Alain Guionnet – Journal Revision

21 septembre 2012

SEL DE BAIN

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 10:23

Transmise le 24 août au TGI de Nanterre, l’enquête sur l’agression dont Alain Guionnet fut victime le 26 juillet conclut sans doute que le jeune sarrazin était sous l’emprise de « sel de bain » quand il a sauvagement frappé. Ce qui est limpide pour un officier de police, pareil fait étant de plus en plus fréquent.

Mais la presse n’en parle pas, ou si peu, car elle situe de telles affaires à l’étranger. En Roumanie, comme l’Express du 7 juin 2012, dont un journaliste avait enquêté deux ans avant sans que son papier fût publié. Ledit sel de bain, ou bubble, était en vente libre en Roumanie jusqu’en février 2010. L’action de cet « énergisant » vendu 12 € aurait rarement dépassé 30 minutes. Sa consommation aurait entraîné l’augmentation de plus de 60 % des admissions à l’hôpital en liaison avec l’abus de stupéfiants. En dépit de son interdiction de vente, le sel de bain est aisément trouvable. Sur la toile en cinq minutes, selon l’Express.

Un autre papier du magazine dit que sa consommation augmente en Amérique et outre-Manche, encore à l’étranger, pas en France. « Les ados américains accros aux “sels de bain” » (l’Express du 29 mai 2012) s’achève par ces mots : « L’usage des “sels de bain” n’est pas répandu en France. D’après le Docteur Le Stat, les cristaux ne tarderont malheureusement pas à franchir la Manche et l’Atlantique. » Enfin, la loi du silence médiatique commença à être brisée ce jour-là.

Histoire ancienne selon Canal + que celle de Roumanie, qui décrit la situation en Amérique. Pas en France, comme si ce pays continuait de faire exception. Aux États-Unis, le sel de bain est en vente libre. Généralement pendant six mois, temps nécessaire à l’administration pour préciser la consistance chimique du produit à proscrire. Mais de nouvelles marques apparaissent constamment, avec des molécules légèrement différentes, ce qui entraîne leur autorisation de mise en vente sans examen préalable au nom de l’ultralibéralisme. Le sachet coûte 20 dollars. Ces produits viendraient de Chine.

Les sels de bain sont de plus en plus performants. Leur action dure parfois quatre ou cinq jours (à comparer avec les 30 minutes en Roumanie il y a deux ans). Leur consommateur souffre de profondes hallucinations. Il est capable d’extrême violence, comme dévorer le visage d’un homme vivant. Parfois aussi de se trancher la gorge. À un moment, on voit jeune homme menotté en voiture de police sous l’emprise de sel de bain. Il crisse les dents la bouche entr’ouverte, pris d’innombrables tics psychotiques. Guionnet est catégorique en le voyant : il reconnaît le jeune sarrazin.

Oh ! l’abruti amerloque est pâle, nullement basané, mais le comportement du sarrazin était semblable au sien. Il parlait très vite, de façon saccadée et incompréhensible, bien que ses phonèmes amenassent le philologue à voir en lui francophone — de « bonne famille », vu sa tenue vestimentaire.

La première piste était donc la bonne. Le sarrazin était drogué à la métamphétamine. Mais pas n’importe laquelle, au sel de bain disponible sur le marché amerloque en 2011 ou 2012.

Récapitulons : des têtes noires chinetoques fabriquent des sels de bain qu’ils vendent en Amérique. Après leur interdiction, leur marchandise n’est pas perdue. Ils la vendent en Europe, en Amérique du Sud, en Océanie, avant de la commercialiser dans l’ancien tiers-monde, à l’exception de l’empire chinois. Illustration de l’avantage du bolchevisme national face à l’ultralibéralisme judéo-amerloque.

Le sarrazin occidentalisé Mohamed Merah connaissait le sel de bain, dont il raffola sans doute, surtout que sa consommation n’est pas proscrite par le Coran. D’autres vedettes des faits divers également. Mais cela pose problème, car le nouveau proc’ de Nanterre risque de classer l’affaire Guionnet sans suite, une des premières victimes du satanique sel de bain en France ne pouvant être un affreux réviso, sale et méchant. Ce dont le premier ministre bochisant est convaincu, comme l’USM.

D’ailleurs si, par extraordinaire, l’affaire était plaidée, le sarrazin serait jugé irresponsable au moment des faits. Décision contraire à la procédure amerloque. Quand un clochard drogué croquait le visage d’un homme et qu’un flic voulut l’interpeller, le malade se retourna contre lui et le flic le tua. Pour une fois, le flic avait raison.

Car la question demeure : que faire face à un fou dangereux, hystérique, qui vous barre le chemin ? Ne pas lui tourner le dos, avons-nous songé. Mais ensuite ?  Lever ses mains en avant, paumes ouvertes, juste au-dessous de son visage, sans agressivité, de façon à se protéger en se tenant prêt à riposter. Réflexe que Guionnet n’a pas eu le 26 juillet, car il ne savait pas de quoi souffrait le malade. Confirmation que l’ignorance est dangereuse, ignorance dont la presse est en grande partie responsable. Comme la classe politique qui ne cesse de donner des leçons de morale archaïque. Pendant qu’elle s’interroge sur l’éventuelle légalisation du cannabis, des ados s’explosent la tête. Pourquoi pas ? Mais le hic est qu’ils mettent parfois en danger la vie d’autrui.

Aussi en appelons-nous à Canal +, chaîne de télé privée d’un niveau d’information légèrement supérieur aux autres, parce que payante, ainsi qu’à la tête noire. Ledit sel de bain est antisocial, il s’agit de supprimer cette industrie. Quitte à ce que presse et justice fassent mine d’impartialité en disant : « Bien qu’une des victimes du sel de bain soit Guionnet, cela n’empêche pas l’État de condamner sa fabrication, son commerce et son consommateur, tenu pour responsable de ses actes. » Comme c’est le cas du délinquant ayant agi sous l’emprise de l’alcool.

Jacques Moulin observe qu’il serait idiot de jeter cette drogue à la poubelle, surtout qu’elle peut avoir usage thérapeutique. Il propose de rassembler dans un stade gardé à l’extérieur par des gendarmes, comme au Vel’ d’Hiv’, membres de la LDJ et meratistes sans armes, pendant une semaine, avec de merveilleux sachets de sel de bain à leur disposition. Moulin imagine que problèmes juif et musulman seront ainsi résolus. Mais d’autres éventuels candidats à la fête seraient bien accueillis. Comme l’arrogant Copé, ou Vincent Reynouard, catholique au grand cœur, qui sera ravi de filmer les agapes. Les convives disposeront d’eau, comme dans tout stade, mais pas d’aliments, précise Moulin, qui se prend pour Machiavel.

Attila, moins bavard que Jacquot, y voit bonne idée. Il observe que le sel de bain se présente sous forme cristalline, comme le gaz cyanhydrique Zyklon à l’état solide. D’où son nom de sel, pouvant être dit cristal ou granulé, sel de bain prêtant à confusion. Bubble n’a d’ailleurs pas cette signification, mais celle de bulle liée au bouillonnement. D’où le choix entre description du produit (sel, cristal, granulé) et son effet, bouillon étant préférable à bouillonnement.

Moulin est infernal. Il tient à tout prix à baliverner, comme il dit. Il veut commenter l’observation d’Attila. Il menace : si nous ne l’autorisons pas, il prendra du sel de bain, car il veut voir les choses par lui-même, de ses propres yeux. Aussi écoutons-le. Attila a oublié de parler de poudre, mot employé par la journaliste de l’Express ayant pondu le papier sur la Roumanie. En réalité, Attila n’a pas oublié mais rejeté ce mot, poudre étant appellation courante de l’héroïne. Attila s’interroge sur la façon de supprimer la confusion dont l’expression sel de bain est porteuse, ce n’est pas pour la remplacer par une autre ! tranche le Blattsführer. Pendant un moment, Moulin s’est demandé pourquoi Attila parle de granulé, mot qu’il n’a lu nulle part au sujet du sel de bain. Mais Jacquot s’est ravisé après que le Blattsführer lui eut rappelé que ce mot est en rapport avec le Zyklon. C’est Revision qui a préféré parler de granulés plutôt que des cristals, car non seulement cristal peut être source de confusion avec le Christ, ou encore avec la Nuit de Cristal, mais les morceaux de Zyklon semblent avoir été découpés à dessein. Puis vient argument massue de Moulinot, comme il s’appelle parfois lui-même.

Moulinot ne parle aucune langue barbare, mais il sait lire le dico, comme Freya, où il a trouvé bubble bath, locution qui le fascine avec ses quatre b sur dix lettres ! Mieux que Bney Brit Big Brother ! Mais Attila n’en cause pas pour deux raisons. D’abord le dico rend bubble bath pas mousse de bain, ensuite la version médiatique ne repose pas sur rien, la mousse de bain étant formée de petites bulles, tandis que la drogue ressemble à du sel de bain, qu’on peut fumer, inhaler, s’injecter, absorber, les effets n’étant pas identiques. Mais Attila ne voulait pas entrer dans ces détails, qu’il abandonne au bretok Jean-Marie Le Pen, qui ferait bien de se pencher sur l’affaire.

21 septembre, 19h30, depuis longtemps Google ne répercute plus tous nos papiers. Mais il a vite accroché sur icelui, car il sait que le nouveau sel de bain a brillant avenir. Phénomène dont devrait s’inspirer le TGI de Nanterre en condamnant le sarrazin ayant frappé Guionnet le 26 juillet, en indiquant que sa consommation de drogue le rend plus coupable.

Un commentaire »

  1. Riche idée, le coup du stade ! Du sel de bain et des jeux, quel spectacle ce serait !

    Commentaire par Un lecteur assidu — 21 septembre 2012 @ 23:31 | Réponse


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