Alain Guionnet – Journal Revision

5 novembre 2012

D.C.R.I ACCUSÉE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 02:17

L’historien s’appuie sur un filon : les dates. « 21 février 2012, la DCRI envisage de faire de Merah un indicateur. Sa surveillance est levée » (Libération du premier novembre). 29 février, Alain Guionnet porte plainte pour vol de son calculateur à son domicile après effraction, fait constaté le 28 février ayant pu se dérouler dans les deux ou trois jours précédents.

Y aurait-il rapport entre ces deux événements ? Oui, si on suppose que Charkeuz était instigateur des opérations Merah destinées à sa réélection. Quand on sait que Charkeuz tenait la presse pour domptée, non par lui mais par le capital financier, et qu’il s’inquiétait de la fausse note éventuelle que Revision était susceptible d’apporter. Étant entendu que Revision pouvait soupçonner, dès le 15 mars, quand survint la deuxième tuerie de Merah, la forfaiture de Charkeuz, sur les « réseaux sociaux », comme dit le barbare. Surtout quand on considère que, le jour du cambriolage, la somme de 1600 € en liquide était visible à deux mètres du calculateur et que le ou les cambrioleurs n’y ont pas touché. Un malfrat s’en fût emparée, ainsi que certains flics, pas seulement de la brigade des stup’ ou les baqueux de Marseille Nord. Mais l’argent est resté sur place, alors que le calculateur ne pouvait rapporter que 400 € au marché noir au revendeur.

L’équipe était composée de deux ou trois personnes (dont une faisait le guet). Sa mission était de voler la machine. Les barillets de la porte d’entrée furent explosés en près d’une minute, avec du matériel pro’, le calculateur dérobé en trois minutes, car il fallait le débrancher et s’en saisir, ainsi que son clavier. Indice supplémentaire que le cambriolage est œuvre de la DCRI, car le clavier a peu de valeur. Mais les ordres sont les ordres, il fallait que les décéèristes volassent l’« ordinateur » de Guionnet, par conséquent la machine et son clavier.

Puis il s’est trouvé qu’un pote plantigrade fonctionnaire apporta PC à Guionnet lui ayant permis de couvrir les opérations Merah. Oh ! tant bien que mal. Voyez nos papiers de l’époque. Nous n’avions aucune preuve, ni maintenant, que Merah travaillait pour Charkeuz, ou était manipulé par lui, mais il y avait suspicion.

Elle ne fut pas formulée à ce moment-là. Seulement, tout clochait dans les informations communiquées le 16 mars : l’enquête est confiée à la police judiciaire, la piste de l’ultradroite explorée. Pourtant le tueur au scooter avait tué trois harkis la veille et le dimanche précédent, en revanche il n’avait pas achevé un soldat nègre gravement blessé. Originalité de Revision, elle est seule à avoir parlé de harkis, d’où la déduction possible que le tueur était algérien, comme ce fut confirmé. Quant à l’ultradroite, courant de pensée apparu en Hongrie au lendemain de la première guerre mondiale, Guionnet la connaît bien, en Hongrie et en France, où cette mouvance date d’il y a une quinzaine d’années. Aussi cette piste était tenue pour leurre, même si on trouve des allumés du bocal dans tous les milieux.

Puis nous pouvons identifier l’inspirateur des papiers de Libération du premier novembre. C’est un ancien commissaire des RG fils de la Veuve. À preuve, il évoque les larmes qu’auraient versé au moins un agent de la DCRI de Toulouse en apprenant que le tueur n’était autre que Merah. Métaphore destinée au profane, car un agent de renseignement est réputé ne pas pleurer.

La lecture des rapports des RG d’il y a un siècle est instructive à ce sujet. Il n’avaient aucun mal à infiltrer les milieux politiques, en particulier nationalistes et antisémitiques, ou antijuifs, les deux mots ayant été controversés. Le fonctionnaire faisait mine de ne rien interpréter, il consignait uniquement des « informations ». Bien sûr il fallait qu’il payât de sa personne, car les soirées antisémitiques étaient souvent arrosées. Mais gageons qu’il buvait le moins possible et qu’il n’avait guère d’opinion, sinon celle du chef ou de l’assemblée. Il ne versait pas dans le sentiment. En revanche il voulait savoir qui faisait quoi et où allait l’argent. Dans des grosses cylindrées, dans les mains des « horizontales » (putes), en boissons alcoolisées, enfin dans le financement dudit fort Chabrol et d’expéditions militantes à Paris et en province.

Cela dit, si la justice n’était pas vaine illusion, nous portassions plainte contre la DCRI pour vol avec effraction et atteinte à la vie privée. Le vol de février 2012 ne visait pas à recueillir des informations sur Guionnet, car tout ce qu’il dit est connu de la DCRI, sur son calculateur comme au bigophone. Et puis l’alcool n’a plus les avantages qui lui étaient prêtés autrefois pour délier les langue. Les drogues de synthèse, dans leur extraordinaire diversité, lui étant préférées.

D’ailleurs Merah, comme l’a signalé indicatrice de Revision, a pu absorber métamphétamine à son insu, procédé pratiqué dans l’armée pendant les guerres à l’Irak. Mais une métamphétamine soigneusement dosée, pas comme les produits qu’on trouve sur le marché. Gageons qu’elle ne coupe pas totalement la faim, qu’elle entraîne surexcitation mais pas trouble énorme du langage. Elle rend en partie insensible à la douleur et donne sentiment d’invincibilité, recommandé dans toutes les armées.

Les résultats de l’analyse toxicologique du cadavre de Merah seraient intéressants à connaître, mais ils ne le seront pas, secret défense oblige.

Voilà comment des responsables de la DCRI accusent implicitement le chef d’État, police agissant sous ses ordres. Aussi cherche-t-elle peut-être à se disculper, car la thèse suivant laquelle Merah aurait été téléguidé par Charkeuz à des fins électorales s’étaye chaque jour davantage. Quitte à provoquer l’holocauste du perdant de Toulouse (to loose en engluche).

14h30, Google recommence enfin à relayer les papiers de Revision dans ses alertes Alain Guionnet. Sur les affaires Merah, car quatre juifs furent tués pour du beurre, ou par le beur, comme on voudra. Eh oui, judacer avec le Français marche presque à tous les coups, mais judacer avec le juif ne passe pas. Dans le même temps, un certain David Jacob, domicilié en Israël, entreprend Guionnet. Il croit comprendre que ce dernier critique « le Professeur Faurisson », mais il voudrait savoir pourquoi. Revision lui répond qu’il n’aime ni l’ottoman, ni le sarrazin, ni le juif. En bon agent de renseignement, Jacob rétorque qu’il est à la fois ottoman, sarrazin et juif. Difficile de trouver meilleure entrée en matière. Igazság meg él! assenons-nous pour nous faire plaisir. Sans traduction, car nous ne voulons pas faciliter le boulot des cloportes du renseignement.

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