Alain Guionnet – Journal Revision

13 avril 2012

COURROUX A LA D.C.R.I.

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 01:41

Nouvelle exception française, la France est seul pays où ses espions manifestent leur mécontentement sur la voie publique. Ils ne se donnent pas la peine de déclarer leurs manifestations avant leur déroulement à la préfecture de police, car ils sont la police.

Hier après-midi la radio a parlé d’une manifestation de 250 officiers du renseignement à Lille. 250 est avancé par Reuters, Démon, Parisien et Voix du Nord parlent de 100 manifestants. Il sera facile de vérifier avec les photos prises du rassemblement. Sur l’une d’elles on ne voit aucune femme, les fliquettes étant dociles par rapport à la hiérarchie. Que certains flics de Lille travaillassent pour la DCRI est certain, mais sans doute souvent âgés ou affectés à des tâches routinières.

C’est routine, par exemple, d’assister à des meetings de groupes politiques français, même si certains sont jugés incorrects. C’est facile d’infiltrer des groupes fachos ou gauchos, même si c’est un peu délicat chez les vieux trotskards, car il est nécessaire d’avoir simili bagage idéologique. Mais les trotskards ne sont pas dangereux. Avec Bloc identitaire et Riposte laïque, pas de problème. Mais les agents de la DCRI chargés de ces missions évitent de se faire prendre en photo dans une manif’ de flics. En revanche, ceux chargés de surveiller des dirigeants du Parti socialiste, avec leurs histoires d’argent et de cul, peuvent apparaître, ainsi que ceux qui travaillent dans les bureaux. Les as du numérique, de la télésurveillance, des décodeurs, des linguistes, des statisticiens plus que des mathématiciens. Et peu d’historiens, le pouvoir étant immédiatiste.

Car il y a du beau linge à la DCRI, les rosbifs parlent d’Intelligence Service pour désigner ce genre de structure. Seulement les gens les plus compétents restent souvent au bas de l’échelle. Ils doivent travailler pour le « surencadrement » comme ils disent, pour des chefs incompétents qui doivent leur statut à leur appartenance à la fraternelle. A ce niveau frangins réguliers et irréguliers s’entendent comme larrons en foire. Ils veillent à la « juste » répartition des postes hiérarchiques élevés, principalement entre GLDF et GLNF, le GODF ayant petite part du gâteau.

Auparavant le site n’employait pas les abréviations maçonniques, mais c’est fini. C’est Charkeuz qui a créé la DCRI en unissant Direction de la surveillance du territoire et Renseignements généraux pour mieux assurer son règne. Traditionnellement la DST était au service de la France, spécialisée dans le contre-espionnage, alors que les RG servaient surtout les intérêts du GADLU (Grand Architecte de l’Univers). Pareille union entre les 2 000 agents de la DST et plus de 3 000 des RG ne pouvait pas fonctionner, car ils ne défendent pas la même cause.

En grande majorité goys, anciens de la DST comme des RG, les agents des deux organisations sont souvent appliqués dans leur travail. Comme en 2006, ceux qui ont signalé l’extrême dangerosité de Mohamed Merah. Ou comme à la fin du dix-neuvième siècle, quand des agents des RG écrivaient notes sur les branleurs antisémitiques. Pour eux, la priorité était le renseignement, leur moi n’apparaissait pas. Il communiquaient informations, ils ne jugeaient point.

Soit dit en passant, on trouve points communs entre les notes des RG d’il y a un siècle et les observations du Nouvel observateur, reprises pas le CRIJF : Dieudonné serait violent antisémite alcoolique. Etant entendu que l’alcoolisme, outre l’attrait des prostituées ou « horizontales », auraient fait des ravages dans les rangs des antisémites autrefois.

Fermons la parenthèse. La manifestation lilloise jeudi était celle de flics ordinaires plus que du renseignement. Ils s’inspiraient de l’exemple donné par les 150 DCRIstes ayant manifesté vendredi 16 mars devant leur bordel de Levallois-Perret. C’est la date qui compte. Jeudi 15 mars, Mohamed Merah tue deux harkis et blesse grièvement un Antillais, alors que son identité était connue. Mais il ne fut pas arrêté. D’où le courroux d’une partie des agents de la DCRI. Ils avaient fait leur boulot et ne comprenaient pas pourquoi le criminel n’était pas serré.

Il s’agit d’un non-dit, tandis que de nombreux agents ayant manifesté le 16 mars ne savaient rien de précis sur l’affaire Merah, mais ils voulaient dénoncer le mépris de leur hiérarchie pour leur travail. C’est eux qui parlent de la gestion « méprisante » de leur service, en nuançant à peine leur propos quand ils dénoncent son « positionnement hiérarchique à géométrie variable ». Mais c’est l’historien qui jase : il y a forcément rapport entre ces deux événements, le plus simple étant que les meurtres de harkis par Merah faisaient apparaître le rôle indispensable de la DCRI dans la sécurité publique. En l’occurrence plus des agents de l’ancienne DST que de ceux des RG, dont les chefs n’ont pas rien à foutre et sont chargés de rapporter des commérages à Alain Bauer et à d’autres, avant qu’ils soyent rapportés à Charkeuz, chef suprême de la DCRI et des armées.

A Levallois-Perret, les DCRIstes réclamaient « meilleure valorisation de leur travail » et « perspectives de carrière », mais là n’étaient pas seules raisons de leur rassemblement. Au fond ils se demandaient pourquoi leur hiérarchie joue avec le feu. Ils ne savaient alors pas que la politique de Charkeuz allait déboucher sur la guerre au Mali, mais personne ne peut leur reprocher, car elle n’avait pas éclaté. Et puis cette affaire était du ressort de la DGSE, pas de la DCRI.

Avec la mondialisation toutefois politiques intérieure et extérieure sont de plus en plus liées. Aussi s’agit-il de dénoncer clairement le communautarisme, pas de l’encourager comme le fait Charkeuz. Nous avons un instant songé à dire l’encourager secrètement, mais c’est faux. Rappelez-vous de son amabilité avec Ramadan quand il bavardait avec lui sur un plateau de télé, Charkeuz fit alors le lit des Frères musulmans, qu’il faisait mine de prendre pour des lettrés au vaste savoir. Il était grossier, comme souvent.

Ajoutons à cela nouvelle marginale. Victime d’un cambriolage, le 29 février 2012, Alain Guionnet déclara dans le procès-verbal de police « je soupçonne la DCRI d’être à l’origine de l’opération ». La nouveauté est que ce propos fut acté, ce qui remonte forcément, pas seulement à la chancellerie. Très peu de membres de la DCRI savent si c’est vrai ou faux, mais ils jugent le soupçon fondé. Ainsi, tandis que Charkeuz renforce le Caïdat, qu’il provoque guerre au Mali, il s’acharnerait sur Guionnet, en qui les flics voient pauvre diable d’une dangerosité dérisoire. Sauf en ce qui concerne Charkeuz qu’il aura contribué à démolir après avoir voté pour ce sataniste au second tour de la présidentielle de 2007. Par la suite Hollande, avec son nez busqué, ne gagnera pas l’élection de 2012, seul Charkeuz la perdra. Il faudra qu’il s’en souvienne, Hollande sera élu grâce aux voix de gens qui le détestent.

Enfin quelques généralités. La France vaut être défendue, malgré tous ses défauts, y compris par des agents de renseignement dont nous ne contestons pas certaines capacités. Mais il s’agit de faire le ménage. Il est impossible de se battre pour la France et sa langue, ainsi que pour le GADLU. La France est entité concrète et abstraite, elle n’a rien à voir avec les doigts de l’homme. Le courroux d’une partie des agents de la DCRI, sans doute souvent anciens de la DST, est donc fondé.

Quant aux frangins de France, voyez les bordées d’insultes qu’ils se jettent mutuellement au visage. Agoravox vient encore d’en donner aperçu, cette chronique pouvant être actualisée presque tous les jours. Voilà ce que signifie leur fraternité, qui repose sur une morale malsaine et frelatée.

Propos bruts de coffre, mais c’est comme ça, le site étant beaucoup plus attiré par le renseignement que par le journalisme. Ce qui lui vaut d’être maudit par toutes sortes de gens. Bête Immonde l’accuse d’être sioniste, peut-être bientôt le monstre l’accusera-t-il d’aimer les flics, mais c’est faux. En 1986 Guionnet dit à un officier de la crim’ « je n’aime pas les flics ». Le silence s’ensuivit Quai des Orfèvres, où Guionnet venait indiquer piste sur l’attentat devant chez Tati, qui visait en réalité la FNAC. Sur la palissade devant Tati figurait l’inscription manuscrite « LACHE IL EST FINI LE TEMPS OU L’ON ASSASSINAIT LES INNOCENTS ». Ce qui signifiait que son auteur était juif, car il faut être gonflé pour prétendre les juifs innocents, l’auteur du graffiti n’ayant pas fait allusion aux François, mais aux victimes du prétendu holocauste. Affaire ayant fini en eau de boudin.

Par-delà les doutes qui subsistent sur l’interprétation du graffiti pouvant avoir été écrit par n’importe qui, toutefois par un intellectuel qui pesait ses mots vu son texte et sa graphie, le paragraphe qui précède contient information jamais communiquée dans la grand presse. C’était la FNAC Montparnasse que visait le terroriste. Mais il posa la bombe dans une poubelle. Or il n’y en avait pas devant la FNAC, seulement devant Tati. Et il était pressé. Il n’a pas pris le temps de déplacer un bac poubelle pour le placer devant la FNAC afin d’y poser sa bombe. C’était trop long et risqué.

Interprétation n’est pas raison, mais cette piste est vraisemblable. Surtout quand on croit savoir que le groupe terroriste visait l’Etat français, que la FNAC Montparnasse représente beaucoup plus que Tati. Voilà conclusion à laquelle arrive historien.

Ajoutez à cela que quelques mois avant, en juin 1986, Guionnet avait distribué « Foutre les chambres à gaz ! » sur le trottoir, en face de l’entrée principale de la FNAC. Cela a duré moins d’une demi-heure, car en moins de quinze minutes des agents du cahal étaient là. Ils n’attaquèrent pas Guionnet mais l’assaillirent de questions. Du genre : « Mais vous êtes antisémite ! » C’est à peine si Guionnet leur répondit nenni de la tête. Il continua de tenir la position près d’une dizaine de minutes puis partit. Il savait que les miliciens attendaient les ordres, cette situation ne pouvant s’éterniser.

Tant et si bien que quand, de retour de Hongrie où il s’était réfugié, Guionnet lut « Lâche il est fini le temps où l’on assassinait des innocents », il crut que le message lui était adressé. Rusé, un membre du cahal aura profité de l’occasion pour l’impressionner. Méthode d’un sectateur avide de symbolisme. Le cahal est sans doute étranger aux attentats antifrançais de 1986, bien qu’ils fussent d’origine orientale, mais son truc a marché. Quand Guionnet a lu le graffiti, il a senti un courant d’air froid monter ou descendre dans son échine dorsale.

Par narcissisme ? Ce n’est pas à nous de juger, mais à vous, lecteur. Les paragraphes qui précèdent ne contiennent que des renseignements. Rien n’est inventé, l’auteur réfrénant son imagination avec son frein prépucial. Il est en même temps peureux. Il a parfois la trouille quand il distribue ses feuilles dans la rue mais sa rage l’emporte, car il se bat pour Abel et Magog.

Hé oui ! nous n’allons pas abandonner les racontars de l’Ancien Testament aux religieux ou prétendus tels. Nous n’allons pas jouer à l’athée stupide, pour qui religion est secondaire. Enfin nous ne prétendons pas détenir la vérité, contrairement à Fofo, mais nous défendons notre point de vue : la DCRI dans le purin ! les frangins dans la merde ! aux chiottes le CRIJF !

Nous ne vous demandons pas de partager notre opinion, mais vos réactions sont indispensables pour que nous continuions le combat alors que nous manquons de tout. La balle est dans votre camp, lecteur. Oui ou non avons-nous raison de poursuivre lutte apparemment désespérée ? Nem tudom comme on dit en magiar, je ne sais pas. Mais nous attendons autre réponse de votre part.

C’est gentillet de donner cinq étoiles à ce papier. Nous allons bientôt liquider Charkeuz mais cela ne suffit pas. Aux belles âmes de montrer qu’elles ont des couilles et un prépuce, des ovaires et un zizi en ce qui concerne les filles. Nous voulons plus et mieux, il est temps de gagner.

(19h30, nouvelle venue, Arabie Séoudite arrive au club des lecteurs de Revision. Ses visiteurs ont sans doute flashé sur émir, à moins que CIA et oligarchie séoudienne commencent à prendre le site au sérieux. Pour le CIA, c’est fait depuis longtemps. Le CIA dissèque les papiers du site depuis des lustres en s’appuyant sur ses nombreux agents francophones, qui rencontrent quelques difficultés avec l’argot qu’ils surmontent. Aussi les saluons-nous : sus au Séoudien et à l’amerloque ! histoire de se faire plaisir.)

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