Alain Guionnet – Journal Revision

2 décembre 2011

SINGE À BOBO

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 19:45

L’antichémite Bobo manque parfois de cacahuètes. Il a du mal a remplir la vitrine de sa boutique, aussi renvoie-t-il de temps en temps à des papiers du site, comme il vient de le faire avec « Propos sibyllins » pour trois raisons.

D’abord Bobo a diffusé le sketch de la bande des trois : Kreuzfeld, Gnieudonné, Blanbec. Puis il fut ravi en voyant Blanbec tordre une serre d’Aigle Noir. Non, sa citation de Voltaire n’était pas totalement fausse selon lui, seulement un peu. Bobo s’intéresse aussi aux petites victoires de Guionnet devant la cour d’appel de Versailles. Elles lui font plaisir ; surtout qu’une prochaine est annoncée dans « Propos sibyllins ». Puis il y a la rumeur qui le concerne, en laquelle Bobo voit peau de banane, le site s’étant naïvement demandé s’il est tzigane ou juif.

Première solution, faire comme le pape, comme si de rien n’était. Mais cela n’étouffe pas la rumeur. Pernicieuse, elle continue de courir. Et puis Blanrue a répondu, après avoir longtemps cherché où se trouvait sa citation de Voltaire. Aussi Bobo a choisi de couper court à la rumeur, comme Blanrue, sans répondre au fond. Bien sûr en recourant à l’invective.

Pan ! Bobo donne à Guillotine un coup de « troglodyte d’Issy les Moulineaux », avant de se raviser en se disant que ce coup ne lui sera pas fatal. Il préfère parler de « gros singe rusé avec une sensibilité de jeune fille », propos qu’il illustre par une photo assez ressemblante de l’animal, surtout en ce qui concerne ses lunettes. Sa sensibilité de jeune fille est diction originale et bien trouvée, car on peut difficilement expliquer autrement que le singe vive depuis près d’un mois au dix-huitième siècle.

Quand il monte le coteau, d’abord dans la rue de Villepreux, il admire le château du prince de Conty à droite, tout en jetant un regard distrait sur les maisons à gauche, où il y a du bruit, où il connaît presque tout le monde. Avant de tourner à gauche, dans la rue des Noyers, la plus longue du coteau. Parfois il s’arrête à la fontaine, au croisement de la rue de la Fontaine, avant d’arriver place de l’Église. Ce n’est pas tant elle qu’il regarde, que la maison forte en face, à droite. Il sent alors un frisson monter dans son dos. Puis il poursuit son chemin dans la rue du Simetier. Là encore il regarde à droite plutôt que les quelques maisons à gauche. Il voit les vignes immenses qui s’étendent jursqu’au Bas-Meudon, le moulin à vent et les trois pressoirs. Quant au four à pain, hors de vue, il le devine.

Bobo a raison, les sensations de l’animal sont celles d’une pucele. Toutefois le gros singe est rusé, car il n’attaque pas l’ennemi de front, mais de l’intérieur. Sans forcer. Il excite ses faiblesses, ses contradictions, les jalousies. Il va même parfois dans le sens du poil de l’ennemi. Arno Klarsfeld veut tuer les négationnistes selon Kreuzfeld ? Bravo Klarsfeld ! Enfonce-toi dans cette voie, fais de la surenchère, rira bien qui rira le dernier. Dans la polémique le singe ne prend pas parti, il se contente d’observer les lacunes des uns et des autres, le but étant de relever le niveau des arguments échangés.

Enfin Bobo se libère. Saisi de lyrisme, il exulte : « Mais attention, vous le lâchez dans une synagogue et c’est un massacre. Évidemment, si un juif a l’idée de lui offrir une liqueur de banane, il a la tête qui s’aplatit, le poil qui devient lisse, une bonne gratouille derrière les oreilles et le long du cornoillon, et le juif, il en fait ce qu’il veut du gros singe… »

Pôvre Bobo ! il n’est pas cohérent. Si le troglodyte était singe, il se réjouirait du projet du despote de construire trois gigantesques tours en bord de Seine, « sans hauteur limite », pour l’instant estimée entre 165 et 190 mètres, créant 10 000 emplois, à une altitude de 30 mètres, à la merci d’inondation, sans parler de l’action souterraine dévastatrice de l’eau, du risque de glissement de terrain, etc. S’il est agile, en dépit de sa corpulence, et rusé, l’animal devrait se lécher les lèvres, car quel magnifique terrain de jeu pour le pirate et pour les groupes terroristes ! Même sans nanothermite. Question méthode, vous commencez par étudier les plans de construction consultables en mairie, à l’atelier d’urbanisme, ce que le « singe » a commencé à faire. Ce sera certes difficile de faire en sorte que les tours, en s’effondrant, détruisent la synagogue de l’ancien lieu-dit la Fontaine aux Juifs, mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron. Ensuite de nombreux trucs sont à garder secrets. Même si l’un d’eux peut être révélé : ce n’est pas en aval qu’on empêche ce projet fou, mais en amont.

Bobo n’est toutefois pas sûr de son coup. Parti de la quenelle, il en arrive à la liqueur de banane. Il a raison, car le troglodyte se fiche de la quenelle, en revanche il aimerait goûter liqueur de banane. Pour se rattraper, Bobo renvoie au site par ces mots : « Allez voir, c’est très drôle, Guionnet joue bien le jeu… »

C’est vrai, la façon de cuire gros dégueulasse Blanrue est bien trouvée, comme la raison du coup de l’os que l’idiot voit dans la Kronenbourg. Cette anecdote est cependant incomplète, car Blanbec est feignant et dénué d’imagination. Il répète mal ce que dit Herr Professor, qui ne répond jamais à Guionnet parce que « révisionniste Kronenbourg ». D’où le propos de Blanbec : « Dans l’os, Kronenbourg ». À se demander qui est singe dans l’affaire.

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