Alain Guionnet – Journal Revision

22 mars 2012

NOUVEAU TRIANON ?

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:08

Début d’après-midi, Guionnet se trouve au dix-huitième siècle quand il se dirige vers les écuries de la Royne, à Versailles. Presque en face, librairie La Procure, comme si l’alliance de l’Eglise et de l’Etat existait toujours. La conseillère de mise en état n’a rien d’une madame Pipi. Elle connaît les dossiers et cherche à aller à l’essentiel. Comme s’il y avait encore une bourgeoisie et des juges intelligents en France.

Hélas ! le conseil de Guionnet s’emmêle un peu les pinceaux. Cela se comprend car la procédure est extraordinaire. Il rate l’occasion de dire que Guionnet tient son incident pour action civile, nullement pénale. Mais la juge aura compris, tout en sachant que l’aide juridictionnelle ne permet pas d’engager un ténor du barreau.

Encore qu’icelui peut le devenir. Il manque seulement d’expérience et s’est aventuré dans une procédure audacieuse, car il partait du principe que Guionnet peut certes être diffamé, conformément à l’usage, mais seulement jusqu’à un certain point. Or la Société Doc en Stock assure qu’il aurait dit « les juifs au poteau ! », ou encore « le christianisme c’est la multiplication des pains, le génocide celle des youpins ». Deux des cinq passages dont le demandeur demande la suppression.

Dommage que le conseil de Guionnet ne se soit pas entretenu avec son client avant l’audience. Il aurait pu lui recommander de citer Martine Ract-Madoux, présidente de la dix-septième chambrette de Paris, qui a dit « Revision est beaucoup trop subtile pour ça ». Car on peut être antijuif sans crier « mort aux juifs ! »

Heureusement l’avocat marqua point majeur quand il souligna que Doc en Stock ne répondait rien aux cinq diffamations retenues à charge, et qu’il dénonça son « silence, qui est aveu judiciaire ».

Commentaire, le conseil de Guionnet peut mieux faire, si possible en s’entendant préalablement avec son client, qui connaît les affaires de presse, marginales en droit, mais c’est de cela qu’il s’agit, d’une affaire de presse doublée de violation de contrat bien connue de la justice civile, que nous sommes tentés de dire bourgeoise en songeant à la ville et au château de Versailles.

Hélas ! Guionnet a perdu tous ses procès aux écuries de la Royne, tandis que sa qualité de frangyar n’arrange rien. Il se prend pour victime potentielle de l’accord de Trianon, près de 92 ans après sa signature. Car il y a des lois dans l’histoire, comme en droit.

Son brave avocat n’avait malheureusement pas anticipé les moyens procéduriers de la jeune baveuse de Doc en Stock, mais à impossible nul n’est tenu. Sinon il aurait dit, mais il lui fallait être génial pour y songer : il n’y a pas duplicité de juridictions saisies, car la cour c’est vous, madame la conseillère de la mise en état. La magistrate fût ravie. Oui, c’est de sa compétence de juger et de faire supprimer les propos grossièrement diffamatoires de la Société Doc en Stock. D’ailleurs tout le monde croit savoir que Guionnet est con, mais pas idiot. Il a pour slogan les juifs dans la merde ! pas à mort les juifs !

Ou les juifs dans le purin ! comme nous sommes tentés de dire au sortir de la cour d’appel de Versailles-Trianon.

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