Alain Guionnet – Journal Revision

28 juillet 2012

ATTENTION CAMARADE MAGIAR !

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 16:41

Les magiars, dans leur désir de savoir ce que raconte le site sur le projet d’alliance entre ultragauche et ultradroite par exemple, passent souvent par l’engluche. Ils ont raison, les traductions françois-engluche étant meilleures que celles en françois-magyar. Mais attention ! car il y a beaucoup de casse. Dans la traduction d’ultragauche et ultradroite notamment, mots sans doute mieux traduits en germain, langue hostile pour le fonctionnaire hongrois comme pour son homologue français, bien que François et magiar soyent tous deux germanisés. Au point qu’il est difficile de dire s’il y a plus de germanismes en hongrois ou en français.

C’est un agent de renseignement qui a sans doute consulté le dernier papier du site traduit en engluche pour faire son rapport. Où Guionnet parle de l’alliance possible, qui existe depuis longtemps en France, entre ultragauche et ultradroite, même si elle n’est pas assez affirmée. Dans beaucoup d’autres pays d’Europe ultragauche et ultradroite s’excluent, même si le rapprochement entre ces deux courants de pensée est plus fort en Germanie et en Hongrie qu’ailleurs, sans doute aussi aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves.

D’où la célérité du fonctionnaire du renseignement hongrois pour faire un rapport à sa hiérarchie sur la base d’informations déformées. C’est la règle, prenez n’importe quelle note des Renseignements généraux, vous n’avez pas la moindre garantie de sa véracité. Car le boulot d’agent de renseignement est difficile, il exige des qualités que peu de gens ont.

Voyez la nullité de l’agent magiar, qui prétend devoir passer par l’engluche pour lire le françois. Elle est imposture, car il existe des agents hongrois qui lisent très bien le françois. Il y en a même qui connaissent le subjonctif imparfait, même s’ils se plantent parfois comme Maître Vincent du Boucher-Badault, la semaine dernière. Oh ! il faut de l’entraînement pour bien employer le subjonctif imparfait, réputé hors d’usage. Le brave du Boucher-Badault s’y est essayé la semaine dernière. Il avait tout bon, mais il en loupa un : ils voulussent.

Bah ! à l’impossible nul n’est tenu. Quand on n’a pas l’habitude de jaser correctement, difficile de s’y mettre. Et puis Vincent du Boucher-Badault est pote assez intelligent. C’est lui qui a trouvé le nom aurore en liaison avec point du jour, mot qui contient deux fois or. Peut-être abréviation d’aura au début, mot latin dont est tiré or, le métal, suivi de or, qui aurait originellement signifié à cette heure en latin. C’est fortiche.

Il donne aussi parfois l’impression de tout comprendre. Guionnet lui recommande de suivre pour l’essentiel les indications du code dit typographique dans ses conclusions écrites. Au téléphone, il évoque le code compographique, qui n’existe pas bien que cela soit mot juste. Il aimerait qu’on dise de lui qu’il est génial, mais nous ne le ferons pas. Conformément au commandement : ne flattez jamais l’ego d’un ami.

Pour l’agent de renseignement hongrois le françois est facile. Le traduire fait partie de son boulot, surtout quand il est clair, comme dans Revision. Cet idiome est simple, souvent proche du germain et de l’engluche, surtout dans les domaines historique et politique, tandis que l’ordre des mots dans la phrase est plus clair en françois qu’en magiar. Quant à Maître Duboucher-Badault, sa faute de subjonctif imparfait de la semaine dernière est pardonnée. Il en avait aligné quatre ou cinq avant son plantage, c’est beaucoup pour quelqu’un n’ayant pas l’habitude de manier ce mode virtuel défini.

Toutefois, camarade magiar du renseignement, personne n’est dupe de ton stratagème. Tout le monde sait que tu lis plutôt mieux le françois que l’engluche. Tu es fils des ducs d’Anjou, en même temps magyar, dualité raciale que tout le monde te reconnaît. Au point que des François, peu nombreux il est vrai, étudient ta langue avec surprise et parfois ravissement.

Enfin c’est l’esprit magiar qui traverse Revision, autant que l’esprit bretok. C’est lui qui le pousse à nouer alliance entre ultragauche et ultradroite, à la hussarde. Mot que tu n’as pas besoin de dictionnaire pour traduire, même si tu en ignores l’origine (un pour vingt ?).

Étymologie douteuse, car il n’y aura pas 1 ultragauchiste et 19 ultradroitistes qui chasseront le sarrazin criminel d’Issy, ni l’inverse, la proportion des uns et des autres sera plus équilibrée.

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :