Alain Guionnet – Journal Revision

25 septembre 2012

HITLEROMANIE AIGÜE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 21:11

L’hitleromanie est répandue dans le monde, en Mongolie et ailleurs. La nouveauté est l’hitleromanie aigüe, qui vient d’apparaître.

Vincent Reynouard a lu nos récents papiers sur le bouillon. Comme tout con de réviso qui visite Auschwitz pour voir ce qu’il en est de ses propres yeux, il a voulu goûter à la drogue de synthèse. Il a alors cru au miracle. Insensible à la douleur et se sentant invincible, il vient de pondre nouveau vidéo « La vérité sur Adolf Hitler génie du bien ».

Le film date d’hier. Il commence par ces mots : « Comment définiriez-vous, euh, comment définiriez-vous… le national-socialisme ? Et, le gars, euh, le gars, euh, réfléchit, et i dit une chose : “Hof, si j’avais qu’un mot je dirais paradis.” L’affibler. Je pense que, pff, Hitler était un homme trop bien au vingtième siècle. Il a été… trop honnête, trop franc jeu, et, euh, franchement c’était… pour moi c’était un génie du bien. Je vais vous donner un petit exemple… »

Diagnostic : Reynouard a pris drogue de synthèse, comme l’attestent ses troubles langagiers, l’affibler étant mot inconnu, tandis qu’hof est onomatopée rarement usitée. Circonstance atténuante, Reynouard a appris à prononcer les mots boches en mate, comme on s’en aperçoit par la suite.

Reynouard se raccroche aux notions de bien et d’honnêteté, qui n’existent pas dans l’esprit du camé au bouillon. Il se subsume en qualifiant Hitler de génie. Mais cela n’aurait pas duré s’il avait absorbé un deuxième sachet. Auquel cas il abandonnât tout lien avec l’humanité, conformément au plan de Grand Frère.

Eh oui, nous pouvons parler de Grand Frère cette fois, bien que Reynouard doute dans son film de sa nationalité française. Libre à lui, mais tel n’est pas notre cas. Ou si peu, car nous sommes françois, pas français.

Reynouard n’a pas enregistré son commentaire quand il atteignait le pic extatique de la drogue, mais après être redescendu, après être redevenu un peu humain. Toutefois les symptômes demeurent. Ivre de s’être senti invincible, il a placé ce qui lui reste d’humanisme dans un seul et unique personnage, le génie Hitler, qu’il déifie. Et gageons que quand il dit l’affibler, il se parle à lui-même, il veut dire l’affirmer. Non seulement qu’Hitler était un génie, mais que son régime était paradisiaque.

Reynouard donne ensuite libre cours à son imagination. Il refait l’histoire et se met dans la peau d’Hitler. À sa place, il aurait utilisé des gens des territoires occupés comme boucliers humains contre les bombardements anglo-américains. Proposition psychotique liée à l’absorption de kaht, plante hallucinogène contenue dans la drogue de synthèse.

Reynouard est en même temps perdu dans le temps, les fadaises sur de prétendus boucliers humains ne datant que d’une vingtaine d’années. Il s’épanche ensuite sur les vertus de la politique sociale du régime hitlérien, qu’il impute à un seul homme, ses propos étant émaillés, du début à la fin, d’un nombre incalculable de euh. Quel spectacle !

On pourrait penser que Reynouard joue le pitre à dessein. Mais ses mots et le ton de sa voix laissent peu de place au doute. Nous aimerions nous tromper, ce qui n’est pas totalement exclu car Reynouard n’apparaît pas à l’écran, mais nous l’imaginons en train de taper nerveusement son pied sur le sol, ou encore ayant des rictus.

4 commentaires »

  1. Je suis vraiment perplexe de voir certains thèmes datant du mois de juin et de septembre 2011, refaire surface en Février 2012 ?!

    Dans ce cas précis, votre blog ne comptera plus que quelques dizaines de textes sans réponses et où chacun attend le moment propice pour ressurgir du néant !
    Je trouve cela très déloyal…

    Ces procédés tuent la création artistique, culturelle et poétique !

    Par politesse, on répond à tous ceux qui se donnent la peine de venir commenter vos textes ! On ne doit pas faire de calculs politiciens et attendre un mois, voire plus pour venir répondre aux gens ! Inadmissible…

    Si le texte est bon (pour des tas de raisons), les gens viendront d’eux-mêmes…

    On commente parfois vos textes, sans queue ni tête (eh,oui !) juste par politesse et on essaye même de leur trouver une quelconque motivation pour le respect des autres. Le respect, c’est ce qui compte !

    Je n’aime pas la polémique mais je ne suis pas du genre à me taire ou à taire mes convictions ! Il y a un problème. Je le signale.
    Cela peut déranger certains. Soit, alors qu’ils rectifient le tir…
    Nul n’est parfait !

    Peut-on faire en sorte que tout texte, dépassant une certaine durée (quinze jours) ne soit plus commenté malgré les réponses tardives aux commentaires ?

    C’est juste une idée pour remettre un peu d’ordre… si possible !

    (Tu es démasqué Freya, nous allons bientôt t’exterminer. Tu ne vaudras plus rien, ni dans le renseignement russe, ni à la DCRI. Tes messages suivants vont à la corbeille, NDLR.)

    Commentaire par Un lecteur assidu — 25 septembre 2012 @ 22:12 | Réponse

  2. Pauvre Freya, de plus en plus à la masse, on le sent au bout du rouleau de la bêtise.
    La vidéo de Reynouard est poilante au second degré : déclaration d’amour au führer, musique lyrique en toile de fond ; on dirait un ado déclarant sa flamme à son chanteur favori. Le problème principal de Reynouard, c’est son absence totale d’éloquence et de sens de la formule.
    La conclusion du volatile, inventeur du « Père Israël », est bien sentie, un grand moment de fou rire !

    (La conclusion est différent après que le texte eut été tamisé, mais peu importe. Voir en Reynouard un ado est bien trouvé. Je n’y ai pas songé car je suis plongé dans la drogue de synthèse, mais ça colle, l’ado étant cible privilégiée des marchands de bouillon. Aussi, en supposant que Reynouard ait comportement d’adolescent ayant consommé de la drogue satanique, il risque fort d’y être accroché. Ce qui devrait, à terme, l’éloigner de l’hitlérisme. C’est sans doute là un des buts de Big Brother, NDLR.)

    Commentaire par Un lecteur assidu — 26 septembre 2012 @ 10:04 | Réponse

  3. Incorrigible Raie Noire. Ah, ils sont beaux les gars de Saint-Louis ! Ce type est complètement fêlé, il fait honte à voir, — on dirait Jef —, il se barre en couilles, il mériterait assurément le bouillon d’onze heures. Mais comme notre bonté est sans limites, et de surcroît n’étant pas pingres, nous lui offrirons sans barguigner, lorsqu’il aura retrouvé tous ses esprits, les Essais, articles, lettres de George Orwell en quatre volumes parus aux Éditions Ivrea. Pas sûr qu’il en fasse bon usage tellement il est atteint. C’est un jeunot à qui il faut remonter les bretelles, effectivement. Il a encore beaucoup de choses à apprendre, le bougre.

    Freya, petit joueur, est à poil, dézingué, voilà la bonne nouvelle ! Son odeur rance commence à faire fuir, voilà la seconde bonne nouvelle ! Freya est devenu triquard, ses maîtres s’en méfient comme de la peste. Idem de Carole Ravenaud, Julie Couronne, et consorts… des gonzes, dits rouges-bruns, au service de Big Brother. Quand le nazebroque se mêle de faire dans le cul, il y a intrigue, ça pue le coup fourré ! Ca sent le racolage actif ! Car le cul, les anars, les situs, les ultragauchos connaissent, pas la peine de leur faire un dessin, c’est leur domaine réservé, celui où ils excellent.

    (Qui profite de l’image de jeunot fêlé que Raie Noire donne de lui ? L’observateur trouvera de nombreuses réponses à cette question, mais une chose est sûre : pas lui. Le pire est peut-être qu’il n’en a pas conscience, même s’il se prend pour un acteur, dans le sens de comédien, auquel cas il pourrait en rajouter. Il peut aussi vouloir narguer la répression. En passant pour fêlé auprès de nombreuses gens, il penserait pouvoir être innocenté. Mais je crains qu’il croive ce qu’il dit. Pardon pour cette conjugaison, mais elle me semble justifiée dans le contexte. Dommage en tout cas que Reynouard parle mal de la politique sociale du régime hitlérien, thème intéressant, pas seulement en ce qui concerne son natalisme. Il est assez bien étudié en Germanie par les historiens dits fonctionalistes, que les révisos rejettent en bloc. Bonne idée d’essayer de combler les lacunes de Reynouard sur Orwell, qu’il a peu lu, à tort. Surtout que Reynouard se prend pour un journaliste, anciennement de la presse écrite, maintenant de l’audiovisuel, voie dans laquelle nous l’avons encouragé après « Holocauste », long documentaire qu’il a assez bien commenté. Ce qui n’était pas très difficile, vu que c’est le seul film réviso qui existe. Mais son dernier court-métrage est… euh, pff, désastreux, surtout comme il est affublé. Quant à Freya, son mélange de cul et d’hitlérisme est une shoah. Pardon de parler hébreu cette fois, mais l’emploi de certains mots de cet idiome semble parfois s’imposer. Et je suis ravi de vous lire, Danny, comme d’autres gars de la vieille garde, tels Lecteur assidu et John Smith. Comme si vous aviez été déconcertés par les freyateries sur lesquelles vous jetiez regard distrait. Avant de vous rassurer : ça y est, le rouge-brun a été dézingué, il est roide ! Enfin bravo, vous parlez en connaisseur quand vous décrivez l’ultragaucho comme roi du cul. C’est vrai, je peux en témoigner. Comme du fait que quand l’ultragaucho devient réviso dur, les culs féminins disparaissent comme une volée de moineaux. Au niveau géopolitique, j’espère cependant que Chine et Russie ne verseront pas uniquement dans l’ultralibéralisme, que les régimes en place sauront l’associer à un peu de bolchevisme national et un peu de socialisme national, idée sur laquelle leurs services de renseignement se penchent. Même s’ils prêtent insuffisamment attention à l’histoire de Hongrie, remarquable dans ce domaine. Prenez Guionnet, par exemple, pote d’Orwell, ancien membre du Parti socialiste hongrois, il n’est pas opposé au nationalisme hongrois. Fervent lecteur des gestes hongroises d’autrefois, il est assez païen. Seul hic, le paganisme germano-scandinave lui est étranger, ce que n’a pas compris Freya. Au point que quand Guionnet rencontre son maître Aigle Noir, sur les Hauts d’Issy, il l’appelle parfois turul, touroul en français, volatile mythique magyar, en qui le profane voit un aigle noir. Et vous imaginerez aisément, Danny, comment Jacques Moulin, cancre de Revision, près du radiateur, surtout en hiver, écrit turul. Ah ! ça fait plaisir de parler à un initié autre que le malotru Mauvaise Tête, NDLR.)

    Commentaire par Danny — 26 septembre 2012 @ 12:21 | Réponse

  4. Un ado, j’y ai pensé la première fois quand j’ai vu son entrevue filmée par le type de Ripoublik : http://www.dailymotion.com/video/xjd42i_franck-abed-recoit-vincent-reynouard-1-3_news
    On y voit Reynouard, rouge de plaisir raconter en se tortillant sur sa chaise qu’il est fan de mangas, ces bandes-dessinées mettant en scène de jeunes Japonaises, se baladant la plupart du temps en petite culotte et tenue d’écolière. On dirait un ado pris la main dans le pot de confiture.

    Commentaire par Un lecteur assidu — 26 septembre 2012 @ 13:18 | Réponse


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