Alain Guionnet – Journal Revision

15 avril 2012

ZIGOUNETTE, PRESSAC ET BLANRUE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 18:40

Toujours pas de Zigounette en service de presse, de son bouquin dont Nouvel observateur fait l’apologie. Heureusement le journaliste Paul-Eric Blanrue dit Blanbec s’est précipité sur l’ouvrage. Il cite les propos de Zigounette (Valérie Igounet) sur Jean-Claude Pressac. Nous étions convaincus qu’Igounet avait du biscuit, comme on peut le vérifier à la lecture du papier de Blanbec sur son blog Le Clan des Vénitiens.

Les observations d’Igounet ressemblent à s’y méprendre à des notes des Renseignements généraux. Elles sont en partie fiables, car le travail de l’institution s’inscrit dans le temps, mais incomplètes. Et puis il y a erreur d’interprétation : ce n’est pas Pierre Vidal-Naquet qui a décidé de faire publier le laborieux pavé de Pressac sur Auschwitz par la Fondation Klarsfeld, mais les chefs du renseignement français. Du Quai d’Orsay, car le renseignement extérieur emploie plus d’historiens que la DCRI. Ils sont inconnus du public et des membres du Service historique des armées, même si les chefs de ces institutions collaborent. En partant du principe que ce n’est pas Sun-Tsé qui a établi que sans renseignement les armées sont aveugles, car cet adage était connu longtemps avant le quatrième siècle avant Jésus.

Côté lacunes, Zigounette néglige le fait que Pressac roulait en BMW, preuve de sa nostalgie du Troisième empire romain germanique, et qu’il s’entendait bien avec Alain Guionnet pour plusieurs raisons. Pressac et Guionnet jugeaient Fofo insupportable, tandis que Guionnet parlait au nom de l’antijudaïsme françois, comme Pressac. Tous deux étaient en outre modérément germanistes, contrairement à ce que prétend Zigounette en ce qui concerne Pressac, mort à cause de sa connerie de pharmacien en 2003. (Les détails de l’affaire d’anticoagulant furent précisés en 2003 dans Revision, quand mourut le prétendu historien.)

Bien sûr Pressac n’avait rien d’un historien, pas plus que Fofo, mais il fut représenté comme tel dans la presse enjuivée. Quant à l’héritage « historique » de Pressac, il aurait été transmis à Pierre Guillaume, tous deux formés au Prytanée (lycée militaire) de La Flèche. Guillaume, d’origine lorraine (de la partie francophone de Lorraine), était fils de commandant de l’armée, de mère bigote.

Il y a longtemps, Guillaume a semblé vouloir avouer à Guionnet qu’il travaillait pour le renseignement, ce qui était compréhensible vu son engagement ultragauchiste sous De Gaulle, quand le colonel, ou général, voulait réduire l’emprise du Parti communiste en France. Mais c’était impression, la seule conclusion que nous pouvions tirer de son comportement étant que les anciens du Prytanée Guillaume et Pressac respectaient Guionnet. Dans la version précédente il était question de leur incompréhension mutuelle, mais le propos était vague. En réalité Guionnet a cru finir par mieux comprendre Pressac que Guillaume, qu’il fréquenta beaucoup plus. Seulement Guillaume lui a toujours semblé émotif et imprévisible. Guionnet partageait le goût de Guillaume pour la pataphysique, mais pas ses interprétations loufoques, comme sur l’origine du culte de l’holocauste qui se trouve dans l’Ancien Testament et nulle part ailleurs.

Cela dit, imaginons que l’Etat français ait joué rôle majeur dans l’exploitation de l’holocauste en France depuis la fin de la guerre. Particulièrement à partir de 1967 et de la guerre des Six jours, quand apparut le rôle majeur qu’allait jouer l’industrie de l’holocauste aux plans financier et militaire. L’Etat devait être juge et parti, et Guillaume s’engagea dans cette voie avant qu’éclatât l’affaire Faurisson en publiant sous forme de brochure l’article bordiguiste « Auschwitz ou le grand alibi ». Aussi des ultragauchistes, exception française selon Igounet, n’ont pas rejoint Robert Faurisson à la fin des années 70 mais l’ont précédé dans cette voie. D’autant plus que le franc-comtois Rassinier était socialiste libertaire.

Exemple de bobard colporté par Zigounette dans une conférence du 30 janvier 2011. Elle est visible sur le blog d’égalitéetréconciliation. En revanche Zigounette n’a pas tort quand elle tente d’exposer la thèse ultragauchiste. Selon elle, l’ultragaucho ne verrait pas dans le fascisme un ennemi. Cette représentation viserait à faire diversion, car le véritable ennemi de l’ultragaucho serait le capital. Ce qui semble se comprendre mais est leurre, car l’ultragaucho n’est pas ennemi du capital en général, manufacturier, commercial ou industriel, mais surtout du capital financier.

Ensuite l’Etat géra les affaires révisotes en étant surreprésenté. D’abord par les juges, mais aussi dans les deux camps, Guillaume ayant forcément été influencé par des agents de renseignement quand il tenait sa librairie au Quartier Latin. D’ailleurs tout le monde sait qui a chié sur la tombe à Thorez, délit prescrit depuis longtemps. L’Etat aussi paya régulièrement Robert Faurisson, qui n’était pas maître de conférence comme dit Igounet, mais professeur d’université, titre qui lui fut accordé vers la fin de sa carrière dans l’enseignement public. Ou encore le prétendu ultragauchiste Serge Thion, qui conserva longtemps son titre et son salaire de chercheur au CNRS avant d’en être exclu.

Ainsi, au début des années 90, les juges voyaient en Faurisson un provocateur, bien qu’ils ne le tinssent pas officiellement pour antisémite. Guillaume passait peu ou prou à travers les mailles du filet, même s’il fut sanctionné et sa carrière de libraire-éditeur ruinée, tandis que Thion pouvait fréquenter quelques salons parisiens, où il concentrait son attention sur les histoires de cul qui l’ont toujours passionné, entre Nadine Fresco et Claude Lanzmann par exemple. Seul Guionnet se tapait de la prison à tour de bras, en 1991, 1993 et 1994. Forcément, il se proclamait antijuif et cherchait à toucher large public, aucunement universitaire.

Temps depuis longtemps révolu, Fofo ayant été jugé antisémite en 2007, tandis qu’il apparaît enfin que l’antijudaïsme ne fut jamais répréhensible en France en théorie. Mieux vaut tard que jamais. Et voilà maintenant que la justice prétend avoir perdu le dossier de Guionnet, car l’institution a honte des condamnations infamantes qu’elle lui a infligées. Notez que Zigounette ne parle pas de Guionnet dans son allocution de vingt minutes, signe qu’elle travaille pour le renseignement d’Etat.

Conformément à la tradition du renseignement civil et militaire français, qui voit en chaque enseignant ou universitaire agent potentiel. Comme cela se vérifia lors de l’occupation militaire de la Hongrie peu après la première guerre mondiale, où un document préconise d’employer les enseignants français en poste en Hongrie comme agents. Comme ce fut le cas quand le meilleur professeur de hongrois en France et un brillant sumérologue furent nommés attachés culturels dans les légations diplomatiques françaises au Liban et en Syrie au début des années 2000. Ainsi Zigounette est au service de l’Etat, qui lui laisse la bride sur le cou, qui l’autorise à lire des notes confidentielles des Renseignements généraux, etc.

Résultat, elle est crispée et a peur de commettre des impairs. Dans son allocution la salope parle sans cesse des négationnistes sans définir l’origine du mot. Or le négationniste est un négateur, ou un nettoyeur, comme on dit en jargon militaire. Non content de tuer, il tue une deuxième fois ses victimes en navrant leur mémoire. Serait-ce là langage d’historienne ? Nenni. Pour couronner le tout, Zigounette prétend que le fils spirituel de Fofo serait Vincent Reynouard. C’est vrai d’une certaine manière car le pape a besoin d’un successeur. Seulement ce n’est pas Fofo qui, comme elle prétend, se dit pape du révisionnisme, c’est la petite bande de ses proches supporteurs, qui se comptent sur les doigts d’une main, en premier lieu Guillaume et Guionnet.

Cette appellation ecclésiastique est liée à bulle, tout pape étant réputé pour ses bulles, comme celle de l’infaillibilité pontificale que chérit Fofo. Car non seulement le pape dit la vérité, mais il a raison sur tout, point de vue auquel l’ultragaucho est réputé réfractaire. A cette nuance près que Guillaume s’est dit une fois gaucho. Il a même fait imprimer l’autocollant « Faurisson a raison : les chambres à gaz c’est du bidon ! » Aussi Guillaume est plus respectueux du pape que Guionnet. Il l’a même soutenu quand il semblait sur le point de craquer nerveusement.

Quant au commentaire de Blanrue, ancien journaliste d’Historia qui fut peut-être amant de la salope Betry-Crete, il est idiot. Il prétend, par exemple, « on ne saura jamais s’il (Pressac) a bluffé toute sa vie comme un joueur de poker ». Mais joueur de poker ne bluffe pas toujours, sinon il perdrait, ensuite Pressac mentait, comme presque tout le monde, il ne bluffait point. Pressac admirait l’efficacité du système concentrationnaire hitlérien, avec un SS pour cinquante détenus à Auschwitz, contre deux matons pour trois détenus en France.

En réalité Pressac cherchait à négocier. Il savait grosso modo comment le nombre de juifs morts de l’holocauste fit l’objet d’additions successives. 6 millions été 1944, cela aurait dû signifier 8 ou 9 millions quelques semaines après la fin de la guerre. Nombres qui furent avancés, mais l’ancien officier SS Höttl devenu agent du CIA, dit seulement 6 millions au procès du tribunal militaire international, nombre qu’il était impossible d’augmenter. Et Pressac fit l’inverse. Il fit soustractions successives. Il était content d’avoir abaissé les « plus de 4 millions de morts d’Auschwitz » du Document URSS-008 à 500 000 gazés et 250 000 morts au travail. Il était persuadé d’avoir fait avancer l’histoire.

Pressac donnait l’impression que l’histoire est affaire de boutique. C’est vrai selon la presse du capital financier, mais tout devenait clair avec lui. Pressac marchandait. Un peu surpris de voir que Guionnet n’était pas impressionné par son tour de passe-passe, Pressac enchaîna sur la façon dont il s’était longtemps gazé. Il avait fumé jusqu’à deux paquets de Boyards maïs par jour ! Il étonna alors Guionnet, qui ne commit jamais pareil excès.

Tout était clair, car fumeur de Boyards ne saurait mentir. Toutefois Pressac mentait sur le judéocide. Il savait qu’il n’avait pas eu lieu mais faisait semblant de croire qu’il y avait multitude d’indices de gazage homicide dans les documents de la Direction de la construction d’Auschwitz, sans la moindre preuve. Dans son désir de frimer, il raconta comment il liquida les 7 ou 9 prétendues chambres à gaz de Lublin. Pressac était aimable, de bonne compagnie. Voilà témoignage que la salope Zigounette veut à tout prix écarter.

Quant au zététicien Blanrue, il se vante d’appartenir à une secte, ce qui expliquerait le courage dont il fait preuve, mais ne travaille-t-il pas, lui aussi, pour le renseignement d’Etat ? Il n’est pas dupe des faurissoneries, mais il les soutient. Il courtise Revision, c’est lui qui nous a fait part de ses vaticinations sur Zigounette, mais quand franchira-t-il le pas ? Quand dira-t-il que Zigounette a en partie raison quand elle voit en Reynouard le successeur du pape, mais que le révisionnisme ne se limite pas aux histoires de chapelle ?

En tout cas Blanbec ne supporte pas les commentaires de ses élucubrations sur son blog. Toujours la même histoire, les gens qui s’élèvent prétendument contre la censure sont les premiers à la pratiquer.

Un commentaire »

  1. Si, si, Zigounette précise bien que Pressac et Guillaume sont tous les deux passés par le Prytanée de La Flèche. Et dans son français étrange, elle en fait même des « coreligionnaires » (p.267). Il est vrai que, quelques pages plus haut, elle qualifie le Prytanée de sanctuaire!
    Bien à vous.
    Bretok

    (Merci, je vais corriger, voilà ce qui arrive quand on n’a pas la dernière zigounetterie sous la main. Les mots de la garce, coreligionnaire et sanctuaire, sont intéressants, car ils signifient qu’Igounet est athée présumée de gôche, voyant dans les officiers de l’armée des crétins majoritairement antidreyfusards. Toujours cette vieille histoire du sabre et du goupillon… Ce qui surprend un peu quand on sait que Guillaume est athée modèle, mais il est vrai que son éducation catholique romaine suinte par les pores de sa peau, avec son universalisme antiraciste. Pressac en revanche faisait partie des gens destinés à une carrière militaire se fichant des bondieuseries. Il était plus matérialiste que Guillaume. Cela dit, ça fait plaisir de voir qu’il subsiste des lecteurs attentifs. Ce qui m’encourage, car Igounet, Jakubowicz et Faurisson sont maintenant coalisés contre moi. Propos qui s’impose au moment où je vais montrer comment, en parlant de l’allocution d’Alain Jakubowicz à l’Ecole supérieure de gestion le 30 janvier 2011, NDLR.)

    Commentaire par Kervoas — 16 avril 2012 @ 22:46 | Réponse


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