Alain Guionnet – Journal Revision

22 août 2012

AUTOCENSURE PROMETTEUSE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:40

Dans sa rage de ne point trouver le titre original du film de 1944, Guionnet était furieux hier soir. Référence indispensable lui faisait défaut. Il se sentait coupable d’avoir mal cherché. D’où sa fureur. Il a d’abord attaqué Hollandois Volant, gars du Dévidoir, en s’interrogeant sur la question de savoir s’il lui fallait écrire craneras ou crâneras, même si craneras est préférable. Puis il se déchaîna sur Hollandois Volant en commettant erreur, car le Hollandois n’a pas vaincu autrefois le rosbif dans la Tamise mais sur la Tamise, bien que cette locution pût être comprise comme jeu de mots.

Guionnet a ensuite fustigé le magiar, ce « couillard », mot de charabia. En sachant, le lâche, que ses insultes lui seront pardonnées, Guionnet ne courant aucun risque de la part des services secrets hongrois dont les chefs se réjouissent de son action d’électron libre, comme ils disent, ainsi que Fofo.

Papiers supprimés ce matin à 8h30, avant que nous connussions le titre original du film. Ils avaient été écrits dans la rage, après boire, en partant du principe que taper sur le craneras ou sur le magiar ne craint rien.

Peu après, pote alsaco trouva la solution, quelle merveille ! Avec Siedlungsgebiet nous fûmes ravis. Point de fausse modestie, ravis au pluriel, car cette dénomination intéresse tout le monde. Bien sûr, l’interprétation de Guionnet est celle d’un bochisant de seconde zone. À l’université d’Asnières, il était médiocre en littérature teutonne, plus encore en langage parlé, mais il était fortiche en jargon historique. Sur certains points, il en savait plus que les professeurs.

Le déclic semble marcher, comme l’atteste l’importante augmentation des visites. Oui, Guionnet est ultragauchiste. Hostile à tous les régimes, il prône l’insurrection pour les combattre, pas la guerre civile. Il trouve certains avantages dans le régime socialiste national hitlérien. Il est persuadé que la langue française peut servir de vecteur civilisationnel, avec sa merveilleuse phonétique et sa grammaire donnant grand place au virtuel.

Non, lecteur, n’ayes pas peur du réviso ou de l’ultragaucho, ils ne sont pas tes ennemis. Nombre de révisos, comme Reynouard, sont maladroits, mais seuls les gars qui mouillent leur chemise peuvent les critiquer. Que les autres aillent au baltringue !

Voilà à quoi aura mené, nous l’espérons, notre autocensure. Au fait que des internautes commencent à écrire françois en dépit des difficultés de cet idiome. Au fait qu’ils s’interrogent sur la question de savoir où est l’ennemi, question compliquée. On voudrait plagier Chamberlain, on dirait l’ennemi est en nous, mais trêve de facilité !

24 août, 9 heures, les étoiles données aux papiers sont piètre indicateur. Toutefois le message est clair, le lecteur invite Guionnet à ne pas verser dans le narcissisme, il a raison. Dommage seulement qu’il apprécie peu les papiers traitant de questions pointues. Mais nous n’y renoncerons pas, jamais nous ne verserons dans la vulgarité comme Reynouard, qui ose parler d’« histoire objective et vraie » ! la place de la propagande étant à la poubelle.

Un fan du Dévidoir signale que Guionnet est ancien séminariste d’études juives, ce qui n’est pas donné à tout le monde et prête à s’interroger sur la nature de son antijudaïsme. D’autres évoquent Le Badok, plagiaire de Guionnet. Quand Guionnet inventa le mot bretok pour désigner les gens d’une race péninsulaire, le quidam décida de s’appeler Le Badok, bien qu’il fût à moitié d’origine rennoise, étrangère à la péninsule.

Voilà comment marche l’histoire. Elle repose sur des faux ou des vrais-faux, étant entendu que des bretoks, en réalité métis bretoks, jouent rôle essentiel dans le révisionnisme made in France, race à laquelle Reynouard n’appartient pas. Contrairement au commandement de Lénine, qui disait « propagandieren, studieren, organisieren » (citation de mémoire, l’ordre des verbes n’étant pas sûr), nous prônons le rejet de la propagande contrairement à Reynouard. La notion d’apocalypse, révélation, dévoilement, découverte, lui étant préférable. Sur cette base il sera possible de jaser. La propagande ne mène à rien, seule l’apocalypse est prometteuse.

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