Alain Guionnet – Journal Revision

11 novembre 2012

CALME DANS LA TEMPÊTE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 23:48

La toile est tenue pour dernier espace de liberté. Ses lecteurs sont avides d’immédiateté, tandis qu’ils choisissent librement les sits qu’ils visitent. En revanche, la presse écrite tombe sous les lames du parquet, comme nous venons de le voir avec la récente affaire Vincent Reynouard.

Fort de nos anciens succès devant la cour d’appel de Paris (il y en eut deux), nous avons fait mine de croire que la loi est égale pour tous, grave erreur, en demandant qu’elle soit appliquée par la justice civile, autre erreur (nous eussions dû saisir le tribunal de commerce). Au civil, tout passe par l’avocat, le demandeur est spectateur. C’est ainsi que la greffière a refusé de communiquer à Guionnet le 8 novembre le jugement le concernant. Son conseil du Badok était passé peu de temps avant pour se le procurer, contrairement à ce qu’il avait annoncé. Il avait dit attendre lendemain. Puis, la greffière ayant constaté l’impossibilité de joindre du Badok au téléphone, daigna, par extraordinaire, donner à lire à Guionnet la dernière page de l’arrêt. D’où son impression qu’il était condamné à payer 2 000 € à la société ARTE FRANCE et 2 000 € à la société DOC EN STOCK, nouvelle erreur !

Retour à Issy, du Badok téléphone. « Non, tu n’es pas condamné à payer 4 000 €, mais le double ! L’arrêt fait dix pages, il ne contient pas de coquille, les juges l’ont travaillé. Ils reprennent les arguments des parties adverses, mais il y a moyen de cassation, page 8, les juges évoquent les conclusions de Doc en Stock du 3 septembre, trois jours avant la clôture de l’instruction, qui ne m’ont pas été communiquées. Il n’y a pas besoin d’être juge de la cour de cassation pour constater l’absence de débat contradictoire. »

Explication de texte : c’est sur l’avant-dernière page de l’arrêt que figure la mention que Guionnet devra verser la « somme complémentaire » de 2 000 € à chacune des parties défenderesses. Et ce, bien qu’il bénéficie de l’aide juridictionnelle totale. Ensuite l’arrêt n’est pas de 10 pages, mais de 9. Puis il contient au moins quatre coquilles. L’espacement du texte est d’un interligne et demi, d’où sa rapide lecture. Enfin non, les p’tits juges de Versailles n’ont pas sérieusement travaillé.

Ils montrent qu’ils savent lire, mais qui en douterait, hormis des avocats nobles bretoks ? Le comte Jean Stévenin d’abord, dans cette affaire, le noble métis bretok du Badok ensuite.

Ensuite la nullité de la procédure n’est pas une fois constituée, mais deux. Les p’tits juges de Versailles écrivent page 3 : « Vu les dernières conclusions signifiées le 3 septembre 2012 par lesquelles la société DOC EN STOCK demande à la cour de confirmer le jugement déféré sauf en ce qu’il l’a déboutée de sa prétention fondée sur l’article 700 du Code de procédure civile et de condamner GUIONNET à lui payer la somme de 6 000 € à ce titre ainsi qu’aux dépens ; Vu la clôture en date du 6 septembre 2012 ; »

Citation initialement mal reproduite car contenant faute d’accord, déboutée étant écrit débouté, ce qui rend le propos obscur. Or c’est la société Doc en Stock qui fut déboutée de sa prétention de condamner Guionnet à lui payer la somme de 6 000 €. Les juges auraient dû corriger cette faute préjudiciable à l’intelligence de leur propos, mais ils ont mal travaillé. Comme s’ils avaient ignoré qu’ils jugeaient une affaire dont le demandeur est directeur de publication.

Enfin, au cas où du Badok n’aurait pas compris, la cour souligne que les conclusions de Malka furent déposées trois jours avant la clôture de l’instruction, comme le précise la cour.

Page 8, les p’tits juges enchérissent : « Considérant qu’il convient de relever, en premier lieu, que Alain GUIONNET ne vise pas les propos contenus dans les dernières écritures signifiées le 3 septembre 2012 par la société DOC EN STOCK alors que conformément à l’article 954 alinéa 3 du Code de procédure civile, la cour ne statuant que sur les dernières conclusion ; »

Extravagant. La cour ne statuerait que sur les dernières conclusions ? Or c’est malheureusement vrai, l’alinéa indiqué stipulant « Les parties doivent reprendre, dans leur dernières écritures, les prétentions et moyens précédemment présentés dans leurs conclusions antérieures. À défaut, elles sont réputées les avoir abandonnés et la cour ne statue que sur les dernières conclusions. »

Guionnet ignorait ce texte de loi quand il participa à la rédaction des dernières écritures de son conseil. En réalité, il les « corrigea » en faisant confiance à son avocat en ce qui concerne la procédure. Énorme erreur, car il fallait repartir de zéro. Signaler que la société Doc en Stock qualifie Guionnet d’« éditeur d’extrême droite », ce qui est faux, soutenir qu’elle n’a pas détruit les épreuves de tournage comme elle prétend, etc. Il ne s’agissait pas de synthétiser mais d’énumérer, le juge n’étant pas humain, ne recordant pas ce qui a été dit précédemment, ne considérant et ne statuant que sur les ultimes conclusions. De deux choses l’une, ou bien il faudrait modifier la loi, vaine illusion, ou bien s’y adapter lors du prochain procès.

Surtout que la cour n’a rien oublié, sauf bien sûr le mémoire de Guionnet sur l’histoire du Protocole des sages de Sion évoqué à l’audience du 4 octobre. Elle cite des extraits de Revision de 1989. À l’époque, Revision était vendue en kiosque. Elle publiait Protocole des sages de Sion en feuilleton, il lui était recommandé de ménager le suspense. Ce document était-il vrai ou faux ? Nous ne savions pas, mais il était remarquable. C’est le maître d’histoire qui jasait, qui devint plus tard maître de hongrois et séminariste d’études juives. Dans les numéros de 1989, il s’agissait de séduire le chaland en entretenant le mystère autour de l’auteur du pamphlet, dont nous ignorions l’identité. Guionnet l’a en revanche toujours dit authentique en ce qui concerne ses dates de publication.

Toutefois la cour juge « qu’il ne saurait donc se plaindre d’une dénaturation de ses propos » après avoir cité des chapeaux de la revue qui ne démontrent rien du tout. Numéro 3 : « “Seuls les ignorants, des non initiés ont pu voir dans les protocoles une littérature de bas étage”, et citant Tacite sur la prise de Jérusalem par Titus en 70, il poursuit “À lui seul ce récit de Tacite devrait inciter tout un chacun à ne pas exclure l’hypothèse, qu’aujourd’hui comme hier, les prêtres des juifs veuillent dominer le monde, le soumettre à leur hégémonie” ; que, dans le numéro 5 et 6 de cette même revue, daté des mois de Juillet-Août 1989, il écrit pour préfacer la publication des Protocoles des sages de Sion, “en France cet écrit a été quasiment oublié, depuis que les membres des coteries qui veulent rendre impossible l’histoire ont fait leur sinistre besogne, en nous bassinant avec l’interprétation qu’ils font de ce qu’ils disent être un grossier faux antisémite, qu’ils veulent à tout prix répudier. Dans ces conditions, nous avons choisi la difficulté, non par plaisir, mais bien plutôt par nécessité.” »

À noter le mot hypothèse, qui exprime le doute. Puis la citation de Tacite, préféré à Cicéron, qui renvoie à l’antiquité, car Protocole des sages de Sion date formellement de 1902, mais son inspiration remonte à l’antiquité. Ensuite deux coteries sont attaquées, la juive et la Veuve, qui prétendraient que le Protocole est grossier faux antisémite. Ce qu’il n’est pas. Autrement dit, s’il est antijuif, il est réussi. Sans exclure qu’il ne le soit pas. Il n’est pas « littérature de bas étage », comme nous disions dans le périodique, il est remarquable comme on dit en langue soutenue.

Or rien n’a changé, tout, tout a continué, ééé, comme dans la chanson. Revision accusait en 1989 Cahal et Veuve d’être faussaires, mais la revue ne se prononçait pas sur l’identité de son auteur, encore et toujours inconnue. D’où le fait que les propos de Guionnet furent dénaturés par la société Doc en Stock, contrairement à ce que prétend la cour. Oui, les différentes éditions du pamphlet sont authentiques Comme il est vrai que selon Tacite les « prêtres juifs » voulaient conquérir l’hégémonie du monde. Souhait que partagent les imams et, de façon plus hypocrite, les prêtres chrétiens.

La cour surenchérit (page 6) : « Alain GUIONNET s’est prononcé sans équivoque, à contrecourant des historiens, pour l’authenticité de ce document controversé ». C’est faux, car Pierre-André Taguieff, seul sociologue autorisé à parler du Protocole,doute de son origine. Il est donc vrai que ce document est controversé, tandis que Guionnet ne se prononce pas à contre-courant des historiens. En revanche, pour qu’il y ait controverse, il faudrait que partisans et détracteurs de la qualité du pamphlet, entre lesquels il y a souvent peu d’opposition, pussent librement rechercher et s’exprimer, ce qui n’est pas le cas.

Guionnet est historien, comme ont dit les premiers juges, ce que feignent d’oublier les p’tits juges de Versailles, qui ont voulu se débarrasser du bébé dans l’eau du bain. Ils ont cependant dit leur incompétence à juger l’affaire, qui aboutira à la cour d’appel de Paris après cassation. Aux calendes grecques, bien sûr. Toutefois ils ne sont pas idiots, comme le croient nobles bretoks, pour qui bon sang ne saurait mentir. Ce qui ne les empêche pas de mentir, nobody étant perfect, comme on dit en novlangue.

Nous disons cela calmement, mais notre ire ou argu est vif, argu étant tiré du grec arguros, argent. Et mieux vaudrait, pour tout le monde, éviter que la fâcherie prenne trop d’ampleur.

D’ailleurs Arte France peut servir de modèle à cet égard, car la société « prie la cour, à titre liminaire de déclarer Alain GUIONNET irrecevable en ses demandes, à titre principal, de l’en débouter, à titre subsidiaire, de condamner la société DOC EN STOCK à le garantir et plus subsidiairement de réduire les demandes d’Alain GUIONNET à de plus justes proportions ». Pourquoi la cour n’a-t-elle pas condamné la société Doc en Stock à indemniser Guionnet pour les préjudices qu’il a subis à la suite de sa violation de contrat, comme l’a suggéré subsidiairement la société Arte France ? Mystère. Mais il est vrai que Guionnet attaque simultanément coterie juive et Veuve, c’est trop pour un seul homme.

12 novembre, 11h45, 12 votes, ce papier serait excellent. Gageons que les votants ne seraient pas pour la plupart ruscofs, mais fonctionnaires. Conformément à l’histoire de Hongrie, qui nous appris que le Magyar aime travailler dans l’administration du pays pour un piètre salaire, rarement dans le commerce ou la finance.

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