. Seul à être maître d’histoire parmi les révisos « de France », Guionnet regrette amèrement ses lacunes à Versailles, où il a commis énormément d’erreurs. Par fierté Sa Suffisance ignorait la loi, qui était selon lui du ressort du juriste. Comme s’il n’avait pas compris ses modalités d’application en dépit de ses nombreuses condamnations pour délit de presse et de ses trois emprisonnements.

Or il s’agit pour Reynouard de laisser sa prétention au vestiaire, tout en restant ferme sur ses principes. Il estime avoir étudié l’énorme dossier de la dernière guerre mondiale et veut informer le public de ce qu’il a appris, car il juge l’histoire mal écrite, en particulier dans la presse. Seulement il ne dispose pas des moyens d’icelle, outre qu’il n’est pas dessinateur et n’a pas assisté au procès Papon. D’où son plagiat opéré dans son désir d’informer, pratique très répandue en littérature, en journalisme et à l’université. Délit  entraînant généralement accord amiable, au pire contravention de police.

Surtout qu’une autre affaire de presse l’attend, dans laquelle il s’est rendu coupable d’avoir employé un anglicisme, ainsi que le jargon du vainqueur, et d’avoir persiflé. Or l’emploi d’anglicismes et du langage du vainqueur n’est pas délictuel, loin s’en faut. En revanche ses persiflages, qui sautent aux yeux, sont douteux, mais ils contiennent part de vérité. Et puis, si le persiflage était répréhensible, presse, littérature, université et bistrots n’existeraient plus. Il est de surcroît parfaitement compréhensible de la part d’un ingénieur diplômé sortant de prison où il a purgé une peine d’un an pour ses idées selon lui, qui ne sont pas répréhensibles.

Là encore, le tribunal jugera que Reynouard ment, car il ne fut pas condamné pour ses idées, mais pour les avoir diffusées par voie de presse. Cependant nous l’invitons à voir là menu mensonge, Reynouard estimant que ses idées gagnent à être partagées en sa qualité de pédagogue, sa profession.

Syndrome de Versailles, diagnostiquera l’observateur, où Guionnet fut réduit au silence. Voilà qu’il joue à l’avocat ! Remarquez, Aigle Noir et robe noire ont point commun. Et puis Guionnet se sent presque chez lui à la 17e du Badaudois, comme l’a reconnu Robert Badinter, sage du Cahal. D’où le respect dont Guionnet bénéficie en cette chambre, mais pas à l’étranger, pas à Versailles, ville maudite depuis longtemps par l’Issisois.

Mélange des genres, mais que voulez-vous ? Contre pot de fer, pot de terre joue au poëte. Il multiplie les fronts, il pose des pierres un peu partout comme au jeu de go. Sauf que les jugements des affaires de presse au Badaudois sont de sa compétence. Elle se déroulent dans son pré carré. La place de Reynouard n’est en aucun cas en prison. Que le tribunal le laisse divaguer librement dans sa misère, ses propos décousus contant, somme toute, la gloire de Yisraêl.

Quant à Bocage, n’en parlons plus. Laissons sa commère pérorer, comme toujours, elle n’est pas dans la course. Ensuite, la question de savoir pourquoi les droites nationales sont aussi bêtes en France n’a jamais été résolue. Toutefois ce phénomène est en partie imputable au catholicisme romain et aux divisions entre nobles et roturiers. Bouard est roico, par exemple, comme le potage, Miss Schleiter roturière attachée à sa culture clanique, un peu comme le corsicaud, le juif ou le musulman.

Pourquoi Revision en rajoute-t-elle alors que son combat semble perdu ? Eu égard à l’histoire. À l’avenir l’historien laissera de côté faurissonneries et reynouarderies, il se penchera sur Revision dont les argus sont solides. Oh ! nous ne sacralisons pas l’histoire, mais cette science nous passionne depuis notre adolescence. À chacun son truc.

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :