Alain Guionnet – Journal Revision

9 août 2012

PÔVRE REYNOUARD

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 00:06

Vincent Reynouard perd ses cheveux et grossit. Il envoie sa prose au site, signe de son désespoir, après s’être aperçu que les révisos faurissoniens n’ont pas de répondant. Comment voulussiez-vous que nous fissions pub’ autrement pour « Acquittement de Hitler » ? vidéo de Reynouard. Étant entendu qu’Hitler est coupable, car il a perdu la guerre.

Toutefois Reynouard persiste et signe dans l’attente d’être dévoré. Ce qui est contraire à l’enseignement que lui a autrefois donné Guionnet à Rouen. Encore que Reynouard ne l’écoutait qu’à moitié. Il se croyait investi d’une mission divine. Mais Reynouard, réveille-toi, Revision et Guionnet t’ont toujours soutenu jusqu’à un certain point. Or nous te disons non, l’acquittement d’Hitler que tu réclames est impensable. En revanche l’atténuation de sa responsabilité et la dénonciation de la propagande soviétique sont de bon aloi, car on ne refait pas l’histoire, on la commente.

Sans juger, Hitler ayant été ni plus ni moins coupable que les dirigeants d’autres pays. Hitler n’était pas dieu des chrétiens, même s’il dirigea croisade contre le juif. Il s’agit de reconsidérer sa vie, à Linz, en Autriche, puis à Vienne, avant d’observer son expérience militaire suivie de celle de sous-officier du renseignement militaire. Hitler n’était pas génial. Il fut laborieux dans sa conduite de la guerre sur le front Est, qu’il fit tout pour perdre. Défaite dans laquelle il précipita ses nombreux alliés.

Jugement que contestent des nazebroques, mais impossible de plaire à tout le monde.

Reynouard a tout faux. La question d’un éventuel jugement d’Hitler ne se pose pas, sinon il serait déclaré coupable. Mais Reynouard veut jouer à l’anarchiste. Se croyant plus malin que tout le monde, il croit défrayer la chronique en déclarant Hitler innocent. Il a tort car Hitler fut coupable, même s’il était innocent de plusieurs crimes qui lui furent attribués. En tenant pareil argu on ne casse pas la baraque, on ouvre voie à pourparlers. En revanche Reynouard veut tout casser. Il est extrémiste à la parigote, tandis que l’ultragauchiste cherche à le calmer. « Mais non, lui dit-il, Hitler était coupable, même si on ne sait pas de quoi. » Hitler, par exemple, parlait mal français.

Oh ! Reynouard, réveille-toi ! Tu n’es pas entouré d’ennemis, des gens essayent de te comprendre, mais méfie-toi de Stormfront. Jean de Nugent semble correct, mais c’est en France que tu devrais chercher des soutiens, qui n’existent pas du côté faurissonien, bien que tu soyes disciple de Herr Professor. Mets eau dans ton vin. Demande de quoi Hitler était coupable, par exemple, plutôt que de réclamer son acquittement. Sors de ta tête de matheux rationalisateur, fais semblant d’être humain. Alors nous te soutiendrons, comme nous l’avons fait dans le passé, même si nous sommes opposés à l’acquittement d’Hitler.

10 août, 11h30, Reynouard multiplie ses films, qu’il envoie à YouTube qui les censure de plus en plus vite dans plusieurs pays d’Europe, dont bien sûr la France. Nous avions remarqué son talent cinématographique en regardant « Holocauste », documentaire qu’il a commenté il y a quelques années avant d’être jeté en prison. En relevant quelques erreurs et approximations, en nous interrogeant sur le montage, le choix des documents et le respect ou non de la chronologie. Forcément, dans un film de six heures, impossible de retracer l’histoire du régime hitlérien et la façon dont il traita la « question juive ». Ses derniers films, que nous n’avons pas vus, sont sans doute intéressants. Gageons que Reynouard les commente d’une voix calme bien que partisane, meilleur moyen de s’exprimer.

Voilà à quoi aboutit la politique d’au moins un ordre maçonnique dans les années 1980, quand le Grand Orient de France a tranché : les révisionnistes soulevaient de vraies questions selon lui, mais il s’agit de tenir compte de leurs arrière-pensées. Ils cherchent à réhabiliter le régime hitlérien, ce qui est intolérable. Jugement presque partout repris, car allant dans le sens des intérêts présumés de la plupart des partis politiques et des institutions. En contrepartie le GODF se prétendait libéral, il admettait, par exemple, qu’on vantât la qualité du cinéma français sous l’Occupation. Voilà quelle est depuis lors l’idéologie politiquement correcte, que les administrations policière et judiciaire sont chargées d’appliquer.

Reynouard est pour elles coupable idéal. Non seulement il soutient qu’il n’y eut pas judéocide, mais il est tenu pour nostalgique du régime hitlérien, qu’il veut réhabiliter. Pour couronner le tout, il clame sa foi de chrétien sédévacantiste qui le destine à être martyr. Mais nous ne sommes plus en 1986, quand le GODF décida de se mêler d’une histoire qui ne le regardait pas, ou si peu. Bien sûr Hitler a interdit les sociétés secrètes, mais les fils de la Veuve prétendent se mettre en sommeil en France pendant les grandes guerres modernes. Ils ne sauraient d’ailleurs se plaindre d’avoir été persécutés, puisqu’ils avaient cessé d’exister comme dans les pays de l’ancien bloc dit soviétique. En 2012 les rôles sont inversés, le Grand Orient de France devrait répondre de son abus de pouvoir de 1986, qui va à l’encontre du premier amendement de la constitution américaine.

Pourquoi Reynouard correspond-il si bien à l’image du réviso que donna le GODF ? À cause de sa foi, qui le pousserait à jouer perdant dans l’espoir qu’un jour futur, « dans des millions de jours » comme dit la chanson, il gagnera, thèse plausible. Par onirisme, juge le frangin irrégulier, comme dit Malthête de Guionnet dans un de ses commentaires. C’est pratique de parler d’onirisme pour expliquer comportement qu’on ne comprend pas. Mais concédons que la foi de Reynouard n’est pas incompatible avec son onirisme.

En revanche Guionnet ne correspond pas à l’image du GODF. Il ne veut pas réhabiliter le régime hitlérien qui a depuis longtemps cessé d’exister. Comme Götz Aly, il observe la politique sociale du régime qui eut des avantages dans différents domaines. Il apprécie la volonté du guide de lutter contre l’inflation et la spéculation financière. Il s’accorde avec Aly sur la multiplicité des institutions de l’empire, dont chacune disposait d’un peu d’autonomie et de pouvoir. En ce sens le système hitlérien n’était pas totalitaire, même si les choix de Hitler furent souvent douteux, au plan militaire et en politique internationale en particulier. Non seulement Hitler était mystique, comme dit Revision il y a quelques années, mais on peut le juger onirique.

Considérons à nouveau le verdict du GODF de 1986 : le réviso soulève de vraies questions, exact. Mais il n’a pas forcément d’arrière-pensées, surtout quand il est attardé du bocal comme Guionnet, qui ne cherche pas à réhabiliter le régime hitlérien car c’est impossible. Au demeurant Hitler s’est planté sur le problème juif, qui est en même temps goy. Sa volonté d’employer le juif comme auxiliaire de ses armées était idiote, son désir de le bannir en revanche compréhensible. Mais Hitler aurait dû employer ce verbe (verbannen), plutôt qu’Ausrottung et Vernichtung, mots qu’il s’imaginait plus germaniques.

À cause de son hostilité au français, langue qu’il a apprise à l’école en vain, car il fut médiocre dans cette matière. Et peut-être qu’Hitler a vu en verbannen/Verbannung mots d’origine française. Ce qui est vrai et faux, car ban et banir, ainsi que les nombreux dérivés, sont mots d’origine franque, autrement dit germanique. D’où il découle que si Hitler avait parlé du bannissement (Verbannung) du juif d’une partie des pays d’Europe tout le monde comprît, et l’épisode de la chambrette à gaz d’Auschwitz eût peut-être été laissé de côté.

Mais nous ne refaisons pas l’histoire, pas plus que nous cherchons à réhabiliter Hitler. La question du bannissement du juif est en revanche compliquée. Hitler y était favorable, car bannir le juif parut longtemps recommandé dans de nombreux pays d’Europe. À tort ou à raison. Hitler a voulu poursuivre cette politique, nous ne le jugeons pas sur ce point, nous constatons.

Ce papier, en particulier dans ses prolongements, est invitation faite à la Veuve de revoir sa copie. Nous, historiens ultragauchistes françois, ne devrions pas être victimes de votre politique imbécile. Vous dites du bien d’Élisée Reclus, pourquoi ne faites-vous pas de même avec Alain Guionnet ? Ensuite tout déroulera, Reynouard pourra diffuser ses films polémiques sur YouTube, bien que fustigés par la coterie, critiqués par Revision. Il n’y aura pas de quoi faire plat.

Un commentaire »

  1. Nè saprebbe la tua pace mai comprar con la viltà, no, nè saprebbe… http://pertusienne.blogspot.com/

    http://pertusienne.wordpress.com/

    (Vas-y Freya ! notre décision est prise. Chamaille toi avec Malthête sur tes forums, vous êtes faits pour vous entendre et vous entretuer. Vous n’avez pas votre place dans la cour des grands qui défendent bec et ongles Melkizédec et Hérodote, NDLR.)

    Commentaire par hcalbo — 9 août 2012 @ 17:49 | Réponse


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