Alain Guionnet – Journal Revision

1 septembre 2012

PÔVRES RÉVISOS

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 10:39

Georges Theil, dont nous n’avons pas eu de nouvelles pendant des mois pour raison de santé, continue d’entretenir ses rêves faurissoniens. Il s’imagine que le livre de Jürgen Graf sur le prétendu CC de Sobibor, interdit en bochie, va faire bouger les choses. Mais non, Theil, nous n’en sommes plus là. D’abord le livre de Graf, Kues et Mattogno a paru depuis longtemps. Il est consultable en ligne en germain, pour les gens qui se méfient de la version française du calculateur. Toutefois elle semble correcte. Vous la trouverez sur Jürgen Graf/Thomas Kues/Carlo Mattogno/ die Akte Sobibor. Ou bien, si vous êtes pressé, en entrant « graf sobibor verboten » sur Google, le lien apparaît en troisième position.

Les révisos parlent longuement dans ce livre de l’affaire John Demjanjuk, tout en écrivant Sobibór, conformément à la graphie polake, car ils sont mode dans leur réfutation de la propagande holocaustique. Ils s’intéressent exclusivement aux six camps dits d’extermination qui se fussent trouvés en Pologne. Du nord au sud : Treblinka, Chelmno, Sobibor, Lublin, Belzec, Auschwitz. Auxquels Butz ajoute Stutthof, bien que la question soit controversée, car le Stutthof se trouvait en Prusse de l’Est, dans les limites de l’ancien Reich, où il n’y eut point de chambre à gaz. Mais il fut construit dans les frontières de la Pologne redécoupées à Versailles, aussi Butz a en partie raison, même si la prétendue chambre à gaz du Stutthof n’est pas passée à la postérité.

En revanche nous savons qu’à Lublin il y eut moins de 50 000 morts, dont une grande partie de juifs, tandis que les prétendus sites de Treblinka, Chelmno, Sobibor et Belzec n’ont jamais été que gares ou camps de triage, où des détenus juifs étaient provisoirement installés dans l’attente d’un nouveau transport ferroviaire ou routier pour aller plus à l’Est, en leur qualité de travailleurs auxiliaires des armées du Reich.

Hélas ! le réviso néglige souvent le camp de concentration de Riga, en Lettonie, troisième étape de certains juifs déportés à Terezien (Theresienstadt), puis à Auschwitz, avant leur départ plus à l’Est, avant qu’ils soient plus tard libérés par le régime hitlérien au nord-est de la Sibérie, près de l’océan Glacial arctique, sans possibilité d’envahir de nouveau l’Europe.

Plan connu du réviso, plus souhaitable pour le juif que la chambre à gaz, bien qu’indolore selon Jean-Claude Pressac. Mais il fait froid dans le dos d’Adrien, prof’ de tennis marié à une négresse, ayant grand-père rital. Adepte de Dieudonné, il s’imagine que le comique en a dans le cigare. Mais non, ce métis bretok rêve d’avoir enfants pâles, comme le chinetoque. Depuis toujours intermédiaire, Dieudonné est incapable de recherche. En réalité, il est bête et à moitié bretok, ce qui explique son hostilité à Big Brother.

Fermons la parenthèse. Riga, ou bien Kaiserwald, à quelques kilomètres de Riga, fut camp de concentration avec nombre de sous-camps rattachés, comme souvent. Ses détenus travaillaient notamment pour la Société Générale d’Électricité. Des femmes en particulier fabriquaient des produits électriques comme des batteries, selon Wikipédia. Le camp aurait été construit en mars 1943. Libéré par les Soviétiques le 13 octobre 1944, il aurait commencé à être évacué en août 1944. En août 1943, il y aurait eu un mort à Riga pour 3 000 détenus.

Cette faible statistique s’expliquer par le fait que le régime hitlérien envoyait sur le front Est des juifs aptes au travail, ni enfants ni vieux. Mais un mort par mois pour 3 000 détenus est dérisoire. Le CC de Riga aurait-il fait l’objet de conditions de détention privilégiées ? C’est possible. Ensuite Riga n’était pas lieu de déportation de races indéterminées, comme prétendit la propagande soviétique, mais surtout de juifs, dans le cadre de la solution finale, autrement dit du plan Orient.

Ainsi le pôvre réviso joue perdant en misant sur Sobibór, car c’est l’histoire de Kaiserwald qu’il devrait explorer, même si les documents manquent à ce sujet. Entre autres parce que saisis par les Soviétiques.  Butz aurait demandé en 1982, selon Faurisson, « où sont les archives allemandes qui traitent de la déportation vers Riga et de l’administration de cette colonie (et non du camp de concentration) près de Riga décrite par Jeannette Wolff dans son article du livre de Böhm ? » (La mystification du XXe siècle, par Arthur Robert Butz, éd. La Sfinge, Rome 2002, 558).

Que Butz ait parlé de colonie est exclu mais secondaire, dans la mesure où la guerre hitlérienne était coloniale, mais la parenthèse qui suit est sans doute faurissonienne. L’ancien élève des jésuites aura voulu judacer comme Molina. Sans doute Wolff ne parlait pas du CC Riga dans un de ses papiers, mais d’une de ses antennes. À partir de là Fofo sème la confusion, car politique coloniale du Troisième empire et déportation du juif en Extême-Orient, via Terezien, Auschwitz, Kaiserwald, n’étaient pas opposées, bien au contraire. Seul reproche, Faurisson complique tout en prétendant simplifier les choses.

Pour mémoire, Riga aurait été construit en mars 1943, avant d’être libéré par les Soviétiques le 13 octobre 1944. Courte histoire, qui n’autorise pas les croix-rougeauds à ne pas classer Riga dans la liste des camps de concentration. Encore qu’ils le fassent sans doute, dans la catégorie « autres CC ».

Les premières victimes des confusions de Faurisson sont les révisos, même si Vidal-Naquet voulut tuer le professeur en partie pour cette raison. Faurisson traduit resettlement par réinstallation, soit. Puis settlement par colonie (219, 319). C’est possible en partant du principe que settlement correspond à Siedlung, mais c’est interprétation, ces mots étant susceptibles de nombreuses traductions. Les rendre par colonie dans ce contexte est maladroit, ce nom étant trompeur.

Cependant la dimension coloniale de la guerre en Orient du régime hitlérien est doublement confirmée. Par Faurisson, qui rend settlement par colonie, par Butz, qui estime le nombre de juifs déportés à Riga, en Lettonie, à Minsk, en Biélorussie, ou encore au nord de la mer d’Azov, ou mer Noire, en Ukraine, à un million, ces gens étant venus de Germanie, d’Autriche, de Bohême-Moravie de Slovaquie, de Pologne. Accessoirement de France, de Belgique, de Hollande, quelques-uns du Danemark, etc. Nombre d’entre eux furent libérés par les Soviétiques, même si certains prirent aussitôt le chemin du goulag.

Estimation modique qu’un million de juifs conduits dans des camps situés dans les territoires occupés d’Union Soviétique, puisque le rapport Korherr de mars 1943 indique qu’1 449 692 juifs avaient été transportés « des provinces de l’Est vers l’Est russe » (221, 372).

Aussi le point faible de la propagande holocaustique ne se trouve pas à Sobibór mais plutôt à Riga, étape du plan hitlérien de transport des juifs à l’Est de la Russie. Il n’était pas d’installer des colonies juives en Lettonie, aussi le mot de colonie employé par Faurisson est malheureux, car il s’agissait d’une étape en vue de l’établissement (traduction première de settlement) des juifs au nord-est de la Russie, près de l’océan Glacial.

L’étude du CC proche de Riga est difficile, car les documents administratifs hitlériens le concernant ont disparu, mais la Lettonie se trouve en Europe. Avantage, car il existe dans ce pays des historiens disposant d’informations sur le camp inconnues du public. C’est donc là, pas à Sobibor, qu’il s’agit d’enquêter.

Le livre de Butz de 1976 est en tout cas fantastique, car il donne quantité d’éléments permettant de reconstituer l’histoire, même s’il ne parle pas du film de propagande hitlérien d’été 1944, ni du plan Orient. Indices possibles qu’il ne serait pas son œuvre, mais celle du renseignement boche.

Une équipe d’« Investigations » de Canal + comprendrait sans doute mieux le fond de la question que de nombreux révisos, disposant de peu de moyens d’enquêter. D’autant plus que Canal + est chaîne payante privée, supérieure à TF1 de Bouygues en matière de documentaires, ainsi qu’aux chaînes judéo-maçonniques d’État. Nous pouvons tracer les grandes lignes du scénario, qui part de Theresienstadt, avant de s’arrêter à Auschwitz, puis à Riga, après éventuellement être passé par le Stutthof, avant de s’interroger sur l’étape ayant suivi celle de Riga. Surtout en 1943, voire dans les premiers mois de 1944, car ensuite tout se complique, avec l’avancée des troupes soviétiques.

À ce sujet nous disposons du témoignage d’un ancien SS français, qui dit avoir vu, pendant la retraite, un camp de détenus juifs abandonnés à eux-mêmes, après que la garnison eut fui.

Car c’est une chose de dire et répéter que les chambres à gaz ayant prétendument servi à tuer des juifs n’ont pas existé, c’en est une autre de relater comment et pourquoi le plan Orient a échoué, ou d’expliquer la disparition au bas mot d’un million de juifs transportés vers l’Est de la Russie, sans oublier celles de milliers de juifs auxiliaires de l’armée hongroise, de nombreux juifs de Roumanie, etc.

Revision se répète, diront des mauvaises langues. Non, car ses papiers contiennent chaque fois de nouvelles informations. Cette fois, même une proposition à Canal + : mettre en scène le déroulement du plan Orient en ce qui concerne les juifs déportés pour motif racial. Il n’y a là rien de répréhensible, parler de ce plan dont l’existence est attestée par de nombreux documents étant autorisé, y compris en omettant d’évoquer la chambre à gaz d’Auschwitz. Surtout que le sort des juifs déportés pour motif racial ne fut pas enviable, la cause est entendue.

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