Alain Guionnet – Journal Revision

31 juillet 2011

ILLUMINÉ REYNOUARD

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 16:41

Agoravox prend l’initiative en diffusant trois films d’un entretien de Vincent Reynouard avec le « catholique » Franck Abed enregistré le 15 juin. Se taper Reynouard pendant près de trois heures, quelle gageure ! Seule la première partie a été visionnée hier. Voici, de mémoire, quelques observations. Elles peuvent être précisées et augmentées, mais le premier jet est souvent le meilleur.

Reynouard dit qu’il n’est pas franc-maçon, ce dont tout le monde se doute, mais il est emmaçonné car il cite René Guénon, comme son premier auteur de prédilection dont il aurait lu les œuvres complètes. Revision aurait pu précédemment qualifier Reynouard de paramaçonnique, para- étant élément grec signifiant à côté de, mais il ignorait que Reynouard avait été illuminé par le grand malade Guénon. Paramaçonnique prend tout son sens, car Guénon fut frangin de haut grade. Il vécut le rit de l’intérieur. Il fut tué avant d’être ressuscité. Il participa à des agapes, il rencontra toutes sortes de linges, souvent allergiques au discours pédagogique. Or Reynouard est passé à côté de cette expérience.

Il a certes lu littérature maçonnique, mais sans saisir sa substance. Fils de « médecins de campagne », de père alsaco catho’ en papier, de mère protestante, il fut enfant « banal ». Ses parents l’envoyèrent dans un collège privé, de meilleure qualité localement que l’enseignement public, où il fut passable. Il fichait rien, c’est-à-dire ce qu’il faisait ce qu’il fallait pour passer en classe supérieure, sans plus. Il se destinait au cinéma, ce pourquoi il a des dons comme on l’a vu dans le documentaire « Holocauste ». Dès la seconde, il disposait du matériel nécessaire au tournage, à une époque où la pellicule coûtait « très cher ». Mais ses parents cédaient à ses caprices pourvu que Vincent abandonnât son projet de carrière cinématographique, réservée au juif dans les années quatre-vingts.

Le jeune homme commença à étudier sérieusement en première S. Ayant obtenu son bac C avec mention, il monta à Paris, sans doute en internat, il fit maths sup’ et spé’ au lycée Saint-Louis. Puis une école d’ingénieur de physique nucléaire, avant de se spécialiser dans la chimie. D’où l’effet de la campagne d’autocollants de Guionnet à Caen, où Reynouard se trouvait, quand il découvrit « Rapport Leuchter : finies les chambres à gaz ! »

À ce sujet ses propos sont clairs. Avec sa formation les thèses de Leuchter lui parurent limpides. Elles l’étaient aussi pour Guionnet, bien qu’il ne fût pas chimiste. Un peu plus tard, lors du procès Lajoye, en juin 1989, en pleine affaire Carpentras, Guionnet ne fut pas à la hauteur. Invité à bavarder par le jeune Reynouard, du PNFE, il vit en lui un jeune nazebroque (ou nazebrok, comme écrit le bretok) à qui il ne posa pas la moindre question sur son curriculum vitæ. Que le nazebroque normand soutînt le combat de l’ultragaucho parigo, cela allait de soi, mais c’est l’ultragaucho qui s’est fait poursuivre dans les rues de Caen par une meute de jeunes sur le conseil de la maison Poulaga pour lui voler la pellicule de son appareil photo, c’est lui encore qui fut menacé d’emprisonnement par le président de la cour d’assises, pas le nazebroque !

Revenons-en au film. « Pieusement » Abed prétend que Reynouard est premier emmaté au titre de la loi Gayssot. Reynouard ne corrige pas. Façon de le mettre en position de faiblesse. Reynouard naquît vingt ans plus tôt, il fut peut-être soixante-huitard. D’origine « bourgeoise », comme on disait, en réalité petite bourgeoise, il fustige la « bourgeoisie », propre à l’extérieur, sale à l’intérieur. Mais il bute sur les mots.

Reynouard critique la notion de bacille juif, car il n’aime pas les images animalières et parce qu’un bacille est nocif à un corps malsain, pas à un corps sain. C’est une thèse, mais le problème est que Reynouard ne sait pas prononcer bacille, peut-être à cause de l’influence de son père. C’est pourtant simple, bacille se dit comme oscille, vacille ou Villon. (Comme fille, pour la tête noire — ce qui ne signifie pas que la fille est bacille.)

Sur les attentats du 11 septembre 2001, le quidam dit n’importe quoi sur l’effondrement de deux des trois immeubles de Jew-Pork, comme s’il n’avait pas étudié le dossier. Ce qui est possible, car il était tire-au-flanc dans sa jeunesse.

Sur le complot il verse dans la facilité, avant d’imaginer complot dans le sens guénonien, qui est absurde. Comme si tout était prévu dans le moindre détail, ce qui est faux ; version de presse de caniveau selon Revision, pipole en parler vulgaire, car les supérieurs inconnus sont galéjade sans l’être.

S’ensuit le Protocole des sages de Sion. Reynouard assure contre l’évidence que c’est un faux. Il donne élément de preuve. Dès la première séance, l’orateur dit que « le droit c’est la force », ce que tout le monde sait. Mais c’est faux, le droit étant force sublimée, socialisée, destiné à éviter vengeances personnelles ou claniques. L’auteur établit ce principe avant d’aller plus loin dans la première séance. Il nie le droit républicain, que Reynouard feint de mépriser depuis la disparition de la république citoyenne romaine, qui était pourtant dominée par des intrigants juifs selon Cicéron, déjà avant notre ère.

En régime républicain on parle de « force du droit », expression opposée au « droit c’est la force ». Comme si le droit disposait d’une autonomie par rapport aux pouvoirs législatif et exécutif, de telle sorte que soutenir « le droit c’est la force » est réducteur et polémique, cette expression n’ayant rien d’évident, contrairement à ce que prétend Reynouard. En revanche elle est excellente pour résumer la subversion des sages de Sion et esquisser la structure de leur plan. Ils voient en elle principe, base indispensable à ce qu’ils préconisent ensuite.

Quant à l’homme d’État dont Reynouard vante les qualités, c’est Adolf Hitler et personne d’autre, en dépit de ses lacunes et insuffisances doctrinaires. Selon lui, Hitler aurait contrarié le plan des sages de Sion, mais c’est l’inverse en réalité, le mystique Hitler ayant fait le lit d’Israël, d’où son sobriquet Père Israël.

Que d’erreurs ! que d’horreurs !

Heureusement le marrane Abed a sens de l’humour. Il dit avoir lu le Dialogue de Maurice Joly sans trouver de rapport avec le Protocole. Il a seulement en partie raison. Il faut voir en cette allégation humour juif.

Comme si le juif désirait secrètement que le goy écrivît l’histoire. Rien de plus facile, les archisupôts du royaume d’Argot invitant Shlomo Sand au théâtre d’Issy-les-Moules où il pourra s’exprimer devant un public dont des membres seront à 100 % antijuifs. La tantouze Santini obtempérera, elle filera la salle gratos et prétendra avoir organisé l’événement. Le sabra sera alors plus en sécurité qu’en Yisraêl.

Personne ne lui demandera des nouvelles extraordinaires, mais seulement de montrer que le juif peut être humain, de dont doute de nombreuses gens. À Normale Sup’ Sand en a sorti une bonne : les Romains n’auraient pas exilé les juifs de Judée, au contraire ils auraient exilé des juifs en Judée ! Bravo ! des antisémites vont se précipiter sur cet argument, nullement prouvé. Bouteille et Smith en tête.

Pour l’anecdote, John Smith confie qu’il s’appelle Jeno Smyk en norvégien, mais c’est troublant pour le magyarisant, Jenö signifiant Eugène, pas Jean. Mais Jean et Eugène ont peut-être partie liée, ce dont on s’apercevrait en passant par les langues barbares.

Si Sand vient à Issy, personne ne lui demandera de dire que les palestinoques sont en partie descendants des juifs, ni que les Romains auraient déporté des juifs en Judée. Le public attendra de lui rationalisme du royaume d’Argot.

30 juillet 2011

BRÉVIAIRE DE LA HAINE

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Anders Behring Breivik, actuelle vedette norvégienne, est frangin, adore 666 et croit au judéocide. Résultat il massacre des bougnouls travaillistes, des métis et des vikings. Il a fait un carton pour le spectacle. Johann Schmidt est malheureux. Il comptait traduire son nom en norvégien pour montrer qu’il est sérieux comme Bréviaire, mais il y renonce, car il est indécent de se prosterner devant les colonnes du temple.

Le père de Bréviaire, diplomate retraité, est réfugié en France, il ne comprend pas pourquoi son fils est bête. C’est pourtant simple, le judaïsme est mortifère, comme la Veuve qui l’a copié. À noter que la Veuve est vêtue de noir comme le rabbin

3 août : Fofo se passionne depuis le début pour cette affaire. Le 28 juillet il a cité Breivik, à la fois judéocideur et critique de la « religion de l’holocauste », signe que ces deux inepties ne sont pas contradictoires.

27 juillet 2011

NAFISSATOU DIALLO

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 10:45

Le prénom barbare de cette femme de chambre victime le 14 mai d’une tentative de viol de la part du monstre DSK, conformément à l’appellation trilittère qui lui est donnée dans la presse, va finir par entrer dans les têtes depuis que cette Guinéenne de 32 ans à carrure d’athlète (1,80 mètre, 90 kilos) a relaté son martyre dans la presse juive. On commence ainsi à mieux comprendre ce qui s’est passé ce jour de shabbat.

Voyant sortir le prédateur nu de sa douche, Diallo se serait excusée de sa présence. La bête lui aurait répondu qu’elle n’avait pas à le faire, puis se serait précipitée sur elle en disant « tu es belle ». Affirmation douteuse de type fréquent dans un vrai faux témoignage, car le monstre n’a jamais vu que trois trous en elle : vagin, anus et bouche. Il aurait d’abord agrippé ses seins, avant de soulever sa robe, de déchirer son collant et de serrer violemment son vagin. Diallo n’aurait pas battu « l’homme aux cheveux blancs » car elle avait « peur de perdre son travail ». C’est sans doute pour cette raison qu’elle a fini par accepter de le gamahucher, avant de cracher son sperme au sol.

Le scénario devient plus compréhensible. En revanche l’envoûteuse s’est forcée à verser des larmes de crocodile, comme note Newsweek, mais rien de plus normal. Elle a en outre menti pour obtenir permis de séjour aux États-Unis, conformément à la règle, les administrations des pays hôtes encourageant les postulants à mentir. Sa relation avec Amara Tarawally, trafiquant de drogue emprisonné depuis l’an dernier, qui aurait « blanchi » des dizaines de milliers de dollars sur son compte bancaire, est peut-être plus troublante. Sur cette question l’ensorceleuse répond : « Il a utilisé mon compte bancaire sans que je le sache. C’était mon ami, j’avais confiance en lui. » Là serait erreur majeure de Diallo : lui avoir téléphoné dimanche 15 mai dans sa prison pour lui conter sa mésaventure. Comme s’il s’agissait d’une bonne affaire.

Diallo est sincère cependant quand elle assure : « Je veux que Dominique Strauss-Kahn aille en prison. Je veux qu’il sache qu’on ne peut pas utiliser son pouvoir quand on a fait une chose pareille. Dieu est mon témoin. » Autrement dit Gott mit uns.

20 juillet 2011

PLAISE À TÊTE NOIRE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 22:14

C’est Duparc, tête noire marseilloise, qui réclame réponses aux deux questions posées. Il veut savoir ce qu’a dit Dinoscopus le 16 juillet et ce que Jacques raconte sur le mot boche. Voici la déclaration de l’évêque.

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Comme nombre d’entre vous le savent déjà, le jugement de la cour germanique du 11 juillet dans l’affaire évêque Williamson aboutit à une diminution d’amende de 10 000 € à 6 500 €.

Mais le jugement rencontre des difficultés à expliquer que cette réduction est surtout due à la situation financière de l’évêque, autrement dit le principe de sa condamnation demeure.

Mais c’est une question de principe, bien sûr, voilà pourquoi l’évêque fait appel. On lui a dit que les cours suprêmes de Germanie sont moins exposées aux violentes pressions politiques dans pareil cas. Nous verrons.

L’évêque remercie chaleureusement tous ceux qui prièrent pour le résultat de l’Appel. Devant Dieu les croyants ne sont certainement pas perdus. Je vous reste dévoué jusqu’à la semaine prochaine.

Vôtre en Christ le Roi,

Richard Williamson

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Sur boche, Jacques a découvert dans le dico boshaft, méchant, et Bosheit, méchanceté. L’idiot, qui ne parle pas une seule langue étrangère, a cru que sh se prononçait ch, mais c’est faux. Il est persuadé que la chuintante s’écrit sh, comme dans shit, mot français à ses yeux. Le guide n’essaye plus depuis longtemps de lui expliquer que la chuintante s’écrit s en hongrois, sh en engluche, ch en françois, sch en germain. Ainsi boshaft et Bosheit se lisent bôs-haft et bôs-heit en françois, aucun rapport avec boche.

Encore que les typographes nancisois ayant inventé le mot alboche ont pu y songer. Mais le boche n’est ni moche ni méchant, il appartient seulement à une race humaine.

19 juillet 2011

VÊLAGE

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 21:40

Guillotine revient doucement au site. Il est désolé que personne n’ait demandé à connaître les révélations de Jacques sur boche, un nom étant rarement adopté pour une seule raison. Outre des commentaires de Mauvaise Tête, deux du marseillois Duparc sont partis à la corbeille. En cet automne précoce, un truc est à signaler : l’extrait du documentaire de Blanbec sur Fofo communiqué par BFAF en cinquième commentaire de « Pourquoi Sarrazin ? »

Le film est court. Blanbec a tronçonné les palabres de Fofo pour conserver ses propos marquants. Il a raison, les litanies du professeur étant imbitables. Notez qu’il dit quelques mot engluches avec un « discret » accent françois, performance de sa part.

Accessoirement il y a l’étrange condamnation par la cour d’appel de bochie de Dinoscopus (Monseigneur Richard Williamson) à 6 500 euros d’amende pour excitation du peuple, au lieu de 10 000 euros en première instance. Quelle foutaise ! quand on sait que des boches et des ostraks ont pris des peines de 3 à 5 ans de prison pour beaucoup moins, le prélat ayant assuré que les chambrettes à gaz n’ont pas existé et qu’il y eut entre 200 000 et 300 000 juifs morts en camp de concentration !

Le site reçoit le bulletin hebdomadaire de Dinoscopus, qui a commenté samedi ce jugement. Si des têtes noires veulent en lire le texte, qu’elles le réclament !

13 juillet 2011

POURQUOI SARRAZIN ?

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 00:40

Le patron fait toujours la gueule, aussi je prends le relais. On peut écrire sarrasin ou sarrazin, s et z étant interchangeables. Spontanément j’aurais transcrit sarrasin comme dans le dico, surtout que dans « La chanson de Roland » il est question des affreux sarrasins basques ayant massacré l’arrière-garde de l’armée de Charlemagne à Roncevaux. Mais le chef tient à sarrazin, comme à tzigane — au lieu de tsigane.

Il m’a fallu longtemps pour trouver la clé de l’énigme. Les dicos s’accordent à dire que l’origine du mot est obscure. Il désignerait un peuple arabe dont le nom est passé du bas latin en françois. Moi, je pense à ça rase hein ! quand j’emploie ce vocable au lieu de sémite. Remarquez que raser est écrit avec s. Puis j’ai compris que sémite et sémitique sont barbarismes issus d’une lecture fautive de l’Ancien Testament, grâce au guide, encore un coup du boche !

J’en étais là quand j’ai prié le mec de Revision d’éclairer ma tête noire. Il m’a dit : « száraz, sec ! » Száraz est mot hongrois qui se prononce presque comme ça rase et qui signifie sec. Alors j’ai tout compris, le sarrasin est sec parce que le soleil lui tape trop sur la tête. C’est à cause de son aridité, comme le juif, qu’il coupe la queue de ses enfants. Personne ne savait jusqu’à présent l’origine du mot sarrasin, la voilà enfin trouvée !

Mais sans l’appui de la presse juive, comme dit Goedsche, pareille découverte ne vaut pas tripette. Toutefois je suis convaincu, je ne parlerai plus désormais que du sarrazin, comme du tzigane.

Sur boche aussi j’ai des choses à dire, l’interprétation du guide me semblant partisane et incomplète, mais tout vient à point pour qui sait attendre.

Jacques Moulin

10 juillet 2011

TÊTES NOIRES

Filed under: Uncategorized — guionnet @ 21:47

Le führer est furieux, il fait la gueule pour de bon. Ses « Questions à la con » du 12 juin n’ont pas toutes trouvé réponses. Hé oui ! parfois il y avait plusieurs réponses à une question, comme celle-ci : « Qui sont les quatre têtes noires les plus connues dans l’histoire ? » Deux furent identifiées par l’ignoble Mauvaise Tête, quelle calamité !

À savoir les têtes noires à la Chine, apparues au deuxième siècle avant notre ère, et tête noire néologisme du führer. Il manque les premières têtes noires apparues au troisième millénaire avant notre ère en Assyrie. Des historiens se sont interrogés, pourquoi avoir appelé le peuple ainsi ? Parce qu’il n’était pas peigné, contrairement à l’empereur dont la barbe, outre les cheveux, était taillée, de surcroît ondulée ? Interprétation douteuse, la raison nous échappe. En Assyrie, tout le monde est esclave sauf un seul a dit Aristote. Mais l’empereur aussi était esclave d’une certaines manière, comme on l’a vu plus tard avec le sultan de l’empire Ottoman.

Ayant sombré sous le despotisme oriental à la fin du troisième siècle avant notre ère, le chinetoque, homme-plante comme l’assyrloque, fut appelé tête noire dès le siècle suivant. Puis vient la troisième réponse, difficile à trouver : la bibliothèque de la Présidence de la République fut dite des Têtes Noires à la fin de la première guerre mondiale, coup fourré de la Veuve. Le sinologue Maspéro avait noté l’appellation commune de l’assyrloque et du chinetoque, mais le frangin qui croit diriger la France a voulu judacer. Il a vu dans les poilus des têtes noires car pas rasés, avec leur visage noirci par la poudre et la crasse, mais aussi, éventuellement, par le maquillage lors d’opérations de nuit. Voilà comment le poilu, sacrifié en grand nombre, devint tête noire pour la Veuve.

Le guide a voulu faire simple. Il n’a pas parlé de tête noire dont il est question dans les séminaires des écoles supérieures de gestion, dixit Julien Coupat. La tête noire est cliente et employée, elle est masse. Masse peut passer pour équivalent de tête noire, mais la masse est moins abrutie que la tête noire, esclave et fière de l’être, même si son idée de fierté ne correspond pas à ce qu’on entend dans les sociétés pagano-chrétiennes, la tête noire se complaisant dans le non-agir.

Le guide a raison de faire la gueule, car cette question est capitale. C’est seulement avec cette notion que l’histoire devient intelligible, ainsi que l’indispensable révolte de la tête noire contre le despotisme. Je ne le qualifie pas d’oriental parce que le chef n’est pas d’accord, mais je n’en pense pas moins. Pour moi nous vivons sous un régime despotique oriental, même si tout le monde n’est pas mutilé ou n’a les pieds bandés.

Jacques Moulin