Alain Guionnet – Journal Revision

17 avril 2012

BLANBEC A PEUR

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 17:51

Blanbec fait semblant d’avoir peur. Il se prétend innocent, il dit implicitement qu’il ne travaille pas pour la DCRI, c’est possible. Mais il est rusé comme l’ancien SS françois qui sauta dans le champ quand l’aviation ennemie bombardait le convoi. Les boches restèrent presque tous dans les véhicules. Le vieil SS fait partie des gens qui aiment bien Revision, les soldats appréciant souvent la revue. Peu importe l’armée dans laquelle ils ont combattu.

En sa qualité d’ancien journaliste d’Historia Blanrue prône l’abstention à l’élection présidentielle, après avoir cité cette phrase : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. » On ne sait pas si elle fut vraiment prononcée, mais peu importe, elle continue à avoir du succès, seule chose qui compte pour le publiciste. Blanbec se doute que son mot d’ordre sera assez largement suivi, résultat pervers entre autres de l’américanisation de la vie politique, les résultats des élections dépendant de plus en plus de l’argent investi et des décisions prises au sommet des salles de rédaction.

18 avril, ce papier est largement remanié. Il contenait précédemment des rengaines, comme sur le quart de juif Hitler, chef des armées incapable, ayant voulu négocier la paix avec la Grande-Bretagne en pleine guerre, puis dirigé une lamentable campagne sur le front russe, dont les services secrets se montrèrent incompétents, tandis qu’Hitler refusa toujours de fabriquer la bombe atomique et d’employer des armes maintenant dites de destruction massive, comme les gaz asphyxiants. Politique ayant eu pour résultat la formation de l’Etat d’Israël en 1948.

Par-delà Blanrue semble étrangement émotif. Il dénonce la « sionistocratie » qu’il croit toute-puissante. C’est vrai aux plans politique et médiatique, mais il s’agit de jeter regard historique sur la situation, en constatant les faiblesses des sionistes et de la LICRA. Ce n’est pas en versant des larmes de crocodile sur le sort des malheureux ottomans de Palestine, comme le fait Faurisson, que le problème que pose l’Etat juif sera résolu, mais bien plutôt à partir des oppositions qui apparaissent entre juifs israéliens. Quant à la toute-puissance prêtée à la LICRA, elle est à relativiser. Il suffit d’écouter l’allocution de Jakubowicz de janvier 2011 pour s’en convaincre. Mais il est vrai que LICRA est petite succursale du CRIJF, organisation beaucoup plus puissante, comparable à certains égards au Bney Brit, dont le nom peut être accordé au singulier ou au pluriel, comme dans sa version française : Fils d’Alliance.

Nous conseillons à Blanrue de laisser de côté la ou le politique pour lui préférer l’histoire, science délicate car répugnant la caricature. Que Blanrue cesse d’invoquer la liberté d’expression qui n’a jamais existé, qu’il ne se retranche pas derrière des mots creux comme sionistocratie, qu’il poursuive sa lecture de Zigounette.

Mais pas en la plagiant, en l’augmentant. Par exemple en complétant le tableau dressé par Zigounette de l’histoire du révisionnisme en France :

Printemps 1945, George Orwell se demande ce qu’il y a de vrai dans l’histoire des « fours à gaz » en Pologne ; 1948, parution de Passage de la ligne, par Paul Rassinier, qui sera plus tard connu sous le titre Le mensonge d’Ulysse, ainsi que de l’ouvrage de Maurice Bardèche. Dès cette année-là, union se dessine entre ce qu’il subsiste de la prétendue extrême-droite et le socialiste libertaire Rassinier, ancien déporté pour Résistance, bien qu’il fût opposé à la Résistance armée. Socialiste libertaire convient au mieux pour qualifier Rassinier, formé à l’Ecole normale d’instituteurs, hostile aux communistes et aux judéocideurs. 1967, mort de Rassinier, guerre des Six jours, hostilité de De Gaulle à Israël, qui entraîna l’éclatement de la révolution juive de mai 68 ; 1976, parution du Canular du vingtième siècle par Arthur Butz, ouvrage majeur qui enchanta Faurisson ; 1978-1980, éclatement de l’affaire Faurisson, jaloux de l’excellent travail historique de Butz, assassinat de l’enseignant d’histoire d’extrême-droite François Duprat, révisionniste convaincu, en mars 1978. Comme s’il s’était agi de couper les ponts entre extrême-droite et révisionnisme, courant de pensée que le littéraire Faurisson fut dès lors désigné à représenter.

Ce paragraphe gagnera à être complété. Par exemple en précisant l’année de publication d’Auschwitz ou le grand alibi par Pierre Guillaume, car des ultragauchos n’ont pas rallié Robert Faurisson. Au contraire, Faurisson s’est inspiré des thèses ultragauchistes. Pour mémoire, les gens de ce courant de pensée n’étaient pas dupes de la prétendue « guerre froide ». Ils éprouvaient aversion pour le PCF comparable à celle de Rassinier.

Voilà travail d’historien que Blanrue peut accomplir. La suite est assez facile à écrire. Doit y figurer 1987, parution du premier numéro des Annales d’histoire révisionniste, procès Barbie à Lyon, dans la ville où enseigna Faurisson, éclatement de l’affaire du « Point de détail » de Jean-Marie Le Pen ; 1989, l’Union Soviétique annonce qu’elle va communiquer les registres de décès d’Auschwitz en sa possession, dans les semaines qui suivent Faurisson est victime d’une tentative de meurtre à Vichy. La tentative de meurtre est incertaine, mais en pareil cas l’incrimination majeure prévaut ; mai 1990, opération sacrilège de Carpentras dans laquelle la DPSD fut impliquée, juin 1990, interdiction de plusieurs publications, à commencer par Revision et Protocole des sages de Sion ; juillet 1990, vote de la cruelle loi Fabius-Gayssot.

La suite, comme tout ce qui précède, est à étoffer. Signalons seulement quelques dates capitales. 1997, casse du jugement de relaxe d’Alain Guionnet pour « Auschwitz : 125 000 morts », la justice, à tous les niveaux, ayant jugé l’auteur de mauvaise foi, ce qui était faux. C’est donc de 1997 que date l’écroulement d’Auschwitz en France. Or qui dit chute d’Auschwitz dit effondrement de la mythologie judéocidaire. 11 septembre 2001, spectaculaires attentats en Amérique en partie imputables au Caïdat, mais en petite partie seulement ; 2007, Faurisson intente un procès a Robert Badinter qui l’a traité de « faussaire de l’histoire ». Comme prévu, il le perd et, dans son jugement, la dix-septième chambrette voit pour la première fois en Faurisson un antisémite.

Tout cabaliste, même goy, observera que l’histoire du révisionnisme en France suit un modèle décennal : 1967, 1987, 1997, 2007 étant années-clés, 1948 et 1978 faisant figures d’exceptions. Voilà canevas sur lequel broder. Libre à Blanrue d’ajouter ses observations sur les dernières années. Par exemple sur son audace lors de l’emprisonnement de Vincent Reynouard, quand, pour la première fois un historien estampillé Historia a osé prendre la défense d’un gibier de potence dont il ne partageait pas les idées. Mais attention, les dernières années ne doivent pas prendre place démesurée.

Vulgarisation de l’antisémitisme sur la toile gagnera aussi a être signalée. Avec Riri, Dieudo’, Bobo, qu’il s’agit de contacter directement. Ensuite il sera facile d’établir liaison entre l’affaire Faurisson/Badinter de 2007 et propagation de l’antisémitisme. Riri, lui aussi historien de formation, assista en partie au procès et fut impressionné. Il ne voulait pas s’aventurer dans la cour des grands, celle des révisos. Il préférait se rabattre sur la cause antisémitique, qui a toujours eu du succès en France ; dans le seizième arrondissement de Paris, mais aussi en province ou dans les faubourgs. Ou encore en Algérie, quand ce pays était français. Pour Riri, voir Fofo débouté à cause de son antisémitisme, sans être condamné à la moindre peine, signifiait que l’antisémitisme, s’appuyant sur des coupures de presse et sur des déclarations ou écrits de juifs, devait forcément être autorisé. Bien sûr en évitant des sujets tabous, comme révisionnisme ou attentats de 2001, thème de prédilection de Thierry Meyssan. Voilà un des effets du jugement de 2007.

Un autre est la dénonciation de la sionistocratie, qui semble s’accorder avec le droit de l’hommisme ; carte choisie par Faurisson dont les ultragauchos se méfient. Bien sûr qu’Israël a commis de nombreux crimes, mais les démocraties occidentales aussi. A preuve les deux holocaustes nucléaires commis en 1945 au Japon. Et ce n’est pas fini, les ingénieurs en armement des anciennes et nouvelles grandes puissances travaillant d’arrache-pied pour savoir comment tuer des gens dans les meilleures conditions. Thème sur lequel Reynouard est assez brillant, alors qu’il a des lacunes au plan historique.

Car le plan consiste à tirer le meilleurs des uns et des autres. De Faurisson, son opiniâtreté scotuche et sa très bonne connaissance de l’engluche. De Reynouard, sa science de l’industrie militaire. C’est lui le mieux à même de faire des observations sur la nanothermite dans le microcosme réviso, de préférence en mettant la pédale douce sur ses histoires de sédévacantiste. De Thion, sa maîtrise des histoires de cul ayant animé la vie politico-médiatique parisienne. De Dieudo’, ses capacités à sortir la tête noire de sa léthargie. De Blanrue, ses dons d’affabulateur, qui respecte toutefois un peu l’histoire. De Guionnet, son jargon et la qualité de ses études du judaïsme. Il connaît à peine quelques mots d’hébreu, mais il lui suffit d’appeler un de ses collaborateurs juifs pour s’informer sur le cahal  (à ne pas confondre avec chacal), le ticoun, etc.

Guionnet est aussi homme de terrain. Parmi les révisos il détient le record des placements en garde à vue et des peines de prison, qu’il purgea en 1991, 1993 et 1994. Il conseille à Blanrue d’être plus homme de terrain et historien, car parler de sionistocratie est jugement que l’historien est invité à éviter. Plutôt que de se retrancher derrière ce mot, Blanrue ferait mieux de dire ce qu’il recouvre. Faute de quoi, nous pouvons croire qu’il travaille pour la DCRI dont les agents, surtout les anciens de la DST, s’imaginent servir la France et tiennent à leur relative indépendance.

D’où le néologisme sionistocratie que certains d’entre eux peuvent employer. Ils veulent signifier par là qu’ils ne sont pas aux ordres d’Israël. Et puis, vu leur statut et leur formation, ils pensent en termes étatiques. Persuadés que les intérêts d’Israël ne sont pas leurs, ils le diraient de cette façon. Bien sûr ils honnissent l’ultragauche, même si elle est en partie leur gagne-pain, surtout pour les anciens des RG, autrefois heureux d’annoncer à leurs chefs « c’est Pierre Guillaume qui a chié sur la tombe à Thorez ». C’est comme l’histoire du flic et du voyou. Le flic aime le voyou, qui justifie sa paye. En revanche il déteste le réviso, qui le dérange, comme a dit un officier de police à Guionnet, à poil en garde à vue, lors du déclenchement de la première guerre à l’Irak dans l’antépénultième commissariat d’Issy sur la butte, proche de l’ancienne maison forte, dite tour carrée.

Ainsi Blanrue collaborerait bel et bien avec la DCRI. Il n’en est peut-être pas agent rémunéré et son statut serait comparable à celui de Zigounette, bien qu’icelle soit directement payée par l’Etat. Et la DCRI prendrait peur car elle n’aime pas qu’on parle d’elle en connaissance de cause. Elle préconiserait l’abstention à l’élection présidentielle, car prétendument neutre, au service de l’Etat et du gouvernement, comme l’armée.

Histoire de fonctionnaires. En Europe centrale, la haute politique internationale est traditionnellement abandonnée aux services de renseignement, mais moins en France où les sentiments anarchistes sont plus vifs. Et puis, la capitale de France, comme Budapest en Hongrie, est gros bourg. Tout le monde se connaît, sait où habitent les responsables de la caste politico-médiatique, fréquente des frangins et des agents de la DCRI en ce qui concerne les activistes. D’où la manifestation des 150 DCRIstes du vendredi 16 mars, qui estiment que leur tâche ne consiste pas à persécuter l’ultragaucho françois.

Ils ont raison, et Blanrue partage cet avis. Mais il a tort de se défiler jusqu’au 6 mai car les absents ont toujours tort. Au lieu de ça nous lui proposons d’écrire conjointement histoire du mouvement réviso en France depuis 1945. Blanrue trouvera éditeur. Seule condition, l’ouvrage suivra plan chronologique, règle d’or de l’historien. Il ne contiendra pas le moindre propos sacrilège, traiter Zigounette de salope, par exemple, allant de soi. En 2007, Badinter désirait publier du Guionnet, en 2012, Blanbec devrait être autorisé à collaborer avec lui.

Un commentaire »

  1.  » Les désastres dont nous sommes en permanence informés – batailles, massacres, famines, révolutions – tendent à susciter chez l’homme de la rue un sentiment d’irréalité. Démuni de tout moyen de vérifier les faits, il n’est même pas fermement convaincu de leur réalité et se voit asséner de divers côtés des interprétations totalement divergentes. Comment l’insurrection de Varsovie, en août 1944, s’est déroulée exactement ? Quelle est la vérité sur les chambres à gaz allemandes en Pologne ? Qui faut-il réellement tenir pour responsable de la famine au Bengale ? Sans doute est-il possible d’établir la vérité, mais la plupart des journaux présentent les faits de façon si malhonnête que l’on peut pardonner au lecteur moyen de se laisser berner ou de ne pas parvenir à se former une opinion. Cette incertitude générale quant à la réalité des faits favorise le désir de se cramponner à des convictions irrationnelles. Rien n’étant jamais si avéré ni démenti de façon indiscutable, on peut tout aussi bien nier avec impudence le fait le plus évident. En outre, quoiqu’il ne se préoccupe à tout instant que de puissance, de victoire, de défaite et de revanche, le nationaliste manifeste souvent une certaine indifférence pour les événements du monde réel. Ce qu’il veut, c’est avoir le sentiment que son propre groupe est en train de remporter une victoire sur quelque autre groupe, et cela lui est plus facile en rivant son clou à un adversaire qu’en examinant si les faits corroborent ce qu’il affirme. Toutes les polémiques entre nationalistes sont du niveau des discussions de café du Commerce. Elles n’aboutissent jamais à quoi que ce soit, chacun des protagonistes étant régulièrement persuadé d’avoir triomphé de l’autre. »

    (Je laisse passer asséner au lieu d’assener, conformément à l’usage. Le véritable drame n’est pas la toute-puissance du juif mais la bêtise du goy. Elle se vérifie chez le natio’, mais aussi partout. Dernière anecdote, Le Badok fait la gueule. C’est lui le brave avocat métis bretok qui défend Guionnet en justice au titre de l’aide juridictionnelle. Susceptible comme pas deux, il songe abandonner son client car il lui a fait quelques reproches. Forcément, il y a conflit entre deux sphères de compétence. Guionnet est spécialiste des affaires de presse, Le Badok juriste nullement spécialisé dans la presse. Et les affaires Guionnet sont tordues. Comme son conflit avec la DCRI, qu’il est seul à combattre à visage découvert. Guionnet est homme de terrain, Le Badok scolastique. Il fût juif, la cause aurait vite été entendue. Il répondît aussitôt, ouvert au dialogue. Mais il est goy, hélas ! narcissique comme c’est à peine imaginable. Contrairement au juif, il ne comprend pas où est son intérêt, qui consiste à ne pas s’endormir dans la routine et à innover. Il s’y essaye certes, mais timidement. Il ressemble à un enfant. A vous de lui dire que Guionnet est lourd mais pas méchant. Nul en diplomatie, sa peau mérite cependant d’être défendue, y compris en youdestice. De mon côté tout se barre en couille. Remarquez, je l’ai cherché, j’ai participé à la création de la Couille du peuple, organe des lycéens de Jean-Baptiste Say. Eh oui, dans le seizième arrondissement de Paris, quartier le plus antisémitique de la capitale à la fin du dix-neuvième siècle. Dis-moi d’où tu viens, je te dirai qui tu es. Toutefois j’habitais Issy, et le mélange des races issisoise et du 16 est explosif, il pousse à marcher sur Versailles, NDLR.)

    George Orwell. Notes sur le nationalisme. Ecrit en mai 1945, Polemic n° 1, octobre1945.
    Essais, Articles, Lettres. Volume III (1943 – 1945). Editions Ivrea. Editions de l’Encyclopédie des nuisances.

    Commentaire par Danny — 18 avril 2012 @ 13:45 | Réponse


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